Étiquette : Fleuve noir
L’oeuf d’antimatière par Robert Clauzel

Fiche de L’oeuf d’antimatière
Titre : L’oeuf d’antimatière (Tome 13 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’oeuf d’antimatière
« Le violent orage qui avait sévi toute la journée s’était un peu calmé et la Planésie, toute mouillée de l’eau du ciel, exhalait des vapeurs éthérées ; le parc était plein d’une brume cotonneuse. Cependant les horizons s’illuminaient toujours de lueurs obliques et les chevaux de l’Apocalypse couraient dans le lointain. Il y avait de grandes mares d’eau, un peu partout, où parfois Séléné descendait, et les grands arbres étaient entourés de fumerolles ainsi que la campagne environnante.
Dans la grande salle de séjour, aucun des spectres de la nuit ne pouvait pénétrer et c’était la quatrième soirée qu’Eridan et ses amis passaient en compagnie du Pr Béranger. La veille, ils avaient eu la visite d’Edmond Sainclair, l’historiographe des Gremchkiens, celui que Béranger avait choisi, et il était reparti enchanté de les avoir tous revus. »
Extrait de : R. Clauzel. « L’Oeuf d’antimatière – Claude Eridan. »
Le cylindre d’épouvante par Robert Clauzel

Fiche de Le cylindre d’épouvante
Titre : Le cylindre d’épouvante (Tome 12 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le cylindre d’épouvante
« Mandine se releva péniblement et regarda autour d’elle avec stupeur. Mandine était d’une éclatante beauté avec ses yeux de lilas clair et sa chevelure mauve qui croulait sur ses épaules frêles… Sa robe était déchirée. Sa lèvre pulpeuse et tendre tremblait légèrement. Son visage presque juvénile, ses traits adorables étaient empreints de la plus profonde incompréhension. Elle était très pâle… Où se trouvait-elle exactement ? Que s’était-il passé ? Quelle était cette nuit bleue et ces formes floues ?… Cet immense firmament céruléen avec ses myriades d’étoiles dont elle ne reconnaissait pas la configuration ?…
Elle fit quelques pas sur cet étrange sol extrêmement mou et caoutchouteux dans lequel elle s’enfonçait et assez malaisé pour la marche. Pourtant elle arriva à sortir de la cuvette dans laquelle elle se trouvait et parvint jusqu’à un niveau assez plat, non accidenté. Il faisait nuit mais il régnait en cet endroit une luminosité bleutée extrêmement agréable. »
Extrait de : R. Clauzel. « Le cylindre d’épouvante – Claude Eridan. »
Princesse des étoiles par Robert Clauzel

Fiche de Princesse des étoiles
Titre : Princesse des étoiles (Tome 11 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Princesse des étoiles
« Claude Eridan sentit l’étrange brume se dissiper en lui. C’était comme des brouillards de sensations qui s’effilochaient tout au fond de lui-même ; des écharpes de conscience et d’inconscience alternées qui se déroulaient, diffuses, légères, éthérées, vaporeuses… Il se sentait revenir à lui par étapes, et par zones corporelles… Tantôt, c’était la partie inférieure de son corps, tantôt un bras, tantôt sa poitrine, son front, ses yeux… Puis cela basculait, se croisait avec d’autres zones, comme s’il était fait des éléments d’un puzzle organique, d’entités, d’êtres différents et multiples qui avaient de la difficulté à exister ensemble, à se coller pour façonner son être définitif. Et ces régions introceptives semblaient tour à tour émerger d’une brume irréelle et factice et disparaître derrière un rideau ouaté sans pouvoir arriver à coordonner, à synthétiser son corps entier. Puis il y eut des fourmillements et des bourdonnements… et tout cela se mélangeait sans qu’il puisse affirmer qu’il ressentait les fourmillements, qu’il entendait les bourdonnements, ou qu’il goûtait les sensations tactiles projetées dans l’espace tout le long de son corps. Ce n’était ni agréable, ni désagréable. »
Extrait de : R. Clauzel. « Princesse des étoiles – Claude Eridan. »
Les étoiles meurent aussi… par Robert Clauzel

Fiche de Les étoiles meurent aussi…
Titre : Les étoiles meurent aussi… (Tome 10 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les étoiles meurent aussi…
« Cela devait aboutir à la première vision de l’ineffable, mais nul ne pouvait soupçonner qu’une aussi simple et agréable visite aux cités anciennes puisse se terminer par cette étrange et terrible rencontre.
Mandine leva ses grands yeux lilas vers Eridan, puis, d’un geste gracieux de la tête, elle secoua sa chevelure mauve qui encadrait un visage tendre et enfantin ; elle était d’une beauté émouvante et cette première initiation gremchkienne était, pour la jeune Maudinienne, pleine d’imprévu, de surprise et d’émerveillement. Elle lui sourit, et ses lèvres bien ourlées découvrirent une denture éclatante et parfaite.
— Comme c’est beau Gremchka ! murmura-t-elle. Comme c’est beau tout ce qui nous entoure ! Tout ce que je découvre !
Son regard se fit tendre et sérieux à la fois.
Avec ses nouveaux amis, Arièle, Gus et le commandant Claude Eridan, c’était la première fois qu’ils quittaient l’étrange et fabuleuse cité d’Aanor et qu’ils faisaient une excursion dans les environs.
Mandine éprouvait, en beaucoup plus fort, ce qu’avaient éprouvé Gus et Arièle à leurs débuts sur Gremchka, planète scientifique située à des milliards de milliards de parsecs
de la Terre. »
Extrait de : R. Clauzel. « Les étoiles meurent aussi – Claude Eridan. »
Les cathédrales d’espace-temps par Robert Clauzel

Fiche de Les cathédrales d’espace-temps
Titre : Les cathédrales d’espace-temps (Tome 9 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les cathédrales d’espace-temps
« — Voici le neuvième roman gremchkien, me dit le professeur Georges Béranger en me tendant un dossier semblable aux précédents. Il faut continuer…
Je m’emparais du rapport serré dans un classeur cartonné sur lequel un titre était griffonné hâtivement : Les cathédrales d’espace-temps, et le posais en équilibre sur le bras du fauteuil. Puis, je saisissais mon verre de scotch et en buvais une gorgée. J’avais besoin de mettre un peu d’ordre dans mes idées.
Le professeur Béranger, debout devant la cheminée monumentale du living de la Planésie, à Ballainvilliers, me regardait fixement, ses sourcils broussailleux en bataille. Il n’avait jamais eu l’air d’un ours mal léché avec autant de désinvolture ni autant d’insolence…
« Continuer », c’était, évidemment, poursuivre la publication des manuscrits gremchkiens, chose à laquelle je me prêtais volontiers et sans jamais rechigner, mais il y avait des moments difficiles entre Béranger et moi. Son caractère devenait de plus en plus autoritaire, entier, excessif, emporté ; il entrait dans des colères noires pour la moindre raison, pour le plus futile des motifs. »
Extrait de : R. Clauzel. « Les cathédrales d’espace-temps – Claude Eridan. »
La galaxie engloutie par Robert Clauzel

Fiche de La galaxie engloutie
Titre : La galaxie engloutie (Tome 8 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de La galaxie engloutie
« J’étais loin, cette fois, de m’attendre à d’aussi curieuses confidences de la part de mon maître de Faculté, le professeur Georges Béranger. Il venait de me remettre, comme il l’avait déjà fait maintes fois auparavant, le huitième manuscrit gremckkien, lorsqu’il se leva, comme un vieil ours fatigué, et alla arranger une bûche dans la vaste cheminée. Il y eut un bruit d’écroulement dans le foyer suivi d’une gerbe d’étincelles. Un tison enflammé fut projeté sur la moquette. Le vieux savant poussa un affreux juron et mit le pied sur la braise ; puis, il alla pesamment vers la table basse où il versa du scotch dans deux verres. Après quoi il alluma un énorme cigare, posément, sans se presser.
On le sait déjà, le professeur Béranger, retiré à la Planésie dans les environs de Ballainvilliers, recevait par l’intermédiaire d’un ordinateur couplé avec un radiotélescope, d’extraordinaires communications d’un monde éloigné du nôtre de plusieurs milliards de milliards d’années-lumière. Et ces messages étaient reçus sous forme de « romans » accessibles au plus large public. Ils narraient les missions scientifiques des équipes de cosmonautes de la planète Gremchka, et, en particulier, celles du commandant Claude Eridan. La fille même du vieux savant, Arièle Béranger, avait depuis longtemps suivi Claude Eridan sur sa planète d’origine ainsi qu’un journaliste terrien Gustave Christophe Moreau. »
Extrait de : R. Clauzel. « La galaxie engloutie – Claude Eridan. »
Le monde de l’incréé par Robert Clauzel

Fiche de Le monde de l’incréé
Titre : Le monde de l’incréé (Tome 7 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le monde de l’incréé
« C’est le professeur Georges Béranger lui-même qui me remit, en mains propres, l’original de ce septième roman sorti directement de l’imprimante de l’ordinateur DMX 113, installé dans les sous-sols de la Planésie, à Ballainvilliers, et qu’il me demanda de faire éditer, comme je l’avais déjà fait pour les six qui le précédèrent. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, il s’agissait encore d’un nouveau roman gremchkien ! C’est-à-dire d’un ouvrage écrit dans notre propre langue et composé par des savants vivant à des milliards de milliards d’années-lumière de la Terre ! Sur la planète Gremchka !
Tout au moins, c’est ce qui ressortait des allégations du vieux savant…
On sait maintenant, et dans quelles circonstances, les premières diffusions de ces étonnants documents avaient été réalisées à l’occasion de l’intervention sur Terre et de la visite d’équipages gremchkiens comme celui de Claude Eridan en particulier, le jeune commandant du vaisseau spatial l’Entropie. »
Extrait de : R. Clauzel. « Le Monde de l’incréé – Claude Eridan. »
Comme il était au commencement… par Robert Clauzel

Fiche de Comme il était au commencement…
Titre : Comme il était au commencement… (Tome 6 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Comme il était au commencement…
« Ce fut, il y a cinq ans jour pour jour, la première révélation par le professeur Béranger, de l’étrange phénomène.
En cette fin d’après-midi d’hiver, confortablement installé dans un des vastes et somptueux fauteuils de la salle de séjour de la Planésie, à Ballainvilliers, assis juste en face de lui et profitant d’un instant de silence qui s’était établi entre nous, je me remémorais à loisir l’insolite événement.
C’est par un soir de confidences que le professeur Georges Béranger me raconta l’histoire du roman écrit par l’ordinateur. Je m’en souvenais comme si c’était hier : ce soir-là, en effet, lorsqu’il avait pénétré dans mon appartement, par un fuligineux après-midi d’automne où le ciel était de suie et où les rues sentaient déjà décembre, j’étais loin de m’attendre au récit qu’il allait me faire et qui devait connaître les rebondissements que l’on sait.
Il était entré presque inopinément et j’avais aussitôt oublié mes problèmes et le ciel noir du dehors ; c’était comme si un monde était entré avec lui. Certains êtres ont ce pouvoir et il est de ceux-là. Il me semblait le revoir encore, avec sa désinvolture si particulière, sa silhouette imposante, son allure de gros ours mal léché, mais en proie à cette agitation intérieure que je lui connaissais bien. »
Extrait de : R. Clauzel. « Comme il était au commencement… – Claude Eridan. »
Destination épouvante par Robert Clauzel

Fiche de Destination épouvante
Titre : Destination épouvante (Tome 5 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Destination épouvante
« Il se passait quelque chose d’absolument anormal.
Claude Eridan était inquiet car c’était la première fois que cela se produisait. Il ne comprenait pas très bien. De toute façon, il n’avait personnellement rien à se reprocher, ni au point de vue matriciel, ni au point de vue génétique. Eridan était un sujet d’élite qui avait participé à plusieurs missions extragalactiques de première importance et il avait couru de nombreux dangers. À maintes reprises…
Il ne comprenait pas ce que lui voulaient les Scaphandres Noirs. Il en était sûr, à différentes occasions, ils n’avaient pas été là où ils auraient dû être normalement. Par conséquent, il était surveillé ! Il en était maintenant intimement persuadé et cela avait changé son caractère au point de le rendre nerveux, irritable, plein d’une curieuse anxiété… Pourquoi les Scaphandres Noirs ? Et pourquoi lui ? Que lui reprochait-on ? D’après ses propres calculs électroniques, les Scaphandres Noirs, qui s’étaient trouvés de très nombreuses fois sur sa route, n’auraient pas dû se trouver STATISTIQUEMENT là où il les avait rencontrés. Il découlait de tout cela que les « 3 S » étaient chargées de l’observer. »
Extrait de : R. Clauzel. « Destination épouvante – Claude Eridan. »
