Étiquette : livre
Le testament d’Erich Zann par Brian Stableford

Fiche de Le testament d’Erich Zann
Titre : Le testament d’Erich Zann suivi de La fille de Valdemar (Tome 1 sur 7 – Auguste Dupin)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 2010
Traduction : C. Rabier
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Le testament d’Erich Zann
« Dans l’énigmatique personnalité de Monsieur le Chevalier Auguste Dupin, une infinité d’aspects me laissaient perplexe, quand nous partagions la demeure que j’avais louée au Faubourg Saint-Germain. Beaucoup des questions que je me posais finirent par s’éclairer au cours de nos longues discussions nocturnes. Mais quelques-unes demeurèrent, bien après que Dupin eut finalement décidé que même l’intimité d’un esprit aussi compréhensif que le mien était trop pour son tempérament de reclus et qu’il eut donc choisi de revenir dans son logement du début, rue Dunôt, et de réduire nos rencontres à deux ou trois par semaine. Deux questions, en particulier, continuaient à m’intriguer profondément.
Le premier de ces mystères non résolus concernait les raisons pour lesquelles un homme aussi intellectuellement doué que Dupin, un homme dont les pouvoirs d’analyse étaient incomparables, ne pouvait ou ne voulait trouver une occupation lucrative qui corresponde à ses aspirations d’ermite. »
Extrait de : B. Stableford. « Le testament d’Erich Zann et La fille de Valdemar. »
Romans et nouvelles par Theodore Sturgeon

Fiche de Romans et nouvelles
Titre : Romans et nouvelles
Auteur : Theodore Sturgeon
Date de parution : 2005
Traduction :
Editeur : Omnibus
Sommaire de Romans et nouvelles
- Ça
- Cargaison
- L’île des cauchemars
- Dieu microcosmique
- Hier c’était lundi
- L’égoïste absolu
- La sorcière du marais
- Le bâton de Miouhou
- Les mains de Bianca
- Et la foudre et les roses
- Ci-gît Syzygie
- Un pied dans la tombe
- La merveilleuse aventure du bébé Hurkle
- Cristal qui songe (roman)
- Faites-moi de la place
- Les plus qu’humains (roman)
- Un don
- Une soucoupe de solitude
- La clinique
- L’éducation de Drusilla Strange
- Le [farceur], la [farce] et le gros rire gras
- Parcelle brillante
- Les talents de Xanadu
- La peur est une affaire
- Une fille qui en avait
- L’autre Celia
- Celui qui lisait les tombes
- L’homme qui a perdu la mer
- L’amour et la mort
- Si tous les hommes étaient frères, me permettrais-tu d’épouser ta sœur ?
- Sculpture lente
Première page de Ça
« Ça marchait dans les bois. Ce n’était pas né. Ça existait. Sous les aiguilles de pin les feux couvent, foyers ardents qui se consument sans fumée dans la terre. La chaleur, l’obscurité, la décomposition provoquent la croissance. La vie est une chose, la croissance une autre. Ça grandissait mais ce n’était pas vivant. Ça marchait sans respirer à travers bois et ça pensait, voyait, c’était hideux et fort mais ce n’était pas né et ne vivait pas. Ça grandissait et se déplaçait sans vivre.
Ça émergea en rampant de la pénombre et du terreau humide et chaud dans la fraîcheur d’un matin. C’était énorme. C’était tout couvert de bosses et croûtes faites de sa propre horrible substance, et des fragments s’en détachaient à mesure que ça avançait, tombaient à terre et se tordaient, puis s’immobilisaient et s’enfonçaient tout pourrissants dans l’humus forestier. »
Extrait de : T. Sturgeon. « Romans et nouvelles. »
Plus loin qu’Orion par Maurice Limat

Fiche de Plus loin qu’Orion
Titre : Plus loin qu’Orion (Tome 6 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Plus loin qu’Orion
« Il se demanda, tout d’abord, s’il rêvait. Ou bien, s’il était ivre…
Stupide hypothèse… Il était sûr de lui. Il savait bien qu’il n’avait pas mis les pieds, de la
journée spatiale, au bar de l’astronef.
L’appareil s’était littéralement envolé sous ses yeux et, projeté comme par une main aussi
invisible que puissante, était allé percuter la paroi opposée, dans le poste d’astronavigation.
Ridder n’avait pu réagir. Il était resté là dix secondes avant de bondir sur ses pieds de se
précipiter…
Le sextant-Canopus, ainsi nommé en souvenir des premiers compas-robots tous axés sur cette étoile au départ de la Terre, ce miraculeux et si délicat engin qui servait à diriger les vaisseaux de l’espace, était pratiquement hors d’usage. »
Extrait de : M. Limat. « Plus loin qu’Orion – Robin Muscat. »
Fréquence « ZZ » par Maurice Limat

Fiche de Fréquence « ZZ »
Titre : Fréquence « ZZ » (Tome 4 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir
Première page de Fréquence « ZZ »
« Robin Muscat détestait la pluie. Il avait pourtant connu les orages diluviens des planètes de Cassiopée, les mascarets de Vénus, les rafales d’Antarès, les trombes des mondes du Bélier, la grêle brûlante de Jupiter et les coulées sanglantes du ciel martien.
De retour sur la Terre, il souhaitait du beau temps. Rien que du beau temps.
Et il trouvait odieux, après tant d’enquêtes interastrales, d’être voué à une filature des plus banales, à Créteil, à un des terminus du métro monorail de la banlieue parisienne.
Être là, sous l’eau qui tombait interminablement, à guetter un quidam quelconque, vaguement soupçonné d’on ne savait quel trafic.
Robin Muscat bâilla et alluma une cigarette… une de plus. »
Extrait de : M. Limat. « Fréquence »ZZ ». »
Les créatures d’Hypnôs par Maurice Limat

Fiche de Les créatures d’Hypnôs
Titre : Les créatures d’Hypnôs (Tome 3 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les créatures d’Hypnôs
« Le bruit même des moteurs vrombissants des astronefs n’arrivait plus à réveiller Ian Forestier. Son métier de steward de l’espace lui avait donné un sommeil parfait, qui entretenait en lui une santé florissante et, sur les lignes interplanétaires, ses camarades disaient en riant que, pour l’éveiller, il aurait fallu pour le moins l’explosion d’une supernova.
Et pourtant, cette nuit-là, il ne dormait pas. Il ne pouvait plus dormir.
Assis sur son lit, dans le petit studio parisien où il venait retrouver un peu de vie terrestre à chaque escale, il fourrageait avec rage dans son abondante tignasse noire. À trente ans, ce vigoureux garçon que l’esprit d’aventure avait poussé vers une profession « spatiale » se demandait ce qui pouvait bien lui arriver. »
Extrait de : M. Limat. « Les créatures d’Hypnôs
Maurice Limat
Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
Lumière qui tremble par Maurice Limat
Fiche de Lumière qui tremble
Titre : Lumière qui tremble (Tome 2 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1962
Editeur : Fleuve noir
Première page de Lumière qui tremble
« Deux soleils montaient, créant une bien curieuse aurore. Les ombres doubles évoquaient les surimpressions des images en anaglyphes. Êtres et choses se nimbaient joliment d’orangé et de turquoise.
Sur le double flamboiement des soleils, un globe sombre dérivait lentement. La planète Evkeer, dont le planétoïde était le satellite.
Et l’astre majeur et son sujet, soumis aux fluctuations de l’étoile double, dansaient, dans le Cosmos, un ballet éternellement fantaisiste, à désespérer les astronomes et les cosmonautes, qui ne les retrouvaient que difficilement au cours de leurs phases perturbées.
En dépit de l’irradiation des astres, l’un doucement auréolé d’or et l’autre éclaboussant de bleu-vert, le planétoïde ne présentait pas un décor agréable.
Une atmosphère, bien sûr, tout comme sur Evkeer son chef de file, les deux planètes étant du type terrien.
Mais aussi un sol aride, désolé, où des ombres étranges créaient des visions de malaise. Des roches aiguës émergeaient de flaques de verdure. »
Extrait de : M. Limat. « Lumière qui Tremble – Robin Muscat. »
Les foudroyants par Maurice Limat
Fiche de Les foudroyants
Titre : Les foudroyants (Tome 1 sur 9 – Robin Muscat)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1960
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les foudroyants
« Le lointain roulement fit sortir Martine de la tente. Elle passa une tête ébouriffée dans l’embrasure et regarda le ciel, par-dessus les grands arbres qui bordaient la clairière où les campeurs s’étaient installés.
Tout d’abord, elle avait pensé que c’était le départ du Terralune dont les échos lui parvenaient depuis l’astrodrome du Bourget, relativement proche de la forêt de Senlis où Martine campait, avec Ric et René.
Elle fit la moue, ce qui donnait un charme de plus à son visage encore gamin :
— Il va faire de l’orage !…
Cela la contrariait vivement. Ils avaient profité de ces journées d’un été finissant – celui de 1998 – pour fuir la cité et jouer un peu aux hommes des bois, parmi les piliers magistraux des essences végétales. Et voilà que, déjà, le temps se gâtait. »
Extrait de : M. Limat. « Les Foudroyants – Robin Muscat. »
Méphista et le chien Hurlamor par Maurice Limat

Fiche de Méphista et le chien Hurlamor
Titre : Méphista et le chien Hurlamor (Tome 13 sur 13 – Méphista)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Méphista et le chien Hurlamor
« — Qu’est-ce qui m’arrive ?
Un trouble que je n’ai jamais ressenti. Pourtant, l’orage ne menace pas. Le ciel est serein. Il y a eu une belle journée…
Maintenant, avec la nuit, je me sens parcouru par des ondes que je ne connais pas.
C’est un peu comme lorsqu’on est sur la piste, qu’on sent le gibier. Ou bien quand un individu hostile approche de la maison…
Mieux que cela. Lorsque je sens passer l’appel du rut. Ce parfum mystérieux, terrible, irrésistible, qui fait mal, et qui vous attire comme un prodigieux aimant.
J’étais si tranquille, pourtant.
La maison est paisible, cette grande maison qu’on appelle « le château ». Je sais que je suis privilégié d’habiter une pareille demeure.
Privilégié surtout, parce qu’il y a Isabelle et Nicolas.
Je les aime.
Ils me le rendent bien. Nous vivons dans une ambiance parfaite. Ils me font rarement des reproches. Je dois dire qu’ils me gâtent, qu’ils ont, avec moi, toutes les indulgences. Ils n’ont jamais su que faire afin de me rendre heureux. »
Extrait de : M. Limat. « Méphista et le chien Hurlamor. »
Ton sang, Méphista par Maurice Limat

Fiche de Ton sang, Méphista
Titre : Ton sang, Méphista (Tome 12 sur 13 – Méphista)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Ton sang, Méphista
« Elle était très belle, dans sa robe bordée d’hermine, aux longs plis couleur d’azur, avec le hennin majestueux dominant l’admirable visage, auquel l’émotion, la douleur, donnaient un relief saisissant, sans en altérer la pureté naturelle.
La salle était immense et, dans la cheminée monumentale, un tronc entier flambait.
Malgré les hautes flammes, l’air ne parvenait pas à se réchauffer. On était en hiver. Par les meurtrières du donjon, le clair de lune filtrait, mêlant ses rayons glacés et sereins aux lueurs capricieuses émanant du foyer.
On avait amené le lit près du feu. Les reflets dansants couraient sur le corps d’un jeune homme, presque un adolescent. Il portait le pourpoint largement ouvert sur la chemise, que le sang entachait. Et tout son corps ruisselait encore. Et la vase engluait ses hauts-de-chausses, ses souliers à la poulaine qu’on avait d’ailleurs retirés et jetés auprès du lit, ce qu’on voyait de sa peau, son visage aux yeux clos, ses cheveux, plaqués et malpropres. »
Extrait de : M. Limat. « Ton sang, Méphista. »
Méphista contre l’homme de feu par Maurice Limat

Fiche de Méphista contre l’homme de feu
Titre : Méphista contre l’homme de feu (Tome 11 sur 13 – Méphista)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Méphista contre l’homme de feu
« L’homme s’agitait, braillait, invectivait parfois la foule et les badauds riaient, sans se fâcher, parce qu’il était à la fois comique et attendrissant.
Peut-être impressionnant, un peu aussi. Torse nu, fort laid, il se démenait dans ce crépuscule parisien, sale et affligeant avec ses nuées de poussière, ses vapeurs bleutées émanant de cent mille moteurs.
Et, à ce carrefour Strasbourg-Saint-Denis, dans le vacarme perpétuel, cette grondante cacophonie d’un monde démentiel ponctuée de nombreux coups de sifflet des agents, il y avait un malheureux qui, pour gagner sa pauvre vie, allait effectuer, une fois de plus, cette sorte d’exploit bizarre et périlleux, répugnant aux uns, admirable aux autres, inquiétant à tous.
Le mangeur de feu réclamait une certaine somme avant de se livrer à son invraisemblable démonstration. »
Extrait de : M. Limat. « Méphista Contre l’Homme De Feu. »