Étiquette : Fleuve noir

 

Les voleurs de cerveaux par Murray Leinster

Fiche de Les voleurs de cerveaux

Titre : Les voleurs de cerveaux
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1956
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les voleurs de cerveaux

« Le vaisseau de l’espace venait d’atterrir en silence, doucement, dans l’épaisseur de la forêt…

Il s’était posé au milieu des arbres géants dont les lourdes branches s’étaient écartées puis s’étaient refermées au-dessus de lui. À présent, on ne pouvait plus l’apercevoir d’en haut ; mais des taches de lumière lunaire qui passaient à travers les feuillages éclairaient faiblement les flancs de la carlingue de métal.

L’engin n’était pas grand, du moins pour un appareil intersidéral. Et la vie qui régnait dans sa coque immobile ne ressemblait pas du tout à celle des créatures humaines. Il ne s’agissait pour ainsi dire que de… pensées ! Pensées voraces, avides et furieuses. Pensées de haine et de cruauté. Pensées amères, féroces, inaudibles et pourtant violentes…

Soudain, une pensée froide, dure et autoritaire, s’impose, domine toutes les autres et résume les faits : au dehors, l’air qui entoure le vaisseau est bon et la température supportable. »

Extrait de : M. Leinster. « Les Voleurs de cerveaux. »

L’autre côté du monde par Murray Leinster

Fiche de L’autre côté du monde

Titre : L’autre côté du monde
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1955
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’autre côté du monde

« Steve Waldron se disait tristement que, s’il avait été un détective, on lui aurait demandé de changer son fusil d’épaule. Et pourtant, les détectives officiels n’avaient pas mieux réussi que lui. Il convient de préciser que ces gens-là n’avaient pas à affronter Lucy et reconnaître qu’ils n’avaient trouvé aucun indice pouvant donner une idée de ce qui était arrivé à son père. On ne pouvait qu’émettre l’hypothèse, assez invraisemblable, qu’il s’était volatilisé.

Il avait disparu depuis quatre jours. D’après Fran Dutt, qui se trouvait à ce moment dans le laboratoire personnel du père de Lucy, celui-ci aurait répondu à un appel téléphonique. Il aurait alors mis son chapeau et, après avoir déclaré à Fran qu’il revenait tout de suite, il serait parti, disparaissant complètement de ce monde. Il n’avait aucun motif de s’enfuir. Il n’avait pas de fréquentations secrètes. Rien n’expliquait l’appel téléphonique. Et l’on pouvait même affirmer au premier abord que personne n’avait de raison pour désirer l’écarter de son chemin. »

Extrait de : M. Leinster. « L’autre côté du monde. »

L’astronef pirate par Murray Leinster

Fiche de L’astronef pirate

Titre : L’astronef pirate
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1964
Traduction : B.-R. Bruss
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’astronef pirate

« Vues des bâtiments du contrôle, les lumières de l’astroport de Formalhaut semblaient rivaliser en nombre avec les étoiles et elles étaient beaucoup plus brillantes.

L’aire de l’astroport, recouverte d’un bitume noir et luisant qui reflétait en longues traînées jaunes la clarté des lampadaires, s’étendait sur près de trois kilomètres carrés. Mais aucune activité n’y régnait à cette heure nocturne.

Horn, qui n’avait rien d’autre à faire pour le moment, se trouvait dans la salle de contrôle et prêtait l’oreille à un léger bourdonnement qui sortait d’un haut-parleur au-dessus de sa tête. Ce bourdonnement assez bizarre provenait d’un rafiot de l’espace, le Thébain, qui descendait dans la nuit pour un atterrissage forcé. »

Extrait de : M. Leinster. « L’Astronef Pirate. »

Titan par S. Perry

Fiche de Titan

Titre : Titan
Auteur : S. Perry
Date de parution : 2000
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Fleuve noir

Première page de Titan

« Âgé de cinq ans, Cale Tucker était prêt au lancement de son jouet flottant. L’excitation lui nouait le ventre.

Son papa le disait toujours : le premier test était une étape décisive pour tout inventeur.

On ne sait jamais si une idée est bonne tant qu’on ne l’a pas mise à l’épreuve.

Combien de fois le jeune Cale avait-il entendu cet axiome ?

Une centaine au moins.

Son papa devait savoir de quoi il parlait, puisque lui aussi construisait des jouets.

Beaucoup plus gros que les siens, il est vrai.

La veille, tous deux avaient travaillé sur le navire miniature de Cale.

Ça s’appelait un « gyro flottant », d’après son papa, et c’était fait pour naviguer sur les fleuves. »

Extrait de : S. Perry. « Titan. »

Crime à Tarsis par J. M. Roberts

Fiche de Crime à Tarsis

Titre : Crime à Tarsis (Tome 3 sur 3 – LanceDragon – La trilogie des mystères)
Auteur : J. M. Roberts
Date de parution : 1996
Traduction : I. Troin
Editeur : Fleuve noir

Première page de Crime à Tarsis

« La Trilogie des Mystères est une série transversale, composée de trois romans policiers de Fantasy dont deux se passent dans les Royaumes Oubliés (Meurtre au Cormyr – 53 et Assassinat à Halruaa – 54) et le troisième (Crime à Tarsis – 41) sur la planète Krinn (l’univers de Lancedragon). Nous tenons à faire connaître à nos lecteurs cette initiative très originale de l’éditeur américain – d’autant que les romans nous ont paru très bons –, mais qu’on se le dise : comme tout polar digne de ce nom, ces livres sont complets en un volume. C’est le temps qu’il faut pour trouver le coupable. Quant à la Fantasy, elle joue son rôle habituel d’ingrédient exotique, pour pimenter l’action. Le tout forme un plat insolite et réjouissant dont on pourra se gorger.
Jacques Goimard »

Extrait de : J. M. Roberts. « La trilogie des Mystères – Crime à Tarsis. »

Une encombrante cargaison par K. W. Jeter

Fiche de Une encombrante cargaison

Titre : Une encombrante cargaison (Tome 3 sur 3 – Star Wars – La guerre des chasseurs de primes)
Auteur : K. W. Jeter
Date de parution : 1999
Traduction : R. Guillaume
Editeur : Fleuve noir

Première page de Une encombrante cargaison

« LE PRÉSENT Pendant les événements de Star Wars :le retour du jedi

Deux chasseurs de primes conversaient dans un bar.

— Les choses ne sont plus ce qu’elles étaient, dit Zuckuss tristement.

Appartenant à une espèce qui respirait de l’ammoniac sur son monde natal, Gand, il avait intérêt à être prudent dans des établissements comme celui-ci. Les alcools et les stimulants qui induisaient un sentiment de bien-être chez les autres créatures le plongeaient souvent dans un état de mélancolie profonde.

Ça pouvait même lui arriver dans un bar haut de gamme, où on tenait compte de la physiologie des clients. Le jeu de lumières « calmant » était déprimant pour Zuckuss, lui rappelant les espoirs déçus de sa jeunesse.

J’avais des ambitions autrefois…, se dit-il, regardant fixement son verre d’alcool bleu sur la table. Où sont-elles passées ?

— Je ne pourrais le dire, fit le compagnon de Zuckuss, le chasseur de primes droïd 4-LOM.

Un verre intact se trouvait devant lui, contenant sans doute de l’eau. Une simple « formalité » : le verre avait déjà été emporté et remplacé deux fois, pour que 4-LOM paye l’addition. C’était la seule façon pour un droïd d’être accepté dans un bar. »

Extrait de : K. W. Jeter. « Star Wars – La guerre des chasseurs de primes – Une encombrante cargaison. »

Le vaisseau esclave par K. W. Jeter

Fiche de Le vaisseau esclave

Titre : Le vaisseau esclave (Tome 2 sur 3 – Star Wars – La guerre des chasseurs de primes)
Auteur : K. W. Jeter
Date de parution : 1998
Traduction : R. Guillaume
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le vaisseau esclave

« LE PRÉSENT… Pendant les événements de Star Wars : Le Retour du Jedi

La peur est un outil de survie.

Par la verrière de son cockpit, Bossk vit le vaisseau de Boba Fett exploser.

Des parasites, dans son comlink, avaient failli assourdir le Trandoshéen. On eût dit un cri d’agonie électronique…

Le vacarme avait duré plusieurs minutes. Il cessa quand le dernier circuit du vaisseau de Boba Fett eut été consumé par l’océan de flammes.

Quand il fut de nouveau capable de s’entendre penser, Bossk regarda l’espace vide, là où volait l’Esclave I. Il aperçut, sur fond d’étoiles, quelques morceaux d’épave.

Il est mort, pensa Bossk, satisfait. Enfin !

Les atomes qui composaient le corps de son rival dérivaient maintenant sans but dans le vide interstellaire. Bossk avait placé suffisamment d’explosifs dans l’Esclave I pour transformer les créatures vivantes qu’il transportait en cendres et en mauvais souvenir.

Sa peur était une réaction illogique. Bossk en était persuadé.

Il est mort. Parti enfumée…

Dans le cockpit du Dent du Molosse, le silence fut rompu par un signal discret émanant du panneau de commande. »

Extrait de : K. W. Jeter. « Star Wars – La guerre des chasseurs de primes – Le vaisseau Esclave. »

L’armure mandalorienne par K. W. Jeter

Fiche de L’armure mandalorienne

Titre : L’armure mandalorienne (Tome 1 sur 3 – Star Wars – La guerre des chasseurs de primes)
Auteur : K. W. Jeter
Date de parution : 1993
Traduction : R. Guillaume
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’armure mandalorienne

« LE PRÉSENT… Pendant les Événements de star wars : Le Retour du Jedi

Les marchandises valent plus cher vivantes que mortes…

La règle d’or des chasseurs de primes. Dengar n’avait pas un gros effort à faire pour s’en souvenir.

Surtout en ce moment. Il avait trouvé plus de choses mortes que vivantes dans l’étendue morne et aveuglante de la Mer de Dunes. Ce n’était pas ça qui renflouerait ses comptes en banque.

J’aurais mieux fait de quitter cette misérable planète, se dit-il.

Tatooine n’était pas connue pour porter chance, pas plus à lui qu’aux autres êtres pensants qui s’y étaient fourvoyés.

Pourtant, il avait plus de chance que certains, Dengar devait le reconnaître. Cette vérité lui fut rappelée de façon saisissante quand un poing ganté s’accrocha à sa cheville, le faisant rouler au pied de la dune. »

Extrait de : K. W. Jeter. « Star Wars – La guerre des chasseurs de primes – L’armure Mandalorienne. »

Stratégie détonateur par P.-J. Hérault

Fiche de Stratégie détonateur

Titre : Stratégie détonateur
Auteur : P.-J. Hérault
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir

Première page de Stratégie détonateur

« Le moteur du Beaver cafouille salement. Il semble, par instants, pris d’éternuements et l’aiguille du compte-tours descend par petits bonds. Jibé garde la main libre en permanence sur la manette des gaz. Je ne sais pas comment il la titille, mais il réussit, chaque fois, à faire renaître un grondement des 500 canassons qui nous tirent.
Très calme, le gars Jibé. À croire qu’il a volé toute sa vie sur un zinc vieux de 20 ans avec un moteur sur le point de lâcher. Si l’altimètre est juste, ce que je suis en train de me demander, le sol doit se trouver à 1 500 mètres en dessous. Curieux ! Moi, j’aurais dit 1 000. Qu’est-ce que je suis venu foutre ici ? Et il va falloir que je pilote cette grosse barcasse, ce cercueil volant, plutôt, vu l’état dans lequel il se trouve maintenant ! »

Extrait de : P.-J. Hérault. « Stratégie détonnateur. »

Réseaux sommeil par P.-J. Hérault

Fiche de Réseaux sommeil

Titre : Réseaux sommeil
Auteur : P.-J. Hérault
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir

Première page de Réseaux sommeil

« Il faisait un temps magnifique, mais la mer, sans être grosse, faisait danser le Mousquetaire. Six mètres cinquante, quatre couchettes ; ce qui donnait un équipage de cinq personnes ; 21 mètres carrés de voile et insubmersible. Un bon voilier sur lequel j’étais patron depuis trois jours.
Nous étions ainsi cinq bateaux naviguant de conserve entre la Corse, quittée la veille au soir, et le nord de la Sardaigne. Un coin de rêve pour qui aime la voile : la Bretagne en Méditerranée ! Cinq bateaux du club Mare Nostrum, dont un village est installé sur une petite île au large de la Sardaigne. À bord de chaque bateau, un patron, vacancier comme les autres, un peu plus expérimenté tout de même. L’« Amiral » de cette flottille était un moniteur à bord du n° 1. Mon « grand âge » y était peut-être pour quelque chose, je commandais le n° 5. »

Extrait de : P.-J. Hérault. « Réseaux-sommeil. »