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Les brigands par G. R. R. Martin

Fiche de Les brigands
Titre : Les brigands (Tome 6 sur 17 – Trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2000
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Première page de Les brigands
« Il faisait gris et un froid mordant, et les chiens refusaient de suivre la piste.
Après n’avoir concédé qu’un reniflement aux traces de l’ours, la grande lice noire avait battu en retraite et, la queue entre les jambes, rallié piteusement la meute qui se pelotonnait d’un air misérable sur la berge où la harcelait la bise. Celle-ci n’épargnait pas davantage Chett et plantait ses crocs au travers des lainages noirs et des cuirs bouillis. Putain de froid, trop dur pour les bêtes comme pour les hommes, mais il fallait bien le subir puisqu’on était là. Sa bouche se tordait, et il sentait presque les pustules qui lui tapissaient les joues et le cou s’empourprer de rage. Je devrais être bien peinard au Mur, à soigner ces putains de corbeaux et à faire de bonnes flambées pour le vieux mestre Aemon. Et c’était à ce bâtard de Jon Snow qu’il devait d’en être privé, à lui et à son gros porc de copain, Sam Tarly. C’était leur faute, s’il était là, à se geler ses »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Trône de Fer – Les Brigands. »
L’invincible forteresse par G. R. R. Martin

Fiche de L’invincible forteresse
Titre : L’invincible forteresse (Tome 5 sur 17 – Trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1998
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Première page de L’invincible forteresse
« CATELYN
« En lui annonçant mon départ, dis-lui qu’il s’enorgueillira de m’avoir pour fils. » Un bond le mit en selle, seigneurial en diable avec sa maille étincelante sous l’ocre et bleu de son vaste manteau. Identique à celle de son bouclier, une truite d’argent lui faîtait le heaume.
« Père a toujours été fier de toi, Edmure. Et il t’aime passionnément. Sache-le.
— J’entends fournir à son affection des motifs supérieurs à ceux de la simple naissance. » Il fît volter son destrier, leva une main, les trompettes sonnèrent, un tambour se mit à battre, le pont-levis s’abaissa par à-coups et, finalement, ser Edmure Tully sortit de Vivesaigues à la tête de ses hommes, lances au clair, bannières déployées.
Ton ost est peu de chose auprès du mien, frère, se dit-elle en le regardant s’éloigner.Un ost formidable de doutes et de peurs…
A ses côtés, presque palpable était la détresse de Brienne. Catelyn avait eu beau lui faire tailler des vêtements sur mesure et l’atourner de robes aussi séantes à son sexe qu’à sa naissance, la »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Trône de Fer – L’Invincible Forteresse. »
L’ombre maléfique par G. R. R. Martin

Fiche de L’ombre maléfique
Titre : L’ombre maléfique (Tome 4 sur 17 – Trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1998
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Première page de L’ombre maléfique
« CATELYN
Parmi la houle des prairies qui cernaient les songes de Catelyn, Bran gambadait comme auparavant ; Arya et Sansa se tenaient par la main ; Rickon n’était encore qu’un nourrisson ; Robb, nu-tête, s’amusait avec une épée de bois. Et, quand ils se furent tous assoupis, paisibles, à ses côtés reposait Ned, un sourire aux lèvres.
Douceur des songes, douceur, hélas, trop vite enfuie, cruauté de l’aube qui, tel un poignard lumineux, l’éveilla douloureuse et solitaire et lasse ; lasse de chevauchées, lasse de souffrances et lasse de ses devoirs. J’aimerais tant pleurer, songea-t-elle. J’aimerais tant qu’on me réconforte. Je suis tellement éreintée d’être forte. J’aimerais tant, pour une fois, me montrer frivole et froussarde. Pas longtemps, juste un brin…, un jour…, une heure…
On s’affairait, autour de sa tente. Les chevaux piaffaient, Shadd se plaignait de courbatures, ser Wendel réclamait son arc. Elle les aurait volontiers envoyés au diable, eux et les autres. De braves types, certes, et loyaux, tous, mais elle avait autant »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Trône de Fer – L’Ombre Maléfique. »
La bataille des rois par G. R. R. Martin

Fiche de La bataille des rois
Titre : La bataille des rois (Tome 3 sur 17 – Trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1998
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Première page de La bataille des rois
« La comète étalait sa queue, telle une balafre sanguinolente, en travers de l’aube mauve et rose qui se levait sur les falaises de Peyredragon.
Cinglé par tous les vents, le mestre la lorgnait du balcon de ses appartements. Là aboutissaient, au terme de leurs longues courses, les corbeaux. Leurs fientes maculaient les deux statues-gargouilles – un cerbère et une vouivre – qui, hautes de douze pieds, le flanquaient, deux des mille dont se hérissaient les antiques murailles de la forteresse. A son arrivée, jadis, cette armée de chimères grotesques l’avait incommodé. Il avait eu tout le temps de s’y faire et considérait même comme de vieux amis ses voisins immédiats. Et l’était de conserve qu’ils contemplaient tous trois ce ciel maléficieux.
Les présages, le mestre n’y croyait pas. Encore que… Tout chenu qu’il était, Cressen n’avait jamais vu de comète comparable à celle-ci. Ni d’un tel éclat, tant s’en fallait, moins encore de cette »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Trône de Fer – La Bataille des Rois. »
Le donjon rouge par G. R. R. Martin

Fiche de Le donjon rouge
Titre : Le donjon rouge (Tome 2 sur 17 – Trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1996
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Première page de Le donjon rouge
« DAENERYS
Deux gigantesques étalons de bronze cabrés dont les sabots se joignaient en ogive à cent pieds au-dessus de la route formaient la porte du Cheval de Vaes Dothrak. Une porte, à quoi bon ? s’interrogeait vainement Daenerys, puisqu’aussi bien la cité présumée n’avait pas de remparts… ni, apparemment, d’édifices. La porte ne s’en dressait pas moins là. Aussi belle qu’impressionnante, avec ses coursiers sous lesquels s’encadraient les montagnes pourpres de l’horizon, et dont les ombres prodigieuses roulaient sur la houle verte de la mer Dothrak, tandis qu’à la tête du khalasar, Khal Drogo, ses sang-coureurs à ses côtés, pénétrait dans la ville absente.
A nouveau monté, Viserys suivait, escortant sa sœur et ser Jorah Mormont. Depuis le jour où il s’était vu contraint de rejoindre à pied le khalasar, les Dothrakis l’avaient affublé du surnom dérisoire de Khal Rhae Mhar, « le roi claudicant ». Le lendemain, son ignorance obstinée lui fit accepter l’offre de prendre place dans une carriole, alors »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Trône de Fer – Le Donjon Rouge. »
Le trône de fer par G. R. R. Martin

Fiche de Le trône de fer
Titre : Le trône de fer (Tome 1 sur 17 – Trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1996
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Première page de Le trône de fer
« — « Mieux vaudrait rentrer, maintenant…, conseilla Gared d’un ton pressant, tandis que, peu à peu, l’ombre épaississait les bois à l’entour, ces sauvageons sont bel et bien morts.
— Aurais-tu peur des morts ? » demanda ser Waymar Royce, d’une lippe imperceptiblement moqueuse.
Gared était trop vieux pour relever la pique. En avait-il vu défiler, depuis cinquante ans et plus, de ces petits seigneurs farauds !
« Un mort est un mort, dit-il, les morts ne nous concernent pas.
— S’ils sont morts…, répliqua doucement Royce, et rien ne prouve que ceux-ci le soient.
— Will les a vus. Et s’il dit qu’ils sont morts, la preuve en est faite, pour moi. »
Will s’y attendait. Tôt ou tard, les deux autres l’embringueraient dans leur dispute. Il aurait préféré tard. Aussi maugréa-t-il : « Ma mère m’a appris que les morts ne chantaient pas de chansons. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Trône de fer – Le trône de fer. »
Chanson pour Lya par G. R. R. Martin

Fiche de Chanson pour Lya
Titre : Chanson pour Lya
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1976
Traduction : M.-C. Luong, M. Cartanas
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Chanson pour Lya
- Chanson pour Lya
- Au matin tombe la brume
- Il y a solitude et solitude
- Pour une poignée de volutoines
- Le héros
- L’éclaireur
- VSL
- La sortie de San Breta
- Diaporama
Première page de Chanson pour Lya
« Les villes des Ch’kéens étaient anciennes, bien plus anciennes que les cités des hommes, et l’immense métropole aux tons de rouille qui s’élevait sur leurs collines saintes était la plus ancienne de toutes. Elle n’avait pas de nom. Elle n’en avait pas besoin. Bien que les Ch’kéens aient construit des centaines et des milliers de villes, grandes et petites, la cité sur la colline était sans rivale. Par l’étendue comme par la population, elle était la première ; elle se dressait, solitaire, sur les collines saintes. C’était leur Rome, leur Mecque, leur Jérusalem, tout à la fois. C’était la Ville par excellence, la seule et l’unique, et tous les Ch’kéens y venaient à la fin de leur vie, aux derniers jours avant l’Union.
La cité était déjà vénérable bien avant la chute de Rome, elle s’étendait déjà de toutes parts alors que Babylone n’était encore qu’un rêve. Mais son ancienneté ne se sentait pas. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Chanson pour Lya. »
Au fil du temps par G. R. R. Martin

Fiche de Au fil du temps
Titre : Au fil du temps
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2013
Traduction : E. Holstein, D. Lemoine, E. C. L. Meistermann
Editeur : ActuSF
Sommaire de Au fil du temps
- La forteresse
- Et la mort est son héritage …
- Week-end en zone de guerre
- Une affaire périphérique
- Vaisseau de guerre
- Variations douteuses
- Assiégés
Première page de La forteresse
« Solitaire et silencieuse dans la nuit, Sveaborg attendait.
Sombres silhouettes se dressant au-dessus d’une mer de glace, les six citadelles insulaires de la forteresse projetaient leurs ombres dans la lumière lunaire et attendaient. Les murs de granit déchiquetés s’élevant du roc des îlots, hérissés d’innombrables rangées de canons, attendaient. Et, derrière ces murs, amers et déterminés, les hommes – de jour comme de nuit – ne quittaient plus leurs armes et attendaient.
Venu du noroît, un vent mauvais se brisait en hurlant sur les murailles de Sveaborg et amenait avec lui les rumeurs et les remugles de la cité au loin. Et perché sur les remparts de Vargon – la plus grande des six îles – le colonel Bengt Anttonen frissonnait, morose, en contemplant l’horizon. Son uniforme était trop large pour sa complexion émaciée et anguleuse et ses yeux gris semblaient comme embrumés, troublés. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Au fil du temps. »
Armageddon rag par G. R. R. Martin

Fiche de Armageddon rag
Titre : Armageddon rag
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1983
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Denoël
Première page de Armageddon rag
« Ce n’était pas une journée que Sandy Blair aurait pu marquer d’une pierre blanche. Son agent avait réglé l’addition, d’accord, mais cela ne compensait pas le refus essuyé au moment de solliciter un report de la date de remise de son manuscrit. Le métro avait fait son plein de beaufs et prenait son temps, une éternité, pour le ramener à Brooklyn. La marche sur trois pâtés de maisons jusqu’au bâtiment de brique rouge qu’il appelait son foyer lui paraissait bien plus longue que d’habitude, et l’air bien plus froid. Le temps d’arriver à destination, une irrésistible envie de bière le tenaillait. Il alla en prendre une dans le frigo, la décapsula et monta avec lassitude jusqu’à son bureau du quatrième étage pour se retrouver en face de la ramette de feuilles vierges qu’il était censé métamorphoser en roman. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Armageddon Rag. »
La princesse ou la reine par G. R. R. Martin
Fiche de La princesse ou la reine
Titre : La princesse ou la reine ou les noirs et les verts (Tome 4 sur 6 – Préludes au Trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2016
Traduction : B. Kuntzer
Editeur : Pygmalion
Première page de La princesse ou la reine
« La Danse des Dragons est le terme fleuri pour désigner les violentes luttes intestines menées par deux branches rivales de la maison Targaryen pour s’emparer du Trône de fer de Westeros, entre 129 et 131. Définir comme une « danse » les agissements sombres, tumultueux et sanglants de cette période nous semble ridiculement déplacé. Nul doute que cette expression a initialement été créée par quelque troubadour. « L’Agonie des Dragons » serait infiniment plus approprié, mais le temps et la tradition ont peu à peu intégré la poésie aux pages de notre Histoire, nous nous devons donc de danser à l’avenant. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Préludes au Trône de Fer – La Princesse et la Reine. »