Étiquette : Fleuve noir
Sur l’épaule du grand dragon par A. Paris

Fiche de Sur l’épaule du grand dragon
Titre : Sur l’épaule du grand dragon (Tome 3 sur 10 – Le monde de la Terre Creuse)
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Sur l’épaule du grand dragon
« Obersalzberg.
Eté de l’an 802 du Reich.
On vint prévenir le seigneur Birka que l’interrogatoire allait commencer, et le maître d’œuvre de la Sainte-Vehme abandonna séance tenante ses occupations pour descendre au sous-sol de « Zum Turken », un lieu que peu d’individus, sur toute l’étendue du IVe Reich, pouvaient se vanter d’avoir visité. A dire vrai, le sous-sol de « Zum Turken » jouissait d’une réputation abominable. Les résidents même de l’Obersalzberg évitaient de poser leur regard sur l’ancienne auberge devenue le centre de la toile d’araignée patiemment tissée par la Sainte-Vehme. Tous formulaient des hypothèses sur ce qui pouvait s’y passer, mais aucun ne tenait véritablement à découvrir la vérité. »
Extrait de : A. Paris. « Le monde de la Terre Creuse – Sur l’épaule du grand dragon. »
Seigneur des runes par A. Paris

Fiche de Seigneur des runes
Titre : Seigneur des runes (Tome 2 sur 10 – Le monde de la Terre Creuse)
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Seigneur des runes
« Heidelberg.
An 801 du Reich.
— Mon nom est Urien, se présenta le jeune homme en tendant son ordre de mission frappé du double sceau impérial et de la Société du Vril.
— Je vous souhaite la bienvenue à Heidelberg, répondit son interlocuteur, individu d’un certain âge au front dégarni couronné de cheveux grisonnants. Je suis Maître Aloïsius, l’adjoint à notre Supérieur Ebbon. Sont-ce là tous vos bagages ?
— Oui, fit le jeune homme en se retournant vers le coffre posé sur les dalles.
Aloïsius adressa un geste de la main à deux solides gaillards qui attendaient en retrait.
— Portez-le dans la cellule 26. Ostensiblement, il dévisageait Urien : le garçon était de haute taille, et sa minceur, pour ne pas dire sa maigreur, le faisait paraître encore plus grand. »
Extrait de : A. Paris. « Le monde de la Terre Creuse – Seigneur des runes. »
Svastika par A. Paris

Fiche de Svastika
Titre : Svastika (Tome 1 sur 10 – Le monde de la Terre Creuse)
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Svastika
« Domaine de Voroniklovo, protectorat d’Ukraine.
Avec application, le jeune homme commença à tracer la première lettre de son nom. La plume crissait sur le rude papier, et ses doigts tremblaient tandis que se dessinait peu à peu la courbe du O. Il recula pour juger de l’effet obtenu, se mordilla les lèvres puis, se penchant, calligraphia un R. Il avait des problèmes avec le positionnement des jambages, et le résultat ne lui donna pas vraiment satisfaction. De plus, il avait conscience des regards posés sur lui, n’osait lever la tête, et, d’instant en instant, se sentait devenir plus maladroit.
La lettre suivante ressemblait à tout autre chose qu’à un S mais il ne s’en soucia pas. Le terme de ses épreuves approchait avec le O final qu’il traça de façon presque désinvolte.
Cette heureuse conclusion fut malheureusement gâchée par le fait que la plume lâcha un énorme pâté sur le papier. »
Extrait de : A. Paris. « Le monde de la Terre Creuse – Svastika. »
Le sceau des Antarcidès par A. Paris

Fiche de Le sceau des Antarcidès
Titre : Le sceau des Antarcidès (Tome 3 sur 3 – Chronique d’Antarcie)
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le sceau des Antarcidès
« Mon nom est Duann et je suis né voici trente-cinq hivers en la cité du Clan Carnghill, dans la contrée des Marches du Nord-Est du royaume d’Autarcie. Donn ap Carnghill, mon père, était le chef de ce Clan, et lorsque par une nuit de tempête, un homme et un enfant se présentèrent à nos portes, il leur accorda l’hospitalité qu’ils demandaient.
L’homme se faisait appeler Sozer, et l’enfant, mais nous l’ignorions alors, n’était autre que le prince bâtard Jaemon, fils de l’Antarcide Abarugon et de la suivante Tanderine. Condamné à mort par la haine de la Première Dame Kaarla, il n’avait dû son salut qu’à l’intervention de Sozer, lequel prétendait être un Initié de Khourg.
Kaarla retrouva la trace du jeune prince, et une expédition militaire partie de Maelmordha, la capitale du royaume d’Antarcie, s’enfonça dans nos Marches du Nord-Est et s’empara de Carnghill. La cité près du lac fut rasée, et ses habitants exterminés, à l’exception d’une poignée de guerriers dont je pris la tête. »
Extrait de : A. Paris. « Chronique d’Antarcie – Le sceau des Antarcidès. »
L’ombre des Antarcidès par A. Paris

Fiche de L’ombre des Antarcidès
Titre : L’ombre des Antarcidès (Tome 2 sur 3 – Chronique d’Antarcie)
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’ombre des Antarcidès
« Au cœur de la cité interdite de Kaddath, au fin fond du lointain et mystérieux royaume de Leng, se dressait une haute tour de pierre noire dont les moellons semblaient comme sertis les uns aux autres par une vitrification due à une intense chaleur. Cette tour ne comportait aucune fenêtre sur aucune de ses faces, et elle se dressait comme un doigt d’ébène au-dessus des étagements plus clairs de la cité.
Kaddath n’était point un lieu de négoce, mais un endroit consacré à la méditation, à la science et à la magie des Premiers Âges. Ses rues rectilignes découpaient ses quartiers selon un plan géométrique rigoureux, voulu comme tel et conçu par des êtres d’une race depuis bien longtemps disparue. Ses maisons vides ne résonnaient pas de cris d’enfants, et ses places ignoraient le grouillement des marchés et des foules du populaire. »
Extrait de : A. Paris. « Chronique d’Antarcie – L’ombre des Antarcidès. »
La marque des Antarcidès par A. Paris

Fiche de La marque des Antarcidès
Titre : La marque des Antarcidès (Tome 1 sur 3 – Chronique d’Antarcie)
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir
Première page de La marque des Antarcidès
« XIe année du règne
d’Abarugon Antarcidès
La femme était très jeune, presque une adolescente, avec un corps long et souple et un visage lisse, aux traits réguliers. Ses grands yeux bleus soulignés de khôl gris trahissaient la douceur de son caractère.
Elle était déjà femme mais encore enfant, prompte à s’extasier devant les largesses que lui prodiguait son royal amant. En cette heure avancée de la nuit, la lampe à huile qui brûlait dans sa chambre était la dernière lumière à briller dans le palais, et Tanderine, assise à une petite table basse de marbre noir veiné de coulées pourpres souriait à son miroir d’argent poli. Devant elle était ouvert un magnifique coffret à maquillage d’où elle puisait, l’un après l’autre, les pots de parfum et les flacons d’huiles.
— Abarugon, murmura-t-elle, Abarugon.
Elle ferma les yeux et tenta d’imaginer son amant. Que faisait-il, en cet instant précis ? »
Extrait de : A. Paris. « Chronique d’Antarcie – La marque des Antarcidès. »
Les bannières de Persh par Alain Paris et Jean-Pierre Fontana

Fiche de Les bannières de Persh
Titre : Les bannières de Persh
Auteur : Alain Paris et Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les bannières de Persh
« — PANORAMIQUE EXTERIEUR, commanda Jack La Poudre.
Il leva les yeux vers l’écran de contrôle. Les étoiles tournoyaient follement dans l’espace sidéral, mais il s’agissait d’une illusion. La réalité, c’était le vaisseau spatial en perdition, qui tournoyait follement. Les étoiles, elles, restaient figées dans leur lumière glacée.
Les doigts de La Poudre pianotaient fiévreusement sur le clavier reliant le poste de contrôle à « Carol », l’ordinateur central du transport de minerai.
— APPRECIATION SITUATION, tapa l’homme. REPONSE VOCALE SVP.
Un cybernéticien un peu humoriste à ses heures avait donné à « Carol » une voix sensuelle qui, ordinairement, enchantait Jack La Poudre. Mais, en cet instant, le prospecteur ne se sentait pas d’humeur à apprécier l’attention. »
Extrait de : A. Paris et J.-P. Fontana. « Les bannières de Persh. »
La jaune par Jean-Pierre Fontana

Fiche de La jaune
Titre : La jaune
Auteur : Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de La jaune
« Mardi. Dix-sept heures. La ville hurlait de toutes ses sirènes et de tous les klaxons des voitures prises au piège des rues embouteillées. Devant le monument aux morts de l’avenue des Meuniers, la circulation était littéralement bloquée. Les automobiles occupaient toute la largeur de la chaussée, flanc contre flanc, museau pointé en direction de l’est. Même les voies qui remontaient vers le centre ville étaient garnies de véhicules roulant en sens inverse. D’ailleurs, qui aurait été assez fou pour aller faire un tour du côté des lieux de la catastrophe, au cœur même du nuage de mort ?
Dans les autos, les gens transpiraient. Il faisait une chaleur d’étuve. Pourtant, aucun des passagers ne s’avisait de baisser les vitres des portières. Par peur du gaz. C’était atroce autant qu’absurde évidemment, car si la nuée avait rejoint le flot de véhicules stupidement immobile, nul n’aurait été épargné, car aucun engin n’était suffisamment étanche pour espérer échapper aux infiltrations délétères. »
Extrait de : J.-P. Fontana. « La Jaune. »
La colonne d’émeraude par Jean-Pierre Fontana

Fiche de La colonne d’émeraude
Titre : La colonne d’émeraude
Auteur : Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1992
Editeur : Fleuve noir
Première page de La colonne d’émeraude
« Accroupi à la limite des sables bleus, dans une attitude qui le faisait se confondre presque avec les roches du brise-vents, le Guetteur regardait tomber les œufs d’acier sans émettre le moindre signal puisque tous les autres savaient. Il se pénétrait seulement du martèlement sourd qui se prolongeait dans le sous-sol comme une annonce de séisme. À l’est, la ville pleurait. Les notes suraiguës de ses lamentations, distillées par la brutale dilatation des parois cristallines que surchauffait à l’improviste un flot incandescent, escaladaient les couches atmosphériques. Le ciel ressemblait à présent à une éponge noire dont les trous laissaient se déverser une débauche d’or en fusion.
À bout de patience, le Guetteur se redressa, puis il tendit un bras vers la colonne smaragdine située à la frange du grand reg septentrional. »
Extrait de : J.-P. Fontana. « La colonne d’émeraude. »
Les hommes-lézards par Alain Paris et Jean-Pierre Fontana

Fiche de Les hommes-lézards
Titre : Les hommes-lézards (Tome 3 sur 3 – Les ravisseurs d’éternité)
Auteur : Alain Paris et Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les hommes-lézards
« L’hélicobulle tournoyait lentement au-dessus de la place déserte, ses projecteurs scrutant les moindres recoins d’ombre, à la recherche d’improbables curieux. Il se maintint ainsi un long moment, ses lasers prêts à cracher. Puis, toujours aussi lentement, il amorça une manœuvre qui l’amena au centre exact de la place. Un homme au visage masqué de cuir en descendit, côté passager. L’hélicobulle s’immobilisa, moteurs coupés.
L’homme au masque de cuir effectua quelques pas avant de s’arrêter et de parcourir toute la place d’un regard circulaire. Ce qu’il vit parut lui convenir car il hocha la tête d’un air satisfait. Il regarda sa montre, manipula un minuscule bouton qui la transforma en micro-émetteur et murmura un ordre. »
Extrait de : A. Paris et J.-P. Fontana. « Les ravisseurs d’éternité – Les hommes-lézards. »