Étiquette : auteur-Moorcock
La fin de tous les chants par Michaël J. Moorcock
Fiche de La fin de tous les chants
Titre : La fin de tous les chants (Tome 3 sur 4 – Danseurs de la fin des temps)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1976
Traduction : E. Gille
Editeur : Denoël
Première page de La fin de tous les chants
« Où Jherek Carnelian et Mrs. Amelia Underwood
communient, dans une certaine mesure, avec la nature.
« Je pense sincèrement, Mr. Carnelian, que nous devrions au moins essayer de les manger crus, pas vous ? »
Mrs. Amelia Underwood, du plat de la main gauche, lissa sur son oreille son épaisse chevelure auburn et, de la main droite, arrangea autour de ses chevilles les plis de sa jupe en haillons. La vivacité de son geste aurait pu passer pour un mouvement d’humeur ; ses yeux gris eurent cet éclat métallique que l’on voit dans les prunelles des loups. Elle donnait l’impression de se maîtriser à l’excès et ce fut avec un petit air pincé qu’elle se percha sur un bloc de calcaire vierge pour regarder Jherek Carnelian qui, vautré dans le sable d’une plage du paléozoïque, transpirait sous les rayons brûlants de l’énorme soleil silurien (ou peut-être dévonien). »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Danseurs de la fin des temps – La fin de tous les chants. »
Les terres creuses par Michaël J. Moorcock
Fiche de Les terres creuses
Titre : Les terres creuses (Tome 2 sur 4 – Danseurs de la fin des temps)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1974
Traduction : E. Gille
Editeur : Denoël
Première page de Les terres creuses
« Où Jherek Carnelian continue d’être amoureux
— Vous avez lancé une nouvelle mode, je le crains, mon cher.
L’Orchidée de Fer fit glisser sur sa peau lisse les draps de zibeline et, d’un pied svelte, les poussa au bas du lit.
— Je suis si fière de vous. Quelle mère ne le serait pas ? Vous êtes un fils si savant et succulent.
Jherek soupira, de l’autre bord du lit sur lequel il était couché, le visage à demi enfoui dans l’énorme amas duveteux d’oreillers. Il était pâle. Il était pensif.
— Merci, ô la plus éclatante des fleurs, le plus révéré des métaux.
Il parlait d’une petite voix.
— Mais, vous vous languissez encore, dit-elle avec sympathie, de votre Mrs. Underwood.
— C’est vrai.
— Rares sont ceux qui pourraient entretenir aussi bien une telle passion. Le monde en attend »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Danseurs de la fin des temps – Les terres creuses. »
Une chaleur venue d’ailleurs par Michaël J. Moorcock
Fiche d’Une chaleur venue d’ailleurs
Titre : Une chaleur venue d’ailleurs (Tome 1 sur 4 – Danseurs de la fin des temps)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1972
Traduction : E. Gille
Editeur : Denoël
Première page d’Une chaleur venue d’ailleurs
« Une conversation avec l’Orchidée de Fer
Les camaïeux de bruns de leurs vêtements s’harmonisaient avec la couleur crème de la plage en poudre d’os sur laquelle ils étaient assis. Non loin une mer blanche et miroitante chuchotait doucement. C’était l’après-midi.
Entre l’Orchidée de Fer et son fils, Jherek Carnelian, les reliefs d’un déjeuner : sur une nappe damassée, dans des plats d’ivoire, du poisson à la chair pâle, des pommes de terre, des meringues, de la glace à la vanille et, agressivement jaune au milieu de tout cela, un citron.
Avec un sourire de ses lèvres ambrées, l’Orchidée de Fer demanda, la main tendue vers une huître :
— Qu’entendez-vous par « vertueux », mon amour ?
Sa main parfaite, poudrée d’or très pâle, hésita un instant au-dessus de l’huître, puis se retira. Elle la porta à sa bouche pour étouffer un léger bâillement. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Danseurs de la fin des temps – Une chaleur venue d’ailleurs. »
La fille de la voleuse de rêves par Michaël J. Moorcock
Fiche de La fille de la voleuse de rêves
Titre : La fille de la voleuse de rêves (Tome 4 sur 4 – Von Bek)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 2001
Traduction : M. Pagel
Editeur : L’Atalante
Première page de La fille de la voleuse de rêves
« LES RÊVES VOLÉS
JE M’APPELLE Ulric, Graf von Bek, et je suis le dernier représentant de ma lignée terrestre. Enfant de santé délicate, frappé d’albinisme, ce mal héréditaire, je naquis et grandis à Bek, en Saxe, au tout début du siècle. Je fus éduqué pour gouverner notre province avec sagesse et justice, pour préserver le statu quo, dans la meilleure tradition de l’Église luthérienne.
Ma mère mourut en me mettant au monde. Mon père périt dans un terrible incendie au cours duquel notre tour ancestrale fut en partie détruite. Mes frères, tous bien plus âgés que moi, faisaient carrière dans la diplomatie militaire à l’étranger : l’héritage, songeait-on, reposerait donc sur mes épaules. On ne s’attendait pas à ce que je désire exposer plus que nécessaire mes étranges yeux rubis »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Von Bek – La Fille de la Voleuse de Rêves. »
La cité des étoiles d’automne par Michaël J. Moorcock
Fiche de La cité des étoiles d’automne
Titre : La cité des étoiles d’automne (Tome 2 sur 4 – Von Bek)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1986
Traduction : M. Michaud
Editeur : L’Atalante
Première page de La cité des étoiles d’automne
« Dans lequel je prends congé de Paris, du Romanesque
et de la Cause radicale.
N’EUT ÉTÉ la Terreur qui s’était emparée de la France en 1793, et qui m’amena à fuir Paris, je n’aurais jamais pu connaître un merveilleux amour, ni m’aventurer jusqu’à la Cité des Étoiles d’Automne où, avec mon intelligence, mon épée et ce qui me restait de foi, je me remis à combattre pour l’avenir de l’humanité aux dépens du mien propre.
Le jour où Tom Paine, sur l’ordre même de Robespierre, fut emprisonné, je décidai enfin de tourner le dos à mes idéaux révolutionnaires. Alors que je passais un moment agréable en compagnie de »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Von Bek – La Cité des Étoiles d’Automne. »
Le chien de guerre par Michaël J. Moorcock
Fiche de Le chien de guerre
Titre : Le chien de guerre et la douleur du monde (Tome 1 sur 4 – Von Bek)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1981
Traduction : H.-L. Planchat
Editeur : L’Atalante
Première page de Le chien de guerre
« C’ÉTAIT en cette année, où la vogue de la cruauté exigeait non seulement la crucifixion des jeunes paysans mais également celle de leurs animaux domestiques, que je fis la connaissance de Lucifer et que je fus conduit en enfer ; car le prince des Ténèbres souhaitait conclure un marché avec moi.
Jusqu’en mai 1631, j’avais commandé une troupe irrégulière d’infanterie, constituée principalement de Polonais, de Suédois et d’Écossais. Nous avions pris part à la destruction et au pillage de la ville de Magdebourg, car nous nous trouvions alors dans l’armée des forces catholiques sous les ordres du comte Johann Tzerclaes Tilly. La poudre à canon emportée par le vent avait transformé la ville en un énorme baril qui avait explosé d’un seul coup, ne »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Von Bek – Le Chien de Guerre et la Douleur du Monde. »
Les maîtres de la fosse par Michaël J. Moorcock
Fiche de Les maîtres de la fosse
Titre : Les maîtres de la fosse (Tome 3 sur 3 – Le guerrier de Mars)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1969
Traduction : C. Wall-Romana
Editeur : Albin Michel
Première page de Les maîtres de la fosse
« L’expédition aérienne
Je fis un baiser d’adieu à Shizala, loin de me rendre compte que je ne la reverrais pas avant plusieurs mois martiens, puis j’empoignai l’échelle qui menait à la cabine de mon dirigeable, un vaisseau dont j’avais moi-même dessiné les plans.
Shizala était plus que jamais ravissante, une femme des plus féminines qui, sans l’ombre d’un doute, était le plus bel être humain de toute la planète Mars.
Les tours élancées de Varnal, la cité dont j’étais maintenant un bradhinak, ou prince, s’élevaient tout autour de nous dans la lumière du soleil matinal. On pouvait sentir le doux parfum du brouillard, »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Le guerrier de Mars – Les Maîtres de la Fosse. »
Le seigneur des araignées par Michaël J. Moorcock
Fiche de Le seigneur des araignées
Titre : Le seigneur des araignées (Tome 2 sur 3 – Le guerrier de Mars)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1968
Traduction : C. Wall-Romana
Editeur : Albin Michel
Première page de Le seigneur des araignées
« La plaine désertique
Dès que je suis entré dans le transmetteur, j’ai ressenti une certaine crainte. Je commençai juste de réaliser pleinement ce que je risquais de perdre.
Mais il était trop tard. De votre côté, vous veniez de mettre en marche le transmetteur. À nouveau je me mis à éprouver les sensations familières provoquées par la machine. La seule différence, c’était que cette fois-là, je n’avais aucune certitude sur ma destination ; vous vous souvenez sans doute que lors de mon premier voyage, je pensais que j’allais juste être envoyé au « récepteur » situé dans le même bâtiment que le laboratoire. Mais au lieu de cela, j’avais »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Le guerrier de Mars – Le Seigneur des Araignées. »
La cité de la bête par Michaël J. Moorcock
Fiche de La cité de la bête
Titre : La cité de la bête (Tome 1 sur 3 – Le guerrier de Mars)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1965
Traduction : C. Wall-Romana
Editeur : Albin Michel
Première page de La cité de la bête
« Ma dette envers M. Clarchet
Le transmetteur de matière, commença Kane, tient à la fois le rôle de héros et de vilain dans cette histoire, puisqu’il m’a emmené sur un monde où je me suis senti chez moi plus que je ne me sentirai jamais ici. Et il m’a conduit à cette jeune fille merveilleuse que j’aime et qui m’aime ; et puis, d’un seul coup, il m’a tout repris.
Mais, je ferais mieux de commencer par le commencement.
Je suis né, comme je vous l’ai dit, dans l’Ohio à Wynnsville, une petite ville charmante et sans histoire. La seule chose un peu insolite qu’on y trouvait, était la personne de M. Clarchet, un Français »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Le guerrier de Mars – La Cité de la Bête. »
Le glaive et l’étalon par Michaël J. Moorcock
Fiche de Le glaive et l’étalon
Titre : Le glaive et l’étalon (Tome 6 sur 6 – Corum)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1973
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante
Première page de Le glaive et l’étalon
« EN QUÊTE D’ACTIONS D’ÉCLAT
Ils arrivèrent donc à Caer Mahlod ; tous sans exception. Des guerriers de haute stature, vêtus de leurs plus beaux atours, puissamment armés, montés sur de robustes destriers. Ils donnaient une impression de splendeur en même temps que d’efficacité. Les environs de Caer Mahlod resplendissaient des couleurs éclatantes des bannières de samit et des étendards brodés, de l’or des bracelets, de l’argent des fibules qui retenaient les capes, du fer poli des casques, de la nacre incrustée dans les coupes ou les malles de voyage. Ces hommes constituaient la fine fleur des Mabdens ; ils en étaient aussi les derniers représentants, ceux des provinces de l’Ouest, les Fils du Soleil, dont les cousins orien- »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Corum – Le glaive et l’étalon. »