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Il était une fois dans l’espace par Jacques Hoven

Fiche de Il était une fois dans l’espace
Titre : Il était une fois dans l’espace
Auteur : Jacques Hoven
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Il était une fois dans l’espace
« Sur le panneau hémisphérique qui dominait la consolette de pilotage, une lampe orange se mit à clignoter.
L’aiguille d’un cadran franchit en tremblant le repère rouge de la limite de poussée. Sur l’écran du central-navigation, un chiffre s’inscrivit, se modifia, revint avec insistance éclairer l’angle du tube cathodique. Un vibreur fit entendre un son grave intermittent.
De service au cerveau-machines, l’officier mécanicien en second Chlang se leva. Il considéra avec une moue critique la multitude de voyants colorés où se résumait la vie complexe de la machinerie et, sans précipitation, manœuvra d’une infime pression du pouce la molette de contrôle des canalisations d’énergie.
Aussitôt, l’écran du robot-navigation reprit sa teinte rose pâle, la lampe d’alerte cessa de clignoter ; la pointe de l’aiguille se stabilisa entre les marques noires déterminées par la calculatrice électronique. Le vibreur se tut. »
Extrait de : J. Hoven. « Il était une fois dans l’espace. »
Adieu Cered par Jacques Hoven

Fiche de Adieu Cered
Titre : Adieu Cered
Auteur : Jacques Hoven
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Adieu Cered
« Du puits à la cabine de contrôle, les membres de l’équipe montante piétinaient le sable rouge. Sous le voile transparent de leurs paupières secondes relevées, leurs yeux mornes, aux prunelles immenses, contemplaient un spectacle perceptible à eux seuls, à jamais inconnu des hommes de la Terre.
De l’autre côté du carreau, les uns après les autres, ceux de l’équipe descendante plongeaient leurs longs bras graciles à travers le guichet pneumatique de la cabine de contrôle, cube de verre pressurisé où un Terrien en uniforme de déporté vérifiait les numéros matricules et pointait les cartes de travail.
Dehors, l’embouchoir de leurs inhalateurs serré entre les dents, les bagnards les poussaient sans un mot vers les galeries en balançant à bout de bras leurs gourdins de plastique blanc. En longues colonnes, résignés, dociles et malhabiles, les Cerdiens allaient, de leur étonnante démarche sautillante, prendre les pics au magasin, les torches à la lampisterie, et ils repartaient, les pans de leurs longues robes blanches flottant sur leurs membres interminables et fragiles, vers les puits de la mine… »
Extrait de : J. Hoven. « Adieu Céred. »
Jacques Hoven

Présentation de Jacques Hoven :
Jacques Hoven, pseudonyme de Jacques Bourderon, né le 10 août 1924 à Montluçon et mort le 30 décembre 2002 à Paris, est un écrivain français. S’il a exploré plusieurs genres littéraires, il est principalement connu pour ses contributions à la science-fiction et au roman d’espionnage.
Une plume de la littérature populaire
Jacques Bourderon entame sa carrière littéraire sous diverses identités, un usage fréquent dans l’édition populaire de la seconde moitié du XX^e siècle. Sous le nom de Jacques Hoven, il devient l’un des auteurs réguliers des éditions du Fleuve Noir, participant à l’essor des collections de poche les plus célèbres de l’époque.
L’anticipation et la science-fiction
Dans la collection « Anticipation » du Fleuve Noir, il publie six romans entre 1971 et 1978. Ses récits se distinguent par une approche souvent centrée sur les périls technologiques ou les rencontres extraterrestres. On lui doit notamment :
- Le Onzième Commandement (1971) ;
- Adieu Céres (1972) ;
- Les Maîtres de la matière (1973) ;
- Le Temps des loups (1974) ;
- L’Invasion des invisibles (1976).
Ces ouvrages témoignent d’une imagination fertile, typique de la science-fiction française des années 1970, mêlant aventure spatiale et réflexions sur l’avenir de l’humanité.
Diversité des genres : espionnage et policier
Sous le même pseudonyme, il signe également sept romans dans la collection « Espionnage » du Fleuve Noir, contribuant au succès de ce genre alors très prisé durant la Guerre froide. On lui doit aussi des incursions dans le roman policier avec des titres comme L’Exécuteur ou La Mort en prime.
Au-delà de son pseudonyme le plus célèbre, Jacques Bourderon a également publié sous d’autres noms, notamment H. J. Hoven, Jacques Boileau ou encore Jacques Ronsac, illustrant sa grande polyvalence et sa capacité à produire une œuvre abondante répondant aux codes de différentes collections.
Postérité
Jacques Hoven appartient à cette génération d’auteurs qui ont fait les beaux jours de l’édition « de gare », offrant une littérature d’évasion accessible et rythmée. Bien que ses ouvrages soient aujourd’hui essentiellement recherchés par les collectionneurs, il demeure une figure représentative de l’histoire du Fleuve Noir et de la science-fiction populaire française.
Livres de Jacques Hoven :
Adieu Cered (1972)
Il était une fois dans l’espace (1973)
La porte des enfers (1978)
La Vénus de l’Himmenadrock (1975)
Les intemporels (1974)
Les non-humains (1981)
Les rats de la section IV (1972)
Robinson du cosmos (1980)
Sombre est l’espace (1973)
Triplix (1979)
Un nazi nommé Straub (1974)
Vacances pour un espion (1971)
Pour en savoir plus sur Jacques Hoven :
La page Wikipédia sur J. Hoven
La page Noosfere sur J. Hoven
La page isfdb de J. Hoven