Étiquette : Fleuve noir
La clé du mandala par Jimmy Guieu

Fiche de La clé du mandala
Titre : La clé du mandala (Tome 21 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir
Première page de La clé du mandala
« Alerté par de petits cris aigus, Thierry, tapi dans un massif de fleurs, tourna vivement la tête et braqua son arme…
Les yeux ronds de stupeur, il pressa la détente et Mickey — le chat des voisins — poussa un miaulement de douleur, lâcha sa proie et détala après avoir reçu dans l’arrière-train la flèche à bout caoutchouté de l’Euréka !
— Oh ! Thierry ! Rentre im-mé-dia-te-ment !
Penaud, le gamin jeta des regards autour de lui, négligeant la fléchette, semblant chercher tout autre chose dans l’herbe haute du grand jardin. Déçu, il abandonna, trottinant avec inquiétude vers le perron du pavillon sur lequel sa mère, fort mécontente, l’attendait de
pied ferme.
Il ralentit le pas, tenta une feinte pour s’esquiver et filer dans le hall mais la gifle claqua sur sa joue.
Régine Véran parut au seuil du living. Apitoyée par les pleurs de son neveu, elle le prit dans ses bras pour le consoler mais Norberte, sa sœur, protesta :
— Ah ! Non ! Il ne mérite pas d’être cajolé ! »
Extrait de : J. Guieu. « La clé du Mandala – Gilles Novak. »
Hiéroush la planète promise par Jimmy Guieu

Fiche de Hiéroush la planète promise
Titre : Hiéroush la planète promise (Tome 20 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir
Première page de Hiéroush la planète promise
« Raymond Audemard, le jeune mais imposant (il ne pesait pas moins de cent vingt kilos !) secrétaire départemental de l’IMSA dans le Var, apposa sa signature au bas de la facture et remplit un chèque — daté du 17 mai — correspondant à son montant.
— Tout est en règle, monsieur Audemard, déclara le comptable. Voyez monsieur Costa, le chef d’atelier, qui bichonne votre voiture.
Il passa du bureau dans le hall de révision de la société de construction de mini-voitures, à Six-Fours, près de Toulon et parcourut des yeux les divers véhicules alignés sans reconnaître le sien.
Le chef d’atelier vint à sa rencontre.
— Bonjour, monsieur Audemard. La révision est terminée ; nous avons changé le pneu avant gauche et simplement nettoyé les bornes de la batterie ; elle est encore en très bon état et ce n’est pas la peine de la remplacer. Vous pouvez partir tranquille.
Il avait entraîné son client vers la troisième voiture de la rangée, donnant un ultime coup de chiffon sur le pare-brise de la petite Aixam deux places, de couleur orangée, sans remarquer l’étonnement grandissant de ce client et sympathique barbu. »
Extrait de : J. Guieu. « Hiéroush la terre promise – Gilles Novak. »
Les Krolls de Vorlna par Jimmy Guieu

Fiche de Les Krolls de Vorlna
Titre : Les Krolls de Vorlna (Tome 16 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les Krolls de Vorlna
« Tirée du sommeil par la sonnerie du réveil électrique, Régine Véran, avec un soupir, se coucha à demi sur Gilles Novak pour interrompre le mécanisme et resta affalée sur le torse de son compagnon qui dormait toujours. La jeune femme étouffa un bâillement, promena une mèche de ses longs cheveux sur le nez du journaliste et le réveilla finalement d’un baiser :
— Tu dormais comme un loir, mon chou. Quel dommage de devoir se lever si tôt, un dimanche matin.
Gilles s’étira avant de refermer ses bras sur la nudité de Régine blottie contre lui :
— Il est tout de même 9 heures, chérie, et nous avons promis à Charles Floutard d’aller le chercher à son arrivée à Orly.
— Charles va trouver à Paris un beau soleil, murmura la jeune femme d’une voix ensommeillée. Cela lui rappellera son Midi. »
Extrait de : J. Guieu. « Les Krolls de Vorlna – Gilles Novak. »
Manipulations PSI par Jimmy Guieu

Fiche de Manipulations PSI
Titre : Manipulations PSI (Tome 15 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Manipulations PSI
« Régine Véran conduisait à une allure modérée. Son Opel Rekord rouge métallisée, une berline diesel quatre portes, roulait avec un ronronnement feutré dans la rue de Belleville, passante et encombrée — trop souvent, hélas ! — de véhicules de livraison.
La jeune femme, ses longs cheveux blonds retenus par un ruban, portait une minirobe bleu pastel qui découvrait généreusement ses cuisses bronzées. Près d’elle reposait le fourre-tout renfermant son matériel photographique. La volumineuse mallette noire portait le sigle L.E.M., la Revue de l’Etrange et du Mystérieux dans le Monde… et Ailleurs, que dirigeait Gilles Novak.
Le reportage qu’elle venait de faire lui avait pris moins de temps que prévu et elle se sentait d’excellente humeur. Aussi fut-ce avec indifférence qu’elle stoppa derrière un camion de
livraison qui bloquait en partie la chaussée. »
Extrait de : J. Guieu. « Manipulation Psi – Gilles Novak. »
Les veilleurs de Poseidon par Jimmy Guieu

Fiche de Les veilleurs de Poseidon
Titre : Les veilleurs de Poseidon (Tome 13 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les veilleurs de Poseidon
« Le portraitiste Charles Floutard avait laissé sa voiture au parking du Vieux Port, non loin du Cintra où Gilles Novak et Régine Véran avaient préféré l’attendre en sirotant un Pam-Pam glacé. La chaleur de cette fin juillet était accablante et Marseille, privée d’un bon nombre de ses habitants partis en vacances, offrait un calme relatif avec ses rues peu encombrées.
En pantalon léger et en bras de chemise, l’artiste peintre marchait sans se presser, remontant la rue Saint-Ferréol pour gagner la place de la Préfecture où Gisèle Normand, la brune critique picturale, devait — Floutard dixit — baigner dans son jus ! En effet, Gisèle avait décidé de se rendre chez un coiffeur pour y « subir » une mise en plis. Subir était le mot par cette étouffante chaleur et il l’imaginait volontiers, rouge comme une écrevisse, tiraillée par les bigoudis, sous le casque de son « tortionnaire » en blouse blanche ! l’approche de la boutique Nous Deux, Charles reconnut, sur le pas de la porte, Max Théol’s, le propriétaire. Souriant et affable, ce dernier serra la main à l’artiste peintre dont il avait exposé deux toiles, lors de la quinzaine commerciale baptisée « Cœur de Marseille », opération qu’il avait lui-même lancée avec le concours des grands magasins des rues de Rome, Saint-Ferréol et Paradis. »
Extrait de : J. Guieu. « Gilles Novak – Les veilleurs de Poseidon. »
La voix qui venait d’ailleurs par Jimmy Guieu

Fiche de La voix qui venait d’ailleurs
Titre : La voix qui venait d’ailleurs (Tome 7 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de La voix qui venait d’ailleurs
« Dans le grand hall du siège de la revue L.E.M. (« L’étrange et le mystérieux dans le monde…, et ailleurs »), une longue table avait été dressée, chargée de verres et d’innombrables bouteilles où les jus de fruits voisinaient avec le bourbon Old Crow, le Morlant brut ou le Gilbey’s whisky ; éclectisme de bon aloi pour ce cocktail offert par Gilles Novak à ses collaborateurs et amis à l’occasion du succès obtenu par cette revue dont le tirage venait d’atteindre 100 000 exemplaires.
Le Tout-Paris de l’insolite et du « mystérieux inconnu » se trouvait réuni et l’on pouvait voir, verre en main, Robert Charroux discutant avec animation en compagnie de Guy Tarade et Sylf, cette femme charmante et pleine de douceur qui enfanta l’étrange univers de Kobor Tigan’t, ou bien Richard-Bessières, Maurice Limât et Max-André Rayjean s’entretenant de leur dernier — « né », tandis que Jean Sendy et Marc Thirouin s’efforçaient de concilier leur point de vue divergent sur les O.V.N.I., Sendy rejetant la thèse « origine extra-terrestre actuelle » pour s’en tenir aux incursions des « Célestes » dans le passé et Thirouin soutenant que lesdits « Célestes » pouvaient fort bien revenir, de nos jours, observer notre vieux globe terraqué où, jadis, ils comptèrent fleurette aux « filles des hommes », selon le sixième verset de la Genèse. »
Extrait de : J. Guieu. « La voix qui venait d’ailleurs – Gilles Novak. »
Plan catapulte par Jimmy Guieu

Fiche de Plan catapulte
Titre : Plan catapulte (Tome 6 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Plan catapulte
« Avec satisfaction, Gilles Novak referma le volumineux dossier contenant les épreuves du prochain numéro de L.E.M., la revue de « l’étrange et du mystérieux dans le monde…, et ailleurs », dont il cumulait les fonctions de directeur et rédacteur en chef. Ce vendredi-là, il pourrait donc partir en week-end l’esprit serein et détendu.
Il alluma une cigarette, se cala confortablement dans le fauteuil pivotant, derrière son bureau encombré de paperasses et laissa errer son regard sur le tableau de Catherine Debeur, représentant un nu, qui décorait la pièce. Un nu assez déroutant avec cette rose tenue par le modèle tandis que sa main gauche reposait sur une pierre brute ; voisinant avec un coquillage à la « bouche » écarlate, un soleil rayonnait comme un shakra au-dessus du visage que l’extase rejetait en arrière. Rien de trouble dans cette œuvre — baptisée La Rose — croix dont le graphisme académique s’entourait de symbolisme, de surréalisme, comme nombre de toiles de cette jeune — et belle — artiste méridionale qui vouait une admiration méritée à Salvador Dali. »
Extrait de : J. Guieu. « Plan Catapulte – Gilles Novak. »
Le triangle de la mort par Jimmy Guieu

Fiche de Le triangle de la mort
Titre : Le triangle de la mort (Tome 5 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le triangle de la mort
« Au volant de sa DS, Gilles Novak eut quelque difficulté à trouver une place au parking situé à la sortie est de Ventabren, charmant petit village à treize kilomètres d’Aix-en-Provence. La longue file de voitures garées en bordure de la route de Marseille lui avait fait craindre un instant qu’il devrait se ranger bon dernier au bout de cet interminable alignement de véhicules, mais la chance était avec lui. En effet, une voiture de reportage de la Télévision venait de « déboîter » de la file et s’éloignait. Il se hâta d’occuper la place laissée libre.
Remontant le col de son pardessus, il huma à pleins poumons l’air frais de ce village haut perché en savourant l’odeur des pins et du romarin qui contrastait agréablement avec l’habituelle puanteur des gaz de combustion de la capitale. »
Extrait de : J. Guieu. « Le triangle de la mort – Gilles Novak. »
L’ordre vert par Jimmy Guieu

Fiche de L’ordre vert
Titre : L’ordre vert (Tome 4 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’ordre vert
« Dans les profondeurs de l’Enceinte Sacrée, les salles de contrôle bourdonnaient d’une activité fébrile. D’innombrables écrans muraux dispensaient une clarté glauque le long de
l’immense panneau de commande.
Des techniciens, un micro d’ordre agrafé sur la collerette de leur tunique, suivaient attentivement l’apparition successive des images, presque toutes cadrées sur la campagne faiblement éclairée par la lune.
L’un des techniciens tourna la tête vers le pupitre central, sur la console duquel son chef manipulait des manettes, réglait des boutons, corrigeait le contraste des images ou faisait varier le volume des sons ambiants.
— Notre sujet vient d’arriver…
— Vérifiez son psychogramme…
Le technicien examina la sinusoïde mouvante, inscrite en vert luminescent sur un écran circulaire :
— Psychogramme normal. Le sujet ne se doute de rien.
— Parfait, sourit bizarrement l’homme en tunique blanche. C’est à partir de demain seulement que ses jours seront en danger… »
Extrait de : J. Guieu. « L’ordre vert – Gilles Novak. »
La terreur invisible par Jimmy Guieu

Fiche de La terreur invisible
Titre : La terreur invisible (Tome 3 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir
Première page de La terreur invisible
« Fréquenté par la gent féminine de la haute société, l’Institut de Bioesthétique et de Capilliculture Fernandez, rue de la Paix, offrait à sa clientèle choisie une ambiance de luxe et de relaxation particulièrement appréciée. Outre le « génie » de son maître coiffeur, la qualité de ses manucures et autres esthéticiennes, l’épouse d’un ministre ou d’un diplomate savait pouvoir y côtoyer les vedettes en renom sans encourir le risque de se commettre avec une dame de petite vertu !
Ouverte par le portier à l’uniforme chamarré, la porte en verre incrustée de motifs stylisés livra passage à une jeune femme brune, très élégante dans un tailleur tabac portant la griffe de Cori. Remerciant la cerbère d’un sourire machinal, elle se débarrassa du fourre-tout en cuir suspendu à son épaule et le tendit à la jeune fille en blouse blanche venue l’accueillir :
— Mon nom est Régine Véran ; j’avais rendez-vous à seize heures, mais je suis un peu en retard… et pressée à la fois. »
Extrait de : J. Guieu. « La terreur invisible – Gilles Novak. »