Étiquette : Les livres des Rai-Kirah
Le vengeur par Carol Berg

Fiche de Le vengeur
Titre : Le vengeur (tome 3 sur 3 – Les livres des Rai-Kirah)
Auteur : Carol Berg
Date de parution : 2002
Traduction : S. Delloye
Editeur : Bragelonne
Première page de Le vengeur
« Je vivais au pays des démons lorsque j’en vins à croire pour la première fois que les légendes divines des Ezzariens étaient vraies. Ezzarien moi-même, j’avais entendu, depuis le berceau, des histoires sur Verdonne et son fils Valdis, et ma foi en leur pertinence avait crû et décrû à mesure que je cheminais dans la vie. Mais, après avoir survécu à seize ans d’esclavage et retrouvé mon existence, j’avais découvert la marque indéniable des dieux. J’avais vu la féadnach, la lumière du destin, inscrite sur l’âme d’un prince derzhi arrogant, ce qui m’avait indiqué que l’héritier du plus brutal des empires
était destiné à transformer le monde. À côté d’un tel prodige, comment pouvais-je douter de mon soupçon grandissant que j’avais un rôle à jouer dans l’histoire du Dieu Sans-Nom ?
— Vous savez planter, constata la femme derrière mon épaule. Vous êtes habile avec les semis.
Essuyant la sueur sur mon front du dos d’une main sale, je me décalai plus bas dans le rang récemment labouré et déplaçai le panier de pousses de rista. Même si l’air était encore frais en ce début de printemps, le soleil matinal sur mon dos était brûlant. »
Extrait de : C. Berg. « Les livres de Rai-Kirah – Le vengeur. »
L’insoumis par Carol Berg

Fiche de L’insoumis
Titre : L’insoumis (tome 2 sur 3 – Les livres des Rai-Kirah)
Auteur : Carol Berg
Date de parution : 2001
Traduction : S. Delloye
Editeur : Bragelonne
Première page de L’insoumis
« Verdonne était une belle jeune fille des bois, une mortelle qui attira le regard et conquit le cœur du dieu qui régnait sur les forêts de la terre. Le seigneur de la forêt prit Verdonne pour femme, et elle lui donna un fils, un bel enfant en parfaite santé, nommé Valdis. Et les mortels qui vivaient au pays des arbres se réjouirent de l’alliance de l’une des leurs avec les dieux.
L’histoire de Verdonne et Valdis, comme elle fut contée aux Premiers Ezzariens quand ils arrivèrent au pays des arbres.
Je ne suis pas Prophète. Ce qui va se passer, maintenant que j’ai réalisé l’impensable, je ne saurai le dire. Je crois… J’espère… que ce sera la plénitude. Pendant seize longues années, j’ai cru que je deviendrais fou – quand j’étais esclave et que je croyais avoir perdu pour toujours la vie que j’aimais. Mais j’en suis venu à penser que les dieux nous jouent des tours. C’est seulement lorsque j’eus retrouvé la raison et la sécurité que mon monde commença à s’écrouler, et, une fois engagé sur la voie de ma propre désintégration, je ne pus trouver aucun moyen de m’arrêter. »
Extrait de : C Berg. « L’Insoumis – Les livres des Rai-Kirah. »
L’esclave par Carol Berg

Fiche de L’esclave
Titre : L’esclave (tome 1 sur 3 – Les livres des Rai-Kirah)
Auteur : Carol Berg
Date de parution : 2000
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Bragelonne
Première page de L’esclave
« Selon les prophètes ezzariens, les dieux livrent leurs combats dans les âmes humaines et si ce champ de bataille déplaît aux déités, elles le transforment à leur gré. Je le crois. J’ai vu l’un de ces affrontements, et l’une de ces métamorphoses, telle qu’elle ne peut procéder que de la volonté des dieux. Ce n’était pas mon âme qui était impliquée – Verdonne et Valdis soient loués, comme tout autre dieu qui pourrait m’entendre narrer cette histoire – mais je ne suis plus celui que j’étais avant d’en être témoin.
Le prince héritier Aleksander, Palatin d’Azhakstan et de Suzain, prêtre d’Athos, souverain de Basran, Thryce, et Manganar, destiné à monter sur le Trône du Lion et à régner sur l’Empire derzhi, était peut-être le jeune homme le plus grossier, le plus arrogant et le moins charitable de tous les déserts d’Azhakstan. Dès notre première rencontre, c’est ce que j’ai pensé de lui, même si l’on peut estimer que je n’étais pas impartial. Lorsqu’on se tient sur l’estrade d’un marché d’esclave, nu, dans un vent assez froid pour geler les fesses d’un démon, on ne peut guère se faire un avis impartial. »
Extrait de : C. Berg. « L’Esclave – Les livres des Rai-Kirah. »