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Le fils du diable – Tome II par Paul Féval

Fiche de Le fils du diable – Tome II

Titre : Le fils du diable – Tome II
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1846
Editeur :

Première page de Le fils du diable – Tome II

« Nous reprenons notre histoire où nous l’avons laissée ; nous sommes encore au Temple, le soir du lundi gras de l’année 1844.
Les cabarets qui avoisinent le marché faisaient tous bonne recette. Bien que le lundi-gras soit un jour de relâche entre les bombances du dimanche et l’orgie consacrée du mardi, il fait partie du carnaval et demande à être arrosé, ne fût-ce que modérément.
En conséquence, on buvait comme il faut tout autour du Temple ; le cidre et le petit vin blanc prodiguaient leurs flots aqueux. Les cabarets à la mode regorgeaient de chalands, ni plus ni moins que la veille, et déversaient le trop plein de leurs pratiques sur les guinguettes moins illustres, qui prenaient ainsi part à l’aubaine.
C’était à peu près l’heure où madame de Laurens descendait l’escalier roide et glissant de Batailleur, pour gagner la place de la Rotonde. Comme nous l’avons dit, elle s’était arrêtée un instant au bout de la rue du Petit-Thouars, parce qu’elle avait cru reconnaître, à la lueur des réverbères, Franz, traversant la place d’un pas rapide et se glissant dans une obscure allée. »

Extrait de : P. Féval. « Le fils du diable – Tome II. »

Le fils du diable – Tome I par Paul Féval

Fiche de Le fils du diable – Tome I

Titre : Le fils du diable – Tome I
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1846
Editeur :

Première page de Le fils du diable – Tome I

« L’hôtel des postes de Francfort-sur-Mein venait d’ouvrir ses portes au public. La Zeil commençait à s’encombrer d’industriels de toute sorte ; les courtiers de la bourse y coudoyaient les colporteurs de nouvelles ; les commis alertes luttaient de vitesse avec les garçons de bureau ; les chasseurs en grande livrée poussaient les valets du petit commerce et ne cédaient la place qu’aux messagers diplomatiques reconnaissables à leurs portefeuilles blasonnés.
C’était un mouvement continuel et bruyant. Quelques femmes se glissaient parmi les heiduques ; les Anglais touristes croassaient leur excentrique baragouin ; les trompettes des postillons cornaient de téméraires fanfares, les courriers jouaient du fouet pour avertir la foule, qui ouvrait un large passage au galop de leurs chevaux du Mecklembourg.
Il était neuf heures du matin. Tout le monde avait des lettres à prendre, des places à retenir ou des relais à commander. »

Extrait de : P. Féval. « Le fils du diable – Tome I. »