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Métal en fusion par André Caroff

Fiche de Métal en fusion

Titre : Métal en fusion (Tome 2 sur 4 – La saga des Rouges)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir

Première page de Métal en fusion

« Dans la ville endormie, il allait comme un loup au long des voies désertes, cernées par la nuit, souvent traversées par les sinistres glisseurs noirs de la Sécurité.

Il avait tué un homme dans la banlieue nord de U.S. Marseille, s’était approprié ses mondialex, sa plaque d’identification, ses vêtements, mais n’était pas pour autant à l’abri d’un contrôle policier. Si cela se produisait, et parce qu’il ne portait pas de tatouage sous l’aisselle gauche, il serait contraint d’utiliser son pistolet broyant.

Il était venu de nuit, en quelques instants depuis le territoire des P.S., à bord du rapide hélicojet d’interception dérobé aux forces U.S. De Jour, il était impossible de se déplacer avec l’appareil en raison de l’implacable surveillance exercée par les satellites d’observation orbitant sans trêve autour de la Terre.

Un glisseur de la Sécurité déboucha brusquement d’une rue adjacente, ses phares balayèrent l’avenue. Hem le Rouge se jeta dans la gueule sombre d’une porte d’immeuble, main bloquée sur la crosse du pistolet, pas certain de ne pas avoir été frôlé par le faisceau lumineux. On était aux petites heures, les habitants de la ville avaient pour coutume de se lever tard. Beaucoup de temps 
s’écoulerait avant que Hem puisse se mêler à a foule. D’ici là, il lui faudrait se cacher tout en progressant vers le ministère… »

Extrait de : A. Caroff. « Métal en fusion. »

Captif du temps par André Caroff

Fiche de Captif du temps

Titre : Captif du temps (Tome 1 sur 4 – La saga des Rouges)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir

Première page de Captif du temps

« Hem se glissa derrière la roche et jeta un regard en direction du sud. C’était la nuit mais loin, très loin au-delà du Territoire, il distinguait les fulgurances électriques de la Cité métallique dont les
poutrelles se perdaient dans le ciel.

La frontière se trouvait à quatre heures de marche mais aucun Inadapté ne l’avait jamais franchie. Ceux qui avaient essayé étaient morts en quelques minutes, dans la zone de dévitalisation, au beau milieu de la bande nivelée par les Machines.

— Avance, grogna Kor, on nous attend.

Kor avait quarante ans, soit vingt ans de plus que Hem, et était de ce fait l’un des plus anciens habitants du village. Sa patience s’était usée au fil des années mais l’âge en était moins la cause que la mort de sa compagne pour qui on avait un jour déployé le drapeau rouge. Alors les Maîtres l’avaient emportée à bord d’un appareil volant et nul ne l’avait jamais revue. Quand quelqu’un ne revenait pas au village, on le considérait comme mort. C’était très mauvais signe quand les Maîtres décidaient d’emporter un malade vers le sud. Djara était cependant revenue au bout de six mois, maigre comme une branche morte, les yeux hors des orbites mais guérie. »

Extrait de : A. Caroff. « Captif du temps. »

Rod, Vacuum 02 par André Caroff

Fiche de Rod, Vacuum 02

Titre : Rod, Vacuum 02 (Tome 4 sur 4 – Rod)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir

Première page de Rod, Vacuum 02

« La pluie formait un rideau fluctuant entre le convoi et le paysage. Des rafales hurlantes venaient s’écraser contre les hublots panoramiques, couraient en rigoles fugitives sur le velax, opacifiaient à ce point la clarté diurne que Lonia Imis apercevait fréquemment son reflet dans le panneau transparent.

Sur son axe de force, le turbojet trouait l’air comme un obus, se frayait un chemin rectiligne à travers la tempête qui sévissait depuis plus de douze heures sur Continent 5. Lonia Imis allongea les jambes sur le plot de décontraction, fit doucement basculer son dossier inclinable.

Le ciel roulait des nuages d’encre que les deux soleils d’Osma perçaient malaisément et la pluie crépitait sur le toit translucide avec une violence de mitraille. Sous des rafales de vent plus intenses, le turbojet frémissait quelquefois. Ses rivets de rexylium gémissaient, l’ensemble de sa structure donnait l’impression de plier comme une colonne vertébrale, et une faible irradiation d’électricité statique faisait jouer les cheveux et les sourcils de la jeune femme.

À cette allure le convoi atteindrait Zaphamoca dans six minutes, aux confins de Continent 5, là où le relief était trop accidenté et la population pas assez dense pour que soit rentable la construction d’un spatiodrome. »

Extrait de : A. Caroff. « Rod, Vacuum 02. »

Rod, patrouille de l’espace par André Caroff

Fiche de Rod, patrouille de l’espace

Titre : Rod, patrouille de l’espace (Tome 3 sur 4 – Rod)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir

Première page de Rod, patrouille de l’espace

« Le superastronef Graar pénétra dans l’atmosphère de la planète Oïlas, creva la couche nuageuse stagnant en permanence au-dessus de sa calotte glaciaire et les deux mille passagers découvrirent avec émerveillement le paysage tourmenté éclairé par le lointain soleil bleu de Rothyte.
Oïlas n’était plus habitée depuis près d’un million d’années. Oïlas était une planète « sèche », l’une de ces terres que les caprices de l’infini avaient soumises à un formidable bombardement de bolides, d’aérolithes, de météorites. Rien ne poussait sur Oïlas que l’on venait visiter du fin fond de la 612e galaxie depuis des lustres, peut-être pour mieux se convaincre du bonheur qu’on avait de vivre sur Cini, Buru, Nalia, Vator, Orgo ou Obicera…
Sid he Okla s’empara de son micro et articula en galactique :
— À votre gauche, vous découvrez la chaîne de Creb avec le mont Ajat, douze mille mètres, le plus haut sommet de notre galaxie sur lequel, selon la légende, se posèrent au début des temps les vaisseaux en provenance de Belois… »

Extrait de : A. Caroff. « Rod, patrouille de l’espace. »

Rod, menace sur Oxima par André Caroff

Fiche de Rod, menace sur Oxima

Titre : Rod, menace sur Oxima (Tome 2 sur 4 – Rod)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir

Première page de Rod, menace sur Oxima

« L’aérobus Oxima-Pomos se mit à descendre des couches supérieures de l’atmosphère. Le pilote coupa l’arrivée d’oxygène de la cabine à pression conditionnée, les rétrofusées s’allumèrent dans un fracas de tonnerre, et le gros appareil piqua à travers la mer de nuages.
Pomos apparut sous le nez du transporteur. Loin derrière lui brillait la rive septentrionale du grand lac Zermer. Encore trois cents kilomètres : à peine cinq minutes de vol…
La cigarette que Mum Psam avait allumée à cent kilomètres de là n’était encore qu’à demi consumée quand l’aérobus vira au-dessus de la vallée de Valk et mit le cap sur Pomos où Mum Psam, naute de première classe et agent de la Sûreté spatiale, se rendait en permission de détente après la terrible aventure qu’il venait de vivre sur la planète Ezhache, au cœur de la constellation de Whrane.
À bâbord, Mum Psam aperçut la ville de Borcha que la pureté de l’atmosphère permettait de distinguer avec une parfaite netteté. Les maisons-bulles blanches et crèmes de la ville étincelaient au soleil. »

Extrait de : A. Caroff. « Rod, menace sur Oxima. »

Rod, combattant du futur par André Caroff

Fiche de Rod, combattant du futur

Titre : Rod, combattant du futur (Tome 1 sur 4 – Rod)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir

Première page de Rod, combattant du futur

« Psam observa le sol de la planète Ezhache à travers son minuscope, manipula le cadran cosmique. Avant de débarquer il lui fallait encore quelques paramètres, quelques analyses essentielles.
— Alors ? demanda Agor en se penchant également sur le microscoposcentrique.
— Tout semble bien aller, superaid. Nous avons conservé le 780 par constellation 005. Dérive nulle. Enregistrement de masses molécules-grammes et attraction moléculaire normaux.
— Type des molécules-grammes ?
— Chimique mais à texture monocyclique, répondit Psam en consultant l’informateur.
Agor observa le cadran cosmique avec anxiété.
— Vingt millions de biocromètres, murmura-t-il entre ses dents, notre spatiofusée est à la limite, hein ?… Veux-tu examiner cette brume au galaxitrome, elle prend une étrange consistance. »

Extrait de : A. Caroff. « Rod, combattant du futur. »

Ordinator Rapidos par André Caroff

Fiche de Ordinator Rapidos

Titre : Ordinator Rapidos (Tome 8 sur 8 – Ordinator)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ordinator Rapidos

« C’était un tout petit bonhomme fragile, avec une grosse tête, des bras ridiculement courts et des jambes arquées et torses. Il avait quarante ans mais en faisait bien dix de plus. Il n’avait pas été gâté par la nature.
Sauf pour ce qui concernait sa matière grise. Il en avait à revendre. Son QI frôlait le 200. Il était assis, perché était le mot juste, sur l’un des deux tabourets disposés devant le minibar. Abel 6666-4bis AG le regardait de bas en haut car il était assis sur la moquette. Il dit :
— Je vous écoute, Zesah Uroh ?
Babar TZO 88952, le microprocesseur d’Abel, doté de la parole, de la vue mais, hélas, pas de l’intelligence en ce sens qu’il n’était strictement bon à rien quand il n’était pas convenablement programmé, supervisait l’entrevue depuis la table sur laquelle Abel l’avait déposé.
Zesah Uroh avait demandé audience à Abel, Grand Héros de Silicon Valley, Envoyé de Irata Communication, Intermédiaire de Xeroxa-Fortunex, Vainqueur d’Attila, Tombeur de l’Organisation, etc. La scène se passait dans la bulle de la cellule d’habitation. 65e niveau. Au cœur de la Cité Mère, une énorme métropole de 30 millions d’âmes. Du béton, du béton, encore du béton…  »

Extrait de : A. Caroff. « Ordinator-rapidos. »

Ordinator Craignos par André Caroff

Fiche de Ordinator Craignos

Titre : Ordinator Craignos (Tome 7 sur 8 – Ordinator)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ordinator Craignos

« Décembre 2302, Cité Mère, 188e arrondissement. 23 heures, par une température froide, humide, un temps brumeux, quelque part vers le milieu de l’interminable rue du Nord.
Yossy Bal, vingt-cinq ans, employée dans l’un des deux mille secrétariats à la Jeunesse urbaine de la capitale en tant que secrétaire-assistante-sociale. Célibataire. Inscrite à un cours de danse moderne et en revenant précisément à pied car logeant à moins de dix minutes de là. Seule, comme d’habitude, à emprunter cette direction des quartiers périphériques en raison de ses modestes moyens. Sa rémunération ne suffisant pas à l’entretenir avec ses parents infirmes…
Accident de glisseur sept ans auparavant. Sa mère, Loé Bal, atteinte aux jambes, contrainte de se déplacer en fauteuil électrique. Son père, Mor Bal, colonne vertébrale fracturée, également paraplégique mais avec hémiplégie du côté droit jusqu’à l’épaule… »

Extrait de : A. Caroff. « Ordinator-Craignos. »

Ordinator Ocularis par André Caroff

Fiche de Ordinator Ocularis

Titre : Ordinator Ocularis (Tome 6 sur 8 – Ordinator)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ordinator Ocularis

« Le ciel roulait des nuages noirs que le soleil perçait de plus en plus malaisément. La Cité Mère dormait depuis deux jours après la grande fête du Renouveau qui, pendant quarante-huit heures, avait maintenu les foules sous pression dans les salles de spectacle, sous les chapiteaux, dans les stades et les palais des sports.
Jadis, la guerre atomique avait ravagé la planète.
Aujourd’hui, on repartait pour ainsi dire de zéro avec la pollution atmosphérique provoquée par les usines innombrables qui cernaient littéralement la ville et ses trente millions d’habitants. Les pluies acides avaient dévasté les forêts, les prairies. Un nouveau groupement des Verts existait, mais il prêchait dans le désert, se brisait les dents contre l’armure des puissances de l’Argent.
A travers son agrandisseur, Abel 6666-4bis AG, Grand Héros de Silicon Valley, Envoyé de Irata Communication, Intermédiaire de Xeroxa-Fortunex, Vainqueur d’Attila, Tombeur de l’Organisation, etc., observait des touffes d’herbe et quelques dizaines de fourmis sur l’angle de la terrasse située au 12e niveau. »

Extrait de : A. Caroff. « Ordinator-Ocularis. »

Ordinator Criminalis par André Caroff

Fiche de Ordinator Criminalis

Titre : Ordinator Criminalis (Tome 5 sur 8 – Ordinator)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ordinator Criminalis

« Un buzzer zonzonna sourdement dans l’angle sud de la salle blindée. Une sonnerie aigre répondit et un circuit de distribution cracha une décharge haute tension qui balança un digital et mit en mouvement un clavier automatisé. Marguerite. Piou-piou-piou ! Imprimante à blanc : « Il faut tuer ABEL 6666-4bis A.G. si volonté voir aboutir projet FA-NE. Stop… Piou-piou-piou…»
Klaxon lugubre. Fin d’émission avec une flopée de floxes à l’arrivée. Silence. Pas âme qui vive à des kilomètres-lumière. La nuit sidérale. Moins 1503 degrés centigrades. 
Face cachée de la Lune.
 
Le message enregistré fut diffusé douze minutes plus tard dans le bunker Centre-Afrique de la S.S.FA-NE. Haïlé Gambialé l’écouta trois fois et ses dents incroyablement blanches grincèrent. Il commuta le visiaphone, pianota un indicatif européen sur la console d’ivoire. Buzzer. Trente secondes. Puis le visage en lame de couteau de Sistano sur l’écran. »

Extrait de : A. Caroff. « Ordinator-criminalis. »