Étiquette : Blade et Baker
La planète sans nom de Jimmy Guieu

Fiche de La planète sans nom
Titre : La planète sans nom (Tome 36 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1997
Editeur : Vaugirard
Première page de La planète sans nom
« Un astronef solitaire se dressait sur le petit spatioport dans la lumière rose orange du matin naissant. Sur sa coque de métal brillant, s’étalait un nom en lettres lie-de-vin : Robin II.
Engin gracieux, d’une trentaine de mètres de long, il reposait sur trois ailerons profilés, dont chacun était terminé par un pied télescopique. Une antenne en spirale, à l’extrémité de laquelle se trouvait un icosaèdre noir, prolongeait son nez pointu. Il ne paraissait pas armé, mais les clapets d’acier qui s’ouvraient çà et là pouvaient parfaitement dissimuler des bouches à feu et sans doute était-ce effectivement le cas.
Mieux valait en effet disposer de quelques canons thermiques lorsqu’on s’aventurait à la limite de la zone marginale de la Confédération, en raison des pirates qui en écumaient certains secteurs périphériques et Aguilar, à plus de trois cents années-lumière de la Terre, constituait le dernier bastion de ce qu’il était convenu d’appeler « la civilisation ». »
Extrait de : J. Guieu. « La planète sans nom – Blade et Baker. »
L’alliance des invincibles par Jimmy Guieu

Fiche de L’alliance des invincibles
Titre : L’alliance des invincibles (Tome 35 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1997
Editeur : Vaugirard
Première page de L’alliance des invincibles
« À la limite de l’Aveyron et du Tarn-et-Garonne, quelques kilomètres au sud-ouest de Najac, charmant village médiéval dominé par un château-fort du XIIe siècle, s’étend la commune de Ginals. Assez vaste, celle-ci consiste en une réunion de petits villages et hameaux où subsistent encore quelques agriculteurs, en dépit de l’exode rural et des difficultés grandissantes rencontrées par cette profession, surtout dans ce pays de causses et de vallées encaissées — dont les habitants assurent, selon l’expression consacrée, qu’il n’y pousse que des cailloux.
L’endroit est donc tout à fait paisible, et il l’était à peine moins en 1975, date à laquelle commence ce récit.
Mais parfois, le calme peut être trompeur…
Au volant de sa vieille traction avant Citroën déglinguée, Christophe Létrange sympathique maçon-plâtrier d’une trentaine d’années, rentrait chez lui après une dure journée de labeur. »
Extrait de : J. Guieu. « L’alliance des invincibles – Blade et Baker. »
L’offensive des Frotegs par Jimmy Guieu

Fiche de L’offensive des Frotegs
Titre : L’offensive des Frotegs (Tome 34 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1996
Editeur : Vaugirard
Première page de L’offensive des Frotegs
« Deyyan, fils de Nuyal, se tapit dans l’ombre d’un buisson, tous les sens en alerte. Le faible crissement qu’il venait d’entendre, quelques dizaines de mètres sur sa droite, avait-il été provoqué, comme il en avait l’impression, par la grosse patte d’un tigre écrasant une feuille sèche ? Il ne tarderait pas à le savoir — pour son malheur, peut-être.
Assurant sa sagaie dans sa main gauche, il changea légèrement de position, se préparant à bondir si besoin était. Il ignorait encore s’il se jetterait sur l’animal ou s’il tenterait de s’enfuir, mais la première solution lui paraissait la plus probable. Aucun homme ne pouvait en effet battre un tigre à la course — pas même Yalyan le Rapide, qui terminait chaque année premier du parcours rituel dédié au dieu Shimbooh. Et Deyyan était loin de courir aussi vite que son demi-frère. »
Extrait de : J. Guieu. « L’offensive des Frotegs – Blade et Baker. »
Au coeur de Kenndor par Jimmy Guieu
Fiche de Au coeur de Kenndor
Titre : Au coeur de Kenndor (Tome 33 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1996
Editeur : Vauvenargues
Première page de Au coeur de Kenndor
« Vue du ciel, la cité, qui portait le nom de Feunlag, évoquait une grande ville terrienne du XXe
siècle, avec ses gratte-ciel vertigineux aux façades miroitantes de verre et d’acier et ses larges avenues parcourues d’une circulation fluide. Organisée en cercles concentriques autour d’un palais somptueux qui se dressait au sein d’un parc immense, semé de pièces d’eau et de parterres de fleurs, elle abritait de toute évidence plusieurs millions d’habitants, mais sur une surface si vaste qu’elle ne donnait nulle part l’impression d’être surpeuplée. Naguère, de hauts murs translucides avaient séparé les quartiers de la ville, isolant les unes des autres les différentes castes qui composaient alors la population locale.
Il avait suffi d’une révolution pour mettre un terme à ce système injuste, qui n’avait d’autre raison d’être que de maintenir en esclavage les innombrables Shonks constituant la couche la plus basse de la société kenndorienne. »
Extrait de : J. Guieu. « Au coeur de Kenndor – Blade et Baker. »
La fin de Gondwana par Jimmy Guieu

Fiche de La fin de Gondwana
Titre : La fin de Gondwana (Tome 32 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1996
Editeur : Vaugirard
Première page de La fin de Gondwana
« L’élégant catamaran avait jeté l’ancre au bord du plateau continental, là où celui-ci s’interrompait brutalement sur une falaise vertigineuse descendant presque à pic vers la plaine abyssale, quatre mille mètres plus bas. Dans le ciel, de rares nuages dérivaient vers l’est, en direction de l’invisible côte indienne ; l’ancienne enclave portugaise de Goa, d’où le Shayol avait appareillé le matin même, se situait à un peu moins de cent milles.
L’homme qui somnolait pour l’instant à l’ombre de l’une des cabines, sur la coque bâbord, avait le visage buriné et recuit de ces vieux marins dont la vie s’est pour ainsi dire passée sur les mers. Agé d’environ quatre-vingt-dix ans — ce qui constituait encore la force de l’âge en ce XXIVe siècle où la durée de la vie humaine atteignait couramment cent trente ans —, il était vêtu d’un short et d’une chemisette de couleur blanche et tenait une canette de bière n’gharienne, qu’il portait de temps à autre à ses lèvres. »
Extrait de : J. Guieu. « La fin de Gondwana – Blade et Baker. »
Embuscade sur Eileena par Jimmy Guieu

Fiche de Embuscade sur Eileena
Titre : Embuscade sur Eileena (Tome 31 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1996
Editeur : Vaugirard
Première page de Embuscade sur Eileena
« Après bien des déboires, Ute finit par échouer sur Joklun-N’Ghar. Elle descendit un matin du Bellérophon, en provenance de X’Uerd, la capitale de ce secteur spatial, avec pour tout bagage une malle de taille moyenne et la cage pressurisée du schneïtz. Un robot les chargea sur une plate-forme dégravitée, invita leur propriétaire à monter à ses côtés et mit le cap sur les bâtiments de l’astroport de Nylghur. Ute était la seule passagère à bord du vieux cargo déglingué.
Les douaniers — souriants et sympathiques, pour une fois — ne lui posèrent pas de questions inutiles ou oiseuses ; ils expédièrent les formalités en moins de deux minutes. Elle leur demanda s’ils connaissaient un hôtel bon marché et ils lui indiquèrent un endroit nommé L’Auberge des Voyageurs, dans la vieille ville. Curieusement, aucun d’eux ne fit la moindre remarque à propos du schneïtz ; le carnet de vaccination de celui-ci — qu’elle avait acheté fort cher à un contrefacteur polydactyle de Grisbee III — leur suffisait amplement. Dans l’ensemble, l’accueil changeait agréablement de celui que recevait sur un monde frontière une femme seule accompagnée d’une bestiole extraterrestre non répertoriée. »
Extrait de : J. Guieu. « Embuscade sur Eileena – Blade et Baker. »
Les brumes de Joklun-N’Ghar par Jimmy Guieu
Fiche de Les brumes de Joklun-N’Ghar
Titre : Les brumes de Joklun-N’Ghar (Tome 30 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1995
Editeur : Vaugirard
Première page de Les brumes de Joklun-N’Ghar
« Au sein du vaste océan qui couvrait plus de la moitié de la superficie de Joklun-N’Ghar, perdu à des milliers de kilomètres de la terre la plus proche, s’étendait le paradis en miniature de l’île de Huxley. Plusieurs millions d’années plus tôt, bien avant l’apparition, dans les forêts du continent principal, des bipèdes glabres qui constitueraient un jour l’humanité locale, une violente poussée de lave avait percé la plaque océanique, donnant naissance à un cratère sous-marin dans un jaillissement de vapeur d’eau. En quelques décennies, les scories accumulées avaient atteint une telle hauteur que le cône du volcan en question s’était élevé au-dessus de la surface de l’océan, donnant naissance à une île grossièrement circulaire d’une dizaine de kilomètres carrés. »
Extrait de : J. Guieu. « Les brumes de Joklun-N’ghar – Blade et Baker. »
Les voleurs de dieux par Jimmy Guieu

Fiche de Les voleurs de dieux
Titre : Les voleurs de dieux (Tome 29 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1995
Editeur : Vauvenargues
Première page de Les voleurs de dieux
« Crayola arriva juste à temps sur le cosmodrome. Retenue à l’entrée du terrain par un officier tatillon, elle avait dû menacer de faire appel au Commissaire Principal de la Province avant que le militaire trop zélé ne la laisse franchir la grille électrifiée. Il lui avait toutefois fallu abandonner son véhicule pour emprunter l’une des petites voitures monoroues mises à la disposition des visiteurs, faute de pouvoir prouver qu’elle ne transportait pas un canon ou un lance-roquettes dissimulé dans la carrosserie. L’ambiance de paranoïa qui régnait à l’approche des lancements n’était pas près de disparaître.
Il restait trois dell avant la fin du compte à rebours lorsque la jeune femme rejoignit ses confrères correspondants dans la vaste salle qui leur était réservée — une pièce garnie de dizaines de sièges alignés face à la paroi vitrée qui s’ouvrait sur le terrain. Crayola salua au passage quelques connaissances et prit place sur une chaise, à côté d’un individu dégingandé répondant au nom d’Ykor, qu’elle avait eu l’occasion de rencontrer à maintes reprises dans des circonstances similaires. »
Extrait de : J. Guieu. « Les voleurs de Dieux – Blade et Baker. »
Flammes sur Batoog par Jimmy Guieu

Fiche de Flammes sur Batoog
Titre : Flammes sur Batoog (Tome 28 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1995
Editeur : Vaugirard
Première page de Flammes sur Batoog
« Vorlank-Laor, agent du service de renseignements rigelien, dormait paisiblement sur le champ anti-g qui lui tenait lieu de lit lorsque le tintement discret mais insistant du tri-D-phone le tira de son sommeil. Il s’assit « dans les airs », l’esprit encore embrumé, se demandant qui pouvait bien l’appeler à cette heure si tardive qu’elle en devenait presque matinale.
A ses côtés, flottant comme lui à quelques pouces du sol, son épouse Lamdka-Laor dormait d’un profond sommeil, une mèche blonde barrant son visage d’une beauté à couper le souffle. Le climatiseur entretenant une température constante considérée comme idéale, elle était nue, et les courbes pleines de son corps superbe dessinaient une silhouette blanche dans la pénombre.
S’arrachant à cette vision exquise, Vorlank-Laor claqua des doigts pour signifier qu’il acceptait la communication. Devant lui apparut une image grandeur nature de Dalek-Loor, son supérieur hiérarchique. Celui-ci avait dû être lui aussi tiré du lit, car il ne portait pour tout vêtement qu’un peignoir de tissu sombre aux épaulettes brodées d’or et de platine.
— Désolé de vous arracher à un sommeil que je suppose réparateur, dit-il en guise d’entrée en matière, mais j’ai absolument besoin de vos lumières. »
Extrait de : J. Guieu. « Flammes sur Batoog – Blade et Baker. »
Le maître de la main rouge par Jimmy Guieu
Fiche de Le maître de la main rouge
Titre : Le maître de la main rouge (Tome 27 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1995
Editeur : Vaugirard
Première page de Le maître de la main rouge
« Le Maraudeur, fleuron de la flotte commerciale de la célèbre société multiplanétaire d’import-export B and B Co., se trouvait dans le subespace, en ce 31 décembre 2388. L’énorme astronef se déplaçait en silence dans le néant « grisai liant », propulsé à une vitesse bien supérieure à celle de la lumière par ses générateurs gravitomagnétiques. À son bord, équipage et passagers, réunis dans le grand salon, s’apprêtaient à fêter dignement la nouvelle année autour d’un buffet abondamment garni en denrées de toutes origines.
— C’est bien la première fois que je passe la Saint-Sylvestre dans le subespace, déclara Andy Sherwood en portant à ses lèvres un verre de séghir-R’Toox copieusement saupoudré de poivre rouge.
C’était un homme de haute taille, dont la minceur dissimulait une musculature puissante. Son visage buriné de coureur d’espace, rasé de près, possédait une jeunesse apparente que démentait la couleur grise de ses cheveux mi-longs coiffés en arrière. Il portait une combinaison d’intérieur crème, sa paire de bottes fétiche en peau de rnolkx et un large ceinturon de cuir brun auquel pendait l’étui d’un paralysateur. »
Extrait de : J. Guieu. « Le maitre de la main rouge – Blade et Baker. »