Étiquette : Le livre de poche

 

Shining par S. King

Fiche de Shining

Titre : Shining (Tome 1 sur 2 – Shining)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1977
Traduction : J. Bernard
Editeur : Le livre de poche

Première page de Shining

« Petit con prétentieux, pensa Jack Torrance. Ullman mesurait tout juste un mètre soixante et il avait les gestes brusques et secs des hommes petits et gros. La raie de ses cheveux était impeccable, son complet sombre strict mais rassurant. Tout en lui disait au client : «Je suis à vous, je vous écoute», et aux employés, plus sèchement : «Attention, je vous ai à l’oeil.» Il avait piqué un oeillet rouge à sa boutonnière, peut-être pour éviter qu’on ne le prenne pour un croque-mort.
L’écoutant parler, Jack se disait que de toute façon, vu les circonstances, il aurait eu du mal à éprouver de la sympathie pour quiconque se fût trouvé de l’autre côté de ce bureau. »

Extrait de : S. King. « Shining. »

La dernière mission de Gwendy par S. King et R. Chizmar

Fiche de La dernière mission de Gwendy

Titre : La dernière mission de Gwendy (Tome 3 sur 3 – Gwendy)
Auteur : Stephen King et Richard Chizmar
Date de parution : 2022
Traduction : M. Pagel
Editeur : Le livre de poche

Première page de La dernière mission de Gwendy

« C’est une très belle journée d’avril à Playalinda, en Floride, non loin de Cap Carnaveral. Nous sommes en l’an de grâce 2026, et seules quelques personnes dans la foule massée sur la rive orientale de la crique Max Hoeck portent un masque – pour la plupart des gens âgés qui en ont pris l’habitude et ont du mal à la perdre. Le coronavirus est toujours là, tel un invité qui ne se décide pas à rentrer chez lui. Toutefois, si l’on craint souvent qu’il ne mute à nouveau et ne rende les vaccins inutiles, il est pour le moment tenu en respect.

Certains éléments de la foule – encore une fois surtout les plus âgés, ceux dont la vue n’est plus aussi bonne qu’autrefois – utilisent des jumelles, mais la plupart s’en passent. Le vaisseau spatial dressé sur la piste d’envol de Playalinda sera la plus grosse fusée habitée à avoir jamais quitté le sol de la planète mère. Avec une masse en charge complète de 2 077 tonnes, il n’a pas volé son nom d’Eagle-19 Heavy, Aigle-19 Lourd. »

Extrait de : S. King et R. Chizmar. « La Dernière Mission de Gwendy. »

La plume magique de Gwendy par R. Chizmar

Fiche de La plume magique de Gwendy

Titre : La plume magique de Gwendy (Tome 2 sur 3 – Gwendy)
Auteur : Richard Chizmar
Date de parution : 2019
Traduction : M. Pagel
Editeur : Le livre de poche

Première page de La plume magique de Gwendy

« Le jeudi 16 décembre 1999, Gwendy Peterson se réveille avant le lever du soleil, s’habille chaudement et sort courir.

Naguère, elle boîtait un peu à cause d’une blessure au pied droit, mais six mois de kinésithérapie et des semelles orthopédiques dans ses chaussures de sport New Balance favorites ont réglé ce petit problème. Elle court désormais trois ou quatre fois par semaine, de préférence à l’aube, alors que la ville commence tout juste à ouvrir les yeux.

Il s’est passé bien des choses depuis quinze ans que Gwendy, son diplôme de l’Université Brown en poche, a quitté sa ville natale de Castle Rock, dans le Maine, mais nous avons tout le temps de raconter cette histoire. Pour l’instant, suivons-la tandis qu’elle traverse la ville. »

Extrait de : R. Chizmar. « La plume magique de Gwendy. »

Gwendy et la boîte à boutons par S. King et R. Chizmar

Fiche de Gwendy et la boîte à boutons

Titre : Gwendy et la boîte à boutons (Tome 1 sur 3 – Gwendy)
Auteur : Stephen King et Richard Chizmar
Date de parution : 2017
Traduction : M. Pagel
Editeur : Le livre de poche

Première page de Gwendy et la boîte à boutons

« Trois chemins permettent de gagner Castle View depuis la ville de Castle Rock : la Route 117, Pleasant Road, et les Marches des suicidés. Cet été, chaque jour – oui, même le dimanche –, Gwendy Peterson, douze ans, a choisi les marches maintenues par des barres de fer solides (quoique rouillées par les ans) qui font en zigzag l’ascension du flanc de falaise.

Aujourd’hui, comme à son habitude, elle monte les cent premières en marchant, les cent suivantes à petites foulées, et se force à franchir les cent cinq dernières au pas de course, s’escrimant tel un politicien décidé à se faire élire quoi qu’il en coûte – comme dirait son père. Au sommet, écarlate, des mèches imprégnées de transpiration plaquées sur les joues (ses cheveux échappent toujours à sa queue-de-cheval pendant le sprint final, aussi serré qu’elle puisse les attacher), elle se plie en deux et souffle comme un vieux cheval de trait. »

Extrait de : S. King et R. Chizmar. « Gwendy et la boite a boutons. »

Lady Oracle par M. Atwood

Fiche de Lady Oracle

Titre : Lady Oracle
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 1976
Traduction : M. Piccand
Editeur : Le livre de poche

Première page de Lady Oracle

« J’avais planifié soigneusement ma mort ; pas comme ma vie, dont les méandres défiaient mes faibles tentatives de contrôle. Ma vie avait tendance à s’éparpiller, à s’avachir, à dessiner autant de volutes et de festons qu’un cadre de miroir baroque, car je suivais la ligne de moindre résistance. Je voulais que ma mort, par contraste, soit nette et simple, sans exagération, même un peu sévère, comme une église de quakers ou la petite robe noire toute simple portée avec un seul rang de perles, si vantée par les magazines de mes quinze ans. Pas de trompettes, pas de porte-voix, pas de paillettes, pas d’inconsistances, cette fois. Le truc consistait à disparaître sans laisser d’autre trace derrière moi que l’ombre d’un cadavre, une ombre que tous prendraient pour une solide réalité. À première vue, je croyais avoir réussi. »

Extrait de : M. Atwood. « Lady Oracle. »

La voleuse d’hommes par M. Atwood

Fiche de La voleuse d’hommes

Titre : La voleuse d’hommes
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 1993
Traduction : A. Rabinovitch
Editeur : Le livre de poche

Première page de La voleuse d’hommes

« L’histoire de Zenia devrait commencer au moment où elle est apparue. Sans doute en un lieu éloigné dans le temps et l’espace, pense Tony ; un lieu meurtri et tout enchevêtré. Une gravure européenne, peinte à la main, couleur ocre avec un soleil poussiéreux et beaucoup de buissons au feuillage épais, aux vieilles racines tordues, derrière lesquels, à l’abri des broussailles d’où dépasse simplement une botte ou une main inerte, se déroulerait un événement ordinaire, mais horrifiant.
Du moins est-ce l’impression que Tony a gardée. Mais tant de choses ont été effacées, tant de plaies cicatrisées, tant d’images délibérément embrouillées, qu’elle n’est plus certaine de savoir lequel des récits de Zenia correspondait à la vérité sur sa vie. »

Extrait de : M. Atwood. « La voleuse d’homme. »

Pavane par K. Roberts

Fiche de Pavane

Titre : Pavane
Auteur : Keith Roberts
Date de parution : 1968
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Le livre de poche

Première page de Pavane

« Par une chaude soirée de l’an 1588, dans le palais royal de Greenwich, aux portes de Londres, une femme se mourait ; dans sa poitrine, dans son abdomen, les balles d’un assassin. Son visage était ridé, ses dents noircies, et la mort ne lui prêtait nulle dignité. Elizabeth Ire, la Grande Elizabeth, reine d’Angleterre, n’était plus.
La rage des Anglais ne connut pas de bornes. Un seul mot, un murmure, suffisait ; un jeune benêt, mis en pièces par la foule, appelait sur lui la bénédiction du Pape… Les catholiques anglais, saignés à blanc par les amendes, portant toujours le deuil de la reine d’Écosse, n’ayant pas oublié le sanglant Soulèvement du Nord, durent faire face à de nouveaux pogroms. À contrecœur, pour assurer leur survie, ils prirent les armes contre leurs compatriotes, tandis que l’incendie allumé par les massacres de Walsingham s’étendait à tout le pays, mêlant à la lumière des feux d’alarme les sombres flammes des autodafés. »

Extrait de : K. Roberts. « Pavane. »

Les dieux du fleuve par P. J. Farmer

Fiche de Les dieux du fleuve

Titre : Les dieux du fleuve (Tome 5 sur 5 – Le fleuve de l’éternité)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1983
Traduction : C. Canet
Editeur : Le livre de poche

Sommaire de Les dieux du fleuve

  • Ainsi meurt toute chair
  • Les dieux du fleuve

Première page de Ainsi meurt toute chair

« Sur la Terre, il était arrivé à Tom Mix de fuir des épouses vindicatives, des taureaux furieux, des créanciers exaspérés. Il avait pris la fuite à pied, à cheval, en voiture. Mais c’était la première fois, sur sa planète d’origine ou sur le Monde du Fleuve, qu’il s’enfuyait en bateau.

Il débouchait rapidement d’un méandre du Fleuve, plein vent arrière et porté par le courant, son poursuivant à une cinquantaine de mètres derrière lui. Les deux embarcations, la grande, celle du chasseur, et la petite, celle du gibier, étaient des catamarans de bambou solidement construits, bien que ne comportant ni l’un ni l’autre le moindre clou métallique : des doubles-coques à gréement aurique propulsés, outre leur grand-voile en fibre de bambou, par des spinnakers au ventre rebondi. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Les dieux du fleuve – Le fleuve de l’éternité. »

Le labyrinthe magique par P. J. Farmer

Fiche de Le labyrinthe magique

Titre : Le labyrinthe magique (Tome 4 sur 5 – Le fleuve de l’éternité)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1980
Traduction : C. Canet
Editeur : Le livre de poche

Première page de Le labyrinthe magique

«  On ne devrait jamais redouter qu’une seule personne, et cette personne, c’est soi-même. »

Telle était l’une des maximes favorites de l’Opérateur.

L’amour tenait également une grande place dans ses propos.

« La personne que l’on redoute le plus, il faut aussi beaucoup l’aimer », disait-il.

Mais ce n’était pas lui-même que l’homme connu de certains sous le nom de X ou de Mystérieux Inconnu redoutait ni aimait le plus.

Il avait chéri trois êtres plus que tout au monde : sa femme, aujourd’hui décédée, et, plus profondément encore, sa mère adoptive et l’Opérateur, qu’il aimait aussi intensément l’un que l’autre ; ou du moins l’avait-il cru naguère.

Sa mère adoptive était à des années-lumière de là ; il n’avait pas et n’aurait peut-être plus jamais affaire à elle. Si elle savait ce qu’il était en train de faire, elle serait accablée de honte et de chagrin. Ne pas pouvoir lui expliquer pourquoi il agissait ainsi et, par là, se justifier, le peinait énormément. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Le labyrinthe magique – Le fleuve de l’éternité. »

Le noir dessein par P. J. Farmer

Fiche de Le noir dessein

Titre : Le noir dessein (Tome 3 sur 5 – Le fleuve de l’éternité)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1977
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche

Première page de Le noir dessein

« Les rêves hantaient le Monde du Fleuve.

Le sommeil, Pandore de la nuit, était encore plus généreux que sur la Terre. Là-bas, c’était : Une chose pour toi, une autre pour ton voisin. Et le lendemain, tout recommençait. Autrement.

Tandis qu’ici, dans la vallée sans fin, le long des berges interminables du Fleuve, il renversait sa hotte au trésor, arrosant tout le monde de ses présents : plaisir et terreur, souvenir et expectation, révélation et mystère.

Des milliards d’êtres s’agitaient, grognaient, gémissaient, riaient, criaient, émergeaient à la réalité puis replongeaient dans leur rêve.

De puissants engins ébranlaient les murs, d’immondes créatures sortaient de leurs trous. Souvent, alors que le moment était venu pour elles de se retirer, elles demeuraient, au contraire, tels des fantômes refusant de disparaître au chant du coq. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Le noir dessein – Le fleuve de l’éternité. »