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La jeune vampire par Joseph-Henri Rosny aîné

Fiche de La jeune vampire

Titre : La jeune vampire
Auteur : Joseph-Henri Rosny aîné
Date de parution : 1911
Editeur : BeQ

Sommaire de La jeune vampire

  • La jeune vampire
  • La silencieuse

Première page de La jeune vampire

« – Il y a quelque chose de vrai dans toutes les croyances persistantes des hommes, fit Jacques Le Marquand… j’entends les croyances qui ont rapport à des faits précis et souvent répétés.
– Alors, la sorcellerie…
– Dans son ensemble, je la nie, parce qu’elle énonce trop de faits imprécis et aussi parce qu’elle varie immodérément. Mais la science actuelle use de mainte pratique propre aux sorciers et aux sorcières : par suite, il est ridicule de nier que la sorcellerie ait reposé, du moins partiellement, sur une base expérimentale… Je n’insiste point… parce que j’ai mal étudié la matière. Mais que diriez-vous si je vous affirmais l’existence d’un phénomène comme le vampirisme ?
– La science ne le nie pas, s’écria Charmel avec goguenardise. Elle le transpose seulement de l’homme à une espèce de chauve-souris…
Jacques Le Marquand haussa les épaules et continua : »

Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « La jeune vampire. »

La guerre du feu par Joseph-Henri Rosny aîné

Fiche de La guerre du feu

Titre : La guerre du feu
Auteur : Joseph-Henri Rosny aîné
Date de parution : 1909
Editeur : Gallimard

Première page de La guerre du feu

« Les Oulhamr fuyaient dans la nuit épouvantable. Fous de souffrance et de fatigue, tout leur semblait vain devant la calamité suprême : le Feu était mort. Ils l’élevaient dans trois cages, depuis l’origine de la horde ; quatre femmes et deux guerriers le nourrissaient nuit et jour.

Dans les temps les plus noirs, il recevait la substance qui le fait vivre ; à l’abri de la pluie, des tempêtes, de l’inondation, il avait franchi les fleuves et les marécages, sans cesser de bleuir au matin et de s’ensanglanter le soir. Sa face puissante éloignait le lion noir et le lion jaune, l’ours des cavernes et l’ours gris, le mammouth, le tigre et le léopard ; ses dents rouges protégeaient l’homme contre le vaste monde. Toute joie habitait près de lui. Il tirait des viandes une odeur savoureuse, durcissait la pointe des épieux, faisait éclater la pierre dure ; les membres lui soutiraient une »

Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « La Guerre Du Feu. »

La guerre des règnes par Joseph-Henri Rosny aîné

Fiche de La guerre des règnes

Titre : La guerre des règnes
Auteur : Joseph-Henri Rosny aîné
Date de parution : 2012
Editeur : Bragelonne

Sommaire de La guerre des règnes

  • La guerre du feu
  • Les xipéhuz
  • Le trésor dans la neige
  • Le voyage
  • Nymphée
  • Les profondeurs de Kyamo
  • La contrée prodigieuse des cavernes
  • La jeune vampire
  • Un autre monde
  • Le cataclysme
  • La force mystérieuse
  • Les navigateurs de l’infini
  • Les astronautes
  • La mort de la terre

Première page de La guerre du feu

« LA MORT DU FEU

Les Oulhamr fuyaient dans la nuit épouvantable. Fous de souffrance et de fatigue, tout leur semblait vain devant la calamité suprême : le Feu était mort. Ils l’élevaient dans trois cages, depuis l’origine de la horde ; quatre femmes et deux guerriers le nourrissaient nuit et jour.

Dans les temps les plus noirs, il recevait la substance qui le fait vivre ; à l’abri de la pluie, des tempêtes, de l’inondation, il avait franchi les fleuves et les marécages, sans cesser de bleuir au matin et de s’ensanglanter le soir. Sa face puissante éloignait le lion noir et le lion jaune, l’ours des cavernes et l’ours gris, le mammouth, le tigre et le léopard ; ses dents rouges protégeaient l’homme contre le vaste monde. Toute joie habitait près de lui. Il tirait des viandes une odeur savoureuse, durcissait la pointe des épieux, faisait éclater la pierre dure ; les membres lui soutiraient une douceur pleine de force ; il rassurait la horde dans les forêts tremblantes, sur la savane interminable, au fond des cavernes. »

Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « La Guerre des règnes – L’Intégrale. »

La force mystérieuse – Les Xipéhuz par Joseph-Henri Rosny aîné

Fiche de La force mystérieuse – Les Xipéhuz

Titre : La force mystérieuse – Les Xipéhuz
Auteur : Joseph-Henri Rosny aîné
Date de parution : 1913
Editeur : Marabout

Sommaire de La force mystérieuse – Les Xipéhuz

  • La force mystérieuse
  • Les Xipéhuz

Première page de La force mystérieuse – Les Xipéhuz

« La maladie de la lumière

L’image de Georges Meyral semblait traversée de zones brumeuses qui tantôt se rétractaient et tantôt s’élargissaient – faiblement ; elle apparaissait moins lumineuse qu’elle n’aurait dû l’être :

— C’est inadmissible ! grommela le jeune homme.

Les deux lampes électriques, après examen, se révélèrent normales, et le miroir fut essuyé. Le phénomène persistait. Il persista encore quand Meyral eut remplacé successivement les lampes :

— Il est arrivé quelque chose au miroir, à l’électricité ou à moi-même.

Une glace à main révéla des singularités identiques : par suite, le miroir était sans reproche. Pour mettre sa propre vision hors de cause, Georges appela sa bonne à tout faire. Cette créature hagarde, à la face rôtie et aux yeux de »

Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « La force mystérieuse. »

La femme disparue par Joseph-Henri Rosny aîné

Fiche de La femme disparue

Titre : La femme disparue
Auteur : Joseph-Henri Rosny aîné
Date de parution : 1926
Editeur : La nouvelle revue critique

Première page de La femme disparue

« – Vous passerez par la route des Loups, dit au cocher, Mme Francisca de Escalante, lorsque le coupé arriva au plus haut de la forêt.
C’est un site convulsé. Les futaies alternent avec des granits, des porphyres et des grès rouges ; les rocs ont d’étranges figures et des chênes six fois séculaires jaillissent sur des corniches indestructibles ; des labyrinthes tournoient parmi les blocs et les arbres. Ce fut jadis une formidable retraite de bêtes sauvages, un nid de parias, d’outlaws, de bandits, de sorciers et de sorcières. Les loups y dévoraient la chair vivante des voyageurs, on y célébra la messe noire ; les chauffeurs y rôtirent les pieds et y concassèrent les os de leurs victimes.
Francisca aimait ce lieu redoutable. Peut-être y retrouvait-elle l’âme des fauves sierras où avaient vécu ses ancêtres. Cet après-midi, dans la grande solitude, elle y examinait ses chances et ses malchances. »

Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « La Femme disparue. »

L’étonnant voyage de Hareton Ironcastle par Joseph-Henri Rosny aîné

Fiche de L’étonnant voyage de Hareton Ironcastle

Titre : L’étonnant voyage de Hareton Ironcastle
Auteur : Joseph-Henri Rosny aîné
Date de parution : 1922
Editeur : BeQ

Première page de L’étonnant voyage de Hareton Ironcastle

« Rebecca Storm attendait les Esprits. Elle tenait, d’une main légère, un porte-crayon d’or, la pointe sur un bloc de papier glauque. Les Esprits ne venaient point.
– Je suis un mauvais médium, soupira-t-elle. Rebecca Storm avait le visage biblique du dromadaire et presque son poil sablonneux. Ses yeux étaient visionnaires, mais sa bouche, armée de dents d’hyène, qui eussent broyé des os à moelle, annonçait un contrepoids réaliste.
– Ou bien, suis-je indigne ? Ai-je démérité de l’Au-Delà !
Cette crainte la ravagea, puis entendant sonner l’heure, elle marcha vers la salle à manger.
Un homme de haute stature, symbole parfait du type inventé par Gobineau, se tenait devant la cheminée. »

Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « L’étonnant voyage de Hareton Ironcastle. »

L’énigme de Givreuse par Joseph-Henri Rosny aîné

Fiche de L’énigme de Givreuse

Titre : L’énigme de Givreuse
Auteur : Joseph-Henri Rosny aîné
Date de parution : 1916
Editeur : La revue de Paris

Première page de L’énigme de Givreuse

« Dans la première semaine de septembre 1914, vers le soir, quatre brancardiers traversaient la lande du Loup Rouge. Le crépuscule venait formidable et terrifique. L’enfer était dans le ciel et sur la terre. Une fournaise de soufre et de sang s’ouvrait dans la nuée ; la foudre des hommes, grondant au delà des collines, ébranlait les arbres dans leurs racines et les rocs dans leurs profondeurs.
Les brancardiers revenaient de l’ambulance et retournaient vers la tuerie ; l’un d’eux murmura en s’essuyant le front :
— On les tient…
— Nous avons encore avancé, — répliqua son compagnon.
Il y avait de l’horreur sur la lande. Le sang formait des mares ou se coagulait parmi les herbes. Des cadavres s’allongeaient paisibles et sinistres… »

Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « L’Énigme de Givreuse. »

Daniel Valgraive par Joseph-Henri Rosny aîné

Fiche de Daniel Valgraive

Titre : Daniel Valgraive
Auteur : Joseph-Henri Rosny aîné
Date de parution : 1890
Editeur : Alphonse Lemerre

Première page de Daniel Valgraive

« Daniel Valgraive soupira d’impatience, compta mentalement : « un, deux, trois, quatre…, » pendant que Cheyne disait une anecdote à une douzaine d’auditeurs. Il avait du succès, en verve, la voix nuancée, le geste impressif. Daniel, en chaque mot, en chaque trait, reconnaissait le plagiat, l’imitation du causeur Saumaise :
— Quel cuir ont-ils pour épiderme ?
À voir sourire et rire les autres, il pâlissait comme d’une insulte, les mains froides, le cœur chaud, avec un tremblement du genou. Il continuait la numération : « quinze, seize, dix-sept…, » se reprochant avec force une si puérile colère :
— Cheyne imite sans savoir… Il faudrait se féliciter qu’il ait absorbé Saumaise…, que le causeur ait laissé sa trace par delà la mort… Comment autrement se transmettraient et se garderaient certaines traditions charmantes ? »

Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « Daniel Valgraive. »

Au château des loups rouges par Joseph-Henri Rosny aîné

Fiche de Au château des loups rouges

Titre : Au château des loups rouges
Auteur : Joseph-Henri Rosny aîné
Date de parution : 1929
Editeur : La nouvelle revue critique

Première page de Au château des loups rouges

« — Il est près de huit heures, dit la vieille Catherine, Monsieur aura certainement dîné quelque part… Mademoiselle devrait se mettre à table.

Avec son visage basané, ses prunelles de feu noir, une chevelure tordue, couleur de goudron, et sa bouche enveloppée de poils rudes, Catherine évoquait les vieilles sorcières. Celle qui l’écoutait semblait une fée blonde, une fée des forêts gauloises, ou encore une jeune druidesse à la faucille d’or. Une lueur
s’élevait d’elle, de la chevelure tissée de lumière d’aurore, de fils de la Vierge, de cocons dorés. Elle tournait vers la vieille servante un visage de perle et d’églantine, des yeux de flamme bleue, pleins de la candeur des belles filles du Nord.

L’endroit semblait presque fantastique, une vieille gentilhommière de granit, une large cour aux murailles crénelées, un parc de rouvres et de hêtres rouges, puis un cercle de collines boisées dont les échancrures s’ouvraient à tous les méandres du rêve, à toutes les invitations au voyage. »

Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « Au château des loups rouges. »

Joseph-Henri Rosny aîné

Présentation de Joseph-Henri Rosny aîné :

J.-H. Rosny aîné, de son vrai nom Joseph Henri Honoré Boex, était un écrivain belge d’origine française né en 1856 et décédé en 1940. Il est considéré comme l’un des précurseurs de la science-fiction.

Rosny aîné a commencé sa carrière d’écrivain en tant que journaliste pour divers journaux. Il a publié son premier roman en 1888 sous le pseudonyme de J.-H. Rosny. Il a écrit de nombreux romans et nouvelles de science-fiction, explorant des thèmes tels que l’évolution, la survie de l’humanité, la découverte de mondes inconnus, et la rencontre avec des êtres extraterrestres.

Son roman le plus célèbre, « Les Xipéhuz », publié en 1888, est considéré comme un chef-d’œuvre de la science-fiction française. Il a également écrit d’autres romans importants tels que « La Guerre du feu » (1911), « La Mort de la Terre » (1910), et « La Force mystérieuse » (1913).

Rosny aîné était également un membre actif de la Société des Gens de Lettres et a été honoré de nombreuses fois pour son travail. En 1927, il a reçu le Prix Goncourt pour l’ensemble de son œuvre.

L’œuvre de Rosny aîné a eu une influence considérable sur la science-fiction française, ainsi que sur des écrivains étrangers tels que H.G. Wells. Sa vision de l’humanité et de son avenir reste pertinente aujourd’hui.

Livres de Joseph-Henri Rosny aîné :

Intégrales :

Ambor le loup, vainqueur de César (1931)
Amour étrusque (1911)
Au château des loups rouges (1929)
Daniel Valgraive (1890)
Helgvor du fleuve bleu (1929)
L’énigme de Givreuse (1916)
L’étonnant voyage de Hareton Ironcastle (1922)
La femme disparue (1926)
La fille d’affaires (1925)
La force mystérieuse – Les Xipéhuz (1913)
La guerre du feu (1909)
La jeune vampire (1911)
La mort de la Terre (1912)
La mort de la Terre – Contes (1912)
La tentatrice (1897)
La vague rouge (1909)
Le coffre-fort (1914)
Le termite (1889)
Les navigateurs de l’infini (1925)
Les profondeurs de Kyamo (1896)
Les Xipéhuz (1887)
Nouvelles préhistoriques (1896-1933)
Récits de science-fiction T.1 (1973)
Récits de science-fiction T.2 (1973)
Tabubu (1893)
Un autre monde (1895)
Un voleur (1932)

Pour en savoir plus sur Joseph-Henri Rosny aîné :

La page Wikipédia de J.-H. Rosny aîné
La page Noosfere de J.-H. Rosny aîné
La page isfdb de J.-H. Rosny aîné