Étiquette : La symphonie des abysses
L’histoire d’Eyal par Carina Rozenfeld

Fiche de L’histoire d’Eyal
Titre : L’histoire d’Eyal (tome 2 sur 2 – La symphonie des abysses)
Auteur : Carina Rozenfeld
Date de parution : 2014
Editeur : Robert Laffont
Première page de L’histoire d’Eyal
« Depuis toujours, Eyal aimait ce bureau. Il était petit, certes. Encombré aussi. Mais c’était là qu’il avait pu être lui-même depuis le début de sa vie. À l’abri des regards de la maisonnée, il avait pu recevoir l’affection de son père. Là et seulement là.
Peu de souvenirs de son enfance lui restaient, pourtant ces instants volés où, assis sur les genoux de l’homme qui lui paraissait si grand à l’époque, il avait pu se sentir comme tous les autres gamins demeureraient gravés dans sa mémoire pour toujours.
Personne n’avait le droit d’entrer dans le bureau de Yibo. C’était la règle numéro un de la maison. La ville de Portes était régie par son Règlement Intérieur, mais ici, entre ces murs, d’autres lois s’appliquaient. Des lois imposées par père. Enfin, Yibo. C’était ainsi qu’Eyal devait l’appeler, quand ils n’étaient pas seuls. Devant les autres, il redevenait l’homme sombre qui était le maître de sa mère, et ce titre suffisait à impressionner l’enfant. Alors, celui-ci faisait tout pour rester invisible, comme une minuscule souris, et quand Yibo rentrait de sa journée de travail, le petit garçon qu’il était à l’époque se recroquevillait, laissait tomber ses longues mèches bouclées devant son visage comme pour disparaître. »
Extrait de : C Rozenfeld. « La Symphonie des abysses – L’histoire d’Eyal. »
La partition d’Abrielle par Carina Rozenfeld

Fiche de La partition d’Abrielle
Titre : La partition d’Abrielle (tome 1 sur 2 – La symphonie des abysses)
Auteur : Carina Rozenfeld
Date de parution : 2014
Editeur : Robert Laffont
Première page de La partition d’Abrielle
« Les rayons dorés du soleil inondant la place du village, devant l’immeuble gris aux angles rongés par le vent et le sel… Des femmes occupées à leurs tâches quotidiennes, des familles déjeunant à l’ombre des calebassiers, une journée tranquille, identique à toutes celles qui se sont déjà déroulées, et qui ressemblera à toutes les suivantes…
L’eau glacée faisait trembler ses mains. La vieille timbale en aluminium cabossée tinta contre le seau métallique et quelques gouttes froides jaillirent pour s’écraser sur l’herbe. — Fais attention, Aby. Tu sais bien que… — … que l’eau est précieuse. Je sais, oui. Je ne suis plus un bébé. La femme la plus âgée soupira et haussa les épaules avant de se consacrer à sa propre tâche. Ce n’était pas la peine de discuter. Ces derniers temps, surtout depuis la mort de Paol, la communication avec sa fille était devenue difficile. Elle aurait pu lui demander pourquoi, proposer d’écouter, chercher à comprendre afin d’aider son unique enfant, mais elle s’en gardait bien. Elle avait trop peur de la réponse. »
Extrait de : C Rozenfeld. « La symphonie des abysses – La partition d’Abrielle. »