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Le carrousel des maléfices par Jean Ray

Fiche de Le carrousel des maléfices

Titre : Le carrousel des maléfices
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1964
Editeur : Néo

Sommaire de Le carrousel des maléfices

  • Mathématiques supérieures
  • La tête de M. Ramberger
  • Bonjour, Mr. Jones !
  • Histoires drôles
  • Têtes de lune
  • Le banc et la porte
  • Croquemitaine n’est plus…
  • Puzzle
  • L’envoyée du retour
  • La sotie de l’araignée
  • Le beau dimanche
  • Le « Tessaract »
  • La sorcière
  • Les gens célèbre de Tudor street
  • Trois petites vieilles sur un banc
  • La conjuration du lundi
  • Un tour de cochon
  • Smith… comme tout le monde…

Première page de Mathématiques supérieures

« Sur le dernier rayon de sa bibliothèque, Purple avait épinglé un carré de bristol : « Erreurs et Sottises ». Aux côtés de vieux traités de philosophie et de sciences, soutenant la croyance en une terre circulaire et plate supportée par des colonnes, ou déclarant en faillite le plus lourd que l’air, il avait rangé les livres de géométrie, selon les conceptions de monsieur Legendre.
Il savait que les professeurs de mathématiques, tels qu’on les impose aux élèves, de l’école primaire à l’université, n’étaient que de prétentieux ignorants.
Il entendait toujours le gros Théronde tonner, du haut de sa chaire, que Dieu lui-même n’aurait pu ébranler, le postulatum d’Euclide, base d’airain de la géométrie plane. »

Extrait de : Jean Ray. « Le Carrousel des Maléfices. »

La gerbe noire par Jean Ray

Fiche de La gerbe noire

Titre : La gerbe noire
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1947
Editeur : Néo

Sommaire de La gerbe noire

  • Le veilleur de la mort par A. Bierce
  • Le docteur Saul Ascher par H. Heine
  • Le blanc et le noir par Erckmann-Chatrian
  • Le rail sanglant par M. Renard
  • Le chat rouge par F. Parn
  • La chambre noire par Apfel et Laun
  • Sur la lande de Tappington par T. Incolsby
  • Documents d’épouvante par C. Crowe
  • La ruelle ténébreuse par J. Ray
  • 15.12.38. par T. Owen
  • Iblis, ou la rencontre avec le mauvais ange par A. Sauton
  • La vieille au fichu vert par G. Vigoureux
  • Trois… pour faire un choix par A. Denouwe

Première page de La ruelle ténébreuse

« Sur un quai de Rotterdam, les whinch péchaient hors des cales d’un cargo des ballots pressés de vieux papiers ; le vent les hérissait de banderilles multicolores, quand, tout à coup, l’un d’eux éclata comme une futaille dans la flamme.

Les dockers, en hâtifs coups de pelle, endiguèrent l’avalanche frémissante, mais une grande partie en fut abandonnée à la joie des petits enfants juifs, qui glanent l’éternel automne des ports.

Il y avait là de belles gravures Pearsons, coupées en deux par ordre de douane ; des liasses vertes et roses d’actions et d’obligations, derniers frissons de retentissantes banqueroutes ; de pauvres livres dont les pages étaient restées jointes comme des mains désespérées, et ma canne fourrageait dans cet immense résidu de la pensée, où ne vivait plus ni honte ni espérance. »

Extrait de : Jean Ray. « La gerbe noire. »

La croisière des ombres par Jean Ray

Fiche de La croisière des ombres

Titre : La croisière des ombres
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1932
Editeur : Néo

Première page de La croisière des ombres

« Ecoutez, derrière la puérile barrière de la vitre, noire comme du sang caillé, toute l’apothéose des bruits méchants de la tempête.
Elle est accourue de loin, du fond des mers haineuses.
Elle a dérobé aux rivages maudits, où pourrissent les phoques crevés de gale, les relents du mal noir et de la mort.
Elle a bué, honni, cinq cents agonies pour assiéger notre pauvre cabaret, où le whisky est aigre et le rhum épais.
C’est un enfant fort vilain qui dévaste un parc de roses, pour taquiner une coccinelle, et la voici qui flagelle notre bicoque avec ses nageoires de raie géante.
— Pourquoi, dit Holmer, faut-il mettre autour de chaque histoire terrible, une nuit noire et un orage affreux ? C’est de l’artifice. »

Extrait de : Jean Ray. « La croisière des ombres. »

La cité de l’indicible peur par Jean Ray

Fiche de La cité de l’indicible peur

Titre : La cité de l’indicible peur
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1943
Editeur : Marabout

Première page de La cité de l’indicible peur

« Sidney Terence Triggs ne fut jamais un policier.
Son père, Thomas Triggs, qui fut de son vivant garde-chasse sur les domaines de Sir Broody, le destina, dans ses rêves de gloire paternels, à la noble carrière des armes.
À Aldershot, on conserva de Sidney Terence Triggs le souvenir d’un garçon serviable, très doux et soumis aux brimades comme pas un, en dépit de sa puissante carrure et de sa considérable vigueur physique. Il n’y conquit aucun grade et, à ce qu’il paraît, n’en sollicita jamais.
Il fit partie des Rochester Guards ; mais le colonel Arrow, une grosse bourrique conservée dans le whisky, ne l’aimait pas et lui rendit l’existence pénible.
La protection de Sir Broody lui valut, à la fin de son engagement volontaire, une place dans la police métropolitaine. »

Extrait de : Jean Ray. « La Cité de l’Indicible Peur. »

Jack de minuit par Jean Ray

Fiche de Jack de minuit

Titre : Jack de minuit
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1932
Editeur : Claude Lefrancq

Première page de Jack de minuit

« Rowland Harleyson allait mourir.

Il n’avait plus aucun espoir ; une cordelette mince, mais solide comme une liane d’acier, le ficelait tel un filet de Saxe d’origine.

Les deux Arabes qui s’étaient penchés un instant sur lui – il sentait, jusqu’à la nausée, leur haleine épaisse d’ail et d’huile rance, – s’étaient relevés et le couvaient de regards rouges qui en disaient long sur leurs desseins.

L’un d’eux comptait d’une main inexperte les billets qui bourraient le portefeuille volé ; l’autre testait la pointe d’un poignard sur l’ongle du pouce. Cela rendait un son aigre-doux, comme celui d’une vielle lointaine.

« Ya… yaya, » fit le premier Arabe quand il eut finit de compter ; son complice revint vers Harleyson immobile, et, posément, il chercha l’endroit du cœur sous la chemise de soie. »

Extrait de : Jean Ray. « Jack de Minuit. »

Geierstein par Jean Ray

Fiche de Geierstein

Titre : Geierstein
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1949
Traduction : A. Verbrugghen, F. Goidts
Editeur : Terre de Brume

Première page de Geierstein

« Bien que John Arthur Drywood Exham ait, à trente-deux ans, déjà vécu bien des aventures, tant sur terre que sur les sept mers, il était à peu près persuadé que la grande aventure de sa vie ne débuterait qu’au cours de ce doux mois de mai de l’an 1815.

Depuis fin avril, il résidait à Gand, errant sans but dans l’âpre vieille ville, où les partisans du roi de France en fuite menaient grand train, avec le moins d’argent et le plus de dettes possibles. Lieutenant sans soldats, ayant perdu le contact avec eux lors d’une retraite précipitée à Conflans, il avait suivi le régiment du Colonel Drawsey à Gand et un fourrier insolent lui avait désigné comme logement une misérable mansarde au morne Drogenhof. »

Extrait de : Jean Ray. « Geierstein. »

Harry Dickson, l’intégrale 21 par Jean Ray

Fiche de Harry Dickson, l’intégrale 21

Titre : Harry Dickson, l’intégrale 21 (Tome 21 sur 21 – L’intégrale d’Harry Dickson)
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1986
Editeur : Néo

Sommaire de Harry Dickson, l’intégrale 21

  • Les illustres fils du zodiaque
  • L’énigme du sphinx
  • Usines de mort
  • Les feux follets du marais rouge
  • La dame du diamant bleu

Première page de Les illustres fils du zodiaque

« — Un petit verre de cassis de France, Mrs. Crown ?
— Ce ne sera pas de refus, Mr. Hull, puisque vous avez la politesse de me l’offrir. Ce n’est pas dans mes habitudes, mais venant d’un gentleman comme vous, on se ferait scrupule de refuser.
Mr. Timothée Hull tenait une boutique d’épicerie dans l’étroite Barlow Street ; c’était un gentleman de la vieille école, aimable et honnête envers la clientèle, intransigeant sur la qualité des marchandises qu’il offrait en vente.
Veuf sans enfants depuis de nombreuses années, il n’avait pas renoué les liens de l’hymen, malgré les nombreuses et tendres convoitises qui entouraient sa personne et surtout sa rondelette fortune. »

Extrait de : Jean Ray. « Harry Dickson, L’intégrale Tome 21. »

Harry Dickson, l’intégrale 20 par Jean Ray

Fiche de Harry Dickson, l’intégrale 20

Titre : Harry Dickson, l’intégrale 20 (Tome 20 sur 21 – L’intégrale d’Harry Dickson)
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1986
Editeur : Néo

Sommaire de Harry Dickson, l’intégrale 20

  • On a tué Monsieur Parkinson
  • La tête à deux sous
  • Le fauteuil 27
  • La nuit du marécage
  • La rue de la tête-perdue

Première page de On a tué Monsieur Parkinson

« Le commissaire de police finissait de prendre la déposition du dixième ou douzième forain. Tous déclaraient la même chose :
— Eh oui, on le reconnaît bien, c’est Mr. Parkinson !
— Qui est Mr. Parkinson ?
— Euh, c’est un confrère… Il avait un petit show de phénomènes, qu’il laissait exploiter par Mrs. Melair. Lui ne s’occupait pas beaucoup des affaires. Il allait et venait. C’était un bon homme. On le regrettera.
L’officier de police congédia le témoin qu’il venait d’interroger.
— Faites entrer le dompteur Hardmuth, ordonna-t-il au planton. »

Extrait de : Jean Ray. « Harry Dickson, L’intégrale Tome 20. »

Harry Dickson, l’intégrale 19 par Jean Ray

Fiche de Harry Dickson, l’intégrale 19

Titre : Harry Dickson, l’intégrale 19 (Tome 19 sur 21 – L’intégrale d’Harry Dickson)
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1986
Editeur : Néo

Sommaire de Harry Dickson, l’intégrale 19

  • La terrible nuit du zoo
  • Le studio rouge
  • La disparition de Mr. Byslop
  • Les histoires brèves de Harry Dickson
  • Les momies évanouies
  • Les mémoires de Harry Dickson
  • L’aventure espagnole

Première page de La terrible nuit du zoo

« Le Dr George Huxton déposa l’éprouvette qu’il maniait avec précaution et écouta attentivement d’où venait le bruit.
Ayant intentionnellement donné congé à son personnel, il se trouvait seul dans sa grande et sombre maison de Lewisham, véritable forteresse médiévale au cœur de Londres, et voici qu’il distinguait parfaitement le bruit d’une porte qui s’ouvrait puis se refermait avec prudence.
Sa main se posa sur le commutateur et plongea à l’instant le laboratoire dans l’obscurité.
Huxton garda pendant quelques instants une immobilité complète, mais le bruit ne se répéta plus et ne fut suivi par aucun autre.
Dans l’ombre, sa main chercha un bouton électrique, dissimulé dans l’angle de sa table, et le pressa. »

Extrait de : Jean Ray. « Harry Dickson, L’intégrale Tome 19. »

Harry Dickson, l’intégrale 18 par Jean Ray

Fiche de Harry Dickson, l’intégrale 18

Titre : Harry Dickson, l’intégrale 18 (Tome 18 sur 21 – L’intégrale d’Harry Dickson)
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1986
Editeur : Néo

Sommaire de Harry Dickson, l’intégrale 18

  • Les vingt-quatre heures prodigieuses
  • Le whisky de Monsieur Bitterstone
  • Les nuits effrayantes de Fellston
  • La résurrection de la Gorgone
  • La cité de l’étrange peur
  • Les énigmes de la maison rules

Première page de Les vingt-quatre heures prodigieuses

« Les débuts de l’étrange affaire que le biographe de Harry Dickson entreprend de raconter aujourd’hui remontent à 1908.
La terre avait tremblé en Sicile et Messine n’était plus que décombres fumants et ruines désolées.
Au large du cap Spartivento le croiseur britannique Ouse était ancré. Il offrit immédiatement son concours à l’Amirauté italienne, concours qui fut aussitôt accepté avec reconnaissance, car en ces jours beaucoup de touristes anglais se trouvaient dans l’île sinistrée, qui auraient trouvé ainsi une aide et un réconfort immédiats.
Le commandant du Ouse avait reçu, par marconi-gramme, de Londres, l’ordre d’aller sur-le-champ explorer les ruines de l’opulente villa Sefira, habitée par Lady Bradmore, riche et jeune veuve appartenant à la haute aristocratie anglaise. »

Extrait de : Jean Ray. « Harry Dickson, L’intégrale Tome 18. »