Étiquette : Fleuve noir
Haut-vol par G. J. Arnaud

Fiche de Haut-vol
Titre : Haut-vol (Tome 4 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1961
Editeur : Fleuve noir
Première page de Haut-vol
« Le vieux D.C. 3 tournait autour du terrain depuis quelques minutes. Cinq cents mètres plus bas, une dizaine de personnes s’étaient rassemblées devant le hangar démantibulé. Au milieu des soldats birmans un seul Européen, le responsable de l’aérodrome, un Anglais nommé Slade.
Philip Clifton, le pilote, fit la grimace.
— Un peu court tout de même. Demain il faudra fourrer la queue de l’appareil dans le hangar si on veut soulever cette vieille carcasse.
L’œil gauche de l’aide-pilote, Ludwig Marsch, resta vide d’expression. L’Allemand était borgne et portait un œil de verre. Les paupières du droit se plissèrent.
— Tu y vas ?
— Évidemment !
Les soldats birmans s’enfuirent de tous côtés en voyant l’appareil rouler vers eux. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Haut-vol – Special Police. »
L’éternité pour nous par G. J. Arnaud

Fiche de L’éternité pour nous
Titre : L’éternité pour nous (Tome 2 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1960
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’éternité pour nous
« Sous mes doigts moites, le charleston style 1925 prenait des accents de marche funèbre. Les touches du piano étaient poisseuses, et je soupçonnais Paul, le barman, d’être venu ânonner « Au clair de la lune » pendant que je n’étais pas là.
Deux couples achevaient de déjeuner sur la terrasse. Un petit homme en veston-cravate buvait une menthe à l’eau à l’intérieur. Depuis une heure, il lisait le journal et en était aux petites annonces. Rien n’était plus mortel qu’un mardi dans cet établissement de second ordre où Brigitte et moi avions trouvé un engagement pour deux mois.
C’était à Toulouse qu’un imprésario que connaissait Brigitte nous avait donné le tuyau. La première fois que nous entendions parler de Marseillan-plage.
— C’est entre Sète et Agde, sur la côte, nous avait indiqué notre bienfaiteur. Si vous faites affaire, envoyez-moi cinq mille francs. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « L’éternité pour nous – Special Police. »
Les ganethiens par G. J. Arnaud

Fiche de Les ganethiens
Titre : Les ganethiens (Tome 4 sur 4 – La grande séparation)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2000
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les ganethiens
« L’ancien coordonnateur de deuxième classe Cobo, de l’Office de Détermination qui réglait le destin des internés de Lazaret 3, se trouvait depuis quinze jours universels dans la capsule de distension. Cobo avait parcouru différents stades de l’accélération progressive de ses fonctions biologiques, de son comportement physique et mental. Le but étant de l’envoyer sur la planète Mara où le temps s’était brutalement accéléré une dizaine d’années auparavant – mille ans sur l’énorme planète.
— Son séjour de deux semaines de notre temps, expliquait Laur à Jea, représente pour lui une année entière mais il est loin du compte. Au cours de la semaine prochaine le processus sera encore accéléré et il en aura pour trois bonnes années maraïennes avant de pouvoir vivre sur cette planète. Peu à peu il va disparaître à notre vue car l’ensemble des molécules de son corps s’accélérera. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Les Ganethiens – La grande séparation. »
Lazaret 3 par G. J. Arnaud

Fiche de Lazaret 3
Titre : Lazaret 3 (Tome 3 sur 4 – La grande séparation)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Lazaret 3
« Quelqu’un frappait à la porte de leur cellule et, sous ses coups impatients, des plaques entières de métal oxydé se détachaient des parois et du plafond. Une poussière métallique monta du sol et fit éternuer Jea qui venait de se réveiller en sursaut, le visage effrayé. Laur sautait de sa couchette, son pistolet à rayons à la main. Il dormait habillé, toujours sur le qui-vive.
— Et si ce sont des Serials ? murmura Jea.
Laur regarda son arme. Il avait déjà eu beaucoup de mal à se la procurer. Si les policiers le trouvaient porteur d’un tel engin de destruction, ils étaient capables de lui tirer dessus sans sommation. Il la cacha sous son blouson et s’approcha de la porte.
— Qui est là ?
— Je me nomme Branus. Est-ce vrai que vous venez de la planète Mara ?
— C’est exact, reconnut Laur, toujours méfiant. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Lazaret 3 – La grande séparation. »
Les monarques de Bi par G. J. Arnaud

Fiche de Les monarques de Bi
Titre : Les monarques de Bi (Tome 2 sur 4 – La grande séparation)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les monarques de Bi
« Les deux seules victimes, lors du passage du mur du temps, furent les Nats télékinésistes. Alors qu’ils avaient admirablement supporté la traversée de la barrière des radiations, le ralentissement progressif de leurs fonctions biologiques leur fut fatal. Les constructeurs de l’Ogive n’avaient pas prévu ce genre de passagers et seuls les androïdes et les deux humains subirent l’effroyable contraction avec succès, mais non sans malaises divers ou mise hors d’usage des circuits complexes chez les initiés. Les deux Nats commencèrent à se liquéfier au début de la période, qui devait durer près d’une semaine du temps universel. Isolés dans leur propre capsule de réintégration, Laur le Négociateur et Jea assistèrent, impuissants, à ce retour au néant. Xond l’initié comprenait leur tristesse et leur envoyait des consolations mentales. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Les monarques de Bi – La grande séparation. »
Les croisés de Mara par G. J. Arnaud

Fiche de Les croisés de Mara
Titre : Les croisés de Mara (Tome 1 sur 4 – La grande séparation)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les croisés de Mara
« Aux trois quarts de la nuit, les vibrations sourdes du gong en peau de rool cessèrent, et Laur sauta de sa couchette où il dormait tout habillé dans l’attente de cet instant. Il sortit sur le pont gluant et se rendit compte que la galère de haute mer n’avançait plus. Sur la droite, trouant difficilement la brume, palpitait la lueur du phare du Grand Cloaque.
Dans la timonerie, le maître de bord, qui ne s’était pas couché en prévision de l’arrivée prochaine, discutait avec ses Nautiques.
— Nous avons bien marché, dit Laur, déjà les boues ?
— J’avais fait distribuer double ration de plaquettes aux Nats, répondit le maître de bord en bombant le torse. Ils ont ramé comme des dieux.
Un des Nautiques allumait le projecteur à gaz pour éclairer le pont où venaient d’apparaître les Nats de quart. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Les croisés de Mara – La grande séparation. »
Grouillements par G. J. Arnaud

Fiche de Grouillements
Titre : Grouillements (Tome 2 sur 2 – Gore)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Grouillements
« Elle qui avait failli refuser ce poste dans cette petite ville triste ne se reconnaissait plus. C’était avec allégresse qu’elle se levait, se préparait, filait au collège au volant de sa voiture, même les jours où elle n’avait pas cours avec la troisième B. De toute façon elle pouvait l’apercevoir dans la cour, les couloirs, et chaque fois c’était la même émotion qu’en d’autres temps elle aurait jugée stupide. Elle se surprenait à commettre des imprudences, elle, Lisa Monteil, professeur d’histoire et de géographie, vingt-cinq ans, risquant de se faire surprendre en train de fixer un peu trop avidement un bel adolescent de quinze ans, blond, bronzé, élégant dans ses gestes et sa façon nonchalante de regarder autour de lui d’un air blasé.
Tout cela parce que dix ans plus tôt, dans une classe de troisième également, mais à l’autre bout de la France, elle avait connu le sosie de ce garçon et ne l’avait jamais oublié. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Grouillements – Gore. »
Le festin séculaire par G. J. Arnaud

Fiche de Le festin séculaire
Titre : Le festin séculaire (Tome 1 sur 2 – Gore)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le festin séculaire
« Depuis la veille, des vapeurs blanches, épaisses, montaient du sol défoncé des ruelles, cernant le pâté d’immeubles et, à la nuit, c’était un brouillard opaque qui ensevelissait tout. On disait que les travaux importants de la traversée souterraine de la vieille ville avaient entraîné la rupture des canalisations du chauffage urbain, d’où cette abondance de fumées denses.
Anaïs Hiems contempla sa table de salle à manger avec satisfaction. Tout lui paraissait en harmonie, le linge de table d’un blanc immaculé, les cristaux et l’argenterie. La famille de son nouveau mari possédait de véritables trésors dans des écrins patinés par les siècles.
Elle s’approcha de la fenêtre de droite, mais ne put distinguer la maison d’en face, encore moins ce qui se passait dans la rue. La brume assourdissait la vie extérieure au point de se croire isolée dans une île. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Le festin séculaire – Gore. »
Subversive club par G. J. Arnaud

Fiche de Subversive club
Titre : Subversive club (Tome 51 sur 76 – Espionnage / Le Commander)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir
Première page de Subversive club
« La Peugeot 604 s’engouffra dans la rampe du parking souterrain après que Maxime Carel eût provoqué l’ouverture de la porte basculante grâce à un appel de phares codé. Une fois dans son box, il prit sa serviette en cuir, sortit de la voiture, vérifia en hâte la fermeture des portières, marcha rapidement vers l’ascenseur. Il réfrénait une envie folle de courir pour se retrouver au plus vite dans son appartement.
À son étage, ne sachant ce qu’il avait fait de ses clés il sonna, récidiva en trouvant que Benedicta mettait une trop grande nonchalance ibérique à accourir.
— Madame est là ?
— Oui, Monsieur.
Leurs amis et relations n’en revenaient pas. Une bonne espagnole qui s’exprimait dans un français parfait. Ils ne savaient s’ils devaient les envier, question service, ou les plaindre question standing. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Subversive Club – Espionnage / Le Commander. »
Smog pour le Commander par G. J. Arnaud

Fiche de Smog pour le Commander
Titre : Smog pour le Commander (Tome 38 sur 76 – Espionnage / Le Commander)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Smog pour le Commander
« D’habitude, le smog commençait de tamiser la lumière du soleil au début de l’après-midi, lorsque les sept ou huit millions de voitures circulant dans Los Angeles avaient libéré leurs vingt mille tonnes de gaz carbonique. Mais ce jour-là, comme un fait exprès, le terrible brouillard commença très tôt, vers 11 heures, et, à 13 heures, lorsque la gynécologue noire Ella Ganaway fut appelée par sa sœur, le quartier de Watts se trouvait en pleine purée de pois.
— Que veux-tu ? fit-elle à l’appareil. Tu sais bien que je vais commencer mes consultations dans quelques instants.
— Écoute, Ella, il faut que tu viennes.
— De quoi s’agit-il ? Des ennuis de santé ?
Billie, depuis sa conversion au catholicisme, refusait de prendre la pilule anticonceptionnelle ou d’utiliser le moindre contraceptif. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Smog pour le Commander – Espionnage / Le Commander. »