Étiquette : L’épouvanteur

 

Le sacrifice de l’épouvanteur par Joseph Delaney

Fiche de Le sacrifice de l’épouvanteur

Titre : Le sacrifice de l’épouvanteur (Tome 6 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2009
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard

Première page de Le sacrifice de l’épouvanteur

« Un désagréable sentiment d’insécurité me tira brusquement du sommeil. Un éclair illumina ma fenêtre, accompagné presque aussitôt d’un coup de tonnerre assourdissant. J’étais accoutumé aux orages du Comté, ce n’était pas cela qui m’avait réveillé. Non, une menace rôdait. Je sautais au bas du lit quand le miroir posé sur ma table de nuit se mit à briller ; un visage s’y refléta un bref instant, mais j’avais eu le temps de le reconnaître : c’était celui d’Alice.

Bien qu’elle ait été élevée pendant deux ans par une sorcière, Alice était mon amie. Après que l’Épouvanteur l’eut bannie de chez lui, elle était retournée à Pendle. Elle me manquait. Fidèle à la promesse faite à mon maître, j’avais ignoré toutes ses tentatives pour prendre contact avec moi. Cette fois, c’était différent. Ayant soufflé sur le verre du miroir, elle venait d’écrire un message dans la buée, et je ne pus éviter de le lire avant qu’il se soit effacé : »

Extrait de : J. Delaney. « Le sacrifice de l’épouvanteur. »

L’erreur de l’épouvanteur par Joseph Delaney

Fiche de L’erreur de l’épouvanteur

Titre : L’erreur de l’épouvanteur (Tome 5 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2008
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard

Première page de L’erreur de l’épouvanteur

« J’entrai dans la cuisine pour y prendre un sac. Il ferait nuit dans moins d’une heure ; j’avais juste le temps de descendre au village et d’en rapporter nos provisions de la semaine. Il ne nous restait que quelques œufs et une petite portion de fromage.

Deux jours plus tôt, l’Épouvanteur était parti dans le sud du Comté pour mettre fin aux agissements d’un gobelin. C’était la seconde fois en un mois que mon maître s’en allait sans moi, et cela me contrariait. Dans l’un et l’autre cas, il avait prétendu qu’il s’agissait d’un travail de routine, qui ne m’apprendrait rien de nouveau. Selon lui, il m’était plus utile de rester à la maison, à bûcher mon latin. Ça ne m’enchantait guère, mais je n’avais pas discuté. En vérité, je le savais, il cherchait à me protéger.

À la fin de l’été, l’obscur fait chair, le Diable en personne, avait surgi dans notre monde à l’évocation des sorcières de Pendle. Pendant deux jours, il avait dû se soumettre à leur volonté, et elles l’avaient lancé à mes trousses avec l’ordre de me détruire. Je n’avais trouvé le salut qu’en me réfugiant dans la chambre que maman avait préparée pour moi. »

Extrait de : J. Delaney. « L’erreur de l’épouvanteur. »

Le combat de l’épouvanteur par Joseph Delaney

Fiche de Le combat de l’épouvanteur

Titre : Le combat de l’épouvanteur (Tome 4 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2007
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard

Première page de Le combat de l’épouvanteur

« La sorcière était à mes trousses et, à chaque seconde, elle gagnait du terrain.

Je courais à perdre haleine, sous l’obscurité des arbres, cherchant désespérément à lui échapper. Les branches me fouettaient le visage, les ronces me déchiraient les jambes. La poitrine en feu, je forçai encore l’allure, dans l’espoir de sortir du bois. À partir de là, je n’aurais plus qu’à dévaler la pente menant au jardin de l’Épouvanteur, celui situé à l’ouest. Si j’atteignais ce refuge à temps, j’étais sauvé.

Je n’étais pas tout à fait sans défense. Je tenais dans ma main droite mon bâton en sorbier, particulièrement efficace contre les sorcières ; dans la gauche, je serrais ma chaîne d’argent, enroulée autour de mon poignet. Mais aurais-je une chance de m’en servir ? Pour cela, il me fallait suffisamment de recul, et la sorcière était sur mes talons.

Soudain, je n’entendis plus ses pas derrière moi. Avait-elle abandonné ? Je continuai ma course. La lumière de la lune décroissante traversait le feuillage, formant sur le sol des flaques pâles. Le bois s’éclaircissait ; j’arrivais presque à la lisière. »

Extrait de : J. Delaney. « Le combat de L’épouvanteur. »

Le secret de l’épouvanteur par Joseph Delaney

Fiche de Le secret de l’épouvanteur

Titre : Le secret de l’épouvanteur (Tome 3 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2006
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard

Première page de Le secret de l’épouvanteur

« La nuit de novembre était froide et venteuse. Je me tenais dans la cuisine, près de la cheminée, en compagnie d’Alice et de
l’Épouvanteur. Le temps se détériorait, et je savais que, d’un jour à l’autre, mon maître déciderait de rejoindre sa « maison d’hiver », sur la morne lande d’Anglezarke.

Je n’avais aucune envie d’aller là-bas. Je n’étais l’apprenti de John Gregory que depuis le printemps, et je ne connaissais pas la maison d’Anglezarke ; mais je n’étais pas dévoré de curiosité, c’est le moins que l’on puisse dire. J’appréciais le confort de la demeure de Chipenden, et c’est là que j’aurais souhaité passer la mauvaise saison.

Je levai les yeux du manuel de verbes latins que je tentais d’apprendre, et le regard d’Alice accrocha le mien. Elle était assise sur un tabouret bas, tout près du foyer, le visage baigné par le chaud rougeoiement du feu. »

Extrait de : J. Delaney. « Le secret de L’épouvanteur. »

La malédiction de l’épouvanteur par Joseph Delaney

Fiche de La malédiction de l’épouvanteur

Titre : La malédiction de l’épouvanteur (Tome 2 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2005
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard

Première page de La malédiction de l’épouvanteur

« Lorsque les cris s’élevèrent, je me détournai et pressai les mains contre mes oreilles à m’en briser les tempes. Dans l’immédiat, il n’y avait rien que je puisse faire. Mais cet appel au secours d’un homme torturé retentit longtemps, avant de s’éteindre, au loin.

Je restai donc dans l’obscurité de la grange, parcouru de frissons, à écouter la pluie tambouriner sur le toit en m’efforçant de reprendre courage. C’était une sale nuit, et le pire restait à venir.

Dix minutes plus tard, le terrassier et son aide se présentèrent, et je me précipitai à la porte pour les accueillir. Je leur arrivais à peine à l’épaule tant ils étaient grands.

— Eh bien, mon gars ! Où est M. Gregory ? demanda le patron, une note d’impatience dans la voix.

Il leva sa lanterne et promena autour de lui un regard inquisiteur. Ni lui ni son compagnon ne paraissaient du genre à s’en laisser
conter. »

Extrait de : J. Delaney. « La Malédiction De L’épouvanteur. »

L’apprenti épouvanteur par Joseph Delaney

Fiche de L’apprenti épouvanteur

Titre : L’apprenti épouvanteur (Tome 1 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2004
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard

Première page de L’apprenti épouvanteur

« Lorsque l’Épouvanteur se présenta, le jour commençait à baisser. Une longue et dure journée de travail s’achevait et je m’apprêtais à souper.

— Vous êtes bien sûr que c’est un septième fils ? demanda-t-il en m’examinant d’un air dubitatif.

Papa acquiesça.

— Et vous étiez vous-même un septième fils ?

Papa hocha de nouveau la tête et se mit à danser nerveusement d’un pied sur l’autre, éclaboussant mon pantalon de boue et de purin. Sa casquette trempée dégoulinait. La pluie n’avait pratiquement pas cessé depuis un mois. Les arbres commençaient à bourgeonner, mais le printemps tardait à venir.

Mon père était fermier, comme son père avant lui. Et le premier souci d’un fermier est de conserver ses terres. Pas question de les
partager entre ses enfants ! Les parcelles se réduiraient à chaque génération jusqu’à ce qu’il n’en reste rien. Un père lègue donc sa ferme à son fils aîné et place les autres en leur trouvant autant que possible un bon métier. »

Extrait de : J. Delaney. « L’apprenti-épouvanteur. »