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Les exploits du Colonel Gérard – Tome 2 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Les exploits du colonel Gérard – Tome 2
Titre : Les exploits du colonel Gérard – Tome 2
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1898
Traduction : G. Adam
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Première page de Les exploits du colonel Gérard – Tome 2
« Masséna était un petit homme maigre à l’air grognon, qui avait perdu un œil à la suite d’un accident de chasse ; mais, quand de l’œil qui lui restait il examinait un champ de bataille, il ne lui échappait pas grand’chose. Il pouvait se tenir sur le front d’un bataillon, le parcourir de cet œil unique et vous dire s’il manquait une boucle à un havresac ou un bouton à une guêtre. Il n’avait l’affection ni des officiers ni des hommes, car il était, comme vous le savez, d’une avarice excessive, et les soldats aiment que leurs chefs aient facilement la main ouverte. Toutefois, quand il s’agissait de se battre, ils avaient pour lui le plus grand respect et ils préféraient aller au feu avec lui qu’avec n’importe qui, si ce n’est l’Empereur lui-même et Lannes, quand il vivait. Après tout, s’il était vrai qu’il sût bien garder ses écus, il y eut un jour aussi, vous vous le rappelez, où il sut garder Zürich et Gênes. Il conservait ses positions tout comme son coffre-fort et bien habile qui les lui aurait fait lâcher. »
Extrait de : A.C Doyle. « Les Exploits du Colonel Gérard (tome 2). »
Les exploits du colonel Gérard – Tome 1 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Les exploits du colonel Gérard – Tome 1
Titre : Les exploits du colonel Gérard – Tome 1
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1898
Traduction : G. Adam
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Première page de Les exploits du colonel Gérard – Tome 1
« Le duc de Tarente, ou Macdonald, comme préfèrent l’appeler ses vieux camarades, était ce jour-là d’une humeur exécrable. Sa figure renfrognée d’Écossais ressemblait à un de ces grotesques marteaux de porte que l’on peut voir dans le faubourg Saint-Germain. J’ai su, depuis, que l’Empereur avait dit un jour, en plaisantant, qu’il l’aurait bien envoyé contre Wellington dans le sud, mais qu’il n’avait pas voulu se hasarder à lui laisser entendre le son des pibrochs. Le major Charpentier et moi nous voyions clairement qu’il était en ce moment dans une grande colère.
— Colonel Gérard, des hussards, cria-t-il, du ton d’un caporal interpellant une recrue.
Je saluai.
— Major Charpentier, des grenadiers à cheval.
Mon camarade répondit de même à l’appel de son nom.
— L’Empereur a une mission à vous confier. »
Extrait de : A.C Doyle. « Les Exploits du Colonel Gérard (tome 1). »
Les aventures du brigadier Gérard par Arthur Conan Doyle

Fiche de Les aventures du brigadier Gérard
Titre : Les aventures du brigadier Gérard
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1903
Traduction : L. Labat
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Première page de Les aventures du brigadier Gérard
« C’est au café que le vieux brigadier contait ses histoires.
J’ai vu bien des cités, mes amis, je ne saurais vous dire toutes celles où j’entrai en vainqueur, suivi de mes huit cents petits bougres tintants et cliquetants. La cavalerie marchait en tête de la Grande Armée, les hussards de Conflans marchaient en tête de la cavalerie, je marchais en tête des hussards de Conflans. Des innombrables villes qui reçurent ma visite, Venise est la plus mal bâtie et la plus ridicule. Comment les gens de l’état-major imaginèrent-ils que la cavalerie y pourrait manœuvrer ? Murat ou Lasalle eux-mêmes eussent été bien empêchés d’y amener un escadron. Nous laissâmes donc à Padoue, qui est en terre ferme, la brigade lourde de Kellermann et ses hussards. Mais Suchet, avec l’infanterie, occupa Venise. Il m’avait choisi pour son aide de camp, étant fort satisfait de moi à propos de certaine affaire où j’avais heureusement soutenu contre un maître d’armes de Milan l’honneur de l’escrime française. »
Extrait de : A.C Doyle. « Les Aventures du Brigadier Gérard. »
Le gouffre Maracot par Arthur Conan Doyle

Fiche de Le gouffre Maracot
Titre : Le gouffre Maracot ou Le monde perdu sous la mer
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1928
Traduction :
Editeur : Feedbooks
Première page de Le gouffre Maracot
« Puisque ces papiers m’ont été remis en vue de leur publication, je commencerai par rappeler au lecteur le triste destin du Stratford. Ce navire avait appareillé l’an dernier pour une croisière dont le but était l’océanographie et l’étude des grands fonds marins. L’expédition était dirigée par le docteur Maracot, auteur réputé des « Formations pseudo-coralliennes » et de la « Morphologie des lamellibranches ». Le docteur Maracot était accompagné de Monsieur Cyrus Headley, ex-assistant à l’Institut de Zoologie de Cambridge, Massachusetts, et, à l’époque de la croisière, boursier à Oxford. Le capitaine Howie, marin expérimenté, commandait le Stratford et son équipage de vingt-trois hommes, parmi lesquels un mécanicien américain des Usines Merribank à
Philadelphie.
Tout ce monde a disparu. La seule information reçue sur l’infortuné steamer provient d’un petit bateau norvégien dont les matelots ont vu sombrer, au cours de la grande tempête de l’automne 1926, un navire dont la description correspondait approximativement à celle du steamer. »
Extrait de : A.C Doyle. « Le Gouffre Maracot (ou Le Monde perdu sous la mer). »
Le ciel empoisonné par Arthur Conan Doyle

Fiche de Le ciel empoisonné
Titre : Le ciel empoisonné
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1913
Traduction : L. Labat
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Première page de Le ciel empoisonné
« Il importe que je consigne tout de suite ces choses stupéfiantes, alors qu’elles gardent dans mon esprit leur netteté première et une exactitude de détails que le temps risquerait d’affaiblir.
Mais, d’abord, comment ne pas admirer qu’après avoir constitué le petit groupe du Monde Perdu, le professeur Challenger, le professeur Summerlee, lord John Roxton et moi, nous nous soyons aussi trouvés désignés pour une pareille fortune ?
Quand, il y a quelques années, je donnai à la Daily Gazette une chronique du voyage fameux que nous venions de faire en Sud-Amérique, je ne prévoyais pas qu’un jour il m’appartiendrait de rapporter une aventure encore plus étrange, une aventure proprement unique dans les annales de l’humanité, et telle que dorénavant elle dominera tous les souvenirs humains, comme un pic les humbles collines qui l’entourent. Si, par lui-même, l’événement doit laisser à jamais une impression de merveilleux, les circonstances qui nous réunirent tous les quatre à cette occasion se produisirent le plus naturellement du monde, et, pour ainsi dire, inévitablement. »
Extrait de : A.C Doyle. « Le Ciel empoisonné. »
La ville du gouffre par Arthur Conan Doyle

Fiche de La ville du gouffre
Titre : La ville du gouffre
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1930
Traduction : L. Labat
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Sommaire de La ville du gouffre
- La ville du gouffre
- Le moteur Brown-Péricord
- La machine à désintégrer
- L’homme qui fit hurler le monde
Première page de La ville du gouffre
« Puisqu’on m’a remis le soin d’éditer ces papiers, je commencerai par rappeler au public la triste fin du vapeur Stratford, perdu, l’an dernier, au cours d’une mission océanographique pour l’étude de la vie aux grandes profondeurs. L’expédition était organisée par le docteur Maracot, l’auteur célèbre des Formations pseudo-corallines et de la Morphologie des lamellibranches, lequel emmenait avec lui M. Cyrus Headley, assistant à l’institut Zoologique de Cambridge (Massachusetts), et boursier de la fondation Rhodes à Oxford, dans le moment du voyage. Un marin expérimenté, le capitaine Howie, commandait le navire. L’équipage se composait de trente-cinq hommes, y compris un mécanicien américain des usines de la Merribanks à Philadelphie. »
Extrait de : A.C Doyle. « La Ville du Gouffre. »
La tragédie du Korosko par Arthur Conan Doyle

Fiche de La tragédie du Korosko
Titre : La tragédie du Korosko
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1898
Traduction :
Editeur : Feedbooks
Première page de La tragédie du Korosko
« Le public se demandera peut-être pourquoi les journaux n’ont jamais raconté l’histoire des passagers du Korosko. À une époque comme la nôtre, où les agences de presse scrutent tout l’univers à la recherche du sensationnel, il paraît incroyable que le secret ait protégé si longtemps un incident international d’une telle importance. Bornons-nous à dire que cette discrétion reposait sur des motifs fort valables, à la fois politiques et d’ordre privé. D’ailleurs, un certain nombre de personnes étaient au courant des faits ; une version de ceux-ci parut même dans un journal de province, qui s’attira aussitôt un démenti. Les voici maintenant transcrits sous la forme d’un récit. Leur exactitude est garantie par les dépositions faites sous la foi du serment par le colonel Cochrane Cochrane, du club de l’Armée et de la Marine, par les lettres de Mademoiselle Adams, de Boston, Mass., ainsi que par le témoignage recueilli au cours de l’enquête secrète menée au Caire par le Gouvernement auprès du capitaine Archer, des méharistes égyptiens. »
Extrait de : A.C Doyle. « La Tragédie du Korosko. »
La main brune par Arthur Conan Doyle

Fiche de La main brune
Titre : La main brune
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1892-1899
Traduction : L. Labat
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Sommaire de La main brune
- La main brune
- Retiré des affaires
- Le docteur noir
- L’étrange collègue
- La chambre scellée
- Une visite nocturne
- Le voyage de Jelland
- L’île hantée
- Le chat du Brésil
Première page de La main brune
« Tout le monde sait que Sir Dominick Holden, le fameux chirurgien des Indes, me choisit pour son héritier, et qu’à sa mort j’échangeai en une heure ma pénible condition de petit médecin contre l’état de gros propriétaire. Il est également connu de bien des gens qu’entre l’héritage et moi s’interposaient cinq personnes, à qui le choix de Sir Dominick parut tout à fait arbitraire et baroque : je puis assurer qu’elles se trompaient et que, pour n’avoir connu Sir Dominick que sur la fin de sa vie, je n’en avais pas moins des titres positifs à sa bienveillance. Encore que le témoignage en vienne de moi-même, nul homme, à vrai dire, ne fit jamais pour un autre plus que je ne fis pour mon oncle. Je ne me flatte pas de l’espoir qu’on veuille ajouter foi à cette histoire ; mais elle est si singulière qu’il me semblerait manquer à un devoir si je ne la consignais dans ces pages. Voici les faits. On y croira ou non : c’est affaire personnelle. »
Extrait de : A.C Doyle. « La Main brune. »
La guerre dans l’Afrique australe par Arthur Conan Doyle

Fiche de La guerre dans l’Afrique australe
Titre : La guerre dans l’Afrique australe
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1902
Traduction :
Editeur : BnF
Première page de La guerre dans l’Afrique australe
« Il est impossible de comprendre le problème sud-africain et les causes qui ont amené la guerre actuelle entre l’Empire britannique et les républiques boers sans connaître, si peu que ce soit, l’histoire de l’Afrique australe. Il faut donc se reporter au commencement, car toutes les parties de cette histoire se tiennent et dépendent de celles qui les ont précédées. On ne saurait connaître ni comprendre le Boer si l’on ne connaît point son passé, car il est tel que son passé l’a fait.
Ce fut au moment où Olivier Cromwell était au comble de sa puissance, – en 1652, pour être absolument exact, – que les Hollandais s’établirent pour la première fois au Cap de Bonne-Espérance. Les Portugais y avaient déjà été, mais, repoussés par le mauvais temps et entraînés par des bruits de découvertes d’or, ils avaient dépassé le véritable siège de l’empire, avaient fait route plus loin et s’étaient établis sur le littoral de l’est. Les Hollandais prospérèrent au Cap, et devinrent forts sous ce beau climat. »
Extrait de : A.C Doyle. « La guerre dans l’Afrique australe – Causes et conduite. »
La grande ombre par Arthur Conan Doyle

Fiche de La grande ombre
Titre : La grande ombre
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1892
Traduction : A. Savine
Editeur : BnF
Première page de La grande ombre
« Me voici, moi, Jock Calder, de West Inch, arrivé à peine au milieu du dix-neuvième siècle, et à l’âge de cinquante-cinq ans.
Ma femme ne me découvre guère qu’une fois par semaine derrière l’oreille un petit poil gris qu’elle tient à m’arracher.
Et pourtant quel étrange effet cela me fait que ma vie se soit écoulée en une époque où les façons de penser et d’agir des hommes différaient autant de celles d’aujourd’hui que s’il se fut agi des habitants d’une autre planète.
Ainsi, lorsque je me promène par la campagne, si je regarde par là-bas, du côté de Berwick, je puis apercevoir les petites traînées de fumée blanche, qui me parlent de cette singulière et nouvelle bête aux cent pieds, qui se nourrit de charbon, dont le corps recèle un millier d’hommes, et qui ne cesse de ramper le long de la frontière.
Quand le temps est clair, j’aperçois sans peine le reflet des cuivres, lorsqu’elle double la courbe vers Corriemuir. »
Extrait de : A.C Doyle. « La Grande Ombre. »