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La forteresse de la perle par Michaël J. Moorcock

Fiche de La forteresse de la perle

Titre : La forteresse de la perle (Tome 2 sur 10 – Cycle d’Elric)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1989
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Pocket

Première page de La forteresse de la perle

« Agonie d’un Seigneur perdu

C’était dans Quarzhazaat la solitaire, destination de maintes caravanes et port où bien peu touchaient, qu’Elric, Empereur héréditaire de Melniboné, dernier d’un sang plus que dix fois millénaire, gisait prêt à mourir. Les drogues et herbes qui à l’ordinaire le sustentaient, il les avait épuisées dans les derniers jours de son long voyage au travers des confins méridionaux du Désert des Soupirs, et il ne s’était pas trouvé en mesure de les remplacer dans cette cité fortifiée plus célèbre pour ses trésors que pour sa douceur de vivre.
Lentement, faiblement, le prince albinos étira ses doigts couleur d’ossements vers la lumière, suscitant les feux du sanglant joyau serti dans l’Anneau des Rois, ultime symbole traditionnel qui lui restait de ses responsabilités d’antan, puis sa main retomba. C’était comme s’il avait eu le bref espoir que l’Actorios serait en mesure de lui redonner vie, mais  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Cycle d’Elric – La forteresse de la perle. »

Elric des Dragons par Michaël J. Moorcock

Fiche d’Elric des Dragons

Titre : Elric des Dragons (Tome 1 sur 10 – Cycle d’Elric)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1972
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Pocket

Première page d’Elric des Dragons

« Un roi mélancolique que sa cour s’évertue à divertir

Un teint d’une pâleur mortelle. De longs cheveux d’une blancheur laiteuse, qui tombent plus bas que les épaules. Des yeux en amande, de tristes yeux couleur de rubis, dans un beau et long visage. Deux fines mains de cette même blancheur cadavérique, qui émergent des manches vagues d’une robe jaune pour reposer sur les bras d’un fauteuil en rubis massif.
Les yeux pourpres sont inquiets. Parfois une main se lève pour palper le heaume léger qui recouvre les boucles blanches : un heaume fait d’un alliage verdâtre moulé dans l’attitude d’un dragon qui prend son envol. Cette main qui caresse distraitement la couronne impériale s’orne d’un anneau sur lequel est montée cette pierre rare d’Actorios, dont le noyau parfois s’esquisse puis s’estompe, aussi insaisissable que la volute de fumée, aussi  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Cycle d’Elric – Elric des Dragons. »

Légendes de la fin des temps par Michaël J. Moorcock

Fiche de Légendes de la fin des temps

Titre : Légendes de la fin des temps (Tome 4 sur 4 – Danseurs de la fin des temps)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1976
Traduction : E. Gille
Editeur : Denoël

Première page de Légendes de la fin des temps

« Où Werther est inconsolable

« Vous savez encore amuser les gens, Werther, et c’est cela l’essentiel », dit Maîtresse Christia en soulevant ses jupes pour révéler sa surprise.
Il était assez rare que Werther de Goethe donnât un divertissement (quoique celui-ci fût typique – il s’appelait Pluie) et rare aussi que la Concubine éternelle pensât en termes d’individu pour plaire à son amant du jour.
« Vous aimez ? » demanda-t-elle pendant qu’il se penchait sur ses cuisses.
Werther lui répondit d’une voix presque animée, en tout cas plus que de coutume. « Oui. » Ses doigts pâles coururent sur les tatouages, inspirés en gros par le thème de la Jeune Fille et la Mort, mais où  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Danseurs de la fin des temps – Légendes de la fin des temps. »

La fin de tous les chants par Michaël J. Moorcock

Fiche de La fin de tous les chants

Titre : La fin de tous les chants (Tome 3 sur 4 – Danseurs de la fin des temps)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1976
Traduction : E. Gille
Editeur : Denoël

Première page de La fin de tous les chants

« Où Jherek Carnelian et Mrs. Amelia Underwood
communient, dans une certaine mesure, avec la nature.

« Je pense sincèrement, Mr. Carnelian, que nous devrions au moins essayer de les manger crus, pas vous ? »
Mrs. Amelia Underwood, du plat de la main gauche, lissa sur son oreille son épaisse chevelure auburn et, de la main droite, arrangea autour de ses chevilles les plis de sa jupe en haillons. La vivacité de son geste aurait pu passer pour un mouvement d’humeur ; ses yeux gris eurent cet éclat métallique que l’on voit dans les prunelles des loups. Elle donnait l’impression de se maîtriser à l’excès et ce fut avec un petit air pincé qu’elle se percha sur un bloc de calcaire vierge pour regarder Jherek Carnelian qui, vautré dans le sable d’une plage du paléozoïque, transpirait sous les rayons brûlants de l’énorme soleil silurien (ou peut-être dévonien). »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Danseurs de la fin des temps – La fin de tous les chants. »

Les terres creuses par Michaël J. Moorcock

Fiche de Les terres creuses

Titre : Les terres creuses (Tome 2 sur 4 – Danseurs de la fin des temps)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1974
Traduction : E. Gille
Editeur : Denoël

Première page de Les terres creuses

« Où Jherek Carnelian continue d’être amoureux

— Vous avez lancé une nouvelle mode, je le crains, mon cher.
L’Orchidée de Fer fit glisser sur sa peau lisse les draps de zibeline et, d’un pied svelte, les poussa au bas du lit.
— Je suis si fière de vous. Quelle mère ne le serait pas ? Vous êtes un fils si savant et succulent.
Jherek soupira, de l’autre bord du lit sur lequel il était couché, le visage à demi enfoui dans l’énorme amas duveteux d’oreillers. Il était pâle. Il était pensif.
— Merci, ô la plus éclatante des fleurs, le plus révéré des métaux.
Il parlait d’une petite voix.
— Mais, vous vous languissez encore, dit-elle avec sympathie, de votre Mrs. Underwood.
— C’est vrai.
— Rares sont ceux qui pourraient entretenir aussi bien une telle passion. Le monde en attend  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Danseurs de la fin des temps – Les terres creuses. »

Une chaleur venue d’ailleurs par Michaël J. Moorcock

Fiche d’Une chaleur venue d’ailleurs

Titre : Une chaleur venue d’ailleurs (Tome 1 sur 4 – Danseurs de la fin des temps)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1972
Traduction : E. Gille
Editeur : Denoël

Première page d’Une chaleur venue d’ailleurs

« Une conversation avec l’Orchidée de Fer

Les camaïeux de bruns de leurs vêtements s’harmonisaient avec la couleur crème de la plage en poudre d’os sur laquelle ils étaient assis. Non loin une mer blanche et miroitante chuchotait doucement. C’était l’après-midi.
Entre l’Orchidée de Fer et son fils, Jherek Carnelian, les reliefs d’un déjeuner : sur une nappe damassée, dans des plats d’ivoire, du poisson à la chair pâle, des pommes de terre, des meringues, de la glace à la vanille et, agressivement jaune au milieu de tout cela, un citron.
Avec un sourire de ses lèvres ambrées, l’Orchidée de Fer demanda, la main tendue vers une huître :
— Qu’entendez-vous par « vertueux », mon amour ?
Sa main parfaite, poudrée d’or très pâle, hésita un instant au-dessus de l’huître, puis se retira. Elle la porta à sa bouche pour étouffer un léger bâillement. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Danseurs de la fin des temps – Une chaleur venue d’ailleurs. »

La fille de la voleuse de rêves par Michaël J. Moorcock

Fiche de La fille de la voleuse de rêves

Titre : La fille de la voleuse de rêves (Tome 4 sur 4 – Von Bek)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 2001
Traduction : M. Pagel
Editeur : L’Atalante

Première page de La fille de la voleuse de rêves

« LES RÊVES VOLÉS

JE M’APPELLE Ulric, Graf von Bek, et je suis le dernier représentant de ma lignée terrestre. Enfant de santé délicate, frappé d’albinisme, ce mal héréditaire, je naquis et grandis à Bek, en Saxe, au tout début du siècle. Je fus éduqué pour gouverner notre province avec sagesse et justice, pour préserver le statu quo, dans la meilleure tradition de l’Église luthérienne.
Ma mère mourut en me mettant au monde. Mon père périt dans un terrible incendie au cours duquel notre tour ancestrale fut en partie détruite. Mes frères, tous bien plus âgés que moi, faisaient carrière dans la diplomatie militaire à l’étranger : l’héritage, songeait-on, reposerait donc sur mes épaules. On ne s’attendait pas à ce que je désire exposer plus que nécessaire mes étranges yeux rubis  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Von Bek – La Fille de la Voleuse de Rêves. »

La cité des étoiles d’automne par Michaël J. Moorcock

Fiche de La cité des étoiles d’automne

Titre : La cité des étoiles d’automne (Tome 2 sur 4 – Von Bek)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1986
Traduction : M. Michaud
Editeur : L’Atalante

Première page de La cité des étoiles d’automne

« Dans lequel je prends congé de Paris, du Romanesque
et de la Cause radicale.

 
N’EUT ÉTÉ la Terreur qui s’était emparée de la France en 1793, et qui m’amena à fuir Paris, je n’aurais jamais pu connaître un merveilleux amour, ni m’aventurer jusqu’à la Cité des Étoiles d’Automne où, avec mon intelligence, mon épée et ce qui me restait de foi, je me remis à combattre pour l’avenir de l’humanité aux dépens du mien propre.
Le jour où Tom Paine, sur l’ordre même de Robespierre, fut emprisonné, je décidai enfin de tourner le dos à mes idéaux révolutionnaires. Alors que je passais un moment agréable en compagnie de  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Von Bek – La Cité des Étoiles d’Automne. »

Le chien de guerre par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le chien de guerre

Titre : Le chien de guerre et la douleur du monde (Tome 1 sur 4 – Von Bek)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1981
Traduction : H.-L. Planchat
Editeur : L’Atalante

Première page de Le chien de guerre

« C’ÉTAIT en cette année, où la vogue de la cruauté exigeait non seulement la crucifixion des jeunes paysans mais également celle de leurs animaux domestiques, que je fis la connaissance de Lucifer et que je fus conduit en enfer ; car le prince des Ténèbres souhaitait conclure un marché avec moi.
Jusqu’en mai 1631, j’avais commandé une troupe irrégulière d’infanterie, constituée principalement de Polonais, de Suédois et d’Écossais. Nous avions pris part à la destruction et au pillage de la ville de Magdebourg, car nous nous trouvions alors dans l’armée des forces catholiques sous les ordres du comte Johann Tzerclaes Tilly. La poudre à canon emportée par le vent avait transformé la ville en un énorme baril qui avait explosé d’un seul coup, ne  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Von Bek – Le Chien de Guerre et la Douleur du Monde. »

Les maîtres de la fosse par Michaël J. Moorcock

Fiche de Les maîtres de la fosse

Titre : Les maîtres de la fosse (Tome 3 sur 3 – Le guerrier de Mars)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1969
Traduction : C. Wall-Romana
Editeur : Albin Michel

Première page de Les maîtres de la fosse

« L’expédition aérienne

Je fis un baiser d’adieu à Shizala, loin de me rendre compte que je ne la reverrais pas avant plusieurs mois martiens, puis j’empoignai l’échelle qui menait à la cabine de mon dirigeable, un vaisseau dont j’avais moi-même dessiné les plans.
Shizala était plus que jamais ravissante, une femme des plus féminines qui, sans l’ombre d’un doute, était le plus bel être humain de toute la planète Mars.
Les tours élancées de Varnal, la cité dont j’étais maintenant un bradhinak, ou prince, s’élevaient tout autour de nous dans la lumière du soleil matinal. On pouvait sentir le doux parfum du brouillard,  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Le guerrier de Mars – Les Maîtres de la Fosse. »