Étiquette : Les loups de Paris

 

Les assises rouges par Jules Lermina

Fiche de Les assises rouges

Titre : Les assises rouges (Tome 2 sur 2 – Les loups de Paris)
Auteur : Jules Lermina
Date de parution : 1876
Editeur : BnF

Première page de Les assises rouges

« – Le loch de M. le marquis ?… Nom de nom ! En v’là un tas de feignants !

– Voilà ! voilà !… Pas la peine de crier, tu vas le réveiller, c’t homme !

– Parbleu ! il est tout réveillé, puisqu’il demande à boire…

– Et la nuit, comment ça s’est-il passé ?

– Un vrai sucre… il a l’âme chevillée dans le corps…

– Tant mieux ! c’est un bon zigue !

Ce dialogue, émaillé de mots bizarres, était échangé entre deux personnages dont l’un, à demi caché par une porte entrouverte, ne laissait passer que la tête, tandis que l’autre, debout sur la pointe des pieds, présentait une tasse dont il remuait soigneusement le contenu, au moyen d’une cuiller d’argent.

Le premier – celui qui avait réclamé le loch de façon si énergique – avait retiré sa tête, et, refermant doucement la porte, était revenu, étouffant son pas, vers un lit soigneusement enveloppé de rideaux épais.

– Êtes-vous là, mon ami ? demanda une voix faible. »

Extrait de : J. Lermina. « Les Loups de Paris – Les Assises rouges. »

Le club des morts par Jules Lermina

Fiche de Le club des morts

Titre : Le club des morts (Tome 1 sur 2 – Les loups de Paris)
Auteur : Jules Lermina
Date de parution : 1876
Editeur : BnF

Première page de Le club des morts

« À l’heure où s’ouvre notre récit, c’est-à-dire dans la soirée du 15 janvier 1882, un mouvement inaccoutumé régnait dans la rue Bonnefoi, où s’élèvent les bâtiments du Palais de Justice, à Toulon. Une foule compacte se pressait aux portes du tribunal, contenue par un fort détachement de gendarmes qui, le sabre au poing, repoussaient les curieux trop impatients.

La ville de Toulon et le département du Var étaient sous le coup d’émotions à la fois graves et pénibles qui se traduisaient par une agitation toujours grandissante et dont l’accroissement pouvait fournir matière aux inquiétudes des gouvernants.

Ce qu’attendaient les nombreux habitants groupés autour du Palais de Justice, c’était un arrêt auquel était suspendue la vie d’un homme.

Il s’agissait d’une conspiration, un sait que l’année 1822 fut particulièrement féconde en tentatives de révoltes, dont le but avoué était de renverser les Bourbons, encore mal assis sur leur trône.

On voyait surgir soudainement à l’est, à l’ouest, au nord, au sud, des hommes qui, sans pâlir devant le danger, affirmaient hautement leur foi politique, jusque sur les échafauds dressés à la hâte. C’était Caron, c’étaient les sergents de La Rochelle. »

Extrait de : J. Lermina. « Les Loups de Paris – Le Club des morts. »