Étiquette : L'Atalante
Sourcellerie par T. Pratchett
Fiche de Sourcellerie
Titre : Sourcellerie (Tome 5 sur 41 – Annales du Disque-monde)
Auteur : T. Pratchett
Date de parution : 1988
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante
Première page de Sourcellerie
« Il était une fois un homme qui avait huit fils. Par ailleurs, il ne représentait rien de plus qu’une virgule sur la page de l’Histoire. Triste constat ; c’est hélas tout ce qu’on trouve à dire sur certains individus.
Mais le huitième fils grandit, se maria et engendra huit fils ; et parce qu’il n’existe qu’une seule profession idoine pour un huitième fils de huitième fils, son cadet devint mage. Il devint aussi sage et puissant – puissant, en tout cas –, porta un chapeau pointu et on en serait resté là…
Resté là…
Mais en dépit de la Tradition de la Magie et certainement contre toute raison – excepté les raisons du cœur qui sont enflammées, embrouillées et, disons-le, déraisonnables –, il déserta les écoles de magie, tomba amoureux et se maria, pas nécessairement dans cet ordre-là.
Et il eut sept fils, chacun d’eux au moins aussi puissant dès le berceau que n’importe quel mage au monde. »
Extrait de : T. Pratchett. « Annales du Disque-monde – Sourcellerie. »
Mortimer par T. Pratchett
Fiche de Mortimer
Titre : Mortimer (Tome 4 sur 41 – Annales du Disque-monde)
Auteur : T. Pratchett
Date de parution : 1987
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante
Première page de Mortimer
« Voici la salle brillamment éclairée aux bougies où l’on entrepose les compte-vies : des étagères et des étagères de sabliers trapus, un par personne vivante, qui transvasent leur sable fin du futur dans le passé. Les sifflements conjugués des cascades de grains de sable emplissent la salle d’un rugissement marin.
Voici le propriétaire qui la traverse d’un pas raide, l’air préoccupé. Il a pour nom la Mort.
Mais pas n’importe quelle Mort. Il s’agit de Celle dont la sphère d’opérations englobe, eh bien, non pas une sphère, justement, mais le Disque-monde, lequel est plat et se déplace à dos de quatre éléphants géants – eux-mêmes juchés sur la carapace de la gigantesque tortue stellaire la Grande A’Tuin –, bordé d’une chute d’eau qui se déverse éternellement dans l’espace.
Les savants ont calculé que les chances d’exister d’un phénomène aussi manifestement absurde sont de une sur un million.
Mais les magiciens, eux, ont calculé que les chances uniques sur un million se réalisent neuf fois sur dix. »
Extrait de : T. Pratchett. « Annales du Disque-monde – Mortimer. »
La huitième fille par T. Pratchett
Fiche de La huitième fille
Titre : La huitième fille (Tome 3 sur 41 – Annales du Disque-monde)
Auteur : T. Pratchett
Date de parution : 1994
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante
Première page de La huitième fille
« La présente histoire parle de magie : où va-t-elle ? et, principalement, d’où vient-elle et pourquoi ? Mais elle ne prétend pas pour autant répondre à tout ou partie de ces questions.
Peut-être permettra-t-elle, cependant, d’expliquer pourquoi Gandalf ne s’est jamais marié et pourquoi Merlin était un homme. Parce que la présente histoire parle aussi de sexe, mais probablement pas dans le sens athlétique, acrobatique, comptez-les-jambes-et-divisez-par-deux du terme, à moins que les personnages n’échappent totalement au contrôle de l’auteur. Ils en seraient parfaitement capables.
En tout cas la présente histoire parle surtout d’un monde. Le voici qui arrive. Ouvrez bien les yeux, les effets spéciaux sont hors de prix.
Une note grave retentit. Un accord, plutôt, profond, vibrant, qui présage une entrée en fanfare de la section des cuivres en l’honneur du cosmos, car la scène a pour cadre l’immensité noire de l’espace où quelques étoiles scintillent telles les pellicules sur les épaules de Dieu. »
Extrait de : T. Pratchett. « Annales du Disque-monde – La huitième fille. »
Le huitième sortilège par T. Pratchett
Fiche de Le huitième sortilège
Titre : Le huitième sortilège (Tome 2 sur 41 – Annales du Disque-monde)
Auteur : T. Pratchett
Date de parution : 1986
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante
Première page de Le huitième sortilège
« Le soleil se leva lentement, comme s’il doutait de l’utilité de cet effort.
Un nouveau jour naquit sur le Disque, mais très graduellement, et voici pourquoi :
Lorsque la lumière entre en contact avec un puissant champ de magie, elle perd toute notion d’urgence. Elle réduit carrément sa vitesse. Et sur le Disque-monde la magie était fâcheusement puissante, autant dire que la douce lumière jaune de l’aube se répandait sur le paysage endormi telle la caresse d’un amant attentionné ou, selon certains, comme de la mélasse. Elle marquait une pause pour emplir les vallées. Elle s’amoncelait au pied des chaînes de montagnes. Quand elle atteignait Cori Celesti, l’aiguille de pierre grise et de glace verte haute de vingt kilomètres qui formait le moyeu du Disque, résidence des dieux, elle s’accumulait jusqu’à finir par déferler en un gigantesque tsunami paresseux, dans un silence de velours, sur les terres enténébrées au-delà.
Un spectacle qu’on ne voyait sur aucun autre monde. Évidemment, aucun autre monde ne se faisait véhiculer dans l’infini étoilé à dos de quatre éléphants géants, eux-mêmes juchés sur la carapace d’une tortue plus gigantesque encore. »
Extrait de : T. Pratchett. « Annales du Disque-monde – Le Huitième Sortilège. »
La huitième couleur par T. Pratchett
Fiche de La huitième couleur
Titre : La huitième couleur (Tome 1 sur 41 – Annales du Disque-monde)
Auteur : T. Pratchett
Date de parution : 1983
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante
Première page de La huitième couleur
« Dans un ensemble lointain de dimensions récupérées à la casse, dans un plan astral nullement conçu pour planer, les tourbillons de brumes stellaires frémissent et s’écartent…
Voyez…
La tortue la Grande A’Tuin apparaît, elle fend d’une brasse paresseuse l’abîme interstellaire, ses membres pesants recouverts d’un givre d’hydrogène, son antique et immense carapace criblée de cratères météoritiques. De ses yeux vastes comme des océans, encroûtés de chassie et de poussière d’astéroïdes, Elle fixe le But Ultime.
Dans son cerveau plus grand qu’une ville, avec une lenteur géologique, Elle ne songe qu’au Fardeau.
Une bonne partie du fardeau est évidemment due à Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’Immense et Jérakine, les quatre éléphants géants dont les larges épaules bronzées par les étoiles soutiennent le disque du Monde que la longue cataracte enguirlande sur son vaste pourtour et que surplombe le dôme bleu layette des Cieux.
L’astropsychologie n’est toujours pas parvenue à établir à quoi ils pensent. »
Extrait de : T. Pratchett. « Annales du Disque-Monde – La Huitième Couleur. »
Cinq chemins de pardon par U. Le Guin
Fiche de Cinq chemins de pardon
Titre : Cinq chemins de pardon (Tome 6 sur 7 – Cycle de l’Ekumen)
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 2023
Traduction : M. Surgers
Editeur : L’Atalante
Sommaire de Cinq chemins de pardon
- Trahisons
- Jour de pardon
- Un homme du peuple
- Libération d’une femme
- Musique ancienne et les femmes esclaves
Première page de Musique ancienne et les femmes esclaves
« LE DIRECTEUR DU SERVICE des renseignements à l’ambassade ékuménique sur Werel, un homme qui s’appelait Sohikelwenyanmurkeres Esdan sur sa planète d’origine et que, sur Voe Deo, on surnommait Esdardon Aya ou Musique Ancienne, s’ennuyait. Il lui avait fallu une guerre civile et trois ans pour commencer à s’ennuyer, mais il en était arrivé au stade où, dans les rapports qu’il envoyait par ansible aux stabiles de Hain, il se désignait comme directeur du service d’ignorance.
Il avait toutefois réussi à conserver quelques liens clandestins avec des amis dans la Cité Libre, même après que le gouvernement légitimiste avait isolé l’ambassade, empêchant les gens et les informations d’entrer ou de sortir. Au cours du troisième été de la guerre, il était venu transmettre une requête à l’ambassadeur. »
Extrait de : U. Le Guin. « Cycle de l’Ekumen – Cinq chemins de pardon. »
Le long cosmos par T. Pratchett et S. Baxter
Fiche de Le long cosmos
Titre : Le long cosmos (Tome 5 sur 5 – La longue terre)
Auteur : T. Pratchett et S. Baxter
Date de parution : 2016
Traduction : M. Cabon
Editeur : L’Atalante
Première page de Le long cosmos
« REJOIGNEZ-NOUS
En voyage, le « bas » était toujours la direction de la Primeterre. On descendait vers les mondes en effervescence. Vers les millions de gens. Le « haut », en revanche, était celle des réalités silencieuses et de l’air pur des Hauts Mégas.
À cinq passages à l’ouest de la Prime-Madison, dans le petit cimetière jouxtant un orphelinat, Josué Valienté se recueillait devant la stèle de son épouse. Plus bas qu’il n’aurait jamais pu descendre. Il régnait un froid mordant en ce jour de mars. Helen Green Valienté Doak. « Que s’est-il passé, ma chérie ? demanda-t-il à voix basse. Comment avons-nous pu en arriver là ? »
Il n’avait pas apporté de fleurs. C’était inutile, tant les enfants s’occupaient bien de l’étroite concession, sans doute sous la supervision bienveillante de sœur Jean, la vieille amie de Josué désormais à la tête de l’établissement. C’était elle qui avait pensé à ériger là cette stèle pour offrir du réconfort à Josué lors de ses visites. Helen avait tenu à être inhumée en Primeterre, sur un site beaucoup moins accessible. »
Extrait de : T. Pratchett et S. Baxter. « La longue terre – Le long cosmos. »
La longue utopie par T. Pratchett et S. Baxter
Fiche de La longue utopie
Titre : La longue utopie (Tome 4 sur 5 – La longue terre)
Auteur : T. Pratchett et S. Baxter
Date de parution : 2015
Traduction : M. Cabon
Editeur : L’Atalante
Première page de La longue utopie
« Février 2052, aux confins de la Longue Terre :
Dans un autre monde, sous un ciel différent – dans un autre univers dont l’éloignement de la Primeterre, le berceau de l’humanité, se mesurait encore en nombre de pas –, Josué Valienté était allongé auprès de son feu de camp. Des prédateurs à l’affût grognaient et renâclaient au fond de la vallée. La nuit d’un violet de velours bourdonnait d’insectes et picotait de moustiques invisibles qui fondaient tels des kamikazes sur chaque centimètre carré exposé de sa peau.
Pourtant sur place depuis déjà deux semaines, il ne reconnaissait pas une seule des bêtes avec lesquelles il partageait ce monde. À vrai dire, il ne savait même pas trop où il se trouvait, que ce fût sur le plan géographique ou parallèle : il n’avait pas pris la peine de compter les Terres traversées. Lors d’une retraite sabbatique en solitaire, la précision topographique ne revêt guère d’importance. Malgré les trois »
Extrait de : T. Pratchett et S. Baxter. « La longue terre – La longue utopie. »
La longue mars par T. Pratchett et S. Baxter
Fiche de La longue mars
Titre : La longue mars (Tome 3 sur 5 – La longue terre)
Auteur : T. Pratchett et S. Baxter
Date de parution : 2014
Traduction : M. Cabon
Editeur : L’Atalante
Première page de La longue mars
« Les Hauts Mégas :
Des mondes lointains, pour la plupart encore déserts, même en cette année 2045, trente ans après le Jour du Passage. Là, on pouvait connaître la vraie solitude. Une seule âme sur une planète entière.
Les effets sur le cerveau étaient des plus singuliers, songeait Josué Valienté. Après quelques mois de ce régime, on devenait si sensible qu’on se croyait capable de percevoir la présence d’un voyageur venu partager son monde. Un seul être humain, peut-être de l’autre côté de la planète. La princesse au petit pois elle-même n’était pas si sensible. Les nuits étaient froides, insondables, et les étoiles ne brillaient que pour soi.
Pourtant, même dans un monde désert, sous un ciel vierge, on se bousculait dans la tête de Josué. Sa femme, malgré leur brouille, son fils, sa compagne de voyage occasionnelle Sally Linsay et tous les »
Extrait de : T. Pratchett et S. Baxter. « La longue terre – La longue mars. »
La longue guerre par T. Pratchett et S. Baxter
Fiche de La longue guerre
Titre : La longue guerre (Tome 2 sur 5 – La longue terre)
Auteur : T. Pratchett et S. Baxter
Date de parution : 2013
Traduction : M. Cabon
Editeur : L’Atalante
Première page de La longue guerre
« Dans un autre monde, à deux millions de passages de la Terre :
Monica le lut sur le bandeau qui défilait en bas de l’écran, les dompteurs avaient baptisé la femelle troll Mary. Nul ne savait quel prénom elle-même se donnait. Deux de ces soigneurs, de sexe masculin, dont l’un habillé d’une combinaison spatiale, se tournèrent vers elle. Recroquevillée – si tant est qu’une bête bâtie comme un mur de briques couvert de fourrure noire pût se recroqueviller – dans un coin de ce qui ressemblait à un laboratoire de haute technologie, elle tenait son petit contre sa poitrine massive. Le trollet, déjà un paquet de muscles lui aussi, était habillé à la même mode d’un scaphandre argenté. Des câbles pendouillaient des capteurs fixés sur son crâne plat.
« Rends-le-nous, Mary, entendait-on l’un des hommes ordonner. Allez ! On prépare cet essai depuis longtemps. George l’entraînera avec lui dans »
Extrait de : T. Pratchett et S. Baxter. « La longue terre – La longue guerre. »