Étiquette : Hachette
La 13e Royale par Christine Renard
Fiche de La 13e Royale
Titre : La 13e Royale
Auteur : Christine Renard
Date de parution : 1975
Editeur : Hachette
Première page de La 13e Royale
« QUAND Éric rejoignit François au bar de la piscine, il vit qu’ils étaient cinq ou six parlant et riant. Il rejeta nerveusement sa mèche en arrière, mais François lui tendait une bouteille ouverte et il la prit avec reconnaissance.
« Ce que vous vous ressemblez ! dit une fille.
— Ah ! non, cria François, ça ne va pas commencer ? Tu n’as rien de plus intelligent à dire ? D’ailleurs, c’est faux, Éric et moi, nous ne nous ressemblons pas du tout ; d’abord, j’ai les cheveux courts, il les a longs, et puis, j’ai toujours un foulard autour du cou.
— Monsieur a la gorge fragile ?
— Parfaitement, ma mignonne, et j’envisage de garder mon foulard dans la piscine. »
Éric admirait l’aisance de son frère.
Penser qu’ils se ressemblaient le surprenait toujours. Il voyait devant lui François long, mince, les gestes rapides, ses yeux noirs étincelant de vie, et il se sentait gauche, un peu perdu, et ne pouvait »
Extrait de : C. Renard. « La treizième Royale. »
En cherchant Sybil … par Christine Renard
Fiche de En cherchant Sybil …
Titre : En cherchant Sybil …
Auteur : Christine Renard
Date de parution : 1975
Editeur : Hachette
Première page de En cherchant Sybil …
« FRANÇOIS entendit l’information sur Europe no 1 à midi et demi. Cela, d’abord, lui sembla invraisemblable. Qu’un immeuble puisse s’écrouler à Paris donne toujours une impression d’irréalité et l’esprit se refuse à l’accepter. Ainsi pensait François en s’introduisant avec peine dans sa voiture, une Vedette de 1955 réputée increvable. Mais la portière fonctionnait mal. Son frère Éric et lui, maigres comme des coucous, se faufilaient aisément derrière le volant ; ensuite, il fallait un certain tour de main pour réussir à la fermer.
La circulation était assez fluide, et François se demandait pourquoi, sur le boulevard Rochechouart à trois heures de l’après-midi, au mois de novembre, il pouvait y avoir aussi peu de voitures ; il conclut que les vacances de la Toussaint devaient bien y être pour quelque chose et en profita pour s’arrêter devant un kiosque à journaux où il acheta un quotidien. »
Extrait de : C. Renard. « En cherchant Sybil … »
La planète rouge par R. A. Heinlein
Fiche de La planète rouge
Titre : La planète rouge
Auteur : R. A. Heinlein
Date de parution : 1949
Traduction : P. Martin
Editeur : Hachette
Première page de La planète rouge
« Une brise légère brassait l’atmosphère raréfiée de la planète Mars. L’air était déjà frais, sans être vraiment froid. L’hiver ne s’était pas encore installé dans les régions méridionales.
Devant la porte d’un édifice aux formes arrondies, sorte de demi-sphère posée à même le sol, se tenait une étrange créature à l’aspect vaguement humain. Son crâne s’ornait d’une crête bizarre, ses yeux étaient constitués par deux larges lentilles au regard fixe. Le reste du corps était revêtu d’une combinaison grisâtre. Cet être singulier portait à la ceinture une arme qui ressemblait à un pistolet, et serrait sous son bras droit une sorte de ballon. Le faisant passer sous le bras gauche, le personnage ouvrit la porte et pénétra dans le bâtiment.
Dès qu’il y fut entré, de l’air sous pression s’infiltra dans cette petite antichambre, produisant un chuintement doux. »
Extrait de : R. A. Heinlein. « La planète rouge. »
La patrouille de l’espace par R. A. Heinlein
Fiche de La patrouille de l’espace
Titre : La patrouille de l’espace
Auteur : R. A. Heinlein
Date de parution : 1948
Traduction : J. Muray
Editeur : Hachette
Première page de La patrouille de l’espace
« Matt tenait une feuille de papier et lisait :
À Matthew Dodson, salutations.
Ayant satisfait aux tests éliminatoires en vue de notre entrée, à titre de cadet, dans la Patrouille de l’Espace, vous êtes autorisé à vous présenter au commandant, base Terre, camp de Santa Barbara, Colorado, Union nord-américaine, le 1er juillet 2085 au plus tard, afin de subir les épreuves terminales.
Nous vous prions de ne pas oublier que la majorité des candidats échouent en général à ces épreuves et que, en conséquence, il est de votre intérêt de… »
Extrait de : R. A. Heinlein. « La patrouille de l’espace. »
Destination Outreterres par R. A. Heinlein
Fiche de Destination Outreterres
Titre : Destination Outreterres
Auteur : R. A. Heinlein
Date de parution : 1955
Traduction : P. Imbert
Editeur : Hachette
Première page de Destination Outreterres
« La foule en mouvement
Au lycée Patrick-Henry1, une lumière rouge clignotait sur le tableau d’affichage, devant l’amphithéâtre 1712-A. Rod Walker se fraya un chemin parmi un groupe d’élèves, tâchant de voir ce que signifiait cet avis. Il reçut un coup de coude à l’estomac, suivi d’un : « Hé ! Arrête de pousser.
— Désolé. Détends-toi, Jimmy. » Rod lui fit une clé de bras, sans exercer de pression, avant de tendre le cou pour regarder par-dessus la tête de Jimmy Throxton. « Qu’est-ce qu’il y a, au tableau ?
— Pas de cours aujourd’hui.
— Pourquoi ça ? »
Près du tableau, une voix lui répondit. « Parce que demain, c’est Ave César, ceux qui vont mourir te…
— Et alors ? » Rod sentit son estomac se nouer, comme toujours avant un examen. Quelqu’un s’écarta, et il parvint enfin à lire l’avis :
LYCÉE PATRICK-HENRY
Département des études sociales
AVIS à tous les étudiants du cours 410 (séminaire facultatif de dernière année), survie avancée, Dr Matson, 1712-A MWF. »
Extrait de : R. A. Heinlein. « Destination Outreterres. »
Les naufragés de la planète Mars par Lester Del Rey
Fiche de Les naufragés de la planète Mars
Titre : Les naufragés de la planète Mars
Auteur : Lester del Rey
Date de parution : 1952
Traduction : J. Muray
Editeur : Hachette
Première page de Les naufragés de la planète Mars
« RETOUR À MOON CITY
DEPUIS une heure, l’hélicoptère géant ne cessait de prendre de l’altitude. Il s’élevait, à travers l’atmosphère purifiée de la nuit, vers les pics de la cordillère des Andes. À cinq mille quatre cents mètres, il repartit à l’horizontale et le ronflement de son moteur se changea en un bourdonnement continu. Le soleil frôlait déjà le sommet des montagnes lorsque l’aire de lancement des fusées se dessina droit devant, à un kilomètre et demi.
Chuck Svensen, assis sur le siège du passager, bougea soudain et, pour se réveiller, se frotta les paupières. Blond, musclé, il n’était pas grand – un mètre soixante-huit – pour un garçon qui allait avoir dix-huit ans. Sur ses joues, pas un soupçon de barbe. Il avait toujours beaucoup de mal à convaincre les personnes qui l’interrogeaient sur son âge. Quand il aperçut l’aire de lancement, il eut une expression d’impatience qui le fit paraître encore plus jeune. »
Extrait de : L. Del Rey. « Les naufragés de la planète Mars. »