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Marée montante par Marion Zimmer Bradley
Fiche de Marée montante
Titre : Marée montante
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1987
Traduction : R. Vivier, P. J. Izabelle
Editeur : NEO
Sommaire de Marée montante
- Marée montante
- Le rhu’ad
- Oiseau de proie
Première page de Marée montante
« L’écran avertisseur émit une sorte de bourdonnement presque imperceptible. Brian Kearns jeta un coup d’œil au chronomètre du poste de contrôle qui lui confirma que les limites du champ gravitationnel étaient atteintes.
Il s’accorda une marge de sécurité d’une bonne dizaine de minutes, puis il défit les attaches le retenant à un hamac confortable qui se balançait librement, retenu au plafond par de solides crochets. Là, il s’était tenu allongé, yeux et oreilles attentifs aux seuls mouvements, aux seuls bruits des instruments de contrôle complexes. Il se laissa tomber lentement, avec précaution, le long de la paroi, puis, se retenant à une poignée, tourna un commutateur vers l’extrême gauche.
L’imperceptible bourdonnement s’arrêta. »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Marée montante. »
Les voix de l’espace par Marion Zimmer Bradley
Fiche de Les voix de l’espace
Titre : Les voix de l’espace
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1994
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Pocket
Sommaire de Les voix de l’espace
- Docteur ès crimes
- Espace vital
- L’invasion de l’ombre
- La lune du héros
- La machine
- La vague montante
- Le jour des papillons
- Le peuple du vent
- Les exilés du futur
- Noir et blanc
- Une mort parmi les étoiles
Première page de Docteur ès crimes
« Rhoum, le Rigellien, murmura de sa voix sifflante : — Vous n’ignorez pas, Monsieur Colby, que cette opération est illégale ?
Colby s’essuya le front d’un geste furtif : — Je le sais. Je croyais que nous avions déjà réglé tout ça.
L’existence d’un tel endroit semblait vraiment incroyable sur une Terre ultra-moderne où l’on pouvait aisément manger des crevettes en Californie et vingt minutes après, moyennant un ticket de passage de cinquante cents, prendre le café à Boston ; où deux semaines de voyage en vaisseau spatial à propulsion dionite suffisaient pour gagner Thêta du Centaure et deux mois pour atteindre la quatrième planète d’Antarès. Sur Terre, où l’on conditionnait avec soin les enfants pour les adapter à la société, et où le crime n’existait tout simplement pas. »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Les voix de l’espace. »
Le château des tempêtes par Marion Zimmer Bradley
Fiche de Le château des tempêtes
Titre : Le château des tempêtes
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1965
Traduction : M. Derbene
Editeur : Presses de la cité
Première page de Le château des tempêtes
« Après la relative pénombre du train, le brasillement de l’eau m’aveuglait. Le soleil y faisait danser des millions de points étincelants. En cherchant mes lunettes de soleil dont je n’avais pas cru avoir besoin, mes doigts rencontrèrent le télégramme de Mr Mac Leod, dont je connaissais le contenu par cœur :
PRENEZ TRAIN ARRIVANT 16h15 STOP ON VIENDRA VOUS ATTENDRE À LA GARE POUR VOUS CONDUIRE ÎLE DU SANCTUAIRE.
L’île du Sanctuaire… Le nom même de l’île semblait ajouter à l’étrangeté de ce qui m’arrivait et, pour un peu, je me serais pincée. Debout dans la »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Le Château des Tempêtes. »
La vague montante par Marion Zimmer Bradley
Fiche de La vague montante
Titre : La vague montante
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1995
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Le passager clandestin
Première page de La vague montante
« À la seconde près, grâce au chronomètre de bord, grâce aussi au bourdonnement presque imperceptible émis par l’écran avertisseur, Brian Kearns sut quand les limites de tolérance du champ gravitationnel avaient été atteintes. Il s’accorda une marge de sécurité d’une bonne dizaine de secondes – c’était un jeune homme à l’esprit pratique et méthodique, il lui avait fallu douze ans pour s’entraîner à cette tâche, et il l’avait pratiquée pendant quatre ans et demi. Il détacha enfin les courroies de sa couchette, une nacelle semblable à un nid qui se balançait librement, et où il s’était tenu allongé, attentif aux seuls mouvements, aux seuls bruits de ses complexes instruments de contrôle. Comme une mouche, il se déplaça patiemment, centimètre par centimètre, le long de la paroi puis, en se retenant à une poignée, il tourna vers l’extrême gauche un commutateur bien particulier. »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « La vague montante. »
La trahison des dieux par Marion Zimmer Bradley
Fiche de La trahison des dieux
Titre : La trahison des dieux
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1987
Traduction : H. Tézenas
Editeur : Le livre de poche
Première page de La trahison des dieux
« À cette époque de l’année, la journée semblait ne pas devoir finir. Les derniers rayons de soleil venaient de s’éteindre à regret à l’horizon ; la brume s’élevait lentement au-dessus de la mer.
Léda, reine de Sparte, se leva du lit où Tyndare, son compagnon, dormait paisiblement. Après l’amour, il sombrait toujours dans un profond sommeil. Sans l’éveiller, elle se drapa d’une étoffe légère et s’esquiva vers la cour du gynécée.
« Devoir vivre dans le quartier des femmes, songea amèrement la reine, alors que ce palais est à moi, à moi seule. À croire que l’intrus n’est pas lui, mais moi. À croire qu’il est le souverain légitime de Sparte…, lui, dont la Mère Éternelle, Gaïa, ne connaît même pas le nom ! »
Certes, elle ne l’avait pas repoussé lorsqu’il était venu lui demander sa main, envahisseur hirsute du nord, bardé d’odieuses armures de fer, adorateur du tonnerre et des Dieux de l’Olympe. Et maintenant, les siens étaient partout, imposant leurs propres lois du mariage, comme si leurs Dieux avaient jeté à bas de son trône céleste la Déesse qui régnait sur la terre, les récoltes et les peuples. Bien plus, il avait fallu, comme toute épouse aujourd’hui, jurer fidélité à son mari et se convertir au culte de ses Dieux ! »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « La trahison des dieux. »
La princesse de la nuit par Marion Zimmer Bradley
Fiche de La princesse de la nuit
Titre : La princesse de la nuit
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1985
Traduction : M.-L. Navarro
Editeur : Le livre de poche
Première page de La princesse de la nuit
« L’homme qui n’en était pas un
À travers l’étrange clairière, le prince Tamino vit la forme d’un homme, à peine plus qu’une ombre noire, enveloppée d’une cape chatoyante. La silhouette était haute et droite, et il entrevit un visage qui disparut aussitôt. Mais était-ce bien un homme ? Ici, dans ce pays, ce pouvait être n’importe quoi.
Il appela, mais seul le silence lui répondit. Pas le moindre bruit, le moindre froissement de feuilles aux alentours. Où l’homme avait-il pu passer… en admettant, bien sûr, que ce fût là un homme ?
Soudain, il entendit un cri ressemblant à un rugissement discordant et un souffle brûlant passa au-dessus de sa tête. Levant les yeux, Tamino, horrifié, vit un dragon dressé au-dessus de lui, énorme, avec de grandes ailes recouvertes d’écailles. Tremblant de tous ses membres, il recula maladroitement, voulut saisir son arc.
Alors le dragon fondit sur lui et un bec cruel le frappa à la tête. »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « La Princesse de la nuit. »
La princesse au dragon par Marion Zimmer Bradley
Fiche de La princesse au dragon
Titre : La princesse au dragon
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1997
Traduction : M. Lebailly
Editeur : Editions du rocher
Première page de La princesse au dragon
« Lythande, adepte de l’Étoile bleue, mage ambulant et parfois ménestrel, pénétra dans la cour intérieure du château royal de Tschardain, encore accompagnée de quatre gardes. Douze autres s’étaient détachés de leur groupe dès la cour extérieure. C’était une escorte impressionnante pour un magicien solitaire n’ayant nul besoin d’être protégé, mais elle savait que leur maître aimait les actes ostentatoires, surtout si d’autres que lui accomplissaient le travail. Cela faisait sans doute plaisir au prince de pouvoir envoyer un si grand nombre de soldats quérir un unique mage. Son motif n’avait rien de courtois ; le fait qu’elle soit une femme restait le plus grand secret de Lythande, celui qui protégeait ses pouvoirs magiques. Dans quelques rares occasions, elle avait même tué pour en empêcher la divulgation. Si on la proclamait femme à portée d’oreille d’un homme, le Pouvoir de l’Étoile bleue lui serait retiré et elle mourrait.
À vrai dire, Lythande n’était pas tout à fait sûre d’avoir souhaité se retrouver là. Le capitaine des »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « La Princesse au Dragon. »
La maison entre les mondes par Marion Zimmer Bradley
Fiche de La maison entre les mondes
Titre : La maison entre les mondes
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1980
Traduction : M. Lebailly
Editeur : Editions du rocher
Première page de La maison entre les mondes
« TEMPS : FUTUR PROCHE
Cameron Fenton commençait à se sentir mal à l’aise. La pièce était aussi blanche, aussi aseptisée qu’une chambre d’hôpital et il y flottait une odeur lancinante de médicaments et de désinfectants. Les préparatifs étaient troublants. Il ne s’était pas attendu à ce que cela se passe ainsi – la chambre stérile, les blouses blanches, et ce lit d’hôpital haut et dur. Le Dr Garnock lui tournait le dos et Fenton, avec inquiétude, chercha la porte des yeux.
Il pouvait encore, à tout moment, se lever et partir.
Comment en suis-je venu à me fourrer là-dedans ?
Par curiosité, se répondit-il. Cette même vieille impulsion qui a tué le chat. »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « La Maison entre les Mondes. »
La gladiatrice par Marion Zimmer Bradley
Fiche de La gladiatrice
Titre : La gladiatrice
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1985
Traduction : S. Hilling
Editeur : Pocket
Première page de La gladiatrice
« Explosions de feu blanc autour de moi. Coup qui me fend la tête.
Chaleur. Douleur. J’étouffe, je suffoque pendant des éternités, je meurs.
Soudain des mains brutales sur moi. Je ne suis pas morte, je le sais obscurément ; je me débats contre ces mains, sans savoir si elles veulent me secourir ou me nuire ; je suffoque encore, les mots destinés à m’apaiser n’ont pas de sens ; le temps n’existe plus ; les mains déchirent ma jupe, écartent mes cuisses, je suis nue, animal mordant, sanglotant, suffoquant, luttant pour fuir, griffer, déchirer, mordre, survivre.
Je suis tenue, forcée ; je hurle, j’étouffe, haletant pour reprendre mon souffle, ne serait-ce que pour hurler encore. Visage féroce, laid, barbu, déchirant mes derniers haillons. Je suis fendue, lacérée, sanglante ; cette agonie ne finira-t-elle jamais ? Souffrance et terreur, je lutte, griffe, saigne, suffoque. »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « La gladiatrice. »
Adieu, planètes ! par Marion Zimmer Bradley
Fiche d’Adieu planètes !
Titre : Adieu, planètes !
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1975
Traduction : M. Courtois-Fourcy
Editeur : Presses de la cité
Première page d’Adieu planètes !
« Les planètes sont faites pour qu’on leur dise adieu.
C’est un vieux dicton parmi les Explorateurs. Je n’y avais jamais pensé auparavant. Ça ne m’avait jamais frappé.
Plus jamais. Avez-vous déjà pensé à ce que jamais veut dire ? C’est un mot qu’on utilise à tout bout de champ mais il veut dire… il veut dire jamais. JAMAIS. Même pas dans des milliards de milliards de milliards…
Oh ! Secoue-toi.
Tout avait changé sur cette planète excepté la forme du vaisseau spatial. Il était éclairé de l’intérieur et entouré d’une ligne argentée : un titan enchaîné se découpant contre la masse noire de la montagne qui se dressait derrière la ville nouvelle. »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Adieu planètes !. »