Étiquette : Casterman
Magies et merveilles par C. L. Moore

Fiche de Magies et merveilles
Titre : Magies et merveilles
Auteur : C. L. Moore
Date de parution : 1982
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : Casterman
Sommaire de Magies et merveilles :
- L’illusion lumineuse
- Plus puissants que les dieux
- Le fruit de la connaissance
- La porte du temps
- Le code
- L’héritier présomptif
Première page de L’illusion lumineuse
« DANS L’AVEUGLANTE RÉVERBÉRATION du soleil sur le sable, Dixon examinait avec peine en clignant des yeux l’étrange mirage qu’il avait devant lui. Il chancelait de soif, de chaleur et de lassitude et alentour, le désert se soulevait en longues houles floues, mais à travers le brouillard de sa faiblesse et à travers la brume solaire recouvrant le désert, il regardait attentivement la chose avec anxiété sans réussir à la définir.
Rien de connu ne pouvait produire un mirage de ce genre. C’était un grand ovale de lumière jaune, formant sur le sol une saillie bombée qui faisait penser à un œuf doré translucide, à demi enfoncé dans le sable. Et, à sa surface, une intense activité semblait se déployer, comme s’il était couvert de minuscules choses miroitantes qui bougeaient constamment. Dixon n’avait jamais rien vu qui lui ressemble de près ou de loin.
Tout en marchant laborieusement dans le sable vers cette illusion lumineuse, il aperçut des points plus sombres dispersés autour, des points qui – lorsqu’il se rapprocha – offrirent l’aspect d’hommes morts gisants dans des positions bizarres. Il n’y »
Extrait de : C. L. Moore. « Magies et Merveilles. »
Symboles secrets par Theodore Sturgeon

Fiche de Symboles secrets
Titre : Symboles secrets
Auteur : Theodore Sturgeon
Date de parution : 1980
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Casterman
Sommaire de Symboles secrets :
- Tiny et le monstre
- La tombe et le pied
- La cloison
- Le claustrophile
- Et voici les informations
- L’amour et la mort
Première page de Tiny et le monstre
« Il fallait qu’elle sache à quoi s’en tenir sur Tiny – qu’elle découvre absolument tout au sujet de Tiny.
Le nom de Tiny s’était imposé. C’était une source d’amusement à l’époque où il n’était qu’un chiot, et ce le fut bien des fois par la suite1 .
C’était un dogue allemand, pas à la mode en raison de sa longue queue, avec un pelage lisse et luisant qui recouvrait douillettement son poitrail puissamment musclé. Il avait de grands yeux bruns et un aboiement pareil au tonnerre.
Il était né dans les Îles Vierges, sur Sainte-Croix, terre de palmiers et de cannes à sucre, de brises douces et de sous-bois luxuriants qui bruissaient du passage furtif des mangoustes et des faisans. Il y avait des rats dans les ruines des vieilles résidences qui se dressaient parmi les vallons – ruines aux murs épais d’un mètre jadis bâtis par les esclaves et aux grandes arcades de pierre délabrées. Il y avait des pâturages où couraient les mulots et des ruisseaux où brillaient des vairons d’un bleu éclatant. »
Extrait de : T. Sturgeon. « Symboles secrets. »
Les songes superbes par Theodore Sturgeon

Fiche de Les songes superbes
Titre : Les songes superbes de Theodore Sturgeon
Auteur : Theodore Sturgeon
Date de parution : 1978
Traduction : B. Martin, M. Deutsch
Editeur : Casterman
Sommaire de Les songes superbes :
- Un égocentriste absolu
- Compagnon de cellule
- Un don spécial
- Dans la chambre sombre
- Celui qui lisait les tombes
- Abréaction
- Paradis perdu
- Une soucoupe de solitude
- Monde interdit
- La clinique
- Un triangle dans la tempête
Première page d’Un égocentriste absolu
« Cette nouvelle parut dans le numéro de février 1941 du magazine Unknown, sous le pseudonyme de E. Waldo Hunter (inspiré par le véritable patronyme de Sturgeon, qui se nomme en réalité Edward Hamilton Waldo). Dirigé comme Astounding par le redoutable et légendaire John W. Campbell, Unknown avait déjà accueilli dans ses pages plusieurs récits du jeune Sturgeon… et lui en avait refusé tout autant. C’est un an et demi plus tôt que Sturgeon avait fait ses débuts chez Campbell, et Un égocentriste absolu était sa neuvième histoire publiée. Avec son style léger et ironique, sa narration peu sérieuse, l’énormité canularesque de son sujet, c’est une production typique du Sturgeon première manière, lequel était âgé à cette époque de 22 ans. Et pourtant… Pourtant, il y a dans ce texte quelques pages étonnantes, en ce sens qu’elles préfigurent d’un seul coup tout un aspect essentiel de son œuvre future : il s’agit des pages qui concernent le personnage de Drip, demeuré mental muré dans son incapacité de s’exprimer. »
Extrait de : T. Sturgeon. « Les Songes superbes de Theodore Sturgeon. »
Les productions du temps par J. Brunner

Fiche de Les productions du temps
Titre : Les productions du temps
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1967
Traduction : R. Lathière
Editeur : Casterman
Première page de Les productions du temps
« Du fait même que cette idée l’effrayait, Murray Douglas téléphona au Restaurant de l’Avant-Scène et retint une table pour le déjeuner avant de partir récupérer sa Daimler. L’homme qui prit note était un inconnu – si l’on en jugeait d’après la voix – et rien ne laissait croire qu’il eût identifié l’acteur quand il répéta les instructions données :
« Mr Murray Douglas… table pour une seule personne… Une heure… très bien, monsieur. »
Cela faisait si longtemps. Une éternité.
Ses doigts tremblaient lorsqu’il raccrocha. Cherchant à se maîtriser, il emplit ses poumons d’air et les vida lentement, progressivement, comme s’il voulait garder la note sur un pipeau. Pour la vingtième fois peut-être, il mit le poignet contre son veston à l’intérieur duquel il sentait la masse solide des »
Extrait de : J. Brunner. « Les productions du temps. »
Un brin de belladone par R. Bloch

Fiche d’Un brin de belladone
Titre : Un brin de belladone
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1983
Traduction : J. Chambon, P. Alpérine, R. Louit, B. Martin, N. Balfet, R. Latbière
Editeur : Casterman
Sommaire d’Un brin de belladone
- Retour au sabbat
- Enoch
- Chapardage
- Le tunnel des amoureux
- La maison affamée
- Les fabricants de rêves
- Sweet sixteen
- L’oeil avide
- Un fabuleux talent
- Commis voyageur de la mort
- Le labyrinthe éducatif
- Un crime des plus singuliers
Première page de Retour au sabbat
« Ceci n’est pas le genre d’histoire dont les chroniqueurs aiment remplir leurs colonnes ; ce n’est pas davantage un de ces bobards comme les agents de publicité adorent en répandre. Quand je faisais encore partie du Service de Publicité du studio, on ne m’aurait pas laissé cracher le morceau. Je m’en serais d’ailleurs bien gardé, car aucun journal n’aurait accepté de publier pareilles sornettes.
Nous autres, gens de publicité, avons le devoir de présenter Hollywood comme un endroit resplendissant ; un monde brillant de tout l’éclat de ses paillettes. Nous ne retenons que la lumière, mais sous la lumière il doit fatalement y avoir des ombres. J’ai toujours su cela – pendant des années ça a été mon travail de maquiller ces ombres – mais les événements qui m’occupent ici offrent un contour inquiétant, trop étrange pour qu’on les passe sous silence. L’ombre qu’ils projettent n’a rien d’humain.
C’est l’odeur de soufre de toute cette affaire qui m’a fait douter de mon équilibre mental. C’est pourquoi j’ai remis ma démission au studio, je crois. Je »
Extrait de : R. Bloch. « Un brin de belladone. »
La boîte à maléfices par R. Bloch

Fiche de La boîte à maléfices
Titre : La boîte à maléfices
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1981
Traduction : M. Cazenave, J.-M. Dessaux, B. Martin, J. et M. Perrin, A. Rosenblum, J. Chambon
Editeur : Casterman
Sommaire de La boîte à maléfices
- Monsieur Steinway
- Console-moi, mon robot
- Maudit sois-tu, docteur Fell
- On se trompe peut-être
- J’embrasse ton ombre …
- Eve au pays des merveilles
- La belle endormie
- Le coin des gorges chaudes
- Le monde de l’écran
- Chez le dingue
- Dans les siècles des siècles, ainsi soit-il
- La maladie des entêtés
Première page de Monsieur Steinway
« La première fois où j’ai vu Léo, j’ai cru qu’il était mort.
Ses cheveux étaient si noirs et sa peau si blanche – je n’avais jamais vu des mains aussi pâles, aussi fines ; elles reposaient, croisées sur sa poitrine, dissimulant le rythme de sa respiration. Il émanait de lui quelque chose de presque repoussant ; il était mince, immobile, et son visage reflétait un tel néant ! On aurait dit un masque mortuaire réalisé un peu trop tard, après que le dernier signe de la personnalité vivante se soit à jamais enfui. J’ai regardé Léo, j’ai frissonné un peu, et j’ai commencé à m’éloigner.
Alors il a ouvert les yeux, et je suis tombée amoureuse.
Il s’est assis, a fait basculer ses jambes par-dessus l’énorme divan, m’a souri et s’est levé. J’imagine du moins qu’il a fait tout ça. Tout ce que j’ai vraiment remarqué, c’est le brun foncé de ses pupilles, et le désir ardent, riche, qu’elles déversaient en moi, le désir qui se déversait dans mon cœur et y trouvait un point d’ancrage. »
Extrait de : R. Bloch. « La Boite à maléfices. »
Les abîmes angoissants par P. Anderson

Fiche de Les abîmes angoissants
Titre : Les abîmes angoissants
Auteur : P. Anderson
Date de parution : 1982
Traduction : M. Deutsch, J.-P. Pugi, J. Polanis
Editeur : Casterman
Sommaire de Les abîmes angoissants
- Long cours
- Un moment difficile à passer
- Le visiteur
- Le chaton
- La saga de Hauk
- Le jeu de Saturne
Première page de Long cours
« Quand pour la première fois nous entendîmes parler du Vaisseau Céleste, nous étions sur une île du nom de Yarzik, pour autant que les langues montaliriennes puissent se plier à reproduire d’aussi barbares syllabes. Près d’une année s’était écoulée depuis que le Sauteur d’Or avait quitté le port de Lavre et nous estimions avoir accompli la moitié du tour du monde. Les goémons et les coquillages souillaient tant notre pauvre caravelle que, toutes voiles dehors, c’était à peine si elle parvenait à se traîner à travers les mers. Le peu d’eau douce qui restait dans les tonneaux était verdâtre et fétide, il y avait des asticots dans les biscuits et les premiers signes de scorbut étaient apparus chez quelques-uns des hommes d’équipage.
« Quels que soient les risques, il faut aborder quelque part », avait décrété le capitaine Rovic. Je me rappelle avoir vu s’allumer une lueur dans ses yeux. Tout en caressant sa barbe rouge, il avait murmuré : « D’ailleurs, il y a longtemps que nous ne nous sommes enquis des Cités Dorées. Peut-être, cette fois, recueillerons-nous des renseignements sur ces lieux. »
Extrait de : P. Anderson. « Les abîmes angoissants. »