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Jean Diable – Tome 2 par Paul Féval

Fiche de Jean Diable – Tome 2

Titre : Jean Diable – Tome 2
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1861
Editeur : Bibebook

Sommaire de Jean Diable – Tome 2

  • Le procès criminel

Première page de Le procès criminel

« Juge Bamboche.

Il était assis sur son siége, le juge bamboche (puppet-Justice), l’homme le plus gai de Londres ; son siège était une barrique, dont le ventre largement ouvert et chantourné formait un fauteuil commode en même temps que majestueux. Devant lui était sa table : une vieille planche sur deux tréteaux, supportant un effrayant verre de gin. Pour simarre, il avait la jaquette goudronnée des porteurs de charbon ; pour perruque, il portait un paquet d’étoupes qui avait dû servir longtemps de faubert et laver le pont de bien des alléges. Auprès de lui reposaient sa pipe et sa poche à tabac, ainsi que son chapeau muni d’un appendice long et large comme cette queue du castor architecte qui attendrit tous les naturalistes. Cette queue ici n’est pas une truelle, c’est le bouclier qui protège la rude peau d’Hercule charbonnier contre les caresses de son panier trop lourd.

A sa droite, son greffier s’asseyait ; à sa gauche, dans une autre barrique, siégeait l’attorney du roi. Les avocats étaient à leurs bancs, l’accusé sur sa sellette, l’auditoire les pieds dans la boue. »

Extrait de : P. Féval. « Jean Diable – Tome II. »

Jean Diable – Tome 1 par Paul Féval

Fiche de Jean Diable – Tome 1

Titre : Jean Diable – Tome 1
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1861
Editeur : Bibebook

Sommaire de Jean Diable – Tome 1

  • Une nuit à Londres
  • Le chateau de Belcamp

Première page de Une nuit à Londres

« Le quatorzième jour de mars de l’année 1817, Gregory Temple, intendant supérieur au bureau central de Scotland-Yard s’asseyait devant sa longue table de chêne noir et tenait son front entre ses mains, plongé qu’il était sans doute tout au fond de ces savants calculs déductionnistes qui ont rendu son nom si célèbre dans les fastes de la police londonnienne, et qui font encore de lui à l’heure présente le miroir le plus parfait du détectif sans peur et sans reproche : La table, dont le bois disparaissait, d’ordinaire sous la multitude des papiers épars, était aujourd’hui presque nette, et il était aise de faire le compte des objets qu’elle supportait.

Il y avait devant Gregory Temple un dossier assez volumineux, dont l’enveloppe ou chemise portait ces mots : Assassinat de Constance Bartolozzi, 3 février 1817 ; à sa gauche était un mouchoir de toile fine, avec une lettre ouverte ; le mouchoir était taché de deux ou trois gouttes de sang et marqué R. T. ; la lettre était signée des mêmes initiales. A droite enfin, une demi-douzaine de feuilles-épreuves d’imprimerie, corrigées et chargées de renvois, s’étalaient. »

Extrait de : P. Féval. « Jean Diable – Tome I. »