Étiquette : Fleuve noir
Le retour du Météore par François Richard-Bessière
Fiche de Le retour du Météore
Titre : Le retour du Météore (Tome 3 sur 5 – Conquérants de l’univers)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1951
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le retour du Météore
« Depuis deux jours déjà, le Météore poursuivait sa course dans l’immensité sidérale, à la fantastique vitesse de deux mille kilomètres/seconde.
Plus de trois cents millions de kilomètres avaient été parcourus.
Jeff Dickson, le reporter du « New Sun », avait mis ce temps à profit, et ses notes, prises depuis leur départ de la Terre, étaient maintenant parfaitement en ordre. Tout était fidèlement relaté : les découvertes et aventures sur la Lune, Mars, Jupiter, Neptune et Pluton, ainsi que les divers incidents de route. Mabel, qui avait lu quelques passages, ne put s’empêcher de dire :
— J’étais, moi aussi, de l’avis de Ficelle, en croyant que Mars possédait l’humanité la plus évoluée de l’Univers. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Conquérants de l’Univers – Le retour du »Météore ». »
A l’assaut du ciel par François Richard-Bessière
Fiche de A l’assaut du ciel
Titre : A l’assaut du ciel (Tome 2 sur 5 – Conquérants de l’univers)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1951
Editeur : Fleuve noir
Première page de A l’assaut du ciel
« Depuis leur départ de la Terre, Bénac et ses compagnons (que les Terriens avaient surnommés « Les Conquerant de L’Univers »), avaient effectué un travail surhumain. Ils avaient en outre échappé par miracle aux monstres peuplant la partie inconnue de notre satellite, et leur séjour sur Mars avait été une suite ininterrompue d’émotions et d’aventures. Chacun d’eux avait accompli des prodiges d’énergie, de volonté et de courage.
Si le professeur Bénac était homme à prévoir, à calculer, et à réaliser tout ce qu’il avait prévu, ses compagnons étaient toujours prêts à lui obéir et à se sacrifier s’il le fallait.
Richard Beaumond l’avait prouvé sur la Lune, Jeff Dickson et Gonzales sur Phobos, le satellite de Mars. Quant à Mabel et Ficelle, c’était continuellement qu’ils s’étaient montrés dignes de leurs compagnons. »
Extrait de : Richard-Bessière. « A l’assaut du ciel – Conquérants de l’univers. »
Les conquérants de l’univers par François Richard-Bessière
Fiche de Les conquérants de l’univers
Titre : Les conquérants de l’univers (Tome 1 sur 5 – Conquérants de l’univers)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1951
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les conquérants de l’univers
« Le verre à la main, le professeur Bénac, ajustant d’un geste machinal ses lunettes d’écaille, se leva, et, d’une voix empreinte d’émotion, déclara :
— Je suis heureux, mes amis, de fêter avec vous aujourd’hui mon cinquante-sixième anniversaire. Croyez bien qu’après les honneurs que mes collègues de l’institut m’ont prodigués, c’est encore cette réunion intime qui me touche le plus. Moi, le savant si critiqué, ajouta-t-il en souriant, j’ai trouvé enfin le résultat poursuivi avec acharnement pendant toute ma vie, et je puis vous affirmer, mes chers amis, que je vais être le premier humain qui aura réalisé le rêve qui, de tout temps, a hanté le cerveau des hommes.
Si j’ai réussi dans mon entreprise, c’est bien grâce à vous ; à vous surtout, Mr. Jeff Dickson, qui, grâce à la générosité de votre journal, avez pu mettre à ma disposition la somme qui m’était nécessaire, après que j’eus employé toute ma fortune. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les conquérants de l’univers – Conquérants de l’univers. »
Les pierres de la mort par François Richard-Bessière
Fiche de Les pierres de la mort
Titre : Les pierres de la mort (Tome 2 sur 2 – Coburn)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les pierres de la mort
« Fiévreux, le cœur battant, j’ai attendu devant la machine et la machine a recomposé Jikka.
Elle a ouvert les yeux sur le monde. Sur le monde et sur la vie. Mais en me voyant elle a poussé un cri de terreur. Elle me regardait avec horreur.
Je me suis fait rassurant… J’ai cherché les mots qui pouvaient la convaincre, l’apaiser.
— Calme-toi… tu n’as rien à craindre à présent, Zorak est détruit. Quant à Zartoum… Zartoum !
Ah, mon Dieu, comment pouvais-je lui expliquer ?
Comment pouvais-je lui parler de celui qui a tué Jikka après l’avoir abominablement torturée ? Et c’est son bourreau Zartoum… oui, Zartoum, qu’elle avait devant elle ! »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les pierres de la mort – Coburn. »
Les maîtres de l’horreur par François Richard-Bessière

Fiche de Les maîtres de l’horreur
Titre : Les maîtres de l’horreur (Tome 1 sur 2 – Coburn)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les maîtres de l’horreur
« J’ai très chaud. L’impression d’être enfermé dans une salle de bains turcs, avec des canalisations libérant des jets de vapeur brûlants. L’envie de sortir, mais il n’y a aucune porte. Et soudain, je vois Catherine. Par où est-elle entrée ?
Elle est nue, ses cheveux noirs cascadent sur ses épaules emperlées de transpiration. Ses seins blancs et ronds oscillent au rythme de sa marche. Son ventre est cambré, sa toison brune luisante. Elle sourit, son regard se voile. Elle est tout contre moi à présent. Sa main est fraîche, douce, sa caresse lascive. Mais brusquement, elle empoigne un objet dur et m’en martèle le crâne, de plus en plus fort. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les Maîtres de l’horreur – Coburn. »
Piège dans le temps par Rog Phillips
Fiche de Piège dans le temps
Titre : Piège dans le temps
Auteur : Rog Phillips
Date de parution : 1949
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir
Première page de Piège dans le temps
« Il y eut un léger déclic, et, à l’autre bout du fil, une voix féminine très agréable murmura :
— Allô ?…
Ray Bradley fit un clin d’œil à Joe Ashford, son associé, puis toussota nerveusement avant de répondre dans le téléphone :
— Pardon de vous déranger, madame, mais pourriez-vous s’il vous plaît m’indiquer la date de ce jour et l’heure actuelle ?
— Est-ce vous qui m’avez téléphoné il y a deux ans pour me poser la même question ? demanda la voix au téléphone.
Et elle ajouta presque immédiatement :
— Oui, c’est bien vous, je pense. La voix est la même.
Il y eut un bref silence, puis la femme reprit encore :
— Bon, peu importe ! Il est exactement dix heures du matin, et nous sommes aujourd’hui le 4 juin 1961… J’espère que vous attendrez encore deux ans avant de me déranger pour me poser votre stupide question ?
— Je vous le promets, madame, dit Ray Bradley. Et merci infiniment. »
Extrait de : R. Phillips. « Piège dans le temps. »
Territoire robot par Jean-Gaston Vandel
Fiche de Territoire robot
Titre : Territoire robot
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1954
Editeur : Fleuve noir
Première page de Territoire robot
« Kusnek posa délicatement son sustentor sur la vaste plate-forme de ciment qui couvrait le building. Il sauta avec légèreté de son appareil, referma celui-ci et se dirigea vers une des grandes ouvertures circulaires qui donnaient accès à l’intérieur de l’immeuble.
Marchant d’un pas assuré vers le trou béant de cinq mètres de large, et des bords duquel la vue plongeait à une profondeur de cent soixante-quinze mètres, Kusnek avança sans hésitation comme s’il voulait s’élancer dans le vide. Mais, contrairement à ce qu’aurait pu craindre un spectateur non prévenu, il ne tomba pas ; il amorça simplement une chute molle grâce au champ de moindre gravitation qui régnait à l’intérieur du long cylindre vertical. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Territoire robot. »
Pirate de la science par Jean-Gaston Vandel
Fiche de Pirate de la science
Titre : Pirate de la science
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1953
Editeur : Fleuve noir
Première page de Pirate de la science
« Il était un peu plus de minuit. Les rues de Stanmore, dans la banlieue nord de Londres, paraissaient profondément endormies. Le ciel sans lune pesait comme une masse noire sur les maisons silencieuses. De temps à autre, le vent d’automne lançait sur la petite cité une brusque rafale et, dans les jardins, les arbres agitaient leurs feuillages dans un bruissement qui ressemblait à une vague rumeur de pluie.
Le souffle qui venait de la campagne était lourd, humide, et on sentait que les premiers brouillards allaient bientôt faire leur apparition.
A quelques kilomètres de Stanmore, une grande maison carrée, trapue et sinistre, cachait sa silhouette solitaire au centre d’un parc dont la végétation sauvage, désordonnée, était comme un rempart naturel qui séparait l’habitation du monde extérieur. Une seule grille donnait accès au chemin de cendrée par lequel on pouvait pénétrer dans le domaine. Mais cette grille de fer, qui avait dû être belle autrefois, était maintenant rongée par la rouille. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Pirate de la Science. »
Les titans de l’énergie par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Les titans de l’énergie
Titre : Les titans de l’énergie
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1955
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les titans de l’énergie
« Le professeur Beer, après avoir longuement tergiversé, estima qu’il était de son devoir d’accomplir une démarche. Depuis des années, il surveillait le phénomène avec un étonnement qui, peu à peu, s’était mué en crainte. Il n’en avait parlé à personne autour de lui, pas même à ses collègues immédiats. Mais, à présent, sa détermination était prise. S’il continuait à se taire, on lui reprocherait sans doute durement, dans quelques années, de n’avoir pas attiré l’attention des milieux compétents sur l’étrange évolution qui était en train de se dessiner et qui, sans nul doute, contenait en germe des facteurs de troubles.
Beer se leva, redressa les épaules pour distendre sa poitrine trop longtemps comprimée par une attitude méditative, puis soupira ; il éprouvait un soulagement à l’idée qu’il ne serait bientôt plus seul à endosser cette responsabilité. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Les titans de l’énergie. »
Le troisième bocal par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Le troisième bocal
Titre : Le troisième bocal
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1956
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le troisième bocal
« Tandis que le vaisseau Colomb III rayait l’espace comme une comète artificielle les quatre hommes enfermés dans ses flancs renouèrent une conversation interrompue depuis près d’un quart d’heure.
— On peut penser ce qu’on veut de Mac Allister, affirma posément le biologiste Marcel Maillet, un jeune homme de vingt-huit ans au visage ouvert, mais le fait est qu’il fallait être écossais pour imaginer un moyen aussi économique pour aller jusqu’à l’orbite de Jupiter en un temps record…
La face sympathiquement laide de Charlie Sprague s’illumina d’un sourire. Le géologue américain, habitué aux prodigalités de ses compatriotes, n’avait pas désapprouvé la nomination de Mac Allister à la Direction du Fonds International de Recherche Scientifique. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Le troisième bocal. »