Étiquette : Bruno Coqdor
Le quatorzième signe du zodiaque par Maurice Limat

Fiche de Le quatorzième signe du zodiaque
Titre : Le quatorzième signe du zodiaque (Tome 39 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat, Jean-Marc Lofficier et Jean-Michel Archaimbault
Date de parution : 2006
Editeur : Rivière blanche
Première page de Le quatorzième signe du zodiaque
« À juste titre, Paris-sur-Terre pouvait s’enorgueillir de posséder l’un des centres psychiatriques les plus avancés du Martervénux, voire de la Galaxie tout entière.
Avec ses élégants bâtiments et ses jardins climatisés, le complexe qu’était devenu l’ancien hôpital Sainte-Anne, après la reconstruction de la Cité Éblouissante consécutivement au conflit mondial qui avait marqué la fin de la Grande Décadence, tenait plus d’un domaine résidentiel de luxe que d’un lieu où l’on traitait les cas les plus rebelles défiant les arcanes des sciences de l’esprit.
En principe avec succès, mais parfois aussi sans aucun résultat tangible.
Dans le vaste bureau depuis lequel régnait en maître absolu le professeur Fougerin, directeur de l’hôpital, il était précisément question d’un de ces incurables dont Rémi Lucas, un stagiaire tout frais émoulu de l’Université de Médecine du Centaure, se désespérait littéralement depuis qu’il avait épluché son dossier. »
Extrait de : M. Limat. « Le quatorzième signe du zodiaque – Bruno Coqdor. »
Le serpent de rubis par Maurice Limat

Fiche de Le serpent de rubis
Titre : Le serpent de rubis (Tome 38 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le serpent de rubis
« Un cercle-en-ciel s’était formé. Le gracieux phénomène atmosphérique n’était pas rare sur Hôr, en raison de sa position exceptionnelle, au centre de la constellation d’Ophiucus. La petite planète évoluait sous l’impulsion d’un système binaire et les deux soleils, qui lui faisaient exécuter une trajectoire fantaisiste, paraissaient se divertir à jouer du moindre rideau de pluie.
Il avait justement plu, ce matin-là, sur l’océan d’Opale et sur le littoral. Et les rayons de l’astre double, glissant à travers l’écharpe humide, avaient une fois de plus créé deux arcs-en-ciel inversés dont la juxtaposition donnait un magnifique cercle aux tons éclatants.
La brise marine dispersait les nuées. Les dernières des treize lunes caracolant autour de Hôr s’éteignaient et le jour, le grand jour triomphant se levait sur ce petit monde. »
Extrait de : M. Limat. « Le serpent de rubis – Bruno Coqdor. »
Et la pluie tomba sur Mars par Maurice Limat

Fiche de Et la pluie tomba sur Mars
Titre : Et la pluie tomba sur Mars (Tome 37 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Et la pluie tomba sur Mars
« Mlle l’ingénieur en chef arpentait le bureau d’un pas nerveux. Plus que nerveux, aurait-on pu
dire.
Elle s’arrêta un instant, face à la vaste baie. Devant elle, s’étendait à l’infini, désespérément morne, la lande martienne aux reflets rougeâtres, ces terrains d’immensité rouillés depuis des millénaires, ces rocs où domine l’oxyde de fer qui donne à la planète sa célèbre couleur rouge.
Sur sa gauche, elle pouvait apercevoir les premiers glaciers. Les contreforts initiaux de cet amoncellement monstrueux de glace constituant la calotte polaire du sud martien. Et au-dessus, le ciel. Blanchâtre, laissant apparaître des étoiles apparemment fixes en raison de la ténuité de l’atmosphère. Une atmosphère qui existait cependant, ce qu’avaient pu constater, quelques décennies plus tôt, les premiers pionniers. Il n’en fallait pas moins des poumons solides et un entraînement particulier pour vivre sur Mars. Et y travailler, comme on était en train d’y travailler lors de cette mission qui représentait la première étape de la plus formidable entreprise de tous les temps. »
Extrait de : M. Limat. « Et la pluie tomba sur Mars – Bruno Coqdor. »
Khéoba-la-maudite par Maurice Limat

Fiche de Khéoba-la-maudite
Titre : Khéoba-la-maudite (Tome 36 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Khéoba-la-maudite
« Le champ de glace s’étendait à l’infini et le regard de Neïro se perdait à la courbe de l’horizon. Une courbe hérissée d’innombrables pointes blanches, paraissant plus fantomatique sous cette voûte de grisaille que la clarté astrale ne perçait que fort médiocrement, créant ce jour sombre, morne, désespérant à force de monotonie.
Autour de lui c’était la ville. Ou plutôt ce qui avait été la ville. Le tout maintenant enseveli par les chapes blanchâtres, l’accumulation de la glace qui avait écrasé petit à petit les bâtiments les plus solides, en en respectant on ne savait pourquoi quelques-uns, çà et là, lesquels émergeaient, enchâssés eux aussi par le monstre blanc, tristes rescapés de la destruction universelle.
Le vide. Le désert. La solitude. La population, là comme partout sur la planète Khéoba, avait fui les villes devenues inhabitables. Les derniers survivants s’étaient en grande partie réfugiés dans des cavernes, recommençant ainsi un cycle que le monde allié lointain, la Terre, avait connu des milliards d’années auparavant. »
Extrait de : M. Limat. « Khéoba-la-maudite – Bruno Coqdor. »
L’élixir pourpre par Maurice Limat

Fiche de L’élixir pourpre
Titre : L’élixir pourpre (Tome 35 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’élixir pourpre
« Le caméléon se traînait lamentablement dans la poussière. Il ne pouvait aller bien loin en raison de la ficelle attachée à sa patte postérieure et que l’homme tenait, tirant parfois quand le misérable petit animal tentait désespérément de s’éloigner.
Peu gâté par la nature, reflétant la couleur grisâtre du sable malpropre de la ruelle, laid par définition, il semblait évoquer toute la misère de la bête asservie par l’humain malfaisant.
Alentour, quelques personnages regardaient. Des hommes, dans leurs gandouras, pour la plupart coiffés de fez plus ou moins crasseux, et des gamins morveux, aux yeux de braise. Une ou deux petites filles aussi, mais aucune femme adulte. Celles qui se trouvaient dans les souks passaient rapides, enveloppées du haïk, se hâtant vers les besognes ménagères.
Celui qu’on aurait pu appeler le tortionnaire était bel homme. Il pouvait avoir trente ans et une fine moustache barrant son visage énergique attestait ce raffinement que les races berbères tiennent d’ancêtres fiers, au sang encore noble en dépit des envahisseurs qui, dès les temps ancestraux, ont plus ou moins mêlé le leur à celui des autochtones. »
Extrait de : M. Limat. « L’Élixir pourpre – Bruno Coqdor. »
Les vikings de Sirius par Maurice Limat

Fiche de Les vikings de Sirius
Titre : Les vikings de Sirius (Tome 34 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les vikings de Sirius
« Toog-au-Masque-d’Opale se tenait, très droit, à la proue de son vaisseau, en avant de la flottille aérienne qui sillonnait le ciel de Pâkaô, le satellite de Sirius dont le disque immense brillait au zénith.
Toog avait conscience de sa puissance, de sa responsabilité aussi. Chef suprême des Vvôx, il songeait à étendre ses conquêtes, à dominer l’ensemble des terres qui s’étendaient jusqu’à l’horizon et plus loin encore, à asservir l’océan, à faire ployer le genou aux Fruuls, aux Tas, à toutes les autres tribus pour établir la suprématie des Vvôx, et glorifier sur tout un monde Toog-au-Masque-d’Opale.
Le vaisseau de feu avançait, suivi de trois autres unités de la flotte volante des Vvôx. Tout autour des navires aériens, on distinguait des vols de kreus, les terrifiants oiseaux aux becs et aux serres redoutables, qui obéissaient au Masque-d’Opale et devenaient des auxiliaires appréciables dans les combats, sans préjudice d’être également de subtils éclaireurs, grâce à leur œil acéré qui distinguait au sol les moindres détails. »
Extrait de : M. Limat. « Les Vikings de Sirius – Bruno Coqdor. »
Comme un vol de chimères par Maurice Limat

Fiche de Comme un vol de chimères
Titre : Comme un vol de chimères (Tome 33 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir
Première page de Comme un vol de chimères
« Les chimères étaient là. Elles y étaient comme leurs ancêtres y étaient déjà, des siècles, sans doute des millénaires auparavant. Le décor était aride. Le soleil dardait au cours des jours d’ailleurs très courts du planétoïde. La végétation était maigre et le gibier peu abondant, si l’hydrographie, en revanche, demeurait curieusement bénéfique. Les chimères vivaient sur ce massif désolé. Elles s’y plaisaient, leur race s’y était toujours complu, négligeant les vallées fertiles, tout ce monde restreint et chaotique étant hérissé de pics aigus, de monts déchiquetés, si bien qu’il y avait peu ou pas de plaines proprement dites, mais des creux verdoyants littéralement enchâssés entre ces massifs innombrables à la découpure de cauchemar, contrastant avec l’aimable aspect des vallons où la vie avait réussi à s’implanter grâce à l’atmosphère qui cernait ce petit monde.
Et, selon ses phases, quand venait la nuit et parfois aussi au cours du jour violent, l’astre géant qui dominait éternellement envahissait une vaste partie du ciel, occultant parfois le soleil lui-même, jetant les ombres titanesques de sa sphère immense et de ses extraordinaires anneaux. »
Extrait de : M. Limat. « Comme un vol de chimères – Bruno Coqdor. »
Le mécaniquosmo par Maurice Limat

Fiche de Le mécaniquosmo
Titre : Le mécaniquosmo (Tome 32 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le mécaniquosmo
« Le nez en l’air. Ils étaient tous le nez en l’air. Une population entière dans cette position. On pouvait dire que cela n’était pas surprenant. Une étoile visible en plein jour, ce n’est pas absolument chose courante et depuis que le firmament de la planète Terre présentait un pareil phénomène, tout le monde s’y intéressait.
D’autant que les renseignements concernant cet astre insolite (non pas d’ailleurs une véritable étoile mais tout bonnement une planète ou un corps analogue) présentaient certain caractère inquiétant.
Il y avait quelques jours que l’astre en question avait fait son apparition. »
Extrait de : M. Limat. « Le Mécaniquosmo – Bruno Coqdor. »
Les esclaves de Xicor par Maurice Limat

Fiche de Les esclaves de Xicor
Titre : Les esclaves de Xicor (Tome 31 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les esclaves de Xicor
« Le Prince Ritiger est mélancolique. Le Prince de Xicor est plus triste que jamais.
Ritiger, debout sur la terrasse de cet édifice austère qui constitue le palais gouvernemental,
contemple d’un œil morne le spectacle plus morne encore qui s’offre à sa vue. La ville. Ce qui fut la belle, la glorieuse, l’ardente et active cité de Xicor, principale métropole de la planète.
Xicor… un petit monde situé quelque part dans la constellation du Poisson Austral. Soumis à la tutelle de trois astres. Hélas ! ces soleils sont si lointains qu’à eux trois ils n’ont jamais, depuis l’éternité, réchauffé fortement la surface de la planète. Curieuse disposition ! Leur ballet sans début ni fin a ceci de particulier qu’ils apparaissent à tour de rôle dans le ciel de Xicor. Qu’ils ne sont guère que trois grosses étoiles sans beaucoup de lumière ni de chaleur. Mais qui répandent par ce relais une clarté incessante. Si bien que ceux de Xicor ne connaissent pas la nuit. Ils vivent perpétuellement dans ce jour relatif. Leurs organes visuels y sont adaptés. Résultat : ces humanoïdes de morphologie universelle sont des quasi nyctalopes. »
Extrait de : M. Limat. « Les esclaves de Xicor – Bruno Coqdor. »
Coup dur sur Deneb par Maurice Limat

Fiche de Coup dur sur Deneb
Titre : Coup dur sur Deneb (Tome 30 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Coup dur sur Deneb
« Deux grandes ailes membranées battent l’air, sur un rythme assez rapide. Et la bête, douée d’une envergure de près de trois mètres, fonce à travers la brume glacée qui domine le pôle Nord de Deneb VII.
La visibilité est pratiquement nulle. Il fait froid. Très froid. La créature volante progresse cependant sans dévier, comme menée par une volonté tenace et sûre. À cette altitude, la brume blanche est compacte. L’atmosphère en est ouatée et le silence est impressionnant. Le ciel s’est fondu dans cette nébulosité vague et l’étoile tutélaire, le géant Deneb, est devenu invisible.
La bête vole, vole toujours.
Ses ailes pourraient être celles d’une chauve-souris titanesque. Mais il ne s’agit pas d’une chauve-souris, même si l’animal évoque les chiroptères. Pas un vampire non plus, car en dépit de sa puissance et de ses redoutables griffes et dents, ce n’est cependant qu’un compagnon tendre et passionné. »
Extrait de : M. Limat. « Coup dur sur Deneb – Bruno Coqdor. »