Étiquette : livre
Plate-forme Epsilon par Robert Clauzel

Fiche de Plate-forme Epsilon
Titre : Plate-forme Epsilon (Tome 2 sur 2 – Pugwash)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Plate-forme Epsilon
« C’est de la façon la plus simple et la plus anodine que tout a commencé. Les rues de décembre étaient grises et tristes, emmitouflées de neige. Il faisait un froid très vif et les bruits de la circulation étaient étouffés. La neige semblait de sucre candi, sur les trottoirs où elle s’amassait, sur les arbres des avenues, sur les toits et les cheminées… Des milliers de petits points blancs virevoltaient lentement dans l’air glacé et descendaient sur la ville tentaculaire. Les rues de décembre étaient grises et les façades lépreuses. Les passants se hâtaient ; des voitures roulaient avec précaution, rares dans ce quartier de grande banlieue. Le fourmillement formidable et lent des parcelles de neige descendant d’un ciel de grisaille uniforme préludait à la tradition des White Christmas chers à la légende. »
Extrait de : R. Clauzel. « Plate-forme Epsilon – Pugwash. »
La terrible expérience de Peter Home par Robert Clauzel

Fiche de La terrible expérience de Peter Home
Titre : La terrible expérience de Peter Home (Tome 1 sur 2 – Pugwash)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de La terrible expérience de Peter Home
« Orly Sud.
Joyce leva ses grands yeux vers l’homme qui l’accompagnait : une angoisse sourde la pénétrait maintenant, une angoisse inexprimable.
Habituellement, elle aimait l’ambiance de la grande aérogare européenne et son parfum international, mais, cette fois, c’était différent, tellement différent.
Ils dirigeaient leurs pas vers un des bâtiments principaux dont la façade de verre reflétait un jour sale, terne, pluvieux. Il faisait froid. Des flaques d’eau miroitaient au sol.
Une Caravelle roulait sur la piste dans le fracas de ses réacteurs. Un Breguet Deux-Ponts passait, silhouette rapide, à l’horizon lourd et bas.
Ils se présentèrent devant la porte vitrée qui s’ouvrit automatiquement. Une bouffée d’air chaud les assaillit ainsi que la voix reposante, acidulée et voilée, impersonnelle et contenue d’une speakerine annonçant un vol vers Tokyo. »
Extrait de : R. Clauzel. « La terrible expérience de Peter Home. »
L’oeuf d’antimatière par Robert Clauzel

Fiche de L’oeuf d’antimatière
Titre : L’oeuf d’antimatière (Tome 13 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’oeuf d’antimatière
« Le violent orage qui avait sévi toute la journée s’était un peu calmé et la Planésie, toute mouillée de l’eau du ciel, exhalait des vapeurs éthérées ; le parc était plein d’une brume cotonneuse. Cependant les horizons s’illuminaient toujours de lueurs obliques et les chevaux de l’Apocalypse couraient dans le lointain. Il y avait de grandes mares d’eau, un peu partout, où parfois Séléné descendait, et les grands arbres étaient entourés de fumerolles ainsi que la campagne environnante.
Dans la grande salle de séjour, aucun des spectres de la nuit ne pouvait pénétrer et c’était la quatrième soirée qu’Eridan et ses amis passaient en compagnie du Pr Béranger. La veille, ils avaient eu la visite d’Edmond Sainclair, l’historiographe des Gremchkiens, celui que Béranger avait choisi, et il était reparti enchanté de les avoir tous revus. »
Extrait de : R. Clauzel. « L’Oeuf d’antimatière – Claude Eridan. »
Le cylindre d’épouvante par Robert Clauzel

Fiche de Le cylindre d’épouvante
Titre : Le cylindre d’épouvante (Tome 12 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le cylindre d’épouvante
« Mandine se releva péniblement et regarda autour d’elle avec stupeur. Mandine était d’une éclatante beauté avec ses yeux de lilas clair et sa chevelure mauve qui croulait sur ses épaules frêles… Sa robe était déchirée. Sa lèvre pulpeuse et tendre tremblait légèrement. Son visage presque juvénile, ses traits adorables étaient empreints de la plus profonde incompréhension. Elle était très pâle… Où se trouvait-elle exactement ? Que s’était-il passé ? Quelle était cette nuit bleue et ces formes floues ?… Cet immense firmament céruléen avec ses myriades d’étoiles dont elle ne reconnaissait pas la configuration ?…
Elle fit quelques pas sur cet étrange sol extrêmement mou et caoutchouteux dans lequel elle s’enfonçait et assez malaisé pour la marche. Pourtant elle arriva à sortir de la cuvette dans laquelle elle se trouvait et parvint jusqu’à un niveau assez plat, non accidenté. Il faisait nuit mais il régnait en cet endroit une luminosité bleutée extrêmement agréable. »
Extrait de : R. Clauzel. « Le cylindre d’épouvante – Claude Eridan. »
Princesse des étoiles par Robert Clauzel

Fiche de Princesse des étoiles
Titre : Princesse des étoiles (Tome 11 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Princesse des étoiles
« Claude Eridan sentit l’étrange brume se dissiper en lui. C’était comme des brouillards de sensations qui s’effilochaient tout au fond de lui-même ; des écharpes de conscience et d’inconscience alternées qui se déroulaient, diffuses, légères, éthérées, vaporeuses… Il se sentait revenir à lui par étapes, et par zones corporelles… Tantôt, c’était la partie inférieure de son corps, tantôt un bras, tantôt sa poitrine, son front, ses yeux… Puis cela basculait, se croisait avec d’autres zones, comme s’il était fait des éléments d’un puzzle organique, d’entités, d’êtres différents et multiples qui avaient de la difficulté à exister ensemble, à se coller pour façonner son être définitif. Et ces régions introceptives semblaient tour à tour émerger d’une brume irréelle et factice et disparaître derrière un rideau ouaté sans pouvoir arriver à coordonner, à synthétiser son corps entier. Puis il y eut des fourmillements et des bourdonnements… et tout cela se mélangeait sans qu’il puisse affirmer qu’il ressentait les fourmillements, qu’il entendait les bourdonnements, ou qu’il goûtait les sensations tactiles projetées dans l’espace tout le long de son corps. Ce n’était ni agréable, ni désagréable. »
Extrait de : R. Clauzel. « Princesse des étoiles – Claude Eridan. »
Les étoiles meurent aussi… par Robert Clauzel

Fiche de Les étoiles meurent aussi…
Titre : Les étoiles meurent aussi… (Tome 10 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les étoiles meurent aussi…
« Cela devait aboutir à la première vision de l’ineffable, mais nul ne pouvait soupçonner qu’une aussi simple et agréable visite aux cités anciennes puisse se terminer par cette étrange et terrible rencontre.
Mandine leva ses grands yeux lilas vers Eridan, puis, d’un geste gracieux de la tête, elle secoua sa chevelure mauve qui encadrait un visage tendre et enfantin ; elle était d’une beauté émouvante et cette première initiation gremchkienne était, pour la jeune Maudinienne, pleine d’imprévu, de surprise et d’émerveillement. Elle lui sourit, et ses lèvres bien ourlées découvrirent une denture éclatante et parfaite.
— Comme c’est beau Gremchka ! murmura-t-elle. Comme c’est beau tout ce qui nous entoure ! Tout ce que je découvre !
Son regard se fit tendre et sérieux à la fois.
Avec ses nouveaux amis, Arièle, Gus et le commandant Claude Eridan, c’était la première fois qu’ils quittaient l’étrange et fabuleuse cité d’Aanor et qu’ils faisaient une excursion dans les environs.
Mandine éprouvait, en beaucoup plus fort, ce qu’avaient éprouvé Gus et Arièle à leurs débuts sur Gremchka, planète scientifique située à des milliards de milliards de parsecs
de la Terre. »
Extrait de : R. Clauzel. « Les étoiles meurent aussi – Claude Eridan. »
Les cathédrales d’espace-temps par Robert Clauzel

Fiche de Les cathédrales d’espace-temps
Titre : Les cathédrales d’espace-temps (Tome 9 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les cathédrales d’espace-temps
« — Voici le neuvième roman gremchkien, me dit le professeur Georges Béranger en me tendant un dossier semblable aux précédents. Il faut continuer…
Je m’emparais du rapport serré dans un classeur cartonné sur lequel un titre était griffonné hâtivement : Les cathédrales d’espace-temps, et le posais en équilibre sur le bras du fauteuil. Puis, je saisissais mon verre de scotch et en buvais une gorgée. J’avais besoin de mettre un peu d’ordre dans mes idées.
Le professeur Béranger, debout devant la cheminée monumentale du living de la Planésie, à Ballainvilliers, me regardait fixement, ses sourcils broussailleux en bataille. Il n’avait jamais eu l’air d’un ours mal léché avec autant de désinvolture ni autant d’insolence…
« Continuer », c’était, évidemment, poursuivre la publication des manuscrits gremchkiens, chose à laquelle je me prêtais volontiers et sans jamais rechigner, mais il y avait des moments difficiles entre Béranger et moi. Son caractère devenait de plus en plus autoritaire, entier, excessif, emporté ; il entrait dans des colères noires pour la moindre raison, pour le plus futile des motifs. »
Extrait de : R. Clauzel. « Les cathédrales d’espace-temps – Claude Eridan. »
La galaxie engloutie par Robert Clauzel

Fiche de La galaxie engloutie
Titre : La galaxie engloutie (Tome 8 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de La galaxie engloutie
« J’étais loin, cette fois, de m’attendre à d’aussi curieuses confidences de la part de mon maître de Faculté, le professeur Georges Béranger. Il venait de me remettre, comme il l’avait déjà fait maintes fois auparavant, le huitième manuscrit gremckkien, lorsqu’il se leva, comme un vieil ours fatigué, et alla arranger une bûche dans la vaste cheminée. Il y eut un bruit d’écroulement dans le foyer suivi d’une gerbe d’étincelles. Un tison enflammé fut projeté sur la moquette. Le vieux savant poussa un affreux juron et mit le pied sur la braise ; puis, il alla pesamment vers la table basse où il versa du scotch dans deux verres. Après quoi il alluma un énorme cigare, posément, sans se presser.
On le sait déjà, le professeur Béranger, retiré à la Planésie dans les environs de Ballainvilliers, recevait par l’intermédiaire d’un ordinateur couplé avec un radiotélescope, d’extraordinaires communications d’un monde éloigné du nôtre de plusieurs milliards de milliards d’années-lumière. Et ces messages étaient reçus sous forme de « romans » accessibles au plus large public. Ils narraient les missions scientifiques des équipes de cosmonautes de la planète Gremchka, et, en particulier, celles du commandant Claude Eridan. La fille même du vieux savant, Arièle Béranger, avait depuis longtemps suivi Claude Eridan sur sa planète d’origine ainsi qu’un journaliste terrien Gustave Christophe Moreau. »
Extrait de : R. Clauzel. « La galaxie engloutie – Claude Eridan. »
Le monde de l’incréé par Robert Clauzel

Fiche de Le monde de l’incréé
Titre : Le monde de l’incréé (Tome 7 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le monde de l’incréé
« C’est le professeur Georges Béranger lui-même qui me remit, en mains propres, l’original de ce septième roman sorti directement de l’imprimante de l’ordinateur DMX 113, installé dans les sous-sols de la Planésie, à Ballainvilliers, et qu’il me demanda de faire éditer, comme je l’avais déjà fait pour les six qui le précédèrent. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, il s’agissait encore d’un nouveau roman gremchkien ! C’est-à-dire d’un ouvrage écrit dans notre propre langue et composé par des savants vivant à des milliards de milliards d’années-lumière de la Terre ! Sur la planète Gremchka !
Tout au moins, c’est ce qui ressortait des allégations du vieux savant…
On sait maintenant, et dans quelles circonstances, les premières diffusions de ces étonnants documents avaient été réalisées à l’occasion de l’intervention sur Terre et de la visite d’équipages gremchkiens comme celui de Claude Eridan en particulier, le jeune commandant du vaisseau spatial l’Entropie. »
Extrait de : R. Clauzel. « Le Monde de l’incréé – Claude Eridan. »
