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Les meilleurs romans de steampunk

Des machines à vapeur capables de bouleverser le monde, des dirigeables sillonnant les cieux, des savants excentriques, des automates, des villes victoriennes et des technologies qui n’auraient jamais dû exister : le steampunk est un genre qui aime réinventer le passé pour imaginer des futurs qui n’ont jamais eu lieu.

Né véritablement comme courant littéraire dans les années 1980, le steampunk puise pourtant largement dans les œuvres de Jules Verne, H. G. Wells et d’autres auteurs de la littérature d’anticipation du XIXe siècle. Mais il ne se résume pas à quelques machines à vapeur et à des décors victoriens. Le genre s’est progressivement mélangé avec l’uchronie, la fantasy, l’aventure, le fantastique et même la science-fiction.

Cette diversité se retrouve dans notre sélection des 20 meilleurs romans de steampunk. Des œuvres fondatrices aux romans plus récents, voici les livres qui ont contribué à définir et à renouveler le genre.


1. Les Voies d’Anubis — Tim Powers

Publié en 1983, Les Voies d’Anubis est l’un des romans fondateurs du steampunk moderne.

Tim Powers imagine un Londres victorien où les voyages dans le temps permettent de rencontrer des personnages historiques comme Lord Byron, tout en plongeant le lecteur dans un univers mêlant magie, sociétés secrètes, créatures fantastiques et machines étonnantes.

Le roman suit Brendan Doyle, un spécialiste de la littérature qui participe à une expédition temporelle pour assister à une conférence de Coleridge en 1810. Mais le voyage ne se déroule évidemment pas comme prévu.

Avec son mélange de Londres victorien, voyage temporel, histoire alternative, magie et aventure, Les Voies d’Anubis possède une place particulière dans l’histoire du steampunk.

C’est un excellent choix pour découvrir un steampunk qui ne se limite pas à la technologie et qui assume pleinement sa dimension fantastique.

Pourquoi le lire ?

  • Pour découvrir l’un des grands classiques du steampunk.
  • Pour son mélange de voyage temporel et de fantasy.
  • Pour son Londres victorien particulièrement imaginatif.
  • Pour son atmosphère d’aventure et de mystère.

2. La Machine à différences — William Gibson & Bruce Sterling

Et si la révolution informatique avait commencé au XIXe siècle ?

C’est le point de départ de La Machine à différences, publié en 1990 par William Gibson et Bruce Sterling.

Les deux auteurs imaginent une Angleterre victorienne profondément transformée par l’existence de machines mécaniques capables d’effectuer des calculs complexes. Charles Babbage a réussi à construire ses machines à différences et la technologie informatique s’est développée avec près d’un siècle d’avance.

Cette modification apparemment technique bouleverse toute la société britannique.

Le roman mélange ainsi uchronie, politique, technologie et société victorienne, tout en imaginant une révolution industrielle alternative particulièrement crédible.

Ici, pas besoin de multiplier les gadgets extraordinaires : c’est la simple modification de l’histoire technologique qui suffit à transformer complètement le monde.

La Machine à différences est également important parce qu’il montre que le steampunk peut être beaucoup plus qu’une esthétique : il peut devenir un véritable outil pour réfléchir à l’évolution des sociétés et des technologies.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son uchronie particulièrement ambitieuse.
  • Pour son interprétation du Londres victorien.
  • Pour son mélange de politique et de technologie.
  • Pour découvrir l’un des romans majeurs du steampunk moderne.

3. Homunculus — James P. Blaylock

Avec Homunculus, James P. Blaylock propose une autre vision du steampunk, beaucoup plus proche du fantastique et de l’horreur.

Publié en 1986, le roman se déroule dans une Angleterre victorienne peuplée de savants, d’inventeurs, d’alchimistes et de personnages aux motivations pour le moins douteuses.

L’histoire tourne notamment autour d’un mystérieux homoncule venu de l’espace et de plusieurs personnages qui cherchent à mettre la main sur lui.

Le roman mélange avec beaucoup de liberté science-fiction, fantastique, humour noir et imaginaire victorien.

Chez Blaylock, les machines ne sont donc pas simplement des éléments de décor. Elles participent à un univers étrange où les inventions scientifiques semblent constamment franchir les limites entre science, magie et folie.

Homunculus représente ainsi parfaitement le versant le plus baroque et fantastique du steampunk.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son ambiance victorienne très particulière.
  • Pour son mélange de science-fiction et de fantastique.
  • Pour ses inventeurs et savants complètement décalés.
  • Pour découvrir le steampunk dans sa forme la plus étrange.

4. Machines infernales — K. W. Jeter

K. W. Jeter est souvent considéré comme l’un des auteurs ayant contribué à populariser le terme steampunk lui-même.

Avec Machines infernales, premier volume de la série George Dower, il plonge son lecteur dans une Angleterre victorienne où les inventions mécaniques et les découvertes scientifiques prennent une place centrale.

Le jeune George Dower se retrouve entraîné dans une aventure où se mêlent inventions extraordinaires, savants, complots et machines improbables.

Le roman possède cette esthétique qui deviendra caractéristique du steampunk : une technologie mécanique poussée beaucoup plus loin que ce que permettait réellement l’époque victorienne.

La série George Dower ne compte que trois volumes, les deux suivants n’ayant pas été traduits. Cela n’empêche pas Machines infernales de constituer une excellente introduction à l’un des courants historiques du steampunk.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son importance dans l’histoire du genre.
  • Pour son univers victorien et mécanique.
  • Pour son côté aventureux et décalé.
  • Pour découvrir l’un des auteurs associés aux débuts du steampunk.

5. Le Seigneur des airs — Michael Moorcock

Avec Le Seigneur des airs, Michael Moorcock emmène le steampunk dans une direction beaucoup plus uchronique.

Premier volume de la série Oswald Bastable, le roman imagine un XXe siècle radicalement différent de celui que nous connaissons. Les puissances impériales disposent de technologies aéronautiques avancées et les dirigeables occupent une place centrale dans cet univers.

Oswald Bastable, officier britannique, découvre progressivement un monde qui ne correspond pas à celui de son époque.

Le roman permet à Moorcock de jouer avec les codes de l’aventure populaire, de l’impérialisme et de l’histoire alternative tout en développant une technologie rétrofuturiste particulièrement marquée.

Avec ses dirigeables, ses machines extraordinaires et son histoire alternative, Le Seigneur des airs constitue donc une autre étape importante dans l’évolution du steampunk.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son univers rétrofuturiste.
  • Pour ses dirigeables et ses technologies alternatives.
  • Pour son mélange d’aventure et d’uchronie.
  • Pour découvrir la série Oswald Bastable.

Pourquoi ces cinq romans sont-ils importants ?

Ces cinq premiers titres montrent déjà que le steampunk ne constitue pas un genre aussi uniforme qu’on pourrait le croire.

Les Voies d’Anubis privilégie le fantastique et le voyage temporel. La Machine à différences imagine une véritable histoire alternative de la révolution industrielle. Homunculus pousse le genre vers le fantastique et l’étrange. Machines infernales met davantage l’accent sur les inventions et l’aventure, tandis que Le Seigneur des airs explore les possibilités de l’uchronie et du rétrofuturisme.

C’est justement cette capacité à mélanger les genres qui fait la richesse du steampunk.


6. Mécaniques fatales — Philip Reeve

Et si les villes elles-mêmes pouvaient se déplacer et se livrer une guerre sans merci ?

C’est le point de départ de Mécaniques fatales, premier volume de la série Tom et Hester de Philip Reeve.

Dans cet univers, les ressources de la Terre sont devenues rares et les grandes villes se sont transformées en gigantesques machines mobiles. Elles parcourent les terres à la recherche de petites cités qu’elles peuvent capturer et absorber.

Londres est devenue une immense cité prédatrice, équipée de machines capables de poursuivre ses proies.

Le jeune Tom Natsworthy, apprenti historien, mène une existence relativement tranquille jusqu’au jour où il est précipité hors de Londres par une mystérieuse jeune femme, Hester Shaw.

Le roman mélange aventure, science-fiction, technologie rétrofuturiste et univers postapocalyptique.

Même si l’histoire s’éloigne du steampunk victorien traditionnel, Mécaniques fatales en reprend plusieurs éléments fondamentaux : machines gigantesques, technologies mécaniques, esthétique industrielle et vision alternative du progrès.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son concept spectaculaire de villes mobiles.
  • Pour son mélange de steampunk et de postapocalyptique.
  • Pour son rythme d’aventure particulièrement efficace.
  • Pour découvrir l’univers de Tom et Hester.

7. L’Âge de diamant — Neal Stephenson

Avec L’Âge de diamant, Neal Stephenson propose une vision du futur qui semble très éloignée du Londres victorien traditionnel du steampunk.

Pourtant, le roman partage avec le genre une fascination essentielle pour les technologies mécaniques et leur influence sur la société.

Dans ce futur, les nanotechnologies ont bouleversé l’économie et les rapports sociaux. Les objets peuvent être fabriqués presque instantanément à partir de matières premières, tandis que de nouvelles communautés se sont constituées autour de valeurs et de modes de vie différents.

L’un des éléments centraux du roman est un livre interactif extraordinaire, conçu pour accompagner une jeune fille dans son apprentissage.

Neal Stephenson mélange ici science-fiction, technologie, éducation, société et réflexion sur l’évolution humaine.

Pourquoi le retrouver dans une sélection steampunk ?

Parce que L’Âge de diamant appartient à cette branche du genre qui s’intéresse moins à la simple reconstitution victorienne qu’à une technologie alternative capable de transformer radicalement la civilisation.

C’est un steampunk beaucoup plus futuriste et conceptuel, mais qui participe à la même fascination pour les rapports entre technologie et société.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son imagination technologique.
  • Pour son monde profondément original.
  • Pour sa réflexion sur l’éducation et la société.
  • Pour découvrir une forme de steampunk très éloignée des clichés victoriens.

8. Le Prestige — Christopher Priest

Avec Le Prestige, Christopher Priest nous ramène dans l’Angleterre victorienne, mais par l’intermédiaire d’un univers dominé par les illusions, les inventions et les rivalités entre deux magiciens.

Le roman raconte la confrontation entre Alfred Borden et Robert Angier, deux illusionnistes prêts à tout pour surpasser leur rival.

Leurs spectacles deviennent progressivement de plus en plus extraordinaires, jusqu’à faire intervenir des technologies et des découvertes scientifiques qui dépassent largement les connaissances de leur époque.

Christopher Priest construit son histoire sous la forme de récits emboîtés, de journaux intimes et de témoignages contradictoires. Le lecteur est donc constamment amené à se demander ce qui est vrai et ce qui relève de l’illusion.

Le Prestige est ainsi à la frontière de plusieurs genres : roman historique, fantastique, science-fiction et récit d’anticipation.

Sa place dans cette sélection tient surtout à son atmosphère victorienne, à son utilisation de technologies extraordinaires et à cette fascination pour les inventeurs qui caractérise une partie du steampunk.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son atmosphère victorienne.
  • Pour sa confrontation entre magie et technologie.
  • Pour son intrigue construite comme un gigantesque tour de magie.
  • Pour découvrir le roman à l’origine du film de Christopher Nolan.

9. Les Enchantements d’Ambremer — Pierre Pevel

Avec Les Enchantements d’Ambremer, Pierre Pevel transpose le steampunk dans une version particulièrement française et fantastique.

Premier volume de la série Le Paris des Merveilles, le roman imagine un Paris du début du XXe siècle dans lequel la magie existe et où les créatures féeriques côtoient les humains.

Paris n’est pas exactement celui que nous connaissons. Les progrès techniques et la magie ont suivi des chemins différents, donnant naissance à un monde où se mélangent automates, dirigeables, inventions extraordinaires, fées, elfes et autres créatures fantastiques.

Le héros, Louis Denizart Hippolyte Griffont, est un mage et détective qui se retrouve impliqué dans une affaire particulièrement dangereuse.

Le résultat est un savoureux mélange de fantasy, enquête, aventure et esthétique rétrofuturiste.

Le steampunk de Pierre Pevel n’est donc pas une simple transposition du modèle britannique. L’auteur l’adapte à son propre imaginaire et transforme Paris en un terrain de jeu particulièrement séduisant.

Les Enchantements d’Ambremer est le premier volume d’une trilogie qui se poursuit avec L’Élixir d’oubli et Le Royaume immobile.

Pourquoi le lire ?

  • Pour découvrir une version française du steampunk.
  • Pour son mélange de magie et de technologie.
  • Pour son Paris alternatif particulièrement réussi.
  • Pour son côté aventure et enquête.

10. Boneshaker — Cherie Priest

Avec Boneshaker, Cherie Priest déplace le steampunk vers une Amérique alternative ravagée par une catastrophe industrielle.

Le roman se déroule dans une version uchronique de Seattle, après une catastrophe provoquée par une gigantesque machine de forage.

La ville est désormais séparée du reste du monde par un mur et envahie par un gaz toxique. À l’intérieur vivent des survivants dans un environnement dangereux, peuplé notamment de zombies.

Dans cet univers postapocalyptique, les machines, les inventions et les technologies rétrofuturistes occupent une place centrale.

Cherie Priest mélange ainsi steampunk, uchronie, aventure et horreur, donnant naissance à un roman très différent des récits victoriens classiques.

Boneshaker est également le premier volume du Cycle du siècle mécanique, une série qui compte trois volumes.

Ce roman montre parfaitement que le steampunk peut quitter l’Europe victorienne pour explorer d’autres périodes et d’autres territoires tout en conservant son identité.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son mélange de steampunk et d’horreur.
  • Pour son univers postapocalyptique.
  • Pour son uchronie américaine.
  • Pour ses machines et technologies rétrofuturistes.

Cinq visions très différentes du steampunk

Ces cinq romans montrent à quel point le genre s’est diversifié.

Avec Mécaniques fatales, Philip Reeve transforme le monde en gigantesque terrain de chasse mécanique. Neal Stephenson pousse le genre vers une science-fiction technologique avec L’Âge de diamant. Christopher Priest mélange le monde victorien, l’illusion et la science dans Le Prestige.

Pierre Pevel apporte quant à lui une dimension française et fantastique avec Les Enchantements d’Ambremer, tandis que Cherie Priest démontre avec Boneshaker que le steampunk peut parfaitement s’intégrer à un univers postapocalyptique et horrifique.


11. Perdido Street Station — China Miéville

Avec Perdido Street Station, China Miéville imagine l’une des villes les plus extraordinaires de la fantasy contemporaine : Nouvelle-Crobuzon.

La cité est immense, industrielle, polluée et peuplée d’humains mais aussi de créatures et de peuples aux formes très diverses. Les machines à vapeur, les automates, les inventions scientifiques et les technologies étranges y côtoient une magie particulièrement développée.

Le roman raconte l’histoire d’Isaac Dan der Grimnebulin, un scientifique qui accepte d’aider une créature mystérieuse victime d’une transformation particulièrement étrange.

Cette enquête va rapidement l’entraîner dans une affaire qui menace toute la ville.

Premier volume du Cycle de Bas-Lag, Perdido Street Station est difficile à enfermer dans une seule catégorie. Il mélange fantasy, science-fiction, horreur, aventure et esthétique steampunk.

C’est précisément cette hybridation qui lui vaut sa place dans notre sélection.

Le roman montre notamment comment le steampunk peut s’affranchir complètement du cadre victorien traditionnel pour créer un univers original, sombre et profondément fantastique.

Pourquoi le lire ?

  • Pour découvrir l’extraordinaire ville de Nouvelle-Crobuzon.
  • Pour son mélange de fantasy et de steampunk.
  • Pour son univers industriel particulièrement riche.
  • Pour son imaginaire très éloigné des clichés du genre.

12. Le Déchronologue — Stéphane Beauverger

Avec Le Déchronologue, Stéphane Beauverger propose un roman français particulièrement original qui mélange aventure maritime, uchronie et manipulation du temps.

Le capitaine Henri Villon commande le Déchronologue, un navire équipé d’une technologie extraordinaire : des canons capables de modifier le temps.

Son équipage va se retrouver entraîné dans une aventure où les événements ne semblent plus respecter une chronologie normale.

Le roman nous plonge dans un XVIIe siècle réinventé, peuplé de pirates, de navires et de technologies impossibles.

Le steampunk est ici très différent de sa forme victorienne habituelle. L’auteur transpose certains de ses principes dans une époque beaucoup plus ancienne, donnant naissance à une sorte de steampunk baroque et maritime.

Cette approche originale permet au roman de se démarquer nettement des œuvres qui reprennent simplement les codes du Londres industriel.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son univers maritime particulièrement original.
  • Pour son mélange de steampunk et de voyage temporel.
  • Pour son XVIIe siècle réinventé.
  • Pour découvrir un excellent exemple de steampunk français.

13. Confessions d’un automate mangeur d’opium — Fabrice Colin & Mathieu Gaborit

Avec Confessions d’un automate mangeur d’opium, Fabrice Colin et Mathieu Gaborit plongent le lecteur dans une France alternative où les machines, la magie et les inventions extraordinaires occupent une place centrale.

Le roman reprend plusieurs éléments caractéristiques du steampunk tout en leur ajoutant une importante dimension fantastique.

Automates, savants, inventions mécaniques et atmosphère fin-de-siècle participent à la construction d’un monde où la technologie semble constamment franchir les limites du possible.

Le titre lui-même résume assez bien l’esprit du roman : il s’agit d’un univers où la mécanique et l’étrange se rencontrent constamment.

Cette œuvre constitue donc un bon représentant du steampunk français teinté de fantastique, à côté du Paris des Merveilles de Pierre Pevel.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son univers français alternatif.
  • Pour son mélange de technologie et de fantastique.
  • Pour ses automates et ses inventions.
  • Pour découvrir une autre approche francophone du steampunk.

14. Leviathan — Scott Westerfeld

Avec Leviathan, Scott Westerfeld imagine une Première Guerre mondiale qui ne ressemble absolument pas à celle que nous connaissons.

Dans cet univers, les puissances européennes se divisent notamment entre les Clankers, qui utilisent d’immenses machines mécaniques, et les Darwinistes, qui ont développé des technologies biologiques permettant de créer des créatures vivantes utilisées comme armes et moyens de transport.

Le jeune Aleksandar, héritier de l’Empire austro-hongrois, se retrouve entraîné dans le conflit tandis que Deryn Sharp, jeune fille déguisée en garçon, sert dans les forces britanniques.

Le contraste entre les machines des Clankers et les organismes vivants des Darwinistes donne au roman une identité visuelle et technologique particulièrement forte.

Premier volume de la série Léviathan, qui compte trois volumes, le roman constitue une excellente porte d’entrée vers un steampunk destiné à un public plus jeune, sans pour autant sacrifier l’ampleur de son univers.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son uchronie de la Première Guerre mondiale.
  • Pour le contraste entre machines et biotechnologies.
  • Pour son univers rétrofuturiste très inventif.
  • Pour son mélange d’aventure, d’histoire et de science-fiction.

15. Les Conjurés de Florence — Paul J. McAuley

Avec Les Conjurés de Florence, Paul J. McAuley transpose le principe du steampunk dans une Renaissance italienne profondément différente de celle que nous connaissons.

Le roman imagine une Florence où les progrès scientifiques et technologiques ont pris une direction radicalement différente.

Machines, inventions, automates et manipulations scientifiques se mêlent ainsi aux intrigues politiques et aux ambitions des différents protagonistes.

Le résultat est un véritable steampunk de la Renaissance, très éloigné des décors victoriens auxquels le genre est généralement associé.

Cette capacité à transposer le principe du steampunk dans d’autres périodes historiques constitue justement l’un des principaux intérêts du roman.

Les Conjurés de Florence montre qu’il n’est pas nécessaire de reproduire systématiquement le Londres du XIXe siècle pour construire un univers steampunk convaincant.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son mélange de Renaissance et de rétrofuturisme.
  • Pour ses inventions et ses automates.
  • Pour son uchronie originale.
  • Pour découvrir une forme de steampunk particulièrement atypique.

Le steampunk peut-il exister sans époque victorienne ?

Ces cinq romans apportent une réponse assez claire : oui.

Perdido Street Station abandonne complètement notre histoire pour créer un monde de fantasy industrielle. Le Déchronologue transpose l’esthétique du genre au XVIIe siècle. Confessions d’un automate mangeur d’opium imagine une France alternative où technologie et fantastique se rencontrent. Leviathan transforme la Première Guerre mondiale en conflit entre machines et créatures biologiques, tandis que Les Conjurés de Florence invente une Renaissance rétrofuturiste.

Ces romans montrent ainsi que le véritable cœur du steampunk n’est peut-être pas une époque précise, mais plutôt la rencontre entre une histoire alternative, des technologies anachroniques et un imaginaire nourri par les révolutions industrielles.


16. Jack Faust — Michael Swanwick

Avec Jack Faust, Michael Swanwick revisite l’un des grands mythes de la littérature fantastique : celui de Faust.

Le personnage de Jack Faust cherche à dépasser les limites du savoir humain et conclut un pacte qui lui permet d’acquérir des connaissances extraordinaires. Mais cette découverte du progrès scientifique va également transformer profondément le monde qui l’entoure.

Le roman mélange ainsi fantastique, histoire alternative, science et technologie, dans une Europe qui ne suit plus exactement le cours de notre histoire.

Swanwick utilise les codes du steampunk pour réfléchir aux conséquences du progrès scientifique et à la transformation d’une société confrontée à des connaissances qu’elle n’est pas nécessairement prête à maîtriser.

Le résultat est un roman particulièrement original, qui associe les grandes figures du mythe fantastique à une réflexion sur la science et le progrès.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son mélange de fantastique et de science.
  • Pour sa réinterprétation du mythe de Faust.
  • Pour son univers historique alternatif.
  • Pour découvrir un steampunk très différent des aventures victoriennes classiques.

17. La Porte des mondes — Robert Silverberg

Avec La Porte des mondes, Robert Silverberg propose une uchronie qui imagine une histoire radicalement différente de la nôtre.

Une catastrophe démographique bouleverse profondément l’Europe et le monde méditerranéen. Les grandes civilisations que nous connaissons ont évolué selon d’autres trajectoires, donnant naissance à un monde où les rapports de force politiques, économiques et culturels sont totalement différents.

Le roman suit Dan Beauchamp, un Anglais qui voyage dans cet univers alternatif et découvre progressivement une histoire qui aurait pu être la nôtre.

Le livre se situe davantage du côté de l’uchronie historique que du steampunk strict. Mais son intérêt pour les technologies, les sociétés alternatives et les conséquences d’une divergence historique le rapproche de certaines formes du genre.

C’est donc une œuvre plus périphérique dans notre classement, mais particulièrement intéressante pour les lecteurs qui apprécient le steampunk lorsqu’il rencontre l’histoire alternative.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son histoire alternative particulièrement ambitieuse.
  • Pour son univers très différent de notre réalité.
  • Pour son mélange d’aventure et d’uchronie.
  • Pour explorer la frontière entre steampunk et histoire alternative.

18. L’Instinct de l’équarrisseur — Thomas Day

Avec L’Instinct de l’équarrisseur, Thomas Day propose une interprétation française particulièrement sombre du steampunk.

Le roman joue avec les codes de l’aventure, du fantastique et de l’histoire alternative, dans un univers où la technologie et la violence occupent une place importante.

Comme plusieurs œuvres françaises de notre sélection, le roman ne cherche pas simplement à reproduire le Londres victorien traditionnel. Il utilise plutôt les possibilités offertes par le steampunk pour construire un monde décalé, brutal et imaginatif.

Thomas Day s’intéresse notamment aux rapports entre technologie, pouvoir et violence, donnant au récit une tonalité beaucoup plus sombre que celle des aventures steampunk les plus classiques.

Pourquoi le lire ?

  • Pour découvrir une vision française du steampunk.
  • Pour son ambiance sombre.
  • Pour son mélange d’aventure et d’histoire alternative.
  • Pour une approche plus adulte du genre.

19. Bohème — Mathieu Gaborit

Avec Bohème, Mathieu Gaborit développe un univers où la magie et la technologie se côtoient étroitement.

L’auteur, déjà présent dans notre sélection avec Confessions d’un automate mangeur d’opium, possède une longue expérience des univers mêlant fantasy, inventions et imaginaire industriel.

Bohème s’inscrit dans cette tradition avec un monde où les machines et les éléments fantastiques ne sont jamais très éloignés les uns des autres.

Le roman représente ainsi une autre facette du steampunk français teinté de fantasy.

L’intérêt de Gaborit est justement de ne pas considérer la technologie et la magie comme deux éléments incompatibles. Elles participent toutes les deux à la construction de son univers et contribuent à lui donner une identité très particulière.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son mélange de magie et de technologie.
  • Pour découvrir une autre facette du steampunk français.
  • Pour son univers original.
  • Pour les lecteurs qui apprécient le steampunk teinté de fantasy.

20. Jonathan Strange & Mr Norrell — Susanna Clarke

Pour terminer notre Top 20, nous retrouvons un roman qui se situe clairement à la frontière entre plusieurs genres.

Jonathan Strange et Mr Norrell se déroule dans une Angleterre alternative du XIXe siècle où la magie, longtemps considérée comme une pratique appartenant au passé, revient progressivement dans la société.

Deux magiciens aux caractères très différents vont participer à cette renaissance : le prudent Mr Norrell et le jeune Jonathan Strange.

Le roman de Susanna Clarke est avant tout une œuvre de fantasy historique et de magie, mais son cadre britannique, son imaginaire du XIXe siècle et son mélange entre histoire alternative, inventions et esthétique rétrofuturiste permettent de le rapprocher du steampunk au sens large.

C’est donc l’une des œuvres les plus discutables de notre classement, mais aussi l’une des plus intéressantes pour comprendre la frontière entre steampunk et fantasy victorienne.

Si vous appréciez les univers historiques réinventés, la magie et les atmosphères britanniques, le roman mérite largement le détour.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son extraordinaire relecture de l’Angleterre du XIXe siècle.
  • Pour son mélange d’histoire et de magie.
  • Pour son atmosphère victorienne.
  • Pour découvrir la frontière entre fantasy historique et steampunk.

Et les autres romans de steampunk à découvrir ?

Notre Top 20 ne peut évidemment pas représenter toutes les facettes du steampunk. Plusieurs romans méritent donc d’être ajoutés à votre liste de lecture.

Du côté de Pierre Pevel, L’Élixir d’oubli et Le Royaume immobile poursuivent l’aventure du Paris des Merveilles, tandis que Les Ombres de Wielstadt propose une autre incursion de l’auteur dans un univers historique teinté de fantastique.

Dreadnought, de Cherie Priest, complète le Cycle du siècle mécanique après Boneshaker.

On peut également citer Le Peshawar Lancers de S. M. Stirling, New Victoria de Lia Habel, Le Club Vesuvius de Mark Gatiss, La Fugitive de Whitechapel de Bec McMaster et Frey de Chris Wooding.

Pour les lecteurs qui souhaitent aller vers des œuvres plus proches de la fantasy, Perdido Street Station de China Miéville constitue déjà un excellent exemple d’hybridation entre les deux genres.

Enfin, certaines œuvres sont importantes pour comprendre les racines du steampunk sans être du steampunk à proprement parler. C’est notamment le cas de Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne et de La Machine à explorer le temps de H. G. Wells.

Ces deux romans ont profondément participé à l’imaginaire technologique et rétrofuturiste dont le steampunk s’est ensuite nourri.


Conclusion

Le steampunk est un genre difficile à enfermer dans une définition unique.

Il peut prendre la forme d’un Londres victorien rempli de machines extraordinaires, comme dans Les Voies d’Anubis ou Machines infernales. Il peut devenir une uchronie technologique ambitieuse avec La Machine à différences, une aventure rétrofuturiste avec Le Seigneur des airs, ou encore une fantasy industrielle avec Perdido Street Station.

D’autres auteurs choisissent de déplacer complètement le genre : Philip Reeve imagine des villes capables de se déplacer dans Mécaniques fatales, Cherie Priest transforme le steampunk en récit postapocalyptique avec Boneshaker, tandis que Scott Westerfeld réinvente la Première Guerre mondiale dans Leviathan.

La littérature française n’est pas en reste. Pierre Pevel, Stéphane Beauverger, Fabrice Colin, Mathieu Gaborit et Thomas Day proposent chacun une vision personnelle du genre, souvent en le mélangeant avec la fantasy, l’aventure ou l’histoire alternative.

Et c’est probablement cette liberté qui fait la force du steampunk. Derrière les dirigeables, les automates, les machines à vapeur et les lunettes d’aviateur se cache surtout une idée beaucoup plus intéressante : imaginer un monde où l’histoire, la technologie et le progrès auraient pris un autre chemin.

Si vous aimez les univers rétrofuturistes, les inventions impossibles, les uchronies et les aventures dans des mondes qui n’ont jamais existé, le steampunk offre donc un terrain de lecture particulièrement vaste.

Il ne vous reste plus qu’à choisir votre première machine à remonter le temps.

Les meilleurs romans de fantasy médiévale

La fantasy médiévale est l’une des formes les plus populaires de la littérature de l’imaginaire. Royaumes en guerre, châteaux, chevaliers, magie, créatures fantastiques, prophéties et luttes pour le pouvoir : ses ingrédients sont nombreux, mais les romans qui les utilisent avec talent sont finalement beaucoup plus rares.

Des paysages mythiques de la Terre du Milieu aux intrigues politiques du Trône de fer, en passant par les grandes sagas de Robin Hobb, Robert Jordan ou Brandon Sanderson, la fantasy médiévale a donné naissance à certaines des œuvres les plus importantes de la littérature de l’imaginaire.

Mais par où commencer ? Quels sont les cycles incontournables ? Et quels romans méritent vraiment leur place parmi les meilleurs ?

Nous avons sélectionné 20 œuvres majeures de la fantasy médiévale, en privilégiant aussi bien les grands classiques que les sagas modernes et quelques références francophones.

Qu’est-ce que la fantasy médiévale ?

La fantasy médiévale se déroule généralement dans un monde imaginaire fortement inspiré de l’Europe médiévale. On y retrouve des royaumes, des forteresses, des villages, des chevaliers, des guerriers, des conflits entre seigneurs et parfois des systèmes féodaux.

La magie et les créatures fantastiques constituent cependant la véritable différence avec un simple roman historique.

Dragons, sorciers, elfes, nains, artefacts magiques, peuples imaginaires ou forces surnaturelles peuvent ainsi côtoyer les personnages humains.

Le genre est toutefois très vaste. Certaines œuvres privilégient l’aventure et la magie, d’autres les guerres et les intrigues politiques. La fantasy moderne peut également adopter une tonalité beaucoup plus sombre, voire violente.

Notre sélection assume donc une définition relativement large de la fantasy médiévale, tout en écartant les œuvres trop éloignées de cet imaginaire.

1. Le Seigneur des anneaux — J. R. R. Tolkien

Difficile de parler de fantasy médiévale sans commencer par Le Seigneur des anneaux.

Publié au milieu des années 1950, le chef-d’œuvre de J. R. R. Tolkien a profondément marqué la fantasy moderne. Son influence est telle qu’une grande partie des codes aujourd’hui associés à la fantasy épique lui sont directement ou indirectement liés.

Le lecteur y découvre la Terre du Milieu, un univers extrêmement riche peuplé d’hommes, d’elfes, de nains, de hobbits et de nombreuses autres créatures.

Au centre du récit se trouve un objet qui pourrait décider du destin de tous les peuples de la Terre du Milieu : l’Anneau unique.

Pour le détruire, Frodon Sacquet doit quitter la Comté et entreprendre un voyage extrêmement dangereux. Il sera accompagné par plusieurs compagnons, tandis que les forces de Sauron se préparent à la guerre.

Le cycle compte trois volumes, à lire dans cet ordre :

  1. La Communauté de l’anneau
  2. Les Deux Tours
  3. Le Retour du roi

Même après plusieurs décennies, Le Seigneur des anneaux reste une référence incontournable pour quiconque souhaite découvrir la fantasy médiévale.

2. Le Trône de fer — George R. R. Martin

Avec Le Trône de fer, George R. R. Martin propose une vision beaucoup plus sombre et réaliste de la fantasy médiévale.

Ici, les royaumes ne sont pas seulement menacés par des créatures surnaturelles : les ambitions politiques, les trahisons et les rivalités entre grandes familles constituent également des dangers redoutables.

Le continent de Westeros est dominé par plusieurs maisons qui se disputent le pouvoir. Les Stark, les Lannister, les Baratheon et d’autres familles vont se retrouver entraînés dans une lutte dont les conséquences dépassent largement la question du trône.

L’une des particularités majeures de la saga réside dans son traitement des personnages. Les frontières entre héros et personnages secondaires sont beaucoup moins nettes que dans la fantasy traditionnelle, et personne ne semble véritablement à l’abri.

Le cycle compte 15 volumes dans l’édition française sur Mais-Encore.fr, en commençant par Le Trône de fer.

Pour les lecteurs qui apprécient les intrigues politiques, les personnages complexes et une fantasy médiévale particulièrement sombre, c’est l’un des grands incontournables du genre.

3. L’Assassin royal — Robin Hobb

Avec L’Assassin royal, Robin Hobb délaisse la fantasy spectaculaire pour construire une histoire beaucoup plus intime.

Le personnage central est FitzChevalerie, un jeune garçon dont la naissance le place au cœur des affaires de la famille royale. Formé pour devenir assassin au service du royaume, Fitz va devoir apprendre à maîtriser ses capacités tout en naviguant dans les intrigues de la cour.

La force du cycle tient notamment à son personnage principal. Robin Hobb s’intéresse autant à ses relations, ses doutes et ses blessures qu’aux événements fantastiques qui l’entourent.

La magie occupe également une place importante dans cet univers, notamment à travers l’Art et le Vif.

Le cycle principal compte six volumes, à commencer par :

  1. L’Apprenti assassin
  2. L’Assassin du roi
  3. La Nef du crépuscule
  4. Le Poison de la vengeance
  5. La Voie magique
  6. La Reine solitaire

L’Assassin royal est particulièrement recommandé aux lecteurs qui recherchent une fantasy médiévale centrée sur les personnages plutôt que sur les seules batailles.

4. La Roue du temps — Robert Jordan

Avec La Roue du temps, Robert Jordan s’attaque à l’une des grandes fresques de la fantasy épique.

Le point de départ semble relativement classique : un jeune homme vivant dans une région isolée découvre que son existence est liée à des événements qui dépassent largement son village.

Mais la série va rapidement prendre une ampleur considérable. Robert Jordan construit progressivement un monde immense, avec ses peuples, ses cultures, ses religions, ses systèmes politiques et ses différentes formes de magie.

Le destin des personnages est lié à une ancienne prophétie et à un conflit qui oppose les forces de la Lumière aux puissances qui menacent le monde.

La série compte 16 volumes sur Mais-Encore.fr, avec L’Œil du monde comme premier volume principal, précédé selon les éditions de Les Corbeaux.

La Roue du temps s’adresse avant tout aux lecteurs qui aiment les univers extrêmement développés et les longues sagas dans lesquelles les personnages évoluent sur plusieurs milliers de pages.

5. La Belgariade — David Eddings

Avec La Belgariade, David Eddings revient à une fantasy plus traditionnelle et particulièrement accessible.

Garion, un jeune garçon apparemment ordinaire, mène une existence paisible jusqu’au jour où des événements étranges commencent à bouleverser sa vie. Il découvre progressivement que son destin est beaucoup plus important qu’il ne pouvait l’imaginer.

Le récit reprend certains grands motifs de la fantasy épique — prophétie, magie, destinée, ancien conflit entre forces rivales — tout en accordant une place importante aux personnages et aux dialogues.

La série compte cinq volumes, à commencer par Le Pion blanc des présages.

La Belgariade constitue ainsi une excellente porte d’entrée vers la fantasy médiévale classique, notamment pour les lecteurs qui souhaitent découvrir une grande saga sans commencer immédiatement par les œuvres les plus complexes ou les plus sombres du genre.

6. Les Chroniques de Narnia — C. S. Lewis

Publié entre 1950 et 1956, Les Chroniques de Narnia de C. S. Lewis constituent l’un des grands classiques de la fantasy.

Le lecteur y découvre Narnia, un monde parallèle peuplé d’animaux capables de parler, de créatures fantastiques, de sorciers et de rois. Plusieurs enfants venus de notre monde vont être entraînés dans les conflits qui opposent les forces du bien et du mal.

La série mêle aventure, magie, mythologie et merveilleux, avec une atmosphère qui peut être aussi bien féerique que beaucoup plus sombre.

Les sept volumes peuvent être lus dans l’ordre chronologique de l’histoire :

  1. Le Neveu du magicien
  2. Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique
  3. Le Cheval et son écuyer
  4. Le Prince Caspian
  5. L’Odyssée du Passeur d’aurore
  6. Le Fauteuil d’argent
  7. La Dernière Bataille

Avec son univers médiéval fantastique, ses royaumes, ses batailles et ses créatures légendaires, Narnia reste une œuvre incontournable pour découvrir la fantasy classique.

7. Le Cycle de Terremer — Ursula K. Le Guin

Avec Terremer, Ursula K. Le Guin propose une fantasy médiévale très différente des grandes sagas épiques traditionnelles.

Le premier volume, Le Sorcier de Terremer, raconte l’apprentissage de Ged, un jeune garçon doté de pouvoirs magiques exceptionnels. Mais la maîtrise de la magie exige bien davantage que de simples connaissances : elle impose de comprendre les forces que l’on manipule et leurs conséquences.

Au fil des romans, Le Guin développe un monde composé d’îles, de royaumes et de peuples différents, dans lequel la magie repose notamment sur la connaissance des véritables noms des choses.

Le cycle compte six volumes :

  1. Le Sorcier de Terremer
  2. Les Tombeaux d’Atuan
  3. L’Ultime Rivage
  4. Tehanu
  5. Contes de Terremer
  6. Le Vent d’ailleurs

L’intérêt de Terremer ne réside pas seulement dans son univers. Ursula K. Le Guin utilise la fantasy pour explorer des thèmes comme l’identité, le pouvoir, la responsabilité et l’équilibre.

C’est une œuvre à privilégier pour les lecteurs qui recherchent une fantasy plus profonde et introspective.

8. Les Archives de Roshar — Brandon Sanderson

Avec Les Archives de Roshar, Brandon Sanderson s’inscrit dans la tradition de la fantasy épique tout en développant un univers particulièrement ambitieux.

Roshar est un monde marqué par des tempêtes dévastatrices et par une histoire ancienne dont les secrets continuent de peser sur le présent. Les royaumes, les ordres de chevaliers et les pouvoirs surnaturels sont au cœur d’un conflit qui menace de bouleverser l’ensemble du monde.

Le premier volume, La Voie des rois, introduit plusieurs personnages et points de vue qui vont progressivement se rejoindre.

La série compte 11 volumes sur Mais-Encore.fr, avec La Voie des rois 1 comme point de départ.

Sanderson accorde également une grande importance à la construction de son système de magie. Les pouvoirs ne sont pas simplement mystérieux : ils obéissent à des règles précises qui deviennent progressivement essentielles à l’intrigue.

Les Archives de Roshar conviendront donc particulièrement aux lecteurs qui aiment les grandes fresques, les systèmes de magie élaborés et les univers extrêmement détaillés.

9. Fils-des-Brumes — Brandon Sanderson

Avec Fils-des-Brumes, Brandon Sanderson propose une fantasy médiévale plus originale que ne pourrait le laisser penser son apparence initiale.

Le premier volume, L’Empire ultime, se déroule dans un monde dominé depuis des siècles par un souverain quasi divin. La société est profondément divisée entre les nobles et les skaa, tandis qu’un système de magie fondé sur la consommation de métaux permet à certains individus de développer des capacités extraordinaires.

Vin, une jeune voleuse, découvre qu’elle possède elle aussi ces pouvoirs.

Elle rejoint alors un groupe de rebelles qui prépare un projet extrêmement ambitieux : renverser l’Empire.

La série compte sept volumes sur Mais-Encore.fr, en commençant par L’Empire ultime.

L’originalité de Fils-des-Brumes tient notamment à son système de magie, mais aussi à son mélange entre aventure, révolution, intrigue politique et fantasy épique.

C’est une excellente série pour les lecteurs qui souhaitent retrouver les grands codes de la fantasy médiévale tout en découvrant un univers qui cherche à les renouveler.

10. Le Livre des Martyrs — Steven Erikson

Avec Le Livre des Martyrs, Steven Erikson propose l’une des œuvres les plus ambitieuses et les plus exigeantes de la fantasy épique moderne.

Le premier volume, Les Jardins de la lune, plonge immédiatement le lecteur dans un monde immense, marqué par les guerres, les empires, les dieux et les forces magiques.

L’une des particularités de la série est de ne pas tout expliquer immédiatement. Erikson introduit de nombreux personnages, peuples et événements sans toujours fournir toutes les clés permettant de les comprendre dès leur apparition.

Le lecteur doit donc progressivement reconstituer l’histoire et les relations entre les différentes forces qui s’affrontent.

La série compte 10 volumes, à commencer par Les Jardins de la lune.

Le Livre des Martyrs est particulièrement recommandé aux lecteurs qui aiment les univers gigantesques, les intrigues complexes et les œuvres qui demandent une véritable implication.

Ce n’est pas nécessairement la meilleure porte d’entrée pour découvrir la fantasy médiévale, mais c’est certainement l’une des sagas les plus impressionnantes pour les lecteurs prêts à s’investir dans une longue fresque.

11. Les Chroniques de Krondor — Raymond E. Feist

Avec Les Chroniques de Krondor, Raymond E. Feist construit l’une des grandes fresques de la fantasy médiévale américaine.

Le cycle nous entraîne dans le monde de Midkemia, où royaumes, guerres, magie et peuples fantastiques se côtoient. L’histoire commence avec Magicien, qui suit notamment Pug, un jeune garçon destiné à découvrir que le monde est beaucoup plus vaste et dangereux qu’il ne l’imaginait.

Au fil des romans, l’univers s’étend considérablement et de nouveaux personnages viennent prendre une place centrale dans le récit. Les conflits entre royaumes et les relations avec des civilisations venues d’autres mondes donnent progressivement à la saga une dimension particulièrement épique.

Sur Mais-Encore.fr, l’ensemble compte 29 volumes répartis en 10 séries. Pour commencer, il faut se tourner vers Magicien.

Les Chroniques de Krondor s’adressent avant tout aux lecteurs qui aiment les grandes sagas de fantasy, les personnages qui évoluent sur plusieurs volumes et les univers suffisamment vastes pour permettre de multiplier les histoires.

12. La Première Loi — Joe Abercrombie

Avec La Première Loi, Joe Abercrombie propose une fantasy médiévale nettement plus sombre et cynique.

Le premier volume, Premier sang, présente plusieurs personnages aux parcours très différents : un barbare, un inquisiteur, un noble et un magicien vont progressivement se retrouver liés par les événements qui agitent leur monde.

Abercrombie reprend certains codes traditionnels de la fantasy épique, mais les détourne avec une grande liberté. Les héros ne sont pas nécessairement courageux, les personnages moralement irréprochables sont rares et les conflits ne se résolvent pas toujours comme dans les récits classiques.

La trilogie compte trois volumes :

  1. Premier sang
  2. Déraison et sentiments
  3. Dernière querelle

L’une des grandes forces de la série réside dans ses personnages. Joe Abercrombie s’intéresse particulièrement à leurs contradictions, à leurs faiblesses et aux compromis qu’ils sont prêts à accepter pour survivre.

La Première Loi est donc un excellent choix pour les lecteurs qui souhaitent une fantasy médiévale adulte, violente et souvent particulièrement ironique.

13. La Compagnie noire — Glen Cook

Avec La Compagnie noire, Glen Cook contribue à populariser une fantasy militaire beaucoup plus sombre que les grandes sagas traditionnelles.

La série raconte les aventures d’une compagnie de mercenaires qui vend ses services au plus offrant. Les membres de la Compagnie ne sont pas des chevaliers héroïques : ce sont des soldats habitués à la guerre, à la violence et aux compromis nécessaires pour rester en vie.

Le récit est notamment raconté à travers les chroniques de la Compagnie, ce qui donne à l’ensemble une tonalité très particulière.

Le monde dans lequel évoluent les mercenaires est dominé par des puissances magiques et des personnages redoutables, mais la guerre est toujours observée à hauteur d’homme.

La série compte 13 volumes, en commençant par La Compagnie noire.

Avec son approche militaire, son atmosphère sombre et ses personnages moralement ambigus, l’œuvre de Glen Cook a fortement influencé une partie de la fantasy moderne.

14. Le Cycle d’Elric — Michael Moorcock

Impossible de parler de fantasy médiévale sans évoquer Elric, l’un des personnages les plus célèbres de la sword & sorcery.

Elric est un empereur albinos, physiquement fragile mais doté d’immenses pouvoirs magiques. Son arme, Stormbringer, est une épée runique capable d’absorber les âmes de ceux qu’elle tue.

Michael Moorcock s’éloigne ici radicalement du héros traditionnel. Elric est tourmenté, vulnérable et souvent confronté aux conséquences désastreuses de ses propres choix.

L’univers du cycle est également marqué par le combat entre la Loi et le Chaos, deux forces qui dépassent largement les simples rivalités entre royaumes.

Le cycle compte 11 volumes sur Mais-Encore.fr, à commencer par Elric des Dragons.

Elric constitue une excellente porte d’entrée vers la sword & sorcery, mais aussi vers une fantasy plus sombre et plus décadente, très différente de l’héritage de Tolkien.

15. Le Cycle des épées — Fritz Leiber

Avec Le Cycle des épées, Fritz Leiber met en scène deux personnages devenus emblématiques de la fantasy d’aventure : Fafhrd et le Souricier gris.

Les deux héros sont très différents, mais partagent le goût de l’aventure, des combats et des ennuis. Leurs histoires les conduisent à travers des cités dangereuses, des contrées étranges et des situations où l’humour côtoie souvent la violence.

Leiber privilégie une fantasy d’aventure plus légère et plus dynamique que celle des grandes fresques épiques.

Le cycle compte sept volumes, à commencer par Épées et démons.

L’importance historique de cette série est considérable : elle fait partie des œuvres qui ont contribué à définir la sword & sorcery, avec ses aventuriers, ses voleurs, ses magiciens, ses monstres et ses cités pleines de dangers.

Pour les lecteurs qui recherchent davantage l’aventure et l’humour que les longues intrigues politiques, Le Cycle des épées constitue donc un excellent choix.

16. Les Livres des Rai-Kirah — Carol Berg

Moins connue du grand public que Tolkien, Robin Hobb ou Brandon Sanderson, Carol Berg mérite pourtant une place dans une sélection des grandes œuvres de fantasy médiévale avec Les Livres des Rai-Kirah.

Le premier volume, L’Esclave, nous fait découvrir Seyonne, un homme réduit en esclavage après la conquête de son peuple. Son existence va basculer lorsqu’il est chargé de protéger un prince dont le comportement cache de nombreux secrets.

La série mêle aventure, magie, politique et relations de pouvoir, tout en accordant une place importante à la psychologie de ses personnages.

Sur Mais-Encore.fr, la série compte trois volumes traduits :

  1. L’Esclave
  2. L’Insoumis
  3. Le Vengeur

Le quatrième volume de la série n’ayant pas été traduit en français, les lecteurs francophones doivent pour l’instant s’arrêter à cette trilogie.

Les Livres des Rai-Kirah constituent une excellente découverte pour ceux qui apprécient les univers de fantasy médiévale relativement classiques, mais qui souhaitent sortir des sagas les plus connues.

17. Gagner la guerre — Jean-Philippe Jaworski

Avec Gagner la guerre, Jean-Philippe Jaworski signe l’un des romans majeurs de la fantasy française contemporaine.

Le roman se déroule dans le Vieux Royaume, un univers de fantasy médiévale dans lequel intrigues politiques, guerres, manipulations et magie se mêlent étroitement.

Le personnage principal, Benvenuto Gesufal, est un assassin et homme de main au service de la République de Ciudalia. Cynique, brutal et particulièrement débrouillard, il évolue dans un monde où les puissants n’hésitent pas à employer les méthodes les plus discutables pour parvenir à leurs fins.

L’originalité du roman tient notamment à sa narration. Benvenuto raconte lui-même son histoire avec une voix très personnelle, souvent ironique et particulièrement savoureuse.

Gagner la guerre est le deuxième tome de la série Récits du Vieux Royaume. Il est précédé par Janua Vera, un recueil de récits qui permet de découvrir plusieurs aspects de cet univers.

Mais Gagner la guerre peut parfaitement être découvert seul.

Pour les lecteurs francophones qui recherchent une fantasy adulte, ambitieuse et particulièrement bien écrite, c’est aujourd’hui l’un des titres à ne pas manquer.

18. Les Salauds gentilshommes — Scott Lynch

Avec Les Salauds gentilshommes, Scott Lynch propose une fantasy médiévale centrée sur les voleurs, les escroqueries et les intrigues plutôt que sur les traditionnels héros chevaleresques.

Le premier volume, Les Mensonges de Locke Lamora, présente Locke Lamora, un voleur particulièrement talentueux qui dirige une bande de spécialistes de l’escroquerie.

Dans la cité de Camorr, les intrigues entre criminels et puissants sont nombreuses. Locke et ses compagnons vont cependant se retrouver confrontés à un adversaire beaucoup plus dangereux que prévu.

La série compte trois volumes sur Mais-Encore.fr, en commençant par :

  1. Les Mensonges de Locke Lamora
  2. Des horizons rouge sang
  3. La République des voleurs

L’un des grands atouts de la série est son mélange d’aventure, d’humour, de violence et de dialogues particulièrement travaillés.

Les Salauds gentilshommes est donc une excellente alternative aux grandes sagas de fantasy épique : ici, les héros ne cherchent pas nécessairement à sauver le monde. Ils cherchent surtout à réussir leurs coups.

19. La Chronique du tueur de roi — Patrick Rothfuss

Avec La Chronique du tueur de roi, Patrick Rothfuss propose une fantasy médiévale particulièrement centrée sur son personnage principal et sur l’art du récit.

Le premier volume, Le Nom du vent, raconte l’histoire de Kvothe, personnage légendaire dont la vie semble déjà appartenir aux histoires que l’on raconte dans les tavernes.

Musicien, magicien, étudiant et aventurier, Kvothe revient sur son passé et raconte comment il est devenu l’homme que les légendes décrivent.

Le récit mêle apprentissage, magie, aventure, musique, mystère et romance, avec une place particulièrement importante accordée à la narration.

Sur Mais-Encore.fr, la série compte cinq volumes, avec Le Nom du vent comme premier volume.

La série est particulièrement adaptée aux lecteurs qui apprécient les personnages charismatiques, les récits d’apprentissage et les univers de fantasy dans lesquels les légendes et la réalité se mélangent.

20. Le Haut Royaume — Pierre Pevel

Pour terminer cette sélection, impossible de ne pas faire une place à Pierre Pevel, l’un des représentants majeurs de la fantasy française contemporaine.

Avec Le Haut Royaume, l’auteur imagine un univers de fantasy médiévale dans lequel royaumes, chevaliers, complots et magie se côtoient.

Le premier cycle compte cinq volumes, à commencer par Le Chevalier.

L’univers est marqué par une longue histoire politique et militaire, tandis que les personnages doivent composer avec les ambitions des puissants et les menaces qui pèsent sur le royaume.

Pierre Pevel privilégie une fantasy très accessible, portée par l’aventure et les intrigues de cour, tout en développant progressivement son univers.

Sur Mais-Encore.fr, le Haut Royaume comprend également la série Les Sept Cités, qui compte trois volumes.

Avec cette œuvre, notre sélection se termine sur une référence francophone qui montre que la fantasy médiévale ne se résume pas aux grands classiques anglo-saxons.


Et les autres romans de fantasy médiévale à découvrir ?

Notre Top 20 ne signifie évidemment pas que les autres œuvres de notre sélection ne méritent pas d’être lues.

Certaines sont simplement moins incontournables, tandis que d’autres appartiennent à des courants plus particuliers de la fantasy.

Parmi les œuvres à découvrir, on peut notamment citer Le Hobbit de J. R. R. Tolkien, Les Chroniques de Thomas Covenant de Stephen R. Donaldson, Conan de Robert E. Howard, Le Cycle de Corum de Michael Moorcock ou encore Le Cycle de Lyonesse de Jack Vance.

La fantasy française et francophone offre également plusieurs alternatives intéressantes, avec Les Lames du Cardinal de Pierre Pevel, Le Puits des mémoires de Gabriel Katz, Les Chroniques des Crépusculaires de Mathieu Gaborit, Le Livre des étoiles d’Erik L’Homme, La Geste d’Alban de Jean-Luc Marcastel et L’Épée, la Famine et la Peste d’Aurélie Wellenstein.

Enfin, les lecteurs qui apprécient une fantasy plus sombre pourront se tourner vers La Reine rouge de Mark Lawrence, tandis que Les Chroniques de la tour de Laura Gallego García ou les œuvres de Katherine Kurtz (La Trilogie des rois et ses suites) offrent d’autres approches du genre.

La fantasy médiévale est suffisamment vaste pour permettre à chacun de trouver une saga correspondant à ses goûts : épopée, aventure, magie, politique, humour ou dark fantasy.

Conclusion : quelle fantasy médiévale lire maintenant ?

La fantasy médiévale ne se résume pas aux châteaux, aux chevaliers et aux dragons. C’est justement ce qui fait sa richesse. Derrière les codes du genre se cachent des histoires très différentes : épopées fondatrices, intrigues politiques, récits d’apprentissage, aventures de mercenaires, guerres gigantesques ou encore histoires plus sombres où la magie côtoie la violence et les jeux de pouvoir.

Les vingt œuvres de cette sélection montrent cette diversité. Le Seigneur des anneaux demeure une référence incontournable pour découvrir les fondations de la fantasy moderne. L’Assassin royal, La Roue du temps ou Les Archives de Roshar proposent des univers beaucoup plus vastes, à explorer sur plusieurs tomes. À l’inverse, Gagner la guerre, La Première Loi ou La Compagnie noire offrent une vision plus adulte, plus brutale et souvent plus cynique du genre.

Certains lecteurs chercheront avant tout le plaisir de l’aventure et pourront se tourner vers La Belgariade, Les Chroniques de Narnia ou Les Livres des Rai-Kirah. D’autres préféreront la magie et les grandes figures héroïques avec Terremer, Elric ou Le Cycle des épées. Et pour ceux qui aiment les intrigues, les personnages ambigus et les mondes où personne n’est vraiment à l’abri, Le Trône de fer, Les Salauds gentilshommes ou Le Haut Royaume constituent d’excellents choix.

Il n’existe donc pas un seul « meilleur » roman de fantasy médiévale. Le bon point de départ dépend surtout de ce que vous recherchez dans une lecture. Un grand classique, une saga monumentale, une fantasy sombre ou une aventure plus légère : le genre offre suffisamment de portes d’entrée pour que chacun puisse trouver son univers.

Et si vous avez déjà parcouru les vingt œuvres de cette sélection, les autres titres évoqués dans ce guide constituent autant de pistes pour poursuivre l’exploration. Car l’une des grandes forces de la fantasy médiévale est précisément de donner l’impression que, derrière chaque royaume découvert, un autre monde attend encore d’être exploré.

Les meilleures sagas de fantasy : 20 cycles complets à lire absolument

La fantasy est le royaume des grandes aventures. Contrairement aux romans indépendants, les sagas permettent de suivre des personnages pendant plusieurs volumes, d’explorer des mondes immenses et de vivre des épopées qui marquent durablement les lecteurs.

Que vous découvriez le genre ou que vous cherchiez votre prochaine lecture, voici une sélection des meilleures sagas de fantasy à lire.


1. Le Seigneur des Anneaux – J.R.R. Tolkien

Impossible de commencer autrement.

Avec la Terre du Milieu, Tolkien a posé les bases de la fantasy moderne. Elfes, nains, hobbits, magiciens et Anneau Unique composent une aventure qui reste la référence du genre.

Nombre de livres : 3 (auxquels s’ajoutent Le Hobbit et Le Silmarillion)

Pourquoi la lire ?

  • le chef-d’œuvre fondateur ;
  • un univers d’une richesse incomparable ;
  • des personnages devenus légendaires.

2. La Roue du Temps – Robert Jordan

Quatorze romans composent cette immense fresque où plusieurs jeunes héros voient leur destin bouleversé par la réapparition du Ténébreux.

C’est l’une des plus grandes sagas jamais écrites.

Nombre de livres : 14 + préquelle.

On aime :

  • un monde gigantesque ;
  • une évolution exceptionnelle des personnages ;
  • une intrigue qui prend de l’ampleur à chaque volume.

3. Les Archives de Roshar – Brandon Sanderson

Sanderson a créé un univers d’une incroyable originalité où les tempêtes façonnent le monde et où les chevaliers Radiants renaissent.

La série est toujours en cours.

Pourquoi la lire ?

  • une magie fascinante ;
  • des batailles spectaculaires ;
  • un univers extrêmement détaillé.

4. Fils-des-Brumes (Mistborn) – Brandon Sanderson

L’une des meilleures portes d’entrée dans l’œuvre de Sanderson.

Une jeune voleuse découvre qu’elle possède des pouvoirs capables de renverser un empire millénaire.

Atouts :

  • rythme parfait ;
  • système de magie unique ;
  • trilogie quasiment impossible à lâcher.

5. L’Assassin Royal – Robin Hobb

L’histoire de FitzChevalerie, bâtard royal formé pour devenir assassin.

Peu de romans développent leurs personnages avec autant de finesse.

Pourquoi cette saga est incontournable :

  • émotion permanente ;
  • personnages inoubliables ;
  • écriture remarquable.

6. Les Aventuriers de la Mer – Robin Hobb

Située dans le même univers que L’Assassin Royal, cette saga peut être lue indépendamment.

Les mystérieux vaisseaux vivants comptent parmi les créations les plus originales de la fantasy.


7. Le Disque-Monde – Terry Pratchett

Une immense série mêlant fantasy et humour.

Chaque roman peut presque se lire indépendamment, mais l’ensemble forme un univers d’une richesse exceptionnelle.

Idéal si vous aimez :

  • l’humour britannique ;
  • les parodies intelligentes ;
  • les personnages hauts en couleur.

8. Le Sorceleur – Andrzej Sapkowski

Avant les jeux vidéo et la série télévisée, il y avait les romans.

Geralt de Riv est devenu l’un des héros les plus populaires de la fantasy moderne.


9. Le Trône de Fer – George R. R. Martin

Intrigues politiques, guerres, dragons et retournements de situation.

Même inachevée, cette saga est déjà entrée dans la légende.


10. Les Annales de la Compagnie Noire – Glen Cook

Une fantasy militaire beaucoup plus sombre que la moyenne.

Elle a inspiré de nombreux auteurs contemporains.


11. Les Chroniques de Thomas Covenant – Stephen R. Donaldson

Une œuvre exigeante qui bouscule les codes du héros classique.


12. La Belgariade – David Eddings

Une saga idéale pour découvrir la fantasy classique.

Simple, efficace et extrêmement attachante.


13. La Mallorée – David Eddings

Suite directe de la Belgariade.

Les personnages emblématiques reviennent dans une nouvelle quête.


14. Les Royaumes d’Épines et d’Os – Greg Keyes

Une saga épique encore trop méconnue en France.

Elle mélange politique, magie ancienne et créatures mystérieuses.


15. Les Princes d’Ambre – Roger Zelazny

Un classique absolu.

Les membres de la famille royale d’Ambre peuvent voyager entre toutes les réalités.

Une idée qui influencera durablement la fantasy moderne.


16. Le Cycle de Terremer – Ursula K. Le Guin

Une fantasy poétique, philosophique et profondément humaniste.

Ged reste l’un des plus grands magiciens de la littérature.


17. Les Chroniques de Krondor – Raymond E. Feist

Une immense fresque couvrant plusieurs générations.

L’univers de Midkemia compte parmi les plus vastes du genre.


18. L’Épée de Vérité – Terry Goodkind

Une série qui divise les lecteurs mais qui possède une communauté de fans très fidèle.

Action, magie et aventures sont au rendez-vous.


19. Conan – Robert E. Howard

Contrairement aux autres séries de cette liste, Conan est constitué de nouvelles et de romans pouvant être lus indépendamment.

Chaque aventure plonge le lecteur dans l’âge hyborien, entre sorcellerie, cités perdues et combats épiques.


20. Elric de Melniboné – Michael Moorcock

Le célèbre empereur albinos armé de Stormbringer a profondément renouvelé la fantasy.

Elric est tout l’opposé des héros traditionnels.


Quelle saga choisir selon vos envies ?

Pour débuter en fantasy

Pour une immense fresque

Pour des personnages inoubliables

Pour une fantasy plus sombre

Pour une fantasy pleine d’humour


Faut-il lire une saga complète ?

Les grandes sagas demandent du temps, mais elles offrent une immersion incomparable. Voir évoluer les personnages sur plusieurs milliers de pages est l’un des grands plaisirs de la fantasy.

Si vous ne devez en choisir que cinq, nous vous recommandons :

  1. Le Seigneur des Anneaux
  2. La Roue du Temps
  3. L’Assassin Royal
  4. Fils-des-Brumes
  5. Les Archives de Roshar

Ces cinq cycles représentent à eux seuls plusieurs décennies d’évolution de la fantasy moderne.

Le tsar d’acier par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le tsar d’acier

Titre : Le tsar d’acier (Tome 3 sur 3 – Oswald Bastable)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1982
Traduction : J. Schmitt
Editeur : Opta / Galaxie

Première page de Le tsar d’acier

« Ce dut être au cours de mon cinquième jour en mer que j’eus cette révélation. De même qu’à un certain stade de son existence, un homme peut décider de la future conduite de sa vie, de même peut-il un jour faire choix d’une attitude envers la mort : soit en accepter la terrible réalité, soit s’évader dans une vision réconfortante, rêve de paradis ou de rédemption, et affronter ainsi sa fin presque avec plaisir.
Le sixième jour, il me parut évident que j’allais mourir, et c’est alors que je choisis l’illusion plutôt que la réalité.
J’étais resté allongé toute la matinée au fond du canot, le visage pressé contre le bois humide et fumant. Le soleil tropical me tapait sur la nuque et boursouflait mes chairs desséchées. Les battements ralentis de mon cœur me tambourinaient aux oreilles, formant contrepoint avec le heurt intermittent d’une vague contre le flanc de l’embarcation. »

Extrait de : M.J Moorcock. « Le tsar d’acier – Oswald Bastable. »

Le leviathan des terres par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le leviathan des terres

Titre : Le leviathan des terres (Tome 2 sur 3 – Oswald Bastable)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1974
Traduction : D. Hersant
Editeur : Opta / Galaxie

Première page de Le leviathan des terres

« Si je devais écrire un livre de voyages, quelle que fût l’étrangeté des événements que j’y relaterais, je n’éprouverais jamais, j’en suis sûr, autant de difficultés à en assurer la publication que je n’en connus en essayant d’intéresser un éditeur à l’extraordinaire récit fait par Oswald Bastable de son incursion dans le Futur, en 1973. Les gens n’ont pas peur de l’insolite, du moment que celui-ci se place dans un contexte acceptable. Un livre rapportant comme un fait avéré la découverte, au Tibet par exemple, d’une race d’hommes à quatre jambes ou à trois yeux, d’une intelligence exceptionnelle et dotés de pouvoirs prodigieux, serait probablement considéré par une grande partie du public comme parfaitement plausible. De même, si j’avais présenté le récit de Bastable comme un ouvrage de fiction, je suis certain que les critiques auraient loué ma fertile imagination et qu’un public assez nombreux, trouvant ce livre passionnant pour son prix, l’aurait dévoré en un ou deux après-midi d’été, pour l’oublier aussitôt la dernière page tournée. »

Extrait de : M.J Moorcock. « Le leviathan des terres – Oswald Bastable. »

Le seigneur des airs par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le seigneur des airs

Titre : Le seigneur des airs (Tome 1 sur 3 – Oswald Bastable)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1971
Traduction : D. Hersant
Editeur : Opta / Galaxie

Première page de Le seigneur des airs

« Au printemps de l’année 1903, sur le conseil de mon médecin, j’eus l’occasion de visiter cette magnifique et lointaine portion de terre située au milieu de l’océan Indien, que j’appellerai l’île de Rowe. Par suite de surmenage, je me trouvais victime de ce qu’à notre époque les charlatans se plaisent à qualifier d’« épuisement nerveux » ou même de « dépression ». En d’autres termes, j’étais complètement à plat et j’avais besoin d’un long repos très loin de tout. Je possédais quelques intérêts dans la compagnie minière qui constitue l’unique industrie de l’île (si l’on excepte la religion !) ; je savais que le climat de cette île était idéal, tout comme sa situation, ce qui en fait l’un des lieux les plus salubres du monde, à plus de quinze cents miles de toute forme de civilisation. Je pris donc mon billet, fis mes bagages, dis adieu à mes proches et m’embarquai sur le paquebot qui devait me conduire à Djakarta. Là, après un voyage agréable et sans incidents, je pris l’un des bateaux de la compagnie pour me rendre sur l’île de Rowe. J’avais réussi à effectuer ce long trajet en moins d’un mois. »

Extrait de : M.J Moorcock. « Le seigneur des airs – Oswald Bastable. »

La quête de Tanelorn par Michaël J. Moorcock

Fiche de La quête de Tanelorn

Titre : La quête de Tanelorn (Tome 7 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1975
Traduction : G. Lebec
Editeur : Pocket

Première page de La quête de Tanelorn

« Un vieil ami au château Airain

— Perdus ?
— Si fait.
— Mais des rêves, Hawkmoon ? Rien que des rêves ? Des rêves perdus ?
Interrogation proche du pathétique.
— Je ne pense pas.
Le comte Airain détourna son grand corps de la fenêtre, si bien que la lumière tomba soudain sur le visage émacié d’Hawkmoon.
— Ah, puissé-je avoir eu deux petits-enfants. Puissé-je les avoir eus. Un jour, peut-être…
Tant de fois répétée, cette conversation s’était presque moulée dans les formes d’un rituel. Le comte Airain n’aimait pas les mystères, ni ne les respectait.
— Il y avait un garçon et une fille. (Hawkmoon restait fatigué mais en lui ne subsistait nulle trace de démence.) Manfred et Yarmila. Le garçon vous ressemblait beaucoup. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – La quête de Tanelorn. »

Le champion de Garathorm par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le champion de Garathorm

Titre : Le champion de Garathorm (Tome 6 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1973
Traduction : G. Lebec
Editeur : Pocket

Première page de Le champion de Garathorm

« Reproductions et possibilités

 Dorian Hawkmoon n’était plus fou, non plus que rétabli. Si d’aucuns voyaient dans le Joyau Noir l’origine de son mal quand on le lui avait extirpé du front, d’autres tenaient que la guerre contre le Ténébreux Empire avait drainé de lui l’énergie que son existence entière aurait exigée pour être menée à son terme normal, partant qu’il ne lui en restait plus. Et pour d’autres encore, il pleurait son amour, Yisselda, fille du comte Airain et morte à Londra. Dans les cinq années de sa démence, à toute force Hawkmoon avait voulu qu’elle fût toujours vivante, qu’elle vécût avec lui au château Airain, qu’elle lui eût donné un fils et une fille.
Mais si les causes pouvaient faire l’objet de maints débats dans les tavernes et auberges d’Aigues-Mortes, la cité qui se blottissait sous le château Airain, les effets pour tous étaient manifestes.
Hawkmoon broyait du noir. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – Le champion de Garathorm. »

Le comte Airain par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le comte Airain

Titre : Le comte Airain (Tome 5 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1976
Traduction : G. Lebec
Editeur : Pocket

Première page de Le comte Airain

« Un spectre en Kamarg

 Il n’avait pas fallu moins de cinq ans pour restaurer la terre de Kamarg, repeupler ses marais des flamants géants écarlates, des blancs taureaux sauvages et des grands chevaux cornus qui jadis y avaient pullulé avant la venue des bestiales armées du Ténébreux Empire. Cinq années pleines pour reconstruire les tours de guet sur les frontières, relever les villes et rendre au château Airain sa massive et masculine beauté. Les remparts avaient même été renforcés, les tours surélevées car, ainsi que l’avait un jour dit Dorian Hawkmoon à la reine Flana de Granbretanne, le monde était encore féroce et la justice y restait rare.
Dorian Hawkmoon, duc de Köln, et sa jeune épouse, Yisselda, comtesse Airain, fille du défunt comte Airain, étaient les deux seuls survivants de cette poignée de héros »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – Le comte Airain. »

Le secret des runes par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le secret des runes

Titre : Le secret des runes (Tome 4 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1969
Traduction : B. Ferry
Editeur : Pocket

Première page de Le secret des runes

« Habiles stratèges, guerriers au courage féroce, peu soucieux de leurs vies, corrompus et pervers, acharnés à semer la mort et la destruction, les barons de Granbretanne détenaient le pouvoir et la force mais ignoraient la moralité et la justice. L’étendard du roi-empereur Huon, leur souverain, flottait aux vents de toutes les régions d’Europe et le continent tout entier leur était soumis ; d’ouest en est, ils avaient porté leur sinistre bannière jusqu’aux lointaines contrées qu’ils prétendaient dominer également. Aucune force au monde ne semblait exister qui pût endiguer la démence de ce flot meurtrier. À vrai dire, nul ne songeait même à leur résister. D’un orgueil insolent, glacé et implacable, ils exigeaient des nations entières pour tribut et l’obtenaient si bien que des populations entières gémissaient sous le joug sanglant de ces hordes impitoyables. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – Le Secret des runes. »