Étiquette : Gore
Grouillements par G. J. Arnaud

Fiche de Grouillements
Titre : Grouillements (Tome 2 sur 2 – Gore)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Grouillements
« Elle qui avait failli refuser ce poste dans cette petite ville triste ne se reconnaissait plus. C’était avec allégresse qu’elle se levait, se préparait, filait au collège au volant de sa voiture, même les jours où elle n’avait pas cours avec la troisième B. De toute façon elle pouvait l’apercevoir dans la cour, les couloirs, et chaque fois c’était la même émotion qu’en d’autres temps elle aurait jugée stupide. Elle se surprenait à commettre des imprudences, elle, Lisa Monteil, professeur d’histoire et de géographie, vingt-cinq ans, risquant de se faire surprendre en train de fixer un peu trop avidement un bel adolescent de quinze ans, blond, bronzé, élégant dans ses gestes et sa façon nonchalante de regarder autour de lui d’un air blasé.
Tout cela parce que dix ans plus tôt, dans une classe de troisième également, mais à l’autre bout de la France, elle avait connu le sosie de ce garçon et ne l’avait jamais oublié. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Grouillements – Gore. »
Le festin séculaire par G. J. Arnaud

Fiche de Le festin séculaire
Titre : Le festin séculaire (Tome 1 sur 2 – Gore)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le festin séculaire
« Depuis la veille, des vapeurs blanches, épaisses, montaient du sol défoncé des ruelles, cernant le pâté d’immeubles et, à la nuit, c’était un brouillard opaque qui ensevelissait tout. On disait que les travaux importants de la traversée souterraine de la vieille ville avaient entraîné la rupture des canalisations du chauffage urbain, d’où cette abondance de fumées denses.
Anaïs Hiems contempla sa table de salle à manger avec satisfaction. Tout lui paraissait en harmonie, le linge de table d’un blanc immaculé, les cristaux et l’argenterie. La famille de son nouveau mari possédait de véritables trésors dans des écrins patinés par les siècles.
Elle s’approcha de la fenêtre de droite, mais ne put distinguer la maison d’en face, encore moins ce qui se passait dans la rue. La brume assourdissait la vie extérieure au point de se croire isolée dans une île. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Le festin séculaire – Gore. »