Étiquette : Desmond
Ecriture par S. King

Fiche de Ecriture
Titre : Ecriture
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2000
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche
Première page de Ecriture
« Au début des années quatre-vingt-dix (en 1992, peut-être, mais on a du mal à se souvenir des dates, quand on passe du bon temps), je me suis joint à un groupe de rock and roll essentiellement composé d’écrivains. Les Rock Bottom Remainders étaient une création de Kathi Kamen Goldmark, agent publicitaire et musicienne de San Francisco. Le groupe comprenait Dave Barry (première guitare), Ridley Pearson (guitare basse), Barbara Kingsolver (claviers) et Robert Fulghum (mandoline), moi-même tenant la deuxième guitare. À quoi s’ajoutait un trio de « choristes filles » dans le style Dixie Cup, en général constitué de Kathi, Tad Bartimus et Amy Tan. »
Extrait de : S. King. « Écriture. Mémoires d’un métier. »
Duma Key par S. King

Fiche de Duma Key
Titre : Duma Key
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2008
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Duma Key
« Je m’appelle Edgar Freemantle. Mon entreprise comptait parmi les plus importantes dans le domaine des travaux publics. Au Minnesota, dans mon autre vie. C’est Wireman qui m’a appris ce truc de mon autre vie. Je vous parlerai de Wireman mais, pour l’instant, réglons la question du Minnesota.
N’ergotons pas : par ma réussite, j’étais l’incarnation du rêve américain. Après avoir grimpé tous les échelons de la boîte dans laquelle j’avais fait mes débuts, faute d’un barreau plus élevé, j’avais créé ma propre entreprise. Le patron que j’avais quitté s’était moqué de moi, me prédisant la faillite en moins d’un an. Je crois que c’est ce que disent tous les patrons quand un de leurs jeunes cadres dynamiques prend son indépendance et part comme une fusée. »
Extrait de : S. King. « Duma Key. »
Dreamcatcher par S. King

Fiche de Dreamcatcher
Titre : Dreamcatcher
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2001
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche
Première page de Dreamcatcher
« C’était devenu leur devise, mais Jonesy n’aurait pu dire qui l’avait lancée le premier, sa vie en eût-elle dépendu. Crédit est mort, ça, c’était de lui. Baise-moi l’oignon et une demi-douzaine d’autres obscénités encore plus pittoresques étaient l’œuvre de Beaver. Henry était celui qui leur avait appris à dire Ce qui s’en va finit toujours par revenir, le genre de conneries zen qu’il adorait, même gosse. Mais AJMM ? d’où était sorti AJMM ? De quelle cervelle surchauffée l’expression avait-elle jailli ?
Peu importait. Ce qui comptait, c’est qu’ils en avaient cru la première moitié quand ils n’étaient qu’un quatuor, l’intégralité quand ils étaient en quintette, et la seconde moitié quand ils s’étaient à nouveau retrouvés en quatuor. »
Extrait de : S. King. « Dreamcatcher. »
Dome 2 par S. King

Fiche de Dome 2
Titre : Dome 2
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2009
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Dome 2
« Les deux femmes flics qui se tenaient à côté du Hummer de Big Jim parlaient toujours – Jackie tirant nerveusement sur une cigarette –, mais elles se turent lorsque Julia Shumway passa devant elles.
« Julia ? fit Linda d’une voix hésitante. Qu’est-ce que…»
Julia continua de marcher. La dernière chose dont elle avait envie, alors qu’elle bouillait encore de rage, était de parler avec deux représentants de la loi et de l’ordre, de la loi et de l’ordre tels qu’ils semblaient désormais exister à Chester’s Mill. Elle était à mi-chemin du local du Democrat lorsqu’elle se rendit compte que la colère n’était pas la seule chose qu’elle éprouvait. Qu’elle n’en était même pas l’essentiel. Elle s’arrêta sous la marquise de la librairie – Mill New & Used Books, FERMÉ JUSQU’À NOUVEL ORDRE, lisait-on dans la vitrine, sur une affichette rédigée à la main – en partie pour que les battements de son cœur puissent ralentir, en partie pour un petit examen intérieur. Il ne lui prit pas longtemps. »
Extrait de : S. King. « Dôme 2. »
Dome 1 par S. King

Fiche de Dome 1
Titre : Dome 1
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2009
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Dome 1
« À deux mille pieds d’altitude, Claudette Sanders prenait une leçon de pilotage. La petite ville de Chester’s Mill étincelait dans la lumière du matin, pimpante comme si elle venait juste d’être créée. Des voitures roulaient au pas dans Main Street, renvoyant les clins d’œil du soleil. Le clocher de la première église congrégationaliste paraissait assez effilé pour transpercer le ciel sans nuages. Le soleil courait à la surface de la Prestile, suivant la progression du Seneca V ; avion et cours d’eau coupaient la ville selon la même diagonale.
« Hé, Chuck, il y a deux garçons à côté du pont, on dirait ! En train de pêcher ! » Claudette en riait de ravissement. Les leçons de pilotage étaient un cadeau de son mari, premier conseiller de la ville.
Si Dieu avait voulu que l’homme volât, il lui aurait donné des ailes, estimait Andy, mais comme c’était un type facile à convaincre, Claudette avait fini par obtenir ce qu’elle voulait. Elle y avait pris plaisir dès le début. Aujourd’hui, cependant, ce n’était plus simplement du plaisir, mais de la jubilation. Pour la première fois, elle comprenait vraiment ce qu’il y avait de sensationnel à voler. Ce qui rendait l’expérience géniale. »
Extrait de : S. King. « Dôme 1. »
Coeurs perdus en Atlantide par S. King

Fiche de Coeurs perdus en Atlantide
Titre : Coeurs perdus en Atlantide
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1999
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Coeurs perdus en Atlantide
« Le père de Bobby Garfield était de ces types qui commencent à perdre leurs cheveux à vingt ans et sont complètement chauves autour de quarante-cinq. Randall Garfield se vit épargner cette calamité en mourant d’une crise cardiaque à trente-six. L’agent immobilier rendit son dernier souffle sur le sol d’une cuisine qui n’était pas la sienne. L’acheteur potentiel était dans le séjour, essayant vainement d’appeler une ambulance – le téléphone était coupé – lorsque le papa de Bobby trépassa. Bobby avait alors trois ans. Il gardait le vague souvenir d’un homme le chatouillant et l’embrassant sur les joues et le front. Son papa, il en était à peu près sûr. REGRETS ÉTERNELS, lisait-on sur la pierre tombale de Randall Garfield, mais sa veuve paraissait ignorer que l’éternité dure plus d’un mois et quant à Bobby lui-même… comment peut-on regretter quelqu’un dont on ne garde que le plus vague souvenir ? »
Extrait de : S. King. « Coeur perdu en Atlantide. »
Cellulaire par S. King

Fiche de Cellulaire
Titre : Cellulaire
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2006
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche
Première page de Cellulaire
« L’événement qui finit par prendre le nom d’« Impulsion » débuta l’après-midi du 1er octobre à 15 h 03, heure de l’est des États-Unis. Appellation erronée, bien entendu, mais dix heures après son déclenchement, la plupart des scientifiques qui auraient pu le faire remarquer étaient soit morts, soit fous. Peu importait le nom de toute façon, l’effet seul comptait.
Ce jour-là à Boston, à cette heure précise, un homme jeune, sans destin historique particulier, descendait Boylston Street à pied d’un pas alerte, presque dansant. Il s’appelait Clayton Riddell et affichait une indubitable expression de satisfaction correspondant à sa démarche. Il tenait à la main gauche la version moderne d’un carton à dessins, un portfolio d’artiste d’un modèle disposant de fermoirs qui en faisaient un bagage à main. »
Extrait de : S. King. « Cellulaire. »
Ça par S. King

Fiche de Ça
Titre : Ça (l’intégrale)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1986
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche
Première page de Ça
« La terreur, qui n’allait cesser qu’au bout de vingt-huit ans (mais a-t-elle vraiment cessé ?), s’incarna pour la première fois, à ma connaissance, dans un bateau en papier journal dévalant un caniveau gorgé d’eau de pluie.
L’esquif vacilla, gita puis se redressa, plongea crânement dans de perfides tourbillons et descendit ainsi Witcham Street jusqu’au carrefour avec Jackson Street. Tous les feux de signalisation étaient éteints, en cet après-midi de l’automne 1957, et pas une maison n’avait de lumière. Cela faisait une semaine qu’il pleuvait sans discontinuer et, depuis deux jours, le vent s’était mis de la partie. La plupart des quartiers de Derry se trouvaient toujours privés d’électricité. »
Extrait de : S. King. « Ça. »
Blaze par S. King (R. Bachman)

Fiche de Blaze
Titre : Blaze
Auteur : Stephen King (Richard Bachman)
Date de parution : 2007
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Blaze
« George était quelque part dans le noir. Blaze ne pouvait pas le voir, mais sa voix lui parvenait, forte et claire, rude et un peu enrouée. George donnait l’impression d’être toujours enrhumé. Il avait eu un accident, enfant. Quoi exactement, il ne l’avait jamais dit, mais sa pomme d’Adam présentait une cicatrice bien visible.
« Pas celle-là, crétin, elle a des autocollants partout. Trouve-toi une Chevy ou une Ford. Bleu foncé ou verte. De deux ans. Pas plus, pas moins. Personne ne s’en souvient. Et pas d’autocollants. »
Blaze dépassa la petite voiture avec ses autocollants et continua d’avancer. Le martèlement assourdi des basses lui parvenait, alors qu’il était à l’autre bout du parking du bar à bières. »
Extrait de : S. King. « Blaze. »
Bazaar par S. King

Fiche de Bazaar
Titre : Bazaar
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1991
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Bazaar
« Bien sûr. On vous y a déjà vu. Je n’oublie jamais un visage.
Venez un peu par ici, qu’on se serre la main ! Je vais vous dire quelque chose : je vous ai reconnu à votre démarche avant même d’avoir bien vu votre tête. Vous n’auriez pas pu choisir un meilleur jour pour revenir à Castle Rock. Est-ce que c’est pas chouette, ici ? L’ouverture de la chasse est pour bientôt ; tous les fous seront dans les bois à fusiller tout ce qui bouge et n’est pas habillé en orange fluo. Ensuite, ce sera la neige et le grésil, mais pas avant un bon moment. Pour l’instant, on est en octobre, et à Castle Rock, on laisse traîner octobre aussi longtemps qu’il veut.
A mon avis, c’est la meilleure époque de l’année. C’est pas que le printemps soit pas extra, ici, mais je préférerai toujours octobre à mai. Une fois l’été fini, le Maine occidental est comme qui dirait oublié, et tous ces gens avec leurs villas au bord du lac ou sur les hauteurs sont repartis pour New York ou le Massachusetts. »
Extrait de : S. King. « Bazaar. »