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Bonder « mach 3 » par André Caroff

Fiche de Bonder « mach 3 »
Titre : Bonder « mach 3 » (Tome 36 sur 42 – Bonder)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de Bonder « mach 3 »
« Parce que sa myopie s’était accentuée, le colonel Walcott portait maintenant des verres épais à travers lesquels ses yeux bleus ressemblaient à des huîtres. À part cela, il était toujours aussi chauve, avait le teint crémeux de ceux qui vivent en vase clos et, par ce matin de juillet, semblait être d’excellente humeur.
— Asseyez-vous, Paul, invita-t-il affablement, et fumez si vous le désirez.
Bonder se laissa choir dans un fauteuil, refusa d’un geste la boîte de cigares que Walcott lui présentait. En vacances à Miami, rappelé d’urgence par le colonel, il ne retrouvait pas Fort Monroe avec une grande allégresse.
— Beau temps en Floride ? s’informa Walcott en décapitant un cigare d’un coup de dents.
Là, il poussait ! Une chaleur torride régnait depuis plus de six semaines sur les États-Unis ; on manquait d’eau en certaines régions pour les cultures et le bétail. S’il n’avait pas fait beau à Miami, c’eût été un comble !
— Beau temps, confirma Bonder. J’étais bien sur la plage et, ne m’en veuillez pas, je vous avais complètement oublié… Pourquoi une affaire urgente éclate-t-elle toujours pendant mes congés ?
Walcott enflamma son cigare, fut instantanément environné d’un nuage de fumée grise. »
Extrait de : A. Caroff. « Bonder Mach 3. »
Bonder super-tueur par André Caroff

Fiche de Bonder super-tueur
Titre : Bonder super-tueur (Tome 23 sur 42 – Bonder)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Bonder super-tueur
« Après un mois de juillet froid et pluvieux, quelques coups de vent responsables de chutes de cheminées, Vienne rissolait maintenant sous la canicule de cette seconde quinzaine d’août.
Nul ne savait qui avait choisi le restaurant, ni le salon particulier, mais tous y étaient à l’aise. Ils étaient arrivés un par un, chemise blanche et costume sobre, chaussures noires et attaché-case, plus hommes d’affaires que nature. La langue choisie était l’anglais.
On en était au café-alcool. Deux ventilateurs ronronnaient doucement, mais la sueur brillait sur le crâne lisse du président de séance. Peut-être Allemand, ou Russe, c’était très difficile à deviner car son anglais était pur.
Les autres, une douzaine, six de chaque côté de la table rectangulaire, arrivaient manifestement de tous les coins du globe. Ici, le racisme n’avait pas cours. Le Blanc, blond au yeux bleus, était assis entre le Noir et le Jaune, l’un crépu, l’autre en brosse… Devant chaque participant, une plaquette portant un numéro. Le chauve qui présidait s’appelait numéro 3. Il dit, d’une voix destinée à ne pas franchir les cloisons :
– La séance est ouverte. »
Extrait de : A. Caroff. « Bonder super-tueur. »
Bonder plombe le pigeon par André Caroff

Fiche de Bonder plombe le pigeon
Titre : Bonder plombe le pigeon (Tome 15 sur 42 – Bonder)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Bonder plombe le pigeon
« Depuis quelques années, plus précisément depuis qu’il avait acheté son bungalow non loin de la Savannah, Georges Simek affichait une mine soucieuse qu’il n’abandonnait que très rarement. Cela lui allait d’ailleurs assez mal car, comme beaucoup de ses collègues, il avait l’air plutôt farfelu. En outre, il était encore trop jeune pour se noyer dans les soucis, si bien qu’il donnait l’impression de se prendre trop au sérieux.
En fait, Simek était un être faible. Il se sentait écrasé par un fardeau que d’autres supportaient allègrement. Fils unique, il avait de surcroît une fâcheuse tendance à la solitude morale, à la non-communication, et vivait replié sur lui-même comme un ver dans son cocon. Pourtant, il le savait, Ella ne demandait qu’à partager ses ennuis…
Ce soir-là, il quitta l’usine à l’heure habituelle et s’installa au volant de sa Chevrolet. Une voiture qui demandait d’urgence une remplaçante car ayant de fort loin dépassé le cap fatidique des cent mille kilomètres. »
Extrait de : A. Caroff. « Bonder plombe le pigeon. »