Étiquette : Les mystères de demain

 

Le faiseur de folles par Paul Féval

Fiche de Le faiseur de folles

Titre : Le faiseur de folles (Tome 5 sur 5 – Les mystères de demain)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1922-1924
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Le faiseur de folles

« Dans le laboratoire du savant Oronius, un haut-parleur vibra et retentit. Une voix de stentor jeta ces mots :

— Nous sommes sur la piste… Mais en quel étrange pays !…

Et brusquement la voix s’interrompit ; un bruit de friture suivit, décevant Oronius qui haletait.

Le savant ne venait-il pas de reconnaître la voix de son fidèle serviteur Laridon, parti depuis des semaines, en compagnie de son noir acolyte, Julep, le nègre pommelé, à la recherche de Jean et de Cyprienne Chapuis, le gendre et la fille du savant, disparus au cours d’un voyage aérien.

Le son de cette voix familière avait donné un instant de joie et d’espoir au père angoissé. Enfin ! il allait savoir !… »

Extrait de : P. Féval. « Le Faiseur de folles – Les mystères de demain. »

L’humanité enchaînée par Paul Féval

Fiche de L’humanité enchaînée

Titre : L’humanité enchaînée (Tome 4 sur 5 – Les mystères de demain)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1922-1924
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de L’humanité enchaînée

« L’Histoire ne pourra perdre le souvenir des terrifiants cataclysmes qui se succédèrent durant les premières années du vingt-et-unième siècle. Assailli par des fléaux imprévus, le monde faillit périr. Tout au moins, si ce ne fut pas la fin de la terre, on put croire que c’était celle de l’humanité.

On sait maintenant quelle avait été l’origine de ces forces destructrices qui menacèrent d’anéantir la Vie. Nul n’ignore à qui il convient de les attribuer. La science a deux visages – comme le Janus Bifrons des Romains – et la plupart des armes qu’elle manie peuvent indifféremment tuer ou guérir. La même science inspirera le génie du mal et le génie du bien. Et c’était bien ces deux génies qu’incarnaient, au début de l’an 2.000, ces savants ennemis, le professeur Hantzen et l’illustre maître Oronius.

Les maux déchaînés sur le monde vinrent du premier, de même que le second seul y trouva les remèdes et les palliatifs. »

Extrait de : P. Féval. « L’Humanité enchaînée – Les mystères de demain. »

Le réveil de l’Atlantide par Paul Féval

Fiche de Le réveil de l’Atlantide

Titre : Le réveil de l’Atlantide (Tome 3 sur 5 – Les mystères de demain)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1922-1924
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Le réveil de l’Atlantide

« Au commencement du vingt-et-unième siècle, personne ne l’ignore mais nous nous permettons de le répéter pour le cas où certains l’auraient oublié, l’agglomération Yokohama-Tokio était devenue l’une des capitales les plus modernes du monde.

Son importance et le développement qu’elle avait pris ne venaient pas seulement du rang occupé par le Japon dans le monde asiatique. – Et c’était le premier rang puisque l’ancien Mikado portait présentement le titre de Président des États-Unis d’Asie. – Mais ils découlaient encore du fait que la puissante république, après avoir ressuscité et galvanisé l’indolence des jaunes, marchait en tête de la Civilisation.

Autant que Paris ou Londres, plus que Rio-de-Janeiro ou New-York, Yokohama était donc une ville cosmopolite. C’est dire que le moindre événement y attirait une foule bigarrée, comptant autant d’Européens que d’Asiatiques, sans parler des Américains, des Australiens et des Africains de toutes couleurs. »

Extrait de : P. Féval. « Le Réveil de l’Atlantide – Les mystères de demain. »

Le monde des damnés par Paul Féval

Fiche de Le monde des damnés

Titre : Le monde des damnés (Tome 2 sur 5 – Les mystères de demain)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1922-1924
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Le monde des damnés

« — Un vrai miroir ! Si c’était gelé, ça ferait une patinoire épatante. Par malheur, le temps n’est pas à la gelée. Ça, non !

Penché vers la mer, en prononçant ces mots, avec une nuance de regret, le personnage qui traduisait ainsi à haute voix ses impressions de voyage, s’épongea le front.

Le groupe cosmopolite qui l’entourait opina du bonnet.

Groupe cosmopolite, avons-nous dit. Il se composait, en effet, d’une jeune Chinoise, d’un singulier nègre et d’un fort gracieux spécimen de la race blanche.

La Chinoise se nommait Mandarinette. Nous aurons bientôt à préciser dans quelles circonstances bizarres elle avait été introduite en cette société.

Le nègre, lui, avait nom master Julep ; son corps, jadis uniformément noir, comme doit l’être celui d’un honnête descendant de Cham, présentait d’étranges bigarrures qui faisaient de sa peau une carte d’échantillons de toutes les couleurs. »

Extrait de : P. Féval. « Le Monde des Damnés – Les mystères de demain. »

Les fiancés de l’an 2000 par Paul Féval

Fiche de Les fiancés de l’an 2000

Titre : Les fiancés de l’an 2000 (Tome 1 sur 5 – Les mystères de demain)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1922-1924
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Les fiancés de l’an 2000

« Dans la lumineuse spirale de l’escalier de verre descendant de la terrasse une gracieuse silhouette s’enfonçait, se fondait, devenait de plus en plus vague ; elle cessa d’être distincte au bout de quelques minutes, quand l’épaisseur des dalles de cristal de plusieurs paliers successifs se fût interposée entre elle et les yeux admiratifs qui la suivaient.

Alors, Jean Chapuis releva la tête, s’éloigna de quelques pas et vint s’accouder au bord de la terrasse de la Villa féerique, demeure du célèbre Oronius, le savant père de cette exquise Cyprienne qui venait de le quitter et dont il était l’heureux fiancé.

À ses pieds – c’est-à-dire au bas des hauteurs de Belleville sur lesquelles était érigée la troublante Villa de cristal, où se trouvait le laboratoire du plus grand et du plus mystérieux des savants – le Paris du vingtième siècle s’étendait. La vingt-deuxième heure venait de sonner. Aux époques périmées on eût dit : c’était la nuit… »

Extrait de : P. Féval. « Les Fiancés de l’an 2000 – Les mystères de demain. »