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L’oeuf de dragon par G. R. R. Martin

Fiche de L’oeuf de dragon
Titre : L’oeuf de dragon (Tome 3 sur 6 – Préludes au Trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2010
Traduction : P. Marcel
Editeur : Pygmalion
Première page de L’oeuf de dragon
« Dunk et l’Œuf prirent congé de Pierremoûtier sous une fine averse d’été.
Dunk chevauchait Tonnerre, son vieux destrier, l’Œuf à ses côtés sur le fringant jeune palefroi qu’il avait baptisé Pluie, menant Mestre, leur mule. Sur l’échine de Mestre étaient chargés l’armure de Dunk et les livres de l’Œuf, leurs couchages, leur tente et leurs vêtements, plusieurs pièces de bœuf salé coriace, une demi-bouteille d’hydromel et deux outres d’eau. Le vieux chapeau de paille de l’Œuf, informe et large de bord, protégeait de la pluie la tête de la mule. Le jeune garçon avait pratiqué des orifices pour laisser passer les oreilles de Mestre. L’Œuf arborait son nouveau chapeau de paille. Les deux trous pour les oreilles mis à part, les deux couvre-chefs se ressemblaient beaucoup, du point de vue de Dunk. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Préludes au Trône de Fer – L’oeuf de dragon. »
Le chevalier errant & L’épée lige par G. R. R. Martin

Fiche de Le chevalier errant & L’épée lige
Titre : Le chevalier errant (Tome 1 sur 6 – Préludes au Trône de Fer)
Titre : L’épée lige (Tome 2 sur 6 – Préludes au Trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2008
Traduction : P. Benita, J. Sola
Editeur : Pygmalion
Première page de Le chevalier errant
« Les pluies de printemps avaient amolli le sol, si bien que Dunk n’avait aucun mal à creuser la tombe. Il avait choisi un emplacement sur le versant ouest d’une colline : l’Ancien avait toujours aimé voir le soleil se coucher.
Encore un jour de passé, avait-il l’habitude de soupirer, et qui sait ce que demain nous réserve, pas vrai, Dunk ?
Eh bien, l’un de ces lendemains avait apporté des pluies qui les avaient trempés jusqu’aux os, puis le suivant des rafales de vent humides et le surlendemain un coup de froid. Le quatrième jour, le vieil homme était trop faible pour monter à cheval. Et à présent il était parti. À peine quelques jours plus tôt, bien droit sur sa selle, il chantait la vieille chanson de la pucelle de Goëville, sauf qu’il avait remplacé Goëville par Sorbier. Les paroles tournaient dans la tête de Dunk tandis qu’il creusait la terre, rythmant sa sinistre besogne. En route pour Sorbier et sa belle pucelle ! Halli-ho, halli-ho.
Quand le trou fut assez profond, il souleva le cadavre dans ses bras. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Préludes au Trône de Fer – Le Chevalier Errant. »
Première page de L’épée lige
« Au carrefour, deux cadavres d’hommes étaient en train de pourrir dans une cage de fer.
L’Œuf fit halte au-dessous pour les examiner un peu. « Qui étaient-ils, d’après vous, messer ? » Trop aise du répit, Mestre, son mulet, entreprit de brouter l’herbe-au-diable sèche et brunie qui poussait sur les bas-côtés, sans souci des deux énormes futailles de vin qu’il charriait sur son dos.
« Des voleurs », répondit Dunk. Juché sur Tonnerre, il se trouvait beaucoup plus près des morts. « Des violeurs. Des meurtriers. » Des auréoles sombres maculaient sa vieille tunique verte sous les deux aisselles. Comme le ciel était d’un azur sans nuages, et que le soleil, d’un éclat insoutenable, chauffait dur, il avait sué des pintes depuis qu’ils avaient levé le camp, le matin.
L’Œuf retira son chapeau de paille à larges bords avachis, ce qui révéla son crâne chauve et luisant, puis s’en servit comme d’un chasse-mouches. Elles grouillaient par centaines sur les deux charognes, et des milliers d’entre elles voletaient paresseusement dans l’air torride que n’animait aucune brise. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Préludes au Trône de Fer – L’Épée Lige. »
George R. R. Martin

Présentation de George R. R. Martin :
George Raymond Richard Martin, plus connu sous le nom de George R. R. Martin, est un écrivain américain né le 20 septembre 1948 à Bayonne, dans le New Jersey. Il est célèbre pour son œuvre épique de fantasy, « Le Trône de fer », adaptée en série télévisée sous le titre « Game of Thrones ».
Martin a commencé sa carrière d’écrivain dans les années 1970, publiant des romans et des nouvelles dans différents genres, notamment la science-fiction et l’horreur. Cependant, c’est avec « Le Trône de fer », une série de romans médiévaux-fantastiques, qu’il a connu un succès phénoménal. La saga compte sept romans principaux et a captivé des millions de lecteurs à travers le monde.
L’œuvre de Martin se caractérise par son réalisme brutal, sa complexité des personnages et son intrigue pleine de rebondissements. Ses livres sont connus pour leur approche subversive des conventions du genre et pour la manière dont ils explorent les thèmes de la politique, du pouvoir et de la nature humaine.
La série télévisée « Game of Thrones », basée sur les romans de Martin, est devenue un phénomène mondial, remportant de nombreux prix et attirant une énorme base de fans. Martin a également participé à l’adaptation télévisée en tant que scénariste et producteur exécutif.
Malgré l’immense succès de « Le Trône de fer », Martin est également connu pour sa lenteur à terminer la série de romans. Les fans attendent avec impatience la publication des deux derniers livres de la saga.
En dehors de « Le Trône de fer », Martin a écrit d’autres romans, nouvelles et scénarios, et a reçu de nombreux prix littéraires prestigieux, dont le prix Hugo et le prix Nebula.
George R. R. Martin est une figure emblématique de la littérature fantastique, et son impact sur le genre est incontestable. Son talent narratif et sa capacité à créer des mondes complexes en font l’un des écrivains les plus influents de notre époque.
Livres de George R. R. Martin :
Les origines du Trône de fer:
- Feu et sang 1 (2018)
- Feu et sang 2 (2018)
Préludes au Trône de fer :
- Le chevalier errant (2008)
- L’épée lige (2008)
- L’oeuf de dragon (2010)
- La princesse et la reine (2016)
- Le prince vaurien
- Les fils du dragon
Trône de fer :
- Le trône de fer (1996)
- Le donjon rouge (1996)
- La bataille des rois (1998)
- L’ombre maléfique (1998)
- L’invincible forteresse (1998)
- Les brigands (2000)
- L’épée de feu (2000)
- Les noces pourpres (2000)
- La loi du régicide (2000)
- Le chaos (2005)
- Les sables de Dorne (2005)
- Un festin pour les corbeaux (2005)
- Le bûcher d’un roi (2011)
- Les dragons de Meereen (2011)
- Une danse avec les dragons (2011)
- non traduit
Wild cards :
- Wild cards (1987)
- Aces high (1987)
- Jokers wild (1987)
- Aces abroad (2015)
- Down and dirty (1988)
- Ace in the hole (1989)
- Dead man’s hand (1990)
- One-Eyed Jacks (1991)
- Jokertown Shuffle
Intégrales :
- Le trône de fer – l’intégrale
- Le trône de fer, l’intégrale 1-5 (1996)
- Le trône de fer, l’intégrale 2-5 (1999)
- Le trône de fer, l’intégrale 3-5 (2000)
- Le trône de fer, l’intégrale 4-5 (2005)
- Le trône de fer, l’intégrale 5-5 (2011)
Chansons de la Terre mourante T. 1 (2009)
Chansons de la Terre mourante T. 2 (2009)
Dangerous women 1 (2013)
Dangerous women 2 (2013)
Armageddon rag (1983)
Au fil du temps (2013)
Chanson pour Lea (1976)
Dans la maison du ver (1976)
Des astres et des ombres (1977)
Dragon de glace (1980)
Elle qui chevauche les tempêtes (1981)
L’agonie de la lumière (1977)
La fleur de verre (2014)
Le chasseur et son ombre (2004)
Le volcryn (1981)
Le voyage de Haviland Tuf (1986)
Les rois des sables (1979)
Maximes et pensées de Tyrion Lannister (2013)
Nightflyers (2018)
Rêve de Fevre (1982)
Riverdream (1983)
Skin trade (1988)
Vauriens (2014)
Pour en savoir plus sur George R. R. Martin :
La page Wikipédia de G. R. R. Martin
La page Noosfere de G. R. R. Martin
La page isfdb de G. R. R. Martin
Vauriens par G. R. Dozois et G. R. R. Martin
Fiche de Vauriens
Titre : Vauriens
Auteur : G. R. Dozois et G. R. R. Martin
Date de parution : 2014
Traduction : B. Kuntzer
Editeur : Pygmalion
Sommaire de Vauriens
- Les temps sont rudes pour tout le monde par J. Abercrombie
- Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? par G. Flynn
- L’auberge des sept bénédictions par M. Hughes
- Brindille tordue par J. R. Lansdale
- Tawny Petticoats par M. Swanwick
- Provenance par D. W. Ball
- Les années folles par C. Vaughn
- Un an et un jour à Theradane-la-vieille par S. Lynch
- Durs à cuivre par B. Denton
- Métal hurlant par C. Priest
- Le sens de l’amour par D. Abraham
- Une meilleure façon de mourir par P. Cornell
- Mal vu à Tyr par S. Saylor
- Une cargaison d’ivoires par G. Nix
- Diamants téquila par W. J. Williams
- La caravane vers nulle part par P. Eisenstein
- L’étrange affaire des épouses mortes par L. Tuttle
- Comment le marquis a récupéré son manteau par N. Gaiman
- A l’affiche ce soir par C. Willis
- L’arbre-éclair par P. Rothfuss
- Le prince vaurien ou le frère d’un roi par G. R. R. Martin
Première page de Les temps sont rudes pour tout le monde
« Bordel, qu’elle haïssait Sipani.
Ces foutus brouillards aveuglants, le foutu clapotement de la flotte, et cette foutue puanteur écœurante. Ces foutues soirées, ces foutus bals costumés, ces foutues festivités. S’amuser, tout le monde s’amusait foutrement, ou faisait au moins mine de s’amuser. Cette foutue population était ce qu’il y avait de pire. Tous des vauriens, chaque homme, chaque femme et chaque enfant. Des menteurs et des imbéciles, tous autant qu’ils étaient.
Carcolf haïssait Sipani. Et pourtant, elle y était revenue. Une fois de plus. À se demander qui était l’imbécile.
Des rires semblables à des braiments retentirent dans la brume devant elle, et elle se glissa dans le renfoncement d’une porte, chatouillant d’une main le pommeau de son épée. Un bon messager ne faisait confiance à personne, et Carcolf était la meilleure d’entre tous, mais à Sipani, elle faisait confiance… à moins que personne. »
Extrait de : G. R. Dozois et G. R. R. Martin. « Vauriens. »
Dangerous Women 2 par G. R. Dozois et G. R. R. Martin
Fiche de Dangerous Women 2
Titre : Dangerous Women 2
Auteur : G. R. Dozois et G. R. R. Martin
Date de parution : 2013
Traduction : B. Kuntzer
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Dangerous Women 2
- Soit mon coeur est gelé par M. Abott
- La chanson de Nora par C. Holland
- Les mains qui n’y sont pas par M. Snodgrass
- Raisa Stepanova par C. Vaughn
- Les voisines par M. Lindholm
- Une reine en exil par S. K. Penman
- Deuxième arabesque, très lentement par N. Kress
- La ville Lazare par D. Rowland
- Novices par D. Gabaldon
- L’Enfer n’a pire furie par S. Kenyon
- Les aides-soignantes par P. Cadigan
- Les mensonges que me racontait ma mère par C. Spector
Première page de Soit mon coeur est gelé
« Il attendait dans la voiture. Il s’était garé sous l’une des grandes rangées de réverbères. Personne ne voulait stationner là. Il devinait pourquoi. Trois places plus loin, il vit le dos d’une femme plaqué contre une vitre ; ses cheveux remuaient. À un moment donné, elle tourna la tête, et il faillit avoir un aperçu de son visage, découvrir la lumière bleutée sur ses dents tandis qu’elle souriait.
Un quart d’heure s’écoula avant que Lorie traverse le parking en trébuchant, ses talons claquant sur le bitume.
Il avait travaillé tard et ignorait avant d’arriver qu’elle n’était pas à la maison. Quand elle avait enfin décroché, elle lui avait expliqué où elle se trouvait, dans un bar dont il n’avait jamais entendu parler, dans un quartier de la ville où il n’avait jamais mis les pieds. »
Extrait de : G. R. Dozois et G. R. R. Martin. « Dangerous Women 2. »
Dangerous Women 1 par G. R. Dozois et G. R. R. Martin
Fiche de Dangerous Women 1
Titre : Dangerous Women 1
Auteur : G. R. Dozois et G. R. R. Martin
Date de parution : 2013
Traduction : B. Kuntzer
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Dangerous Women 1
- Desperada par J. Abercrombie
- Cocktail explosif par J. Butcher
- Catcher Jésus par J. R. Lansdale
- Je sais comment les choisir par L. Block
- Des ombres pour Silence dans les forêts de l’Enfer par B. Sanderson
- La fille du miroir par L. Grossman
- Annoncer la sentence par S. M. Stirling
- Nommer la bête par S. Sykes
- La princesse et la reine, ou les noirs et les verts par G. R. R. Martin
Première page de Desperada
« Farouche éperonna sa monture. Les jambes du cheval ployèrent et, avant qu’elle comprenne ce qui lui arrivait, elle et sa selle se firent des adieux misérables.
Elle disposa d’une fraction de seconde de voltige pour considérer la situation. Rien de bien réjouissant, à vue de nez, et l’impact imminent avec le sol l’empêcha d’y réfléchir plus longuement. Elle s’efforça d’accompagner sa chute d’un roulé-boulé – comme lors de la plupart de ses nombreux malheurs –, mais la terre s’empressa de l’étaler, de l’ébouriffer copieusement et de la projeter, telle une poupée de chiffon, sur un massif de broussailles ratatiné par le soleil.
La poussière retomba.
Elle s’octroya un instant de répit pour reprendre son souffle. Puis un second pour gémir, le temps que le monde cesse de tournoyer. »
Extrait de : G. R. Dozois et G. R. R. Martin. « Dangerous Women 1. »
Chansons de la Terre Mourante 2 par G. R. Dozois et G. R. R. Martin
Fiche de Chansons de la Terre Mourante 2
Titre : Chansons de la Terre Mourante 2
Auteur : G. R. Dozois et G. R. R. Martin
Date de parution : 2009
Traduction : F. Dolisi, C. Chazel, E. Chastellière, J.-D. Brèque, P. Dusoulier, P.-P. Durastanti, E. Holstein
Editeur : ActuSF
Sommaire de Chansons de la Terre Mourante 2
- Evillo l’ingénu par T. Lee
- Les traditions de Karzh par P. Volsky
- La tragédie lamentablement comique de Lixal Laqavee par T. Williams
- Le proclamation de Sylgarmo par L. Shepard
- Gorlion d’Almérie par M. Hughes
- Incident à Uskvosk par E. Moon
- Guyal le conservateur par J. C. Wright
- Invocation de l’incuriosité par N. Gaiman
Première page de Evillo l’ingénu
« Au-dessus du Derna
Sur les hauteurs, à une certaine distance du canyon boisé et escarpé où coule le mince fleuve Derna, des hameaux ponctuent un triste paysage. Un soir, dans cette région, un villageois trouva un tout petit enfant. Caché derrière de hautes touffes d’herbe à malice, parmi les saules épineux au feuillage cruel, sous un soleil rouge à l’éclat mourant, ce bébé aurait pu passer inaperçu. Mais l’homme qui le trouva prit sans doute ses cheveux dorés pour un objet de valeur, catégorie métaux précieux.
Le gaillard en question se nommait Swind ; ayant compris son erreur, il n’en transporta pas moins le bébé jusqu’au village tout proche de Ratgrad.
« Mais enfin, Swind… Pourquoi n’as-tu pas laissé cette chose là où elle était ? Où est passée ta générosité ? Un gid de passage ou une goule affamée aurait très certainement apprécié cette trouvaille… »
Extrait de : G. R. Dozois et G. R. R. Martin. « Chansons de la Terre mourante Tome 2. »
Chansons de la Terre Mourante 1 par G. R. Dozois et G. R. R. Martin
Fiche de Chansons de la Terre Mourante 1
Titre : Chansons de la Terre Mourante 1
Auteur : G. R. Dozois et G. R. R. Martin
Date de parution : 2009
Traduction : P.-P. Durastanti, F. Dolisi, E. Chastellière, C. Chazel, E. Holstein,
Editeur : ActuSF
Sommaire de Chansons de la Terre Mourante 1
- Le cru véritable d’Erzuine Thale par R. Silverberg
- La porte Copse par T. Dowling
- Le bon magicien par G. Cook
- L’université de maugie par B. Tetric
- Abrizonde par W. J. Williams
- Une nuit au chalet du lac par G. R. R. Martin
- La dernière quête du mage Sarnod par J. Vandermeer
Première page de Le cru véritable d’Erzuine Thale
« Puillayne de Ghiusz profitait depuis sa naissance de tous les avantages que la vie peut offrir : son père dirigeait de vastes domaines sur le fort prospère rivage méridional de la péninsule du Claritant, sa mère descendait d’une lignée de sorciers possédant par droit héréditaire maintes puissantes magies et lui-même disposait d’un corps aussi gracieux que musclé, d’une santé de fer et d’un formidable intellect.
En dépit de ces dons, Puillayne se révélait toutefois, sans motif apparent, affligé d’une propension indéracinable à la mélancolie la plus profonde. Seul occupant d’un immense manoir surplombant la mer Klorpentine, un superbe écrin de parapets et de barbacanes, de loggias et de pavillons, d’embrasures, de tourelles et de pilastres aux majestueuses courbes, il n’admettait dans son intimité que de rares amis. Son âme se recroquevillait sous les miasmes d’une sombre dépression que seule l’absorption fréquente d’alcools forts parvenait à atténuer. »
Extrait de : G. R. Dozois et G. R. R. Martin. « Chansons de la Terre mourante Tome 1. »
Elle qui chevauche les tempêtes par L. Tuttle et G. R. R. Martin
Fiche d’Elle qui chevauche les tempêtes
Titre : Elle qui chevauche les tempêtes
Auteur : L. Tuttle et G. R. R. Martin
Date de parution : 1981
Traduction : P. Marcel
Editeur : Gallimard
Première page d’Elle qui chevauche les tempêtes
« La tempête avait fait rage durant la plus grosse partie de la nuit.
Dans le grand lit qu’elle partageait avec sa mère, l’enfant était couchée sous la rêche couverture d’alguelaine, éveillée, l’oreille tendue. Le crépitement de la pluie sur les minces planches en bois-citron de la cabane était régulier et insistant ; elle entendait parfois le lointain grondement des coups de tonnerre, et quand la foudre flamboyait, de minces rais de clarté filtraient entre les volets pour illuminer la petite pièce. Quand ils s’effaçaient, l’obscurité retombait.
L’enfant entendit le goutte-à-goutte de l’eau sur le sol, et elle sut que le toit avait une nouvelle fuite. La dure terre battue se changerait en boue, et sa mère serait furieuse, mais elles n’y pourraient rien. Sa mère ne savait pas réparer les toits, et elles n’avaient pas les moyens de louer les services de quelqu’un. Un jour, lui disait sa mère, leur cabane à bout de forces s’écroulerait sous la violence des tempêtes. « Ce jour-là, nous irons retrouver ton père », répétait-elle. La petite fille ne se souvenait pas très bien de son père, mais sa mère en parlait souvent. »
Extrait de : L. Tuttle et G. R.R. Martin. « Elle qui chevauche les tempêtes. »
Le dieu monstrueux de Mamurth par Edmond Hamilton
Fiche de Le dieu monstrueux de Mamurth
Titre : Le dieu monstrueux de Mamurth
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1986
Traduction : L. Terrier, F.-M. Watkins, B. Martin, P. Alpérine
Editeur : NEO
Sommaire de Le dieu monstrueux de Mamurth
- Comment est-ce là-haut ?
- L’île de déraison
- Le dieu monstrueux de Mamurth
- Les graines d’ailleurs
- Requiem
- La planète morte
- Matériel humain
- Quand on est du métier
- Dans l’abîme du passé
- L’auberge hors du monde
Première page Le dieu monstrueux de Mamurth
« Surgissant de la nuit du désert, il chancela dans le cercle de lumière de notre feu de camp et s’écroula aussitôt. Mitchell et moi, nous nous levâmes d’un bond en laissant échapper une exclamation stupéfaite, car des hommes seuls et à pied sont un spectacle bien rare et bien étrange dans les déserts d’Afrique du Nord.
Pendant les premières minutes, alors que nous nous efforcions de le ranimer, j’étais certain qu’il allait mourir d’un instant à l’autre, mais, petit à petit nous parvînmes à lui faire reprendre conscience. Tandis que Mitchell portait à ses lèvres parcheminées un gobelet d’eau, je l’examinai et m’aperçus qu’il ne pourrait vivre longtemps encore. Ses vêtements étaient en lambeaux et ses mains comme ses genoux affreusement écorchés, comme s’il avait rampé sur le sable pendant des kilomètres. Quand il fit signe, faiblement, qu’il voulait encore boire, je n’hésitai pas à lui donner de l’eau. Je savais que cela ne pouvait lui faire de mal car sa mort était proche. »
Extrait de : E. Hamilton. « Le Dieu monstrueux de Mamurth. »