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Le tsar d’acier par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le tsar d’acier

Titre : Le tsar d’acier (Tome 3 sur 3 – Oswald Bastable)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1982
Traduction : J. Schmitt
Editeur : Opta / Galaxie

Première page de Le tsar d’acier

« Ce dut être au cours de mon cinquième jour en mer que j’eus cette révélation. De même qu’à un certain stade de son existence, un homme peut décider de la future conduite de sa vie, de même peut-il un jour faire choix d’une attitude envers la mort : soit en accepter la terrible réalité, soit s’évader dans une vision réconfortante, rêve de paradis ou de rédemption, et affronter ainsi sa fin presque avec plaisir.
Le sixième jour, il me parut évident que j’allais mourir, et c’est alors que je choisis l’illusion plutôt que la réalité.
J’étais resté allongé toute la matinée au fond du canot, le visage pressé contre le bois humide et fumant. Le soleil tropical me tapait sur la nuque et boursouflait mes chairs desséchées. Les battements ralentis de mon cœur me tambourinaient aux oreilles, formant contrepoint avec le heurt intermittent d’une vague contre le flanc de l’embarcation. »

Extrait de : M.J Moorcock. « Le tsar d’acier – Oswald Bastable. »

Le leviathan des terres par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le leviathan des terres

Titre : Le leviathan des terres (Tome 2 sur 3 – Oswald Bastable)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1974
Traduction : D. Hersant
Editeur : Opta / Galaxie

Première page de Le leviathan des terres

« Si je devais écrire un livre de voyages, quelle que fût l’étrangeté des événements que j’y relaterais, je n’éprouverais jamais, j’en suis sûr, autant de difficultés à en assurer la publication que je n’en connus en essayant d’intéresser un éditeur à l’extraordinaire récit fait par Oswald Bastable de son incursion dans le Futur, en 1973. Les gens n’ont pas peur de l’insolite, du moment que celui-ci se place dans un contexte acceptable. Un livre rapportant comme un fait avéré la découverte, au Tibet par exemple, d’une race d’hommes à quatre jambes ou à trois yeux, d’une intelligence exceptionnelle et dotés de pouvoirs prodigieux, serait probablement considéré par une grande partie du public comme parfaitement plausible. De même, si j’avais présenté le récit de Bastable comme un ouvrage de fiction, je suis certain que les critiques auraient loué ma fertile imagination et qu’un public assez nombreux, trouvant ce livre passionnant pour son prix, l’aurait dévoré en un ou deux après-midi d’été, pour l’oublier aussitôt la dernière page tournée. »

Extrait de : M.J Moorcock. « Le leviathan des terres – Oswald Bastable. »

Le seigneur des airs par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le seigneur des airs

Titre : Le seigneur des airs (Tome 1 sur 3 – Oswald Bastable)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1971
Traduction : D. Hersant
Editeur : Opta / Galaxie

Première page de Le seigneur des airs

« Au printemps de l’année 1903, sur le conseil de mon médecin, j’eus l’occasion de visiter cette magnifique et lointaine portion de terre située au milieu de l’océan Indien, que j’appellerai l’île de Rowe. Par suite de surmenage, je me trouvais victime de ce qu’à notre époque les charlatans se plaisent à qualifier d’« épuisement nerveux » ou même de « dépression ». En d’autres termes, j’étais complètement à plat et j’avais besoin d’un long repos très loin de tout. Je possédais quelques intérêts dans la compagnie minière qui constitue l’unique industrie de l’île (si l’on excepte la religion !) ; je savais que le climat de cette île était idéal, tout comme sa situation, ce qui en fait l’un des lieux les plus salubres du monde, à plus de quinze cents miles de toute forme de civilisation. Je pris donc mon billet, fis mes bagages, dis adieu à mes proches et m’embarquai sur le paquebot qui devait me conduire à Djakarta. Là, après un voyage agréable et sans incidents, je pris l’un des bateaux de la compagnie pour me rendre sur l’île de Rowe. J’avais réussi à effectuer ce long trajet en moins d’un mois. »

Extrait de : M.J Moorcock. « Le seigneur des airs – Oswald Bastable. »

La quête de Tanelorn par Michaël J. Moorcock

Fiche de La quête de Tanelorn

Titre : La quête de Tanelorn (Tome 7 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1975
Traduction : G. Lebec
Editeur : Pocket

Première page de La quête de Tanelorn

« Un vieil ami au château Airain

— Perdus ?
— Si fait.
— Mais des rêves, Hawkmoon ? Rien que des rêves ? Des rêves perdus ?
Interrogation proche du pathétique.
— Je ne pense pas.
Le comte Airain détourna son grand corps de la fenêtre, si bien que la lumière tomba soudain sur le visage émacié d’Hawkmoon.
— Ah, puissé-je avoir eu deux petits-enfants. Puissé-je les avoir eus. Un jour, peut-être…
Tant de fois répétée, cette conversation s’était presque moulée dans les formes d’un rituel. Le comte Airain n’aimait pas les mystères, ni ne les respectait.
— Il y avait un garçon et une fille. (Hawkmoon restait fatigué mais en lui ne subsistait nulle trace de démence.) Manfred et Yarmila. Le garçon vous ressemblait beaucoup. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – La quête de Tanelorn. »

Le champion de Garathorm par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le champion de Garathorm

Titre : Le champion de Garathorm (Tome 6 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1973
Traduction : G. Lebec
Editeur : Pocket

Première page de Le champion de Garathorm

« Reproductions et possibilités

 Dorian Hawkmoon n’était plus fou, non plus que rétabli. Si d’aucuns voyaient dans le Joyau Noir l’origine de son mal quand on le lui avait extirpé du front, d’autres tenaient que la guerre contre le Ténébreux Empire avait drainé de lui l’énergie que son existence entière aurait exigée pour être menée à son terme normal, partant qu’il ne lui en restait plus. Et pour d’autres encore, il pleurait son amour, Yisselda, fille du comte Airain et morte à Londra. Dans les cinq années de sa démence, à toute force Hawkmoon avait voulu qu’elle fût toujours vivante, qu’elle vécût avec lui au château Airain, qu’elle lui eût donné un fils et une fille.
Mais si les causes pouvaient faire l’objet de maints débats dans les tavernes et auberges d’Aigues-Mortes, la cité qui se blottissait sous le château Airain, les effets pour tous étaient manifestes.
Hawkmoon broyait du noir. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – Le champion de Garathorm. »

Le comte Airain par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le comte Airain

Titre : Le comte Airain (Tome 5 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1976
Traduction : G. Lebec
Editeur : Pocket

Première page de Le comte Airain

« Un spectre en Kamarg

 Il n’avait pas fallu moins de cinq ans pour restaurer la terre de Kamarg, repeupler ses marais des flamants géants écarlates, des blancs taureaux sauvages et des grands chevaux cornus qui jadis y avaient pullulé avant la venue des bestiales armées du Ténébreux Empire. Cinq années pleines pour reconstruire les tours de guet sur les frontières, relever les villes et rendre au château Airain sa massive et masculine beauté. Les remparts avaient même été renforcés, les tours surélevées car, ainsi que l’avait un jour dit Dorian Hawkmoon à la reine Flana de Granbretanne, le monde était encore féroce et la justice y restait rare.
Dorian Hawkmoon, duc de Köln, et sa jeune épouse, Yisselda, comtesse Airain, fille du défunt comte Airain, étaient les deux seuls survivants de cette poignée de héros »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – Le comte Airain. »

Le secret des runes par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le secret des runes

Titre : Le secret des runes (Tome 4 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1969
Traduction : B. Ferry
Editeur : Pocket

Première page de Le secret des runes

« Habiles stratèges, guerriers au courage féroce, peu soucieux de leurs vies, corrompus et pervers, acharnés à semer la mort et la destruction, les barons de Granbretanne détenaient le pouvoir et la force mais ignoraient la moralité et la justice. L’étendard du roi-empereur Huon, leur souverain, flottait aux vents de toutes les régions d’Europe et le continent tout entier leur était soumis ; d’ouest en est, ils avaient porté leur sinistre bannière jusqu’aux lointaines contrées qu’ils prétendaient dominer également. Aucune force au monde ne semblait exister qui pût endiguer la démence de ce flot meurtrier. À vrai dire, nul ne songeait même à leur résister. D’un orgueil insolent, glacé et implacable, ils exigeaient des nations entières pour tribut et l’obtenaient si bien que des populations entières gémissaient sous le joug sanglant de ces hordes impitoyables. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – Le Secret des runes. »

L’épée de l’aurore par Michaël J. Moorcock

Fiche de L’épée de l’aurore

Titre : L’épée de l’aurore (Tome 3 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1968
Traduction : B. Ferry
Editeur : Pocket

Première page de L’épée de l’aurore

« Quand Dorian Hawkmoon, dernier duc de Köln, eut arraché l’Amulette Rouge à la gorge du Dieu Fou pour s’approprier ce puissant talisman, il retourna en compagnie de Huillam d’Averc et d’Oladahn des Montagnes vers la Kamarg où le comte Airain, sa fille Yisselda, son compagnon Noblegent le philosophe et tout leur peuple étaient assiégés par les hordes du Ténébreux Empire conduites par le vieil ennemi d’Hawkmoon, le baron Meliadus de Kroiden.
La puissance du Ténébreux Empire était devenue telle qu’il menaçait désormais de détruire jusqu’à cette province de Kamarg pourtant bien défendue. La victoire semblait à la portée de Meliadus qui l’eût mise à profit pour s’emparer de Yisselda et faire périr à petit feu tous les autres, transformant la province en un champ de ruines et de cendres. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – L’Épée de l’Aurore. »

Le dieu fou par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le dieu fou

Titre : Le dieu fou (Tome 2 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1968
Traduction : J. Guiod
Editeur : Pocket

Première page de Le dieu fou

« Nous savons à présent comment Dorian Hawkmoon, dernier duc de Köln, est parvenu à se débarrasser du puissant Joyau Noir et à empêcher la cité d’Hamadan d’être conquise par le Ténébreux Empire de Granbretanne. Après avoir défait son ennemi juré, le baron Meliadus, Hawkmoon repartit vers l’Ouest et la Kamarg où l’attendait sa promise Yisselda, fille du comte Airain. Escorté de son fidèle compagnon Oladahn, homme sauvage venu des Montagnes Bulgares, Hawkmoon quitta la Perse et se dirigea vers la mer de Chypre et le port de Tarabulus où ils espéraient trouver un navire capable de les ramener en Kamarg. Mais ils se perdirent dans le désert de Syrie et furent bien près de mourir de soif et d’épuisement ; ce fut alors qu’ils virent les ruines paisibles de Soryandum s’étendre au pied d’une rangée de collines sur les flancs desquelles paissaient des troupeaux de moutons sauvages… »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – Le Dieu fou. »

Le joyau noir par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le joyau noir

Titre : Le joyau noir (Tome 1 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1967
Traduction : J.-L. Fromental, F. Landon
Editeur : Pocket

Première page de Le joyau noir

« Le comte Airain

Le comte Airain, seigneur gardian de Kamarg, enfourcha son cheval cornu et s’en alla inspecter ses terres. Il mena sa monture jusqu’à une petite colline, au sommet de laquelle se dressaient des ruines d’une extrême antiquité. C’étaient les vestiges d’une église gothique, et les vents et les pluies en avaient poli les murs. La pierre était recouverte de lierre. Les fleurs, qui avaient envahi les fenêtres, mettaient des taches d’ambre et de pourpre là où naguère s’étaient trouvés des vitraux colorés.
À chacune de ses sorties, le comte Airain venait faire halte au pied de ces ruines. Il éprouvait à leur égard un sentiment d’affinité, car, comme lui, elles étaient vieilles ; comme lui, elles avaient survécu à de nombreuses tourmentes et, comme lui encore, elles avaient été endurcies, et non pas affaiblies, par les atteintes du temps. La colline elle-même était un océan de hautes herbes, que le vent agitait. Elle était entourée par les marais luxuriants de Kamarg, qui s’étendaient à perte de vue, peuplés de taureaux blancs sauvages, de bandes de chevaux cornus et de flamants écarlates géants, assez forts pour emporter un homme adulte. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – Le Joyau Noir. »