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J’exagère à peine par F. Colin

Fiche de J’exagère à peine

Titre : J’exagère à peine
Auteur : F. Colin
Date de parution : 2018
Editeur : Seuil

Première page de J’exagère à peine

« Si ma mère, parvenue au seuil de la mort, se retrouvait face à un type lui demandant de choisir entre une éternité au paradis et une éternité à Disneyland, je suis sûr qu’elle s’allumerait une clope et qu’elle soufflerait la fumée au visage du malotru. « Pardon, lâcherait-elle en rajustant son serre-tête Mickey à 2,99 €, mais en quoi réside la différence ? »

Ma mère adore Disney (si vous connaissez un verbe supérieur à « adorer » qui ne soit pas juste « adorer » avec quelques « o » en plus, contactez mon éditeur : un radio-réveil à modulation de fréquence vous sera offert). À en croire mon regretté paternel, il s’agit d’une tare de naissance. Je pense désormais que c’est plus compliqué que ça – mais peu importe. Ma mère vénère les parcs Disney, chérit les peluches Disney, idolâtre les films Disney et connaît toutes les chansons Disney par cœur, y compris ce titre méchamment débile interprété par un phacochère en surpoids : elle vous les chantera même si vous ne le lui demandez pas. »

Extrait de : F. Colin. « J’exagère à peine. »

Dreamericana par F. Colin

Fiche de Dreamericana

Titre : Dreamericana
Auteur : F. Colin
Date de parution : 2002
Editeur : J’ai lu

Première page de Dreamericana

« Le numéro, vanté dès le début de la décennie par un éditorial liverpudlien habituellement sarcastique comme « l’attraction la plus originale et la plus inventive jamais présentée à un public de music-hall « , arrivait maintenant à son terme. D’un claquement sec, le magicien referma son livre-coffre d’ébène. Nés d’un jeu complexe de projecteurs et de miroirs, ogres et fées, espions et fantômes (avec lesquels, moins de cinq minutes auparavant, certaines mondaines à moitié ivres avaient dansé sur le tapis au point de les croire parfaitement réels) regagnèrent leur royaume d’ombre, laissant derrière eux un sillage de trouble ému. À une extrémité de l’estrade, témoin d’un numéro plus ancien et beaucoup plus personnel, un énorme microscope de bronze dardait toujours son œil bombé sur une lamelle grossie mille fois où grésillaient, reflétées sur un écran de toile écrue, une multitude de particules frappées de folie : des zéros, uniquement des zéros, le sang brûlant de l’enchanteur.
L’illusion était parfaite. »

Extrait de : F. Colin. « Dreamericana. »

Cyberpan par F. Colin

Fiche de Cyberpan

Titre : Cyberpan
Auteur : F. Colin
Date de parution : 2003
Editeur : Mango

Première page de Cyberpan

« Nous habitons une ville appelée Harmony.

Harmony, vous connaissez ? « La cité de vos rêves ».

Nous sommes cinquante mille, pas un de plus, logés dans des villas en préfabriqué blanc, avec des patios blancs et de longues baies vitrées qui reflètent l’océan.

Il y a de la verdure, des piscines aux eaux turquoise ou grenat, des pelouses parfaites, des arbres artificiels, des routes impeccables. Il y a des jets d’eau et des haut-parleurs, une musique légère, inoffensive, des publicités gazouillant à un niveau quasi imperceptible et des diffuseurs de parfum réglés sur fréquence tropicale.

Tout ça est protégé par un mur de six mètres de haut, avec tourelles de contrôle, détecteurs infrarouges et miradors robotisés. De l’autre côté : le NeoGhetto, le quartier des parias, des exclus, à perte de vue. Ce qui se passe là-bas ne nous concerne pas. »

Extrait de : F. Colin. « Cyberpan. »

Confessions d’un automate mangeur d’opium par F. Colin et M. Gaborit

Fiche de Confessions d’un automate mangeur d’opium

Titre : Confessions d’un automate mangeur d’opium
Auteur : F. Colin et M. Gaborit
Date de parution : 1999
Editeur : Bragelonne

Première page de Confessions d’un automate mangeur d’opium

«  Du fond de l’âme. Une confession du fond de l’âme afin de libérer ces démons qui rongent mon crâne. Les vomir, les arracher à mon cœur. Je veux… je veux être semblable à cet homme, là, juste devant moi qui boit son café du bout des lèvres. Ou à cet autre qui vient d’entrer, le front en sueur d’avoir marché sous le soleil. Oh ! qui suis-je à présent pour me comparer à ceux qui furent mes semblables ? Un sang noir ruisselle entre mes doigts, des voix impies murmurent sous mon crâne… Seigneur, que suis-je devenu ? Je ne guette pas votre miséricorde, ni même votre pitié. C’est un fait : je suis digne de siéger au côté du diable et de devenir son confesseur. Mais, pour l’heure, je n’ai pas encore longé les rives du Styx.

J’écris dans l’arrière-salle d’une taverne, sur le port. Une pièce qui sent la poussière, l’anis et l’oubli. La vie est loin, loin ces visages qui trahissent ma démence. Je suis épuisé ; j’ai peur. »

Extrait de : F. Colin. et M. Gaborit. « Confessions d’un automate mangeur d’opium. »

Blue Jay Way par F. Colin

Fiche de Blue Jay Way

Titre : Blue Jay Way
Auteur : F. Colin
Date de parution : 2012
Editeur : Sonatine

Première page de Blue Jay Way

« Tu as changé, me disais-je en avançant vers le nord. Ce qui s’est passé t’a détruit mais le pire, tu dois le reconnaître, aurait été que le destin t’oublie.

Poings serrés dans les poches de ma veste, j’ai pressé l’allure. Marche, recommandait le message. Marche droit vers le parc.
De temps à autre, je levais les yeux au ciel. La nuit qui se déployait sur New York n’avait plus rien en commun avec l’océan des temps anciens. C’était juste une fatalité désormais, juste une ode fanée aux lumières et aux sirènes, à la puissance fragile des monstres de verre qui s’obstinaient à diffracter son image, et ces ténèbres-là ne recelaient plus de magie : les meilleures histoires avaient été racontées il y a des siècles.
Mon reflet se découpait en stop motion sur les vitrines de la 5e Avenue. On aurait pu penser que je fuyais un danger, que je poursuivais une ombre, on aurait pu croire que je cherchais une réponse, mais quelle était la question ? »

Extrait de : F. Colin. « Blue Jay Way. »

Big fan par F. Colin

Fiche de Big fan

Titre : Big fan
Auteur : F. Colin
Date de parution : 2010
Editeur : Inculte

Première page de Big fan

« PREMIÈRE LETTRE 
Ma mère est mon seul lien avec l’extérieur, mon pote. Autant dire que je me trouve dans une merde spectaculaire. Évidemment, si ma génitrice s’était pointée ici dès le commencement, si elle avait sorti de son sac un chèque de cinquante mille livres histoire de me payer un avocat correct, les choses auraient été différentes : nous nous serions expliqués, alors, elle aurait compris, je serais sorti de prison et j’aurais rapidement retrouvé mes marques, prêt à l’action, baignant dans un halo de sollicitude propice. Le problème, c’est que ma mère n’a pas exhibé l’ombre d’un chèque : seulement un sandwich bacon-mayonnaise. Après quoi elle a parlé d’une traite, elle a dit qu’elle était désolée, pour moi, pour nous, pour la famille de ce pauvre type dont j’avais sans doute gâché la vie, et elle m’a demandé de tenir le coup avant de repartir, triste et silencieuse comme une fuite radioactive — sans faire la moindre allusion à cette putain de fin du monde. »

Extrait de : F. Colin. « Big Fan. »

Bal de givre à New York par F. Colin

Fiche de Bal de givre à New York

Titre : Bal de givre à New York
Auteur : F. Colin
Date de parution : 2011
Editeur : Albin Michel

Première page de Bal de givre à New York

« Lorsque j’ouvris les yeux, je crus d’abord que tout était terminé. Un visage était penché sur moi, une figure aux traits si purs qu’on aurait dit celle d’un ange.
–       Mademoiselle ?
C’était un jeune homme – dix-sept ans, dix-huit peut- être -, regard bleu et envoûtant comme le cœur d’un glacier.
–       Mademoiselle, vous m’entendez ?
D’une main ferme, il me soutenait la nuque. L’inquiétude lui conférait un air sombre. M’appuyant sur un coude, je parvins à m’asseoir.
–       Qu’est-ce qui s’est passé ?
–       Vous avez surgi de je ne sais où. Et mon chauffeur n’a pas réussi à vous éviter. Je suis réellement navré. »

Extrait de : F. Colin. « Bal de givre à New York. »

Darkmoor par F. Colin

Fiche de Darkmoor

Titre : Darkmoor (Tome 6 sur 6 – Wonderpark)
Auteur : F. Colin
Date de parution : 2018
Editeur : Nathan

Première page de Darkmoor

« À force de patience, Jenn et son frère Mervin ont réussi à gagner la confiance de la discrète Orage. Ils pénètrent avec leur nouvelle amie dans WonderPark, le parc d’attractions créé par son père Arius, mais laissé à l’abandon depuis qu’Arius a mystérieusement disparu il y a quelques années. Lors de cette visite, leur petite sœur Zoey est kidnappée par un étrange inconnu !

Les enfants découvrent alors que WonderPark a un secret : il communique avec six mondes fantastiques. Et ce n’est pas tout: ces mondes sont menacés par le maléfique seigneur Langley, qui rêve de s’approprier un fluide vital, le zéphyr, pour devenir immortel.

Pour retrouver Zoey et Arius, les enfants décident de passer « de l’autre côté ». Ils s’aventurent ainsi dans Libertad, un univers peuplé de pirates. Leur principal atout ? Les artefacts, des objets magiques laissés par Arius, et dont ils sont les seuls à pouvoir se servir. C’est la première étape d’un long voyage qui conduit notre trio à traverser les mondes de Mégalopolis, Cyclos et Askaran.

Dans l’étrange ville de Discordia, les enfants rencontrent enfin le redoutable Langley. Mais il leur faut le poursuivre jusque dans son château de Darkmoor pour l’empêcher de mener à bien son sinistre projet. Là réside leur seule chance de retrouver les parents d’Orage et de revenir chez eux, sur Terre… »

Extrait de : F. Colin. « Wonderpark – Darkmoor. »

Discordia par F. Colin

Fiche de Discordia

Titre : Discordia (Tome 5 sur 6 – Wonderpark)
Auteur : F. Colin
Date de parution : 2017
Editeur : Nathan

Première page de Discordia

« À force de patience, Jenn et son frère Mervin ont réussi à gagner la confiance de la discrète Orage. Ils pénètrent avec leur nouvelle amie dans WonderPark, le parc d’attractions créé par son père Arius, mais laissé à l’abandon depuis qu’Arius a mystérieusement disparu il y a quelques années. Lors de cette visite, leur petite sœur Zoey est kidnappée par un étrange inconnu !

Les enfants découvrent alors que WonderPark a un secret : il communique avec six mondes fantastiques. Et ce n’est pas tout: ces mondes sont menacés par le maléfique seigneur Langley, qui rêve de s’approprier un fluide vital, le zéphyr, pour devenir immortel.

Pour retrouver Zoey et Arius, les enfants décident de passer « de l’autre côté ». Ils s’aventurent ainsi dans Libertad, un univers peuplé de pirates. Leur principal atout ? Les artefacts, des objets magiques laissés par Arius, et dont ils sont les seuls à pouvoir se servir. C’est la première étape d’un voyage qui doit mener notre trio jusqu’à Darkmoor, repaire du seigneur Langley.

Après avoir traversé les mondes de Mégalopolis et de Cyclos, les enfants arrivent dans celui d’Askaran. C’est dans la capitale volante du royaume qu’ils finissent par retrouver Zoey, mais l’heure de l’heureux dénouement n’a pas sonné : Orage se fait enlever par un serviteur de Langley ! Vite, il faut rejoindre le monde de Discordia pour venir à son secours et arrêter leur redoutable ennemi… »

Extrait de : F. Colin. « WonderPark – Discordia. »

Askaran par F. Colin

Fiche de Askaran

Titre : Askaran (Tome 4 sur 6 – Wonderpark)
Auteur : F. Colin
Date de parution : 2017
Editeur : Nathan

Première page de Askaran

« À force de patience, Jenn et son frère Mervin ont réussi à gagner la confiance de la discrète Orage. Ils pénètrent avec leur nouvelle amie dans WonderPark, le parc d’attractions créé par son père, Arius, mais laissé à l’abandon depuis que celui-ci a mystérieusement disparu il y a quelques années. Lors de cette visite, leur petite sœur Zoey est enlevée par un étrange inconnu !

Les enfants découvrent alors que WonderPark a un secret: il communique avec six mondes fantastiques. Et ce n’est pas tout: ces mondes sont menacés par le maléfique seigneur Langley, qui rêve de s’approprier le zéphyr pour devenir immortel.

Pour retrouver Zoey et Arius, les enfants décident de passer « de l’autre côté ». Ils s’aventurent ainsi dans Libertad, un univers peuplé de pirates. Leur principal atout ? Les artefacts, des objets magiques laissés par Arius, et dont ils sont les seuls à pouvoir se servir. C’est la première étape d’un voyage qui doit mener notre trio jusqu’à Darkmoor, le repaire du seigneur Langley.

Avec l’aide de la Vouivre et de Goony, Jenn, Mervin et Orage ont découvert comment les habitants de Cyclos prélèvent le fluide vital d’êtres vivants pour produire du zéphyr, qu’ils livrent à Langley. Accompagnés de Goony, le trio se hâte de passer dans le monde d’Askaran pour arrêter leur ennemi tant qu’il en est encore temps !

  »

Extrait de : F. Colin. « WonderPark – Askaran. »