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La flèche noire par Robert-Louis Stevenson

Fiche de La flèche noire

Titre : La flèche noire
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1888
Traduction : E. La Chesnais
Edition : Ebooks libres et gratuits

Première page de La flèche noire

« Sir Daniel et ses hommes passèrent cette nuit-là à Kettley, logés chaudement et bien gardés. Mais le chevalier de Tunstall était un homme en qui jamais ne se reposait le désir du gain ; et même à ce moment où il allait se lancer dans une aventure qui pouvait faire sa fortune ou la perdre, il était sur pieds une heure après minuit pour pressurer ses pauvres voisins. Il était de ceux qui trafiquent en grand dans les héritages contestés ; sa manière consistait à acheter les droits du prétendant le plus invraisemblable, puis, en captant la bienveillance des grands lords de l’entourage du roi, à obtenir d’injustes arrêts en sa faveur ; ou, si cela était trop compliqué, il s’emparait par la force des armes du manoir disputé, et se fiait à son influence et à l’habileté de Sir Olivier dans la chicane pour garder ce qu’il avait pris. Tel était le cas de Kettley, tombé tout récemment dans ses griffes ; il rencontrait encore de l’opposition de la part des tenanciers ; et c’était pour décourager le mécontentement qu’il avait conduit ses troupes par là. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « La flèche noire. »

L’île au trésor par Robert-Louis Stevenson

Fiche de L’île au trésor

Titre : L’île au trésor
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1883
Traduction : D. Serval
Edition : Larousse

Première page de L’île au trésor

« C’est sur les instances de M. le chevalier Trelawney, du docteur Livesey et de tous ces messieurs en général, que je me suis décidé à mettre par écrit tout ce que je sais concernant l’île au trésor, depuis A jusqu’à Z, sans rien excepter que la position de l’île, et cela uniquement parce qu’il s’y trouve toujours une partie du trésor. Je prends donc la plume en cet an de grâce 17…, et commence mon récit à l’époque où mon père tenait l’auberge de l’Amiral Benbow, en ce jour où le vieux marin, au visage basané et balafré d’un coup de sabre, vint prendre gîte sous notre toit.

Je me le rappelle, comme si c’était d’hier. Il arriva d’un pas lourd à la porte de l’auberge, suivi de sa cantine charriée sur une brouette. C’était un grand gaillard solide, aux cheveux très bruns tordus en une queue poisseuse qui retombait sur le collet d’un habit bleu malpropre ; il avait les mains couturées de cicatrices, les ongles noirs et déchiquetés, et la balafre du coup de sabre, d’un blanc sale et livide, s’étalait en travers de sa joue.  »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « L’Ile Au Tresor.  »

L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde par Robert-Louis Stevenson

Fiche de L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde

Titre : L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1886
Traduction : J. Muray
Edition : Le livre de poche

Première page de L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde

« M. Utterson le notaire était un homme d’une mine renfrognée, qui ne s’éclairait jamais d’un sourire. Il était d’une conversation froide, chiche et embarrassée ; peu porté au sentiment ; et pourtant cet homme grand, maigre, décrépit et triste, plaisait à sa façon. Dans les réunions amicales, et quand le vin était à son goût, quelque chose d’éminemment bienveillant jaillissait de son regard, quelque chose qui à la vérité ne se faisait jamais jour en paroles, mais qui s’exprimait non seulement par ce muet symbole de la physionomie d’après-dîner, mais plus fréquemment et avec plus de force par les actes de sa vie. Austère envers lui-même, il buvait du gin quand il était seul pour réfréner son goût des bons crus ; et bien qu’il aimât le théâtre, il n’y avait pas mis les pieds depuis vingt ans. Mais il avait pour les autres une indulgence à toute épreuve ; et il s’émerveillait parfois, presque avec envie, de l’intensité de désir réclamée par leurs dérèglements ; et en dernier ressort, inclinait à les secourir plutôt qu’à les blâmer. « Je penche vers l’hérésie des caïnites, lui arrivait-il de dire pédamment. Je laisse mes frères aller au diable à leur propre façon. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde. »

Janet la revenante par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Janet la revenante

Titre : Janet la revenante
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1881
Traduction :
Edition : Atramenta

Sommaire de Janet la revenante

  • Janet la revenante
  • Markheim
  • Les gais compagnons
  • Un logement pour la nuit

Première page de Janet la revenante

« Le Révérend Murdoch Soulis fut longtemps ministre de la paroisse de Balweary, dans la marécageuse vallée de la Dule. Vieillard à la mine sévère et glaciale, effrayant à entendre, il habitait les dernières années de sa vie, sans parent ni serviteur ni aucune autre compagnie humaine, dans le petit presbytère isolé que dominait le rocher de la Femme-Pendue. Malgré la rigidité de fer de ses traits, il avait l’œil effrayé, égaré, hagard. Et lorsqu’il évoquait, dans une semonce privée, l’avenir des âmes impénitentes, on eût dit que son œil découvrait, au-delà des orages du temps, les terreurs de l’éternité. Bien des jeunes gens qui venaient se préparer à la Sainte Communion étaient affreusement bouleversés par ses propos. Il avait composé un prêche sur la première épître de saint Pierre, verset 8 : « Le démon est un lion dévorant » pour le dimanche qui suit le 7 août, et il se surpassait en commentant ce texte tant à cause de la nature horrifique du sujet que par le spectacle terrifiant qu’il offrait en chaire. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Janet la revenante. »

Fables par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Fables

Titre : Fables
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1895
Traduction :
Edition :

Première page de Fables

« Je chante les hèros dont Esope est le pére, troupe de qui l’histoire, encor que mensongére, contient des vérités qui servent de leçons.
Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons : ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes.
Je me sers d’animaux pour instruire les hommes.
Illustre rejeton d’un prince aimé des cieux, sur qui le monde entier a maintenant les yeux, et qui, faisant fléchir les plus superbes têtes, comptera désormais ses jours par ses conquêtes, quelque autre te dira d’une plus forte voix les faits de tes aïeux et les vertus des rois.
Je vais t’entretenir de moindres aventures, te tracer en ces vers de légères peintures.
Et, si de t’agréer je n’emporte le prix, j’aurai du moins l’honneur de l’avoir entrepris. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Fables. »

Dans les mers du Sud par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Dans les mers du Sud

Titre : Dans les mers du Sud
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1891
Traduction : M.-L. des Garets
Edition : Gallimard

Première page de Dans les mers du Sud

« Depuis près de dix ans, ma santé n’avait cessé de décliner ; et peu de temps avant d’entreprendre mon voyage, je croyais bien être arrivé au dernier acte de la vie et n’avoir plus rien à attendre que la garde-malade et l’entrepreneur des pompes funèbres. On me conseilla d’essayer des mers du Sud, et l’idée ne me déplut pas de traverser comme un fantôme, et porté comme un ballot, des sites qui m’avaient attiré quand j’étais jeune et bien portant. Je frétai donc la goélette du Dr Merrit, le Casco – soixante-quatorze tonnes –, mis à la voile de San Francisco, vers la fin de juin 1888, visitai les îles de l’Est et me trouvai, au début de l’année suivante, à Honolulu. Une fois là, manquant de courage pour retourner à ma vie de réclusion et à ma chambre de malade, je résolus de filer sous le vent sur une goélette marchande, l’Equateur, d’un peu plus de soixante-dix tonnes, passai quatre mois parmi les Atolls (îles basses de corail) du groupe Gilbert, et atteignis Samoa vers la fin de 1889. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Dans les mers du Sud. »

A la pagaie par Robert-Louis Stevenson

Fiche de A la pagaie

Titre : A la pagaie
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1878
Traduction :
Edition : BnF

Première page de A la pagaie

« Nous produisîmes une grande agitation dans les docks d’Anvers. Un arrimeur et un groupe de portefaix des docks enlevèrent nos deux « canoës » et coururent à l’embarcadère. Derrière eux venait une foule d’enfants, poussant des hourras. La Cigarette partit au milieu d’un clapotis de petites vagues qui se brisaient. L’instant d’après, l’Aréthuse la suivait. Un vapeur descendait le fleuve ; des hommes, sur le tambour, crièrent de rauques avertissements, l’arrimeur et ses portefaix, sur le quai, nous braillaient de prendre garde. Mais, en quelques coups de pagaie, les canoës étaient hors d’atteinte au milieu de l’Escaut, et nous laissions derrière nous tous les vapeurs, et les arrimeurs et les autres vanités du rivage.
Le soleil brillait d’un vif éclat ; la marée faisait gaillardement ses quatre milles à l’heure :
le vent soufflait régulièrement avec, de temps en temps, des rafales. Pour ma part, je n’avais jamais été de ma vie à la voile dans un canoë, et ma première expérience, au beau milieu de ce large fleuve, ne se faisait pas sans me causer quelque appréhension. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « À la pagaie. »

Catriona par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Catriona

Titre : Catriona (Tome 2 sur 2 – Les aventures de David Balfour)
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1892
Traduction : T. Varlet
Edition : Ebooks libres et gratuits

Première page de Catriona

« Le 25 août 1752, vers deux heures de l’après-midi, on put me voir, moi David Balfour, sortir de la Société des Lins Britan-niques : un employé m’escortait porteur d’un sac d’espèces, et les plus huppés négociants de la banque me reconduisirent jusqu’à la porte. Deux jours plus tôt, et la veille au matin encore, j’étais pareil à un mendiant de grande route, vêtu de haillons, et réduit à mes derniers shillings ; j’avais pour compagnon un condamné de haute trahison, et ma tête même était mise à prix, pour un assassinat qui soulevait l’émotion de tout le pays. Aujourd’hui, entré en possession de mon héritage, j’étais un laird foncier ; un garçon de banque m’accompagnait chargé de mon or, j’étais muni de lettres de recommandation ; bref, j’avais (comme dit le proverbe) tous les atouts dans mon jeu.

Deux choses venaient contrebalancer tant de belles promesses. D’abord la négociation si ardue et périlleuse que j’avais encore à traiter ; ensuite, le milieu dans lequel je me trouvais. »

Extrait de : R.-L. Stevenson. « Catriona – Les aventures de David Balfour. »

Enlevé ! par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Enlevé !

Titre : Enlevé ! (Tome 1 sur 2 – Les aventures de David Balfour)
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1886
Traduction : T. Varlet
Edition : Ebooks libres et gratuits

Première page de Enlevé !

« Je commence le récit de mes aventures à une certaine matinée des premiers jours de juin, l’an de grâce 1751, celle où pour la dernière fois je fermai à double tour la porte de la maison paternelle. Le soleil brillait déjà sur les cimes des montagnes lorsque je descendis la route ; et quand j’atteignis le presbytère, les merles sifflaient dans les lilas du jardin, et la brume qui flottait dans la vallée au lever de l’aurore commençait à se dissiper.

M. Campbell, le ministre d’Essendean, m’attendait à la porte de son jardin. L’excellent homme me demanda si j’avais dé-
jeuné. Je lui répondis que je n’avais besoin de rien. Alors il prit ma main entre les siennes, et la mit affectueusement sous son bras.

– Allons, Davie, mon petit, dit-il ; je vais vous accompagner jusqu’au gué, pour vous donner un pas de conduite.

Et nous nous mîmes en route silencieusement. »

Extrait de : RL Stevenson. « Enlevé !. »

Robert Louis Stevenson

Présentation de Robert Louis Stevenson :

Robert Louis Stevenson (1850-1894) est un écrivain écossais de renommée mondiale, célèbre pour ses romans d’aventure tels que « L’Île au trésor » et ses explorations de la dualité de la nature humaine dans « L’Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde ».

Jeunesse et formation

Né à Édimbourg, en Écosse, dans une famille bourgeoise, Robert Louis Stevenson est un enfant unique, souvent malade. Il passe une grande partie de son enfance au lit, où il développe une passion pour la lecture et l’écriture. Il étudie à l’Université d’Édimbourg, mais abandonne ses études de droit pour se consacrer à sa passion : l’écriture.

Voyages et inspirations

Robert Louis Stevenson est un grand voyageur. Ses périples l’emmènent en France, où il traverse les Cévennes à pied avec un âne, une expérience qu’il relate dans son livre « Voyage avec un âne dans les Cévennes » (1879). Il séjourne également dans les îles du Pacifique, notamment aux Samoa, où il s’installe et passe les dernières années de sa vie. Ses voyages sont une source d’inspiration pour ses écrits, et ses descriptions des paysages et des cultures qu’il découvre sont vives et colorées.

Œuvres marquantes

Robert Louis Stevenson est un écrivain prolifique et polyvalent. Ses œuvres les plus connues sont :

  • L’Île au trésor (1883), un roman d’aventure captivant qui a marqué des générations de lecteurs.
  • L’Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde (1886), une œuvre fantastique qui explore les thèmes de la dualité, du bien et du mal.
  • Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879), un récit de voyage poétique et attachant.
  • Le Maître de Ballantrae (1889), un roman historique qui aborde les thèmes de la jalousie et de la vengeance.
  • Veillées des Îles (1893), un recueil de nouvelles inspirées par ses séjours dans les îles du Pacifique.

Style et thèmes

L’écriture de Robert Louis Stevenson est élégante et imagée. Il manie avec talent l’art du suspense et sait créer des personnages attachants et complexes. Ses œuvres abordent des thèmes universels tels que l’aventure, l’amitié, l’amour, la mort, la culpabilité et la rédemption. Il s’intéresse également aux questions morales et sociales de son époque.

Héritage

Robert Louis Stevenson est considéré comme l’un des plus grands écrivains de langue anglaise. Ses romans ont été adaptés de nombreuses fois au cinéma, à la télévision et au théâtre. Son influence est encore vive aujourd’hui, et ses œuvres continuent d’être lues et appréciées par un public large et varié.

Livres de Robert Louis Stevenson :

Les aventures de David Balfour :

Dr Jekyll et Mr Hyde (1886) :

A la pagaie (1878)
Apologie des oisifs (1877)
Dans les mers du Sud (1891)
Fables (1895)
Hermiston, le juge pendeur (1912)
Janet la revenante (1881)
L’île au trésor (1883)
La flèche noire (1888)
Le club des suicidaires (1882)
Le dynamiteur (1885)
Le maître de Ballantrae (1889)
Le mort vivant (1889)
Le naufrageur (1906)
Le reflux (1894)
Le roman du Prince Othon (1885)
Les gais lurons (1920)
Nouvelles mille et une nuits (1882)
Olalla & Will du moulin (1885)
Prières (1928)
Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879)
Voyages en France (1878)
Will, l’homme du moulin (????)

Pour en savoir plus sur Robert Louis Stevenson :

La page Wikipédia sur R. L. Stevenson
La page Noosfere sur R. L. Stevenson
La page isfdb de R. L. Stevenson