Étiquette : Contretemps
Contretemps par Christopher Stork

Fiche de Contretemps
Titre : Contretemps
Auteur : Christopher Stork
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Contretemps
« Je ne me souviens pas avoir jamais éprouvé une pareille angoisse. Mes mains tremblent tellement que j’arrive à peine à écrire sur ce feuillet où tombent des gouttes de sueur. Je vois trouble. Mon cœur bat la breloque. J’ai la gorge si serrée que j’ai du mal à respirer. Je m’accroche désespérément à ce carnet de notes pour essayer de maîtriser la panique qui est sur le point de m’emporter…
Car le moment est venu. Tout est prêt, là, devant moi, mes calculs cent fois vérifiés, mes protocoles d’expérience cent fois recommencés, mes formules… Oui, rien ne manque… et surtout pas les deux gélules, l’une rouge et l’autre blanche, qui marquent l’aboutissement de deux ans de travail… Rien ne manque… sauf moi ! Je veux dire : sauf la volonté de sauter le pas, de vérifier concrètement la justesse de mes théories.
J’ai donc des doutes à leur sujet ? Pas le moindre ! Je suis prêt à les défendre pied à pied devant un aréopage composé des physiciens les plus éminents, même s’il était présidé par Schonach et Haspe, mes ennemis jurés ; prêt à publier mes travaux dans n’importe quelle revue, quitte à provoquer une tempête dans le monde scientifique. Alors, pourquoi cette dérobade soudaine, comme un cheval qui bronche devant l’obstacle ? »
Extrait de : C. Stork. « Contretemps. »
Contretemps par Jack Finney
Fiche de Contretemps
Titre : Contretemps
Auteur : Jack Finney
Date de parution : 1986
Traduction : J. Verain
Editeur : Clancier-Guénaud
Sommaire de Contretemps :
- Un printemps à Galesburg
- Des voisins originaux
- La photo
- Les disparus
- J’ai peur
- Hé ! Regardez-moi !
Première page d’Un printemps à Galesburg
« Je n’avais pas fait l’erreur de chercher à le rencontrer dans sa chambre, à l’hôtel Custer : E. V. Marsh m’aurait certainement précipité dans la cage d’ascenseur. J’attendais donc au salon, en surveillant la caféteria, qu’il en ait terminé avec son petit déjeuner. Il dégustait sa seconde tasse de café quand je l’épinglai à sa table, en arborant mon sourire en coin, insinuateur, à la James Stewart.
Quand il apprit que j’étais journaliste, il essaya d’abord de me congédier :
— Je n’ai rien à vous dire, dit-il en secouant la tête.
C’était un homme corpulent, la cinquantaine, cheveux rares et clairsemés.
— Il n’y a rien à raconter. Je n’ouvrirai aucune usine à Galesburg, c’est tout. Je vais quitter cette ville par le premier train. »
Extrait de : J. Finney. « Contretemps. »