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La force secrète par Gérard Marcy

Fiche de La force secrète
Titre : La force secrète (Tome 1 sur 3 – Imer Sotsal)
Auteur : Gérard Marcy
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de La force secrète
« La station orbitale Lynx a confirmé, ce matin à 3 heures 32 G.M.T., la disparition du navire cosmique Denfert de la compagnie solaire. Le Denfert cinglait vers Mars où il aurait dû arriver demain, temps terrestre. Il avait décollé, hier, de l’astroport de Mexico à destination de Barthaani, capitale des colonies martiennes.
Hier soir, la station Lynx signalait un incident dans les transmissions-radio. Le contact avec le Denfert devenait difficile à obtenir lors du message de quart qui fut absolument incompréhensible. Peu après, les opérateurs alertaient les services d’urgences de l’Astronautique militaire basés sur Phobos. Les sidéradars venaient de perdre, eux aussi, le contact avec le Denfert dont la trace s’effaça subitement sur les écrans de veille.
L’A.M. patrouille sur les lieux de la disparition et envoie, chaque heure, un message à la station Lynx. Mais, d’ores et déjà, tout espoir est vain. L’espace ne pardonne pas… »
Extrait de : G. Marcy. « La force secrète – Imer Sotsal. »
Les incandescents par Fred Hoyle et Geoffrey Hoyle

Fiche de Les incandescents
Titre : Les incandescents
Auteur : Fred Hoyle et Geoffrey Hoyle
Date de parution : 1977
Traduction : R. Latour
Editeur : Albin Michel
Première page de Les incandescents
« Le tourbillon des découvertes depuis l’Âge des Ténèbres a pénétré jusque dans le monde slave.
Tels furent les mots par lesquels tout commença. Prononcés par le professeur Ortov, de l’Université de Moscou.
« Le tourbillon des découvertes depuis l’Âge des Ténèbres… » Pas du tout le genre de phrases qui pourraient vous échapper un jour dans un moment de distraction. Ortov savait ce qu’il disait, mais il ignorait à qui il le disait. C’était un signal codé à l’un des deux cents élèves qui suivaient son cours sur les concepts artistiques de Byzance.
Ce cours avait lieu à huit heures du matin en un mois de janvier particulièrement froid et sombre au vingt-septième étage du bâtiment de l’Université, ancien mausolée qui datait de la période stalinienne avant que le régime d’oppression en Russie eût réellement assis son pouvoir sur le peuple. »
Extrait de : F. Hoyle et G. Hoyle. « Les incandescents. »
Les hommes-molécules par Fred Hoyle et Geoffrey Hoyle
Fiche de Les hommes-molécules
Titre : Les hommes-molécules
Auteur : Fred Hoyle et Geoffrey Hoyle
Date de parution : 1971
Traduction : R. Latour
Editeur : Albin Michel
Sommaire de Les hommes-molécules
- Les hommes-molécules
- Le monstre du Loch ness
Première page de Les hommes-molécules
« J’attendais avec impatience que les bagages consentissent à émerger d’une sorte de four crématoire à l’envers. Ce système en vigueur sur l’aéroport afin d’économiser de la main-d’œuvre n’était heureusement que semi-automatique. J’en avais vu un, entièrement automatique, donc une merveille de la technologie, qui arrachait les étiquettes des bagages sortants et accumulait les valises entrantes dans des recoins aussi mystérieux qu’introuvables.
La profession que j’exerce présente deux aspects. En surface, je suis professeur à Cambridge. Sous cette surface, je suis, si l’on veut, un espion industriel – espionnage qui n’a rien à voir avec la politique ou les militaires. Mes deux activités se conjuguent étrangement bien, l’aspect respectable étant le complément naturel du pas-tellement-respectable. À Cambridge, je travaille sur des problèmes hautement académiques, ce qui me donne accès à toutes les sociétés de produits chimiques du monde entier. »
Extrait de : F. Hoyle et G. Hoyle. « Les Hommes-molécules. »
Le nuage noir par Fred Hoyle

Fiche de Le nuage noir
Titre : Le nuage noir
Auteur : Fred Hoyle
Date de parution : 1957
Traduction : J. Quéval
Editeur : Néo
Première page de Le nuage noir
« Il était huit heures dans les pays situés sur le méridien de Greenwich. En Angleterre le soleil d’hiver s’était levé à la date du 7 janvier 1964. D’un bout à l’autre du pays des gens grelottaient dans des maisons mal chauffées, lisant le journal ou mangeant leur breakfast, maudissant le temps épouvantable qui semblait bien installé.
Le méridien de Greenwich s’étend en direction du sud vers le sud-ouest de la France, par-dessus les Pyrénées et l’est de l’Espagne. Puis la ligne passe par l’ouest des Îles Baléares. Des Nordiques, et ce sont-là des sages, y ont élu leurs quartiers d’hiver. On aurait pu voir là un groupe de joyeux baigneurs regagner ses pénates d’occasion après avoir sans dommage pris la température de l’eau. La ligne se prolonge encore vers l’Afrique du Nord et le Sahara.
Elle file ensuite vers l’Équateur à travers le Soudan et la Côte de l’Or. Dans ce dernier pays, de nouvelles usines d’aluminium se dressaient le long du fleuve Volta. De là, le méridien parcourt une longue étendue d’océan, sans interruption jusqu’à l’Antarctique où les expéditions nationales d’une douzaine de pays étaient occupées à se contrarier réciproquement dans leurs desseins. »
Extrait de : F. Hoyle. « Le nuage noir. »
Inferno par Fred Hoyle et Geoffrey Hoyle

Fiche de Inferno
Titre : Inferno
Auteur : Fred Hoyle et Geoffrey Hoyle
Date de parution : 1973
Traduction : M. et J. Perrin
Editeur : Denoël
Première page de Inferno
« Cameron envoya un baiser d’adieu à Madeleine qui se pencha par la fenêtre du train pour lui crier :
— Téléphone-moi, je viendrai te chercher.
— Ce n’est pas la peine, tu sais.
Le train s’ébranlait lentement, avançant à la vitesse d’un homme au pas, puis accélérant progressivement. Cameron espérait pouvoir le prendre lui aussi le lendemain, peut-être le surlendemain, ou seulement… Il détestait rester à Londres, inactif, surtout lorsque son séjour dépendait de crises plus ou moins vagues à Whitehall. Mais il fallait tout de même bien attendre jusqu’au bout. Il jeta un coup d’œil à sa montre qui indiquait 19 h 35, et se demanda pourquoi le gouvernement ne décidait pas de décimaliser les unités de temps.
Et puis il songea à son dîner. Selon l’usage, il aurait dû le prendre en compagnie de quelque persona grata. Mais qui pouvait-on réellement qualifier de grata, en ces temps ? Il finit par choisir le restaurant Wheeler dans Old Compton Street, prit le métro jusqu’à Leicester Square et fit le reste du chemin à pied. »
Extrait de : F. Hoyle et G. Hoyle. « Inferno. »
Au plus profond de l’espace par Fred Hoyle et Geoffrey Hoyle
Fiche de Au plus profond de l’espace
Titre : Au plus profond de l’espace
Auteur : Fred Hoyle et Geoffrey Hoyle
Date de parution : 1974
Traduction : J. A. Bourcy
Editeur : Denoël
Première page de Au plus profond de l’espace
« J’étais assis à mon bureau et je feuilletais les dernières pages de mon journal intime. Il y avait maintenant presque trois ans que j’étais revenu de notre mission réussie, avec Achernard, et que j’avais lâché une bombe au lithium dans le Soleil pour détourner une attaque des Yéla. La bombe au lithium avait provoqué une explosion solaire si fantastique qu’elle avait non seulement grillé les vaisseaux yéla, mais que, même à présent, le système solaire était bombardé par des particules mortelles à haute énergie.
Ce qu’aucun de nous n’avait réalisé à l’époque, c’était que notre proche espace allait être inhabitable pendant si longtemps. Même Achernard, notre allié en provenance de la Grande Ourse, finissait par désespérer de pouvoir un jour rejoindre sa flotte de navires qui attendait quelque part au fond de l’espace, en dehors du système solaire. Il trouvait affreusement déprimant de ne pouvoir communiquer avec les siens du fait que tous les signaux radio, dans le système solaire, étaient désormais absorbés par le torrent d’électrons qui balayait l’espace interplanétaire. »
Extrait de : F. et G. Hoyle. « Au plus profond de l’espace. »
Andromède revient par Fred Hoyle et John Elliot
Fiche de Andromède revient
Titre : Andromède revient (Tome 2 sur 2 – Andromède)
Auteur : Fred Hoyle et John Elliot
Date de parution : 1966
Traduction : B.-R. Bruss
Editeur : Fleuve noir
Première page de Andromède revient
« La sonnette d’alarme bourdonnait avec une paisible insistance juste au-dessus de la tête du capitaine Pennington, comme un discret écho de celle qui retentissait à l’extérieur de la salle de garde, remplissant de bruit le terrain de parade des marines du commando 173, quelque part dans le nord de l’Ecosse.
Pennington alluma sa lampe de chevet et se dressa sur son séant. Pendant quelques secondes, il contempla d’un œil ensommeillé la petite tige vibrante. Puis il pensa :
« C’est la sonnette rouge ! »
Il y avait la même dans les chambres de tous les officiers. C’était l’alerte n° 1. Et elle ne pouvait signifier qu’une chose : la troisième guerre mondiale venait d’éclater, et, dans ce cas, on avait sept minutes pour faire ce qui était prescrit. »
Extrait de : F. Hoyle et J. Elliot. « Andromède Revient. »
« A » comme Andromède par Fred Hoyle et John Elliot

Fiche de « A » comme Andromède
Titre : « A » comme Andromède (Tome 1 sur 2 – Andromède)
Auteur : Fred Hoyle et John Elliot
Date de parution : 1965
Traduction : B.-R. Bruss
Editeur : Fleuve noir
Première page de « A » comme Andromède
« Les feux du soleil couchant ourlaient l’horizon tandis que la voiture qui venait de la ville de Bouldershaw montait à travers la lande vers Bouldershaw Fell.
Judy Adamson, assise à l’arrière à côté du professeur, regardait avec curiosité par la portière, mais c’est seulement lorsqu’ils atteignirent le sommet de la colline qu’elle aperçut le radiotélescope.
Soudain, il se dressa devant eux : trois énormes piliers incurvés vers le haut, formant une arche triangulaire qui se détachait, sombre et puissante, sur le ciel d’où se retirait la lumière du jour. Au-dessous, se creusait une sorte de bol en ciment de la dimension d’un stade sportif. Tout en haut, suspendu au sommet de l’arche, un plus petit bol en métal d’où une longue antenne descendait jusqu’au sol.
La taille de l’ensemble ne frappait pas tout d’abord et semblait proportionnée au paysage. Ce fut seulement quand l’auto fit halte et que Judy en fut descendue qu’elle commença à se rendre compte de l’énormité de cet ensemble qui ne ressemblait à rien qu’elle eût déjà vu, et qui lui donna l’impression d’une chose aussi complète et intense qu’une belle sculpture. »
Extrait de : F. Hoyle et J. Elliot. « A comme Andromède. »
Le rayon Phi par José Moselli
Fiche de Le rayon Phi
Titre : Le rayon Phi
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1921
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de Le rayon Phi
« IL VAUT mieux s’attirer la crainte des gens que leur amour : c’est plus sûr !… C’est votre compatriote Machiavel, un connaisseur, qui a dit cela, beau-père ! Et je suis complètement de son avis !… J’ai élaboré un règlement : les hommes n’ont qu’à s’y soumettre ou prendre la porte. Je ne leur demande pas autre chose ! Ils sont libres d’aller ailleurs, et je m’étonne que vous, un commandeur de la Couronne d’Italie, un notable industriel, vous les souteniez !… C’est inconcevable ! »
Ayant ainsi parlé d’un air docte et sûr de lui, le signor Enrico Grimsheim fit tomber, d’une chiquenaude, la cendre de son cigare bagué d’or, dans la coupe d’onyx placée sur le guéridon qui flanquait son fauteuil.
C’était un homme carré d’épaules, carré de menton, carré de crâne, et carré de caractère. »
Extrait de : J. Morelli. « Le Rayon Phi. »