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Spoutnik VII a disparu par Jimmy Guieu

Fiche de Spoutnik VII a disparu
Titre : Spoutnik VII a disparu
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1960
Editeur : Vaugirard
Première page de Spoutnik VII a disparu
« Monsieur René Normand, le célèbre magnat de la presse, propriétaire d’une chaîne de quotidiens et magazines européens, avait réuni l’élite de la High Society parisienne — et nombre de notabilités étrangères aussi — dans sa somptueuse résidence du bois de Boulogne. Le matin même, le mariage civil de sa fille avec le secrétaire de cabinet du ministère de l’Information avait revêtu le caractère d’une cérémonie quasi officielle.
A cet événement mondain assistaient plus de deux cents convives outre quantité de journalistes, radioreporters, cameramen, pour la plupart toutefois invités personnels de
monsieur Normand ou de son gendre.
Le soir, dans le grand parc brillamment éclairé, les flashes jetaient leurs brefs éclats sur tel invité de marque, vedette de cinéma, de la radio, de la TV ou encore célébrités littéraires ou personnalités politiques. Aux longues tables du buffet dressé dans le parc et où foisonnaient gâteaux, vins fins, liqueurs, champagnes, sandwiches-caviar, saumon et autres amuse-gueule, les amateurs de danse préféraient l’immense hall de la villa où un orchestre jouait sans relâche. »
Extrait de : J. Guieu. « Spoutnik VII a disparu. »
Réseau dinosaure par Jimmy Guieu

Fiche de Réseau dinosaure
Titre : Réseau dinosaure
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1958
Editeur : Plon
Première page de Réseau dinosaure
« La campagne provençale paraissait endormie sous le soleil d’été au pied du massif de Sainte-Victoire. Sur les troncs rugueux des grands pins ou dans les oliviers, seules les cigales déchiraient l’air chaud et embaumé de leur infatigable craquètement. Sans un cri, une pie s’envola vers l’est, en direction de Sainte-Victoire dont le sommet surmonté d’une croix se dressait à moins de trois kilomètres.
Agenouillés sur le sol d’argile rougeâtre, deux hommes grattaient, remuaient et fouillaient précautionneusement la terre à l’aide d’une sorte de pic à glace recourbé.
Le paléontologue Georges Barnier, docteur ès sciences, conservateur du Muséum d’Histoire Naturelle d’Aix-en-Provence, redressa le torse et se massa les reins en faisant la grimace. Son embonpoint et ses rhumatismes ne s’accommodaient guère de son inconfortable position. Pourtant, inlassablement depuis des mois, ce savant homme de soixante ans, petit, rougeaud et le front dégarni, parcourait le Midi, d’Aix-en-Provence à Draguignan. »
Extrait de : J. Guieu. « Réseau Dinosaure. »
Refuge cosmique par Jimmy Guieu

Fiche de Refuge cosmique
Titre : Refuge cosmique
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1968
Editeur : Plon
Première page de Refuge cosmique
« Avec des gestes précis, fruit d’un entraînement patient qui lui aurait permis de les exécuter les yeux bandés, le commandant Steve Hopkins, engoncé dans son vidoscaphe, manipula les commandes du tableau de bord mobile placé au-devant de son siège profilé.
Sur l’écran de télévision défilait le paysage lunaire, grêlé, crevassé, fissuré, ponctué d’innombrables bourrelets circulaires — les cratères — sur l’origine desquels les sélénographes n’étaient point d’accord. L’image s’apparentait à une immense étendue de boue crayeuse dans laquelle un géant aurait projeté une poignée de graviers… à son échelle. L’impact de ces « graviers » — des météorites de tailles diverses, selon l’une des théories en vigueur — avait formé de grands cirques en laissant en leur centre un « piton », une excroissance. Ici et là, des masses de « rocs » émergeaient, recouverts d’une substance blanchâtre.
Ce paysage, le commandant Hopkins et ses deux coéquipiers l’avaient déjà survolé lors d’une précédente mission. »
Extrait de : J. Guieu. « Refuge Cosmique. »
Psiboy par Jimmy Guieu

Fiche de Psiboy
Titre : Psiboy
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1996
Editeur : Fleuve noir
Première page de Psiboy
« A cette heure avancée de la nuit, le silence du bois d’Opio, au nord de Valbonne, n’était troublé que par le chant des grillons ou le hululement des chouettes. De temps à autre, en contrepoint, résonnait le cri sinistre d’un chat-huant. La pleine lune éclairait ce paysage de pins et d’oliviers, de boqueteaux et de garrigues si typique de la Provence, jadis chantée en couleurs éclatantes par Cézanne, Van Gogh et tant d’autres amoureux de ce coin de Paradis.
Dans le ciel criblé d’étoiles scintillantes apparut un étrange cocon luminescent, dont l’éclat bleuté effleura le flanc des collines tandis qu’il poursuivait sa course rapide en direction du sud-est. Il ne s’agissait ni d’un bolide, ni d’une météorite, car ces corps célestes ne changent pas de cap, alors que l’objet en question, après un virage à angle droit, obliqua vers le sud — et le vallon de Font Martine. Puis, choisissant une aire sauvage et couverte d’herbe folle qui s’affaissa sous la pression de son champ de sustentation, il se posa, silencieux, derrière un bosquet touffu. »
Extrait de : J. Guieu. « Psyboy. »
Projet King par Jimmy Guieu

Fiche de Projet King
Titre : Projet King
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1963
Editeur : Vaugirard
Première page de Projet King
« Hérissé d’antennes paraboliques et d’écrans photopiles aux facettes brillant d’un éclat fixe, le satellite artificiel Oméga 9 poursuivait inlassablement sa ronde orbitale dont l’apogée l’éloignait à mille sept cent trente kilomètres de la Terre. Ses supports de cellules photovoltaïques au silicium, déployées de part et d’autre de sa coque, lui avaient valu de la part des techniciens américains, qui depuis des années se relayaient à son bord, le surnom de Papillon.
Sur une orbite sensiblement inférieure gravitait le Space King, l’astronef géant dont les éléments avaient été assemblés et montés dans l’espace par les techniciens de la station Oméga 9. Un travail extrêmement délicat et de longue haleine qui avait débuté quatre ans plus tôt, au printemps de l’année 2008.
De par son aspect, ce « Roi de l’Espace » — plus communément appelé le King — n’avait rien de comparable à l’aérodynamisme des astronefs tels qu’on se les représentait généralement. L’engin était essentiellement constitué par trois énormes réservoirs cylindriques (« les saucisses », dans le jargon des cosmotechniciens) ; d’un
diamètre de trente mètres, longs de cent soixante-dix mètres chacun, ils étaient longitudinalement réunis de façon que leur triple section formât un trèfle. »
Extrait de : J. Guieu. « Projet King. »
Oniria par Jimmy Guieu

Fiche de Oniria
Titre : Oniria
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1962
Editeur : Presses de la cité
Première page de Oniria
« Un éclair lointain jeta sa clarté blafarde sur l’étrange paysage. Mais pouvait-on qualifier de paysage cette étendue morne et sans frontière ? Cette sorte de lande sur le sol de laquelle flottait une brume blanchâtre ? Le ciel gris-noir, très bas, semblait faire corps avec ce lieu désertique. Un jour crépusculaire baignait la lande qu’un éclair pâle et fugitif avait un instant tirée de la pénombre. Les écharpes de brume moutonnaient parfois, faiblement agitées par le souffle d’un vent léger, ni chaud ni froid. Un vent que l’on ne « sentait » pas et dont on ne constatait la présence que par les lents mouvements de ce brouillard qui stagnait au-dessus du sol.
A l’horizon, la lande et le ciel se confondaient en une barre sombre. L’anémique lueur d’un éclair découpa au lointain une ville aux édifices insolites. Mais une seconde plus tard, la fulgurante vision s’évanouit, submergée par la grisaille de cette aube inquiétante et sans fin. Maintenant, à l’horizon où la mystérieuse cité avait cessé d’exister, apparaissait un point mobile. Très doucement, d’abord, une musique étrange s’éleva, égrenant des flots d’harmonie ponctués parfois par une note grave qui se répercutait en échos assourdis et ouatés. »
Extrait de : J. Guieu. « Oniria. »
Nos « maîtres » les extraterrestres par Jimmy Guieu
Fiche de Nos « maîtres » les extraterrestres
Titre : Nos « maîtres » les extraterrestres
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1992
Editeur : Presses de la cité
Première page de Nos « maîtres » les extraterrestres
« Panorama ultra-condensé — quarante-cinq années se sont écoulées depuis la mémorable observation de Kenneth Arnold (1947) qui fit naître l’expression « soucoupes volantes », pudiquement rebaptisées OVNI, de UFO (Unidentified Flying Objects) ; à partir de ce sigle allait être créé le néologisme « ufologie », d’où découle « ufologue ».
Phase I. Durant les premières années de cette recherche (car l’on ne peut parler de « science » des OVNI) se multiplient les témoignages de personnes parfaitement équilibrées affirmant avoir vu un ou plusieurs « objets » mystérieux évoluer dans le ciel. Sous quelque latitude que ce soit, des analogies, des invariants, des concordances se dégagent : il ne peut donc s’agir d’hallucinations.
Phase II. Au début des années 50, l’on commence à recueillir les témoignages sur les atterrissages des disques volants. La notion vague « d’objets » cède maintenant la place à cette « identification » évidente… que les officiels et la communauté scientifique combattront désormais sans désemparer ! »
Extrait de : J. Guieu. « Nos « Maîtres » les Extraterrestres. »
Mission « T » par Jimmy Guieu

Fiche de Mission « T »
Titre : Mission « T »
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1963
Editeur : Plon
Première page de Mission « T »
« Le hululement de la sirène de l’INRAE surprit l’ingénieur électronicien Daniel Keller. Il remonta la manche de sa blouse blanche et dégagea sa montre : il était effectivement midi. Avec insouciance, il se replongea dans la délicate besogne qu’il avait entreprise, penché sur l’assemblage effroyablement complexe — forêt de fils aux gaines multicolores, étages de câblages avec résistances, condensateurs et transistors alternant avec des circuits imprimés — logé dans un container d’environ soixante centimètres de diamètre sur une hauteur de cinquante centimètres.
Autour de l’ingénieur en chef, dans le spacieux laboratoire aux larges baies vitrées, ses collaborateurs commençaient de ranger leurs outils, instruments et matériel à travail pour gagner le vestiaire après avoir souhaité un bon week-end à leur « patron ». Daniel Keller leur répondait assez distraitement, fort accaparé par le délicat mécanisme d’un relais récalcitrant. »
Extrait de : J. Guieu. « Mission T. »
Les sphères de Rapa-Nui par Jimmy Guieu
Fiche de Les sphères de Rapa-Nui
Titre : Les sphères de Rapa-Nui
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1960
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les sphères de Rapa-Nui
« À une centaine de mètres du camp de tentes, les vaguelettes du Pacifique venaient mourir, avec l’éternel rythme du ressac, sur la grève de rocailles grisâtres mêlées au sable clair. Au large de l’île de Pâques, le navire de guerre chilien, El Mendoza, paraissait immuablement figé sur la surface étale de l’océan dont le bleu avait de toutes parts le ciel pour frontière.
Le soleil tropical plongeait la baie d’Hangaroa et son village dans une torpeur douce que rompaient parfois les lointains aboiements d’un chien de berger.
Dans un triangle formé par l’église, la demeure du gouverneur militaire et celle du docteur Pedro Limeses, l’agglomération – clôturée par une barrière – se composait d’humbles maisonnettes blanches avec de petits jardins bien entretenus. Quelques palmiers et des plans d’eucalyptus égayaient ce paysage reposant et insolite à la fois de par la présence des étranges colosses de pierre qui jaillissaient un peu partout du sol volcanique de l’île de Pâques. »
Extrait de : J. Guieu. « Les sphères de Rapa-Nui. »
Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde par Jimmy Guieu

Fiche de Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde
Titre : Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1954
Editeur : Vaugirard
Première page de Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde
« Soucoupes volantes ? Ce nom, considérant le sérieux du problème qu’il pose, n’est pas une heureuse trouvaille. Il est néanmoins lancé et traduit dans toutes les langues : flying saucer, disco volante, plato volador, etc.
Les organismes officiels américains préfèrent user d’une métaphore pour désigner ce phénomène : UFO
— Unidentified Flying Object — , c’est-à-dire Objet Volant non identifié. Les Anglais lui préfèrent à leur tour les initiales UAO
— Unidentified Airborn Object — , soit Objet Aérien non identifié.
En fait, soucoupe volante est l’appellation populaire, imagée, d’un appareil volant aussi
matériel que peut l’être un avion… ou un astronef interplanétaire.
Nous conserverons donc ce nom entré maintenant dans le langage courant, bien que disque ou engin volant eût été préférable. »
Extrait de : J. Guieu. « Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde. »