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La ruche d’Hellstrom par F. Herbert

Fiche de La ruche d’Hellstrom

Titre : La ruche d’Hellstrom
Auteur : F. Herbert
Date de parution : 1973
Traduction : R. Latour
Editeur : J’ai lu

Première page de La ruche d’Hellstrom

« L’homme aux jumelles avançait en se tortillant sur le ventre parmi les herbes brunes chauffées par le soleil et peuplées d’insectes. Il n’aimait pas les insectes, mais il les ignorait pour atteindre son objectif, l’ombre des chênes qui couronnaient la crête, sans troubler l’ordonnance de la végétation qui le dissimulait ; tant pis si celle-ci faisait pleuvoir sur sa peau des petites bêtes rampantes ou collantes. 
Sa figure étroite, basanée, à rides marquées, trahissait son âge – cinquante et un ans – que n’auraient révélé ni ses cheveux noirs huileux qui apparaissaient sous un panama kaki, ni ses gestes vifs et assurés. 
Parvenu sur la crête, il respira plusieurs fois à fond tout en essuyant les verres de ses jumelles avec un mouchoir propre. Puis il écarta les herbes sèches, régla ses jumelles et les orienta vers la ferme qui occupait toute la vallée en contrebas. Son examen se trouva compliqué à la fois par la brume de chaleur d’un après-midi d’automne et par ses jumelles, des 10/60 de fabrication spéciale. »

Extrait de : F. Herbert. « La ruche d’Hellstrom. »

La mort blanche par F. Herbert

Fiche de La mort blanche

Titre : La mort blanche
Auteur : F. Herbert
Date de parution : 1982
Traduction : J. Polanis
Editeur : Le livre de poche

Première page de La mort blanche

« C’ÉTAIT une Ford anglaise ordinaire, un modèle économique de couleur grise, avec conduite à droite comme il est d’usage en Irlande. John Roe O’Neill se rappellerait par la suite le bras droit du conducteur en chandail brun, accoudé à la vitre ouverte dans la lumière que filtraient les nuages sur Dublin cet après-midi-là. Un noyau de souvenir cauchemardeux qui excluait tout le reste de la scène; il n’y avait que la voiture et ce bras.

Plusieurs autres témoins survivants décrivirent une déchirure dans l’aile avant gauche de la Ford, quelque peu froissée. La déchirure avait commencé à rouiller.

Dans son lit d’hôpital, une femme précisait : «Les bords de la tôle étaient déchiquetés, et je me suis dit que quelqu’un risquait de se couper en la frôlant. »

Extrait de : F. Herbert. « La mort blanche. »

La barrière de Santaroga par F. Herbert

Fiche de La barrière de Santaroga

Titre : La barrière de Santaroga
Auteur : F. Herbert
Date de parution : 1968
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : J.-C. Lattès

Première page de La barrière de Santaroga

« Le soleil déclinait lorsque la vieille camionnette Ford équipée en camping-car franchit le col pour amorcer la longue descente vers la Vallée de Santaroga. Une voie de dégagement en forme de croissant longeait la première courbe de l’autoroute. Gilbert Dasein engagea son camion sur le terre-plein gravillonné, l’arrêta devant une barrière blanche et considéra la vallée dont il devait dévoiler les secrets.
Dasein se souvint que deux hommes déjà avaient disparu à cause de ce projet. Des accidents. Des accidents naturels. Que se cachait-il donc là-bas dans cette cuvette d’ombre ponctuée de points de lumière ? Un accident l’attendait-il ?
Dasein avait mal dans le dos après cette longue route depuis Berkeley. Il stoppa le moteur, s’étira. Une odeur d’huile brûlée imprégnait la cabine. Les joints entre le châssis-cabine et la cellule du camping-car émettaient des craquements. »

Extrait de : F. Herbert. « La barriere Santaroga. »

L’homme de deux mondes par F. Herbert et B. Herbert

Fiche de L’homme de deux mondes

Titre : L’homme de deux mondes
Auteur : F. Herbert et B. Herbert
Date de parution : 1986
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche

Première page de L’homme de deux mondes

« Ryll ne ressentit aucune douleur en se réveillant. Il n’avait aucun souvenir de la collision. Son esprit cherchait avec difficulté à appréhender la réalité. Quelle était cette étrange surface qu’il sentait sous lui ?
Je suis sur le pont d’un Explorateur, se dit-il.
C’était une matière glissante, imbibée d’un liquide visqueux. Quelque chose qui imitait la gravité l’y retenait plaqué. Ses sens drènes suggéraient qu’il était pris dans un mouvement de rotation erratique, mais il n’y avait pas que cela. Les forces de gravitation d’une planète aussi, peut-être ; mais il n’arrivait pas à comprendre pourquoi il reprenait conscience de cette manière-là, les yeux tournés sur leur pivot vers les ténèbres intérieures. »

Extrait de: F. et B. Herbert « L’Homme de deux mondes. »

High-opp par F. Herbert

Fiche de High-opp

Titre : High-opp
Auteur : F. Herbert
Date de parution : 2012
Traduction : P. Dusoulier
Editeur : Robert Laffont

Première page de High-opp

« Les gens qui passaient devant la porte de son bureau en détournant les yeux finirent par le tirer de sa paralysie. Daniel Movius serra les poings et se leva d’un bond de son fauteuil pour jeter un coup d’œil par la fenêtre, d’où l’on voyait le fleuve dans la lumière matinale.
Au loin, sur les flancs des Collines du Conseil, se dressaient les stalagmites effilées des appartements High-Opps, dominant l’immense tapis crasseux et enfumé des usines et des Terriers.
Retourner là-dedans ? Bande de salopards… Un bruit de pas. Movius se retourna brusquement.
Un homme passa dans le couloir devant la porte en examinant le mur opposé. Movius frémit de rage. Sephus ! Foutu fils de Sep ! Une femme le suivit. Bista ! J’aimerais mieux coucher avec un putois !
Hier encore, elle essayait de l’aguicher en se penchant vers lui par-dessus son bureau pour montrer  »

Extrait de : F. Herbert. « High-Opp. »

Et l’homme créa un dieu par F. Herbert

Fiche de Et l’homme créa un dieu

Titre : Et l’homme créa un dieu
Auteur : F. Herbert
Date de parution : 1972
Traduction : M. et J. Lederer
Editeur : Presses Pocket

Première page de Et l’homme créa un dieu

« Aussi loin que remontaient ses souvenirs, Lewis Orne avait toujours été hanté par un rêve singulier et répétitif. Et jamais il n’avait pu s’endormir sans se demander si la réalité si tangible de ce rêve n’allait pas submerger son esprit.
Le rêve commençait toujours en musique avec un incroyable chœur de pacotille ; une farce céleste aux accents sirupeux. Sur le plan visuel, des silhouettes vaporeuses issues de la musique augmentaient l’effet initial. Et, pour couronner le tout, une voix dominait ce tableau ridicule et proférait des déclarations troublantes :
— Les dieux sont fabriqués, pas engendrés ! ou bien :
— Prétendre être neutre est une autre façon de dire que l’on accepte la nécessité de la guerre.
À le regarder, il ne serait venu à l’idée de personne que Lewis Orne pouvait être tourmenté par un tel rêve. C’était un être humain trapu dont la formidable musculature révélait la forte pesanteur de sa planète d’origine : Chargon de Gemma. Son visage, avec ses mâchoires proéminentes, rappelait celui d’un bouledogue et son regard fixe mettait souvent les gens mal à l’aise. »

Extrait de : F. Herbert. « Et l’homme créa un Dieu. »

Champ mental par F. Herbert

Fiche de Champ mental

Titre : Champ mental
Auteur : F. Herbert
Date de parution : 1987
Traduction : C. Fargeot
Editeur : Pocket

Sommaire de Champ mental

  • Essayez de vous souvenir
  • Meurtre vital
  • Champ mental
  • Martingale
  • Chiens perdus
  • Le comité du tout
  • Selon les règles

Première page d’Essayez de vous souvenir

« TOUS les cerveaux du globe capables de comprendre le problème se concentraient sur le vaisseau spatial et l’ultimatum lancé par ses occupants. Parler ou mourir ! claironnaient les gros titres des journaux.
Le taux de suicide, déjà élevé, grimpait encore. Les cultes religieux fleurissaient. L’ouvrage d’un auteur de science-fiction, « Ce Que le Vaisseau Inter-Galactique Fatal Signifie pour Vous ! », battait tous les records de vente jamais connus. Et cette frénésie durait depuis sept mois.
Le vaisseau avait cinglé dans un ciel d’un gris métallique, au-dessus de l’Oregon. Sa forme évoquait une paramécie hideusement agrandie, et ses bords ondoyaient comme un tapis volant de la mythologie. Ses cinq occupants à peau verte, à l’allure de grenouille, avaient envoyé un exemplaire de l’ultimatum à chacun des cinq grands gouvernements. »

Extrait de : F. Herbert. « Champ mental. »

Dosadi par F. Herbert

Fiche de Dosadi

Titre : Dosadi (Tome 2 sur 2 – Cycle des saboteurs)
Auteur : F. Herbert
Date de parution : 1977
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche

Première page de Dosadi

« Quand, pour la première fois dans l’histoire de la Co-sentience, les Calibans nous envoyèrent une de leurs « boules » métalliques géantes et, par ce moyen de communication, se déclarèrent disposés à nous laisser utiliser les « couloirs » qui rendaient d’un seul coup aisés les voyages interstellaires, beaucoup de Co-sentients se mirent à exploiter subrepticement pour leurs propres fins douteuses ce présent tombé des étoiles. Ni le « Gouvernement fantôme » ni certains Gowachins n’avaient manqué de mesurer la portée de ce qui aujourd’hui paraît une évidence : le transport instantané à travers l’espace infini fait appel à des forces du même coup capables d’isoler artificiellement la population d’une planète entière.
Cette constatation préalable à l’Opération Dosadi se situe bien longtemps avant que Jorj X. McKie, Saboteur Extraordinaire, ait révélé que les étoiles visibles de notre univers étaient, sinon des Calibans, du moins les manifestations de Calibans dans notre espace co-sentient. (Consulter à ce sujet L’Étoile et le Fouet, compte rendu à peine romancé de la découverte faite par McKie.) »

Extrait de : F. Herbert. « Cycle des saboteurs – Dosadi. »

L’étoile et le fouet par F. Herbert

Fiche de L’étoile et le fouet

Titre : L’étoile et le fouet (Tome 1 sur 2 – Cycle des saboteurs)
Auteur : F. Herbert
Date de parution : 1970
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche

Première page de L’étoile et le fouet

« Il s’appelait Furuneo, Alichino Furuneo. Il se répétait cela pendant que le véhicule entrait dans la ville où il venait effectuer son appel longue-distance. Il était plus prudent de raffermir son ego avant un appel de ce genre. À soixante-six ans, Furuneo avait déjà eu connaissance de nombreux cas de perte d’identité consécutive à la plythotranse qui accompagne les communications entre systèmes stellaires. Beaucoup plus que le coût de l’opération et l’impression nauséabonde laissée par le contact d’un émetteur taprisiote, c’était cet élément d’incertitude qui maintenait le nombre des appels à un niveau peu élevé. Malheureusement, Furuneo ne pouvait déléguer à personne le soin de contacter pour lui Jorj X. McKie, Saboteur Extraordinaire.
Il était 8 h 08 temps local à l’endroit ou il se trouvait sur la planète dénommée Cordialité du système Sfich.
« J’ai l’impression que ça ne va pas être facile », murmura-t-il plus pour lui-même que pour les deux réquisiteurs qu’il avait amenés pour préserver sa tranquillité. »

Extrait de : F. Herbert. « Cycle des saboteurs – L’Etoile et le Fouet. »

Le facteur ascension par F. Herbert et B. Ransom

Fiche de Le facteur ascension

Titre : Le facteur ascension (Tome 4 sur 4 – Programme conscience)
Auteur : F. Herbert et B. Ransom
Date de parution : 1988
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche

Première page de Le facteur ascension

« Jephtha Twain endura pendant trois jours les souffrances les plus raffinées, ce qui était le but recherché. Les hommes de main du Syndicat des Guerriers étaient des professionnels. S’il tournait de l’œil, il leur faisait tout simplement perdre leur temps. Durant les trois jours qu’il passa entre leurs mains, il ne perdit pas connaissance une seule fois. Ils avaient su dès le début qu’ils n’arriveraient à rien avec lui. Le reste de ses souffrances était le prix qu’on lui faisait payer pour tout le temps perdu. Quand ils eurent enfin fini de le tourmenter, ils le suspendirent à un crochet à viande, comme il savait qu’ils finiraient par le faire, au bord de la falaise d’obsidienne qui bordait les Hautes Marches. Souvent, les éléments subversifs étaient ainsi exposés, à demi morts, à la vue de la colonie pour servir de leçon, bien que la teneur de cette leçon n’eût jamais été très claire. »

Extrait de : F. Herbert et B. Ransom. « Programme conscience – Le facteur ascension. »