Étiquette : Faërie

 

Faerie Thriller par Johan Heliot

Fiche de Faerie Thriller

Titre : Faerie Thriller (Tome 2 sur 2 – Faerie)
Auteur : Johan Heliot
Date de parution : 2005
Editeur : Mnémos

Première page de Faerie Thriller

« Il avait froid. Ses membres semblaient prisonniers d’une chape de glace. Mais ce n’était pas le plus gênant. Non, ce qui l’embêtait vraiment, outre le fait qu’il n’y voyait rien, c’était le souvenir du choc, au moment où la locomotive avait déboulé sur sa gauche dans un crescendo de sirène hurlante et de métal massif lancé à plus de cent cinquante kilomètres heure. La collision avait propulsé la voiture dans l’axe des rails, telle une boule de bowling filant au strike sur la piste cirée.
Normalement, songeait-il, personne ne peut réchapper d’un pareil impact. Surtout après avoir avalé une dose de barbituriques noyée de calvados dans l’heure qui précède l’immobilisation de son véhicule sur le passage à niveau d’une départementale peu fréquentée. Il le savait, les statistiques ne mentaient pas à ce sujet : cent pour cent des candidats au suicide ferroviaire avaient tenté leur chance avec succès. »

Extrait de : J. Heliot. « Faerie Thriller. »

Faerie Hackers par Johan Heliot

Fiche de Faerie Hackers

Titre : Faerie Hackers (Tome 1 sur 2 – Faerie)
Auteur : Johan Heliot
Date de parution : 2003
Editeur : Mnémos

Première page de Faerie Hackers

« Un déchirement assourdissant, comme un drap que l’on rompt d’un coup pour en faire des chiffons, mais démultiplié à l’infini et vite noyé dans le glapissement douloureux d’une bête souffrant mille morts.
L’épouse du Connoisseur Grübel se redressa dans le lit conjugal, arrachée au cocon de plumes où elle se trouvait lovée contre la panse généreuse de son mari. Elle tendit l’oreille, repoussant du plat de la main la toison cendrée qui tombait en volutes de chaque côté d’un visage ovale.
Les ronflements du Connoisseur montaient à l’assaut des baldaquins pour se perdre dans le ciel ténébreux du lit. Quelque part dans le grenier, la charpente craquait, comme si la maison tout entière cherchait à s’ébrouer, au rythme séculaire du chêne sacrifié pour bâtir la demeure. Avait-elle rêvé ? Elle était certaine que non. Aucun rêve n’émet un son aussi triste et malfaisant… Là ! Ce chant lugubre qui sourdait entre les lames du parquet… Comme la plainte d’un supplicié, à la fois terrifiante et envoûtante. Transie de peur, elle secoua l’épaule du Connoisseur, qui se mit à grogner dans son sommeil. »

Extrait de : J. Heliot. « Faerie Hackers. »