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Le péril des hommes par Max-André Rayjean
Fiche de Le péril des hommes
Titre : Le péril des hommes
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1960
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le péril des hommes
« Le terrible « fog » enveloppait Londres. Il était deux heures de l’après-midi et à moins de quatre mètres, on discernait les choses avec la plus grande difficulté. Toutes les lumières de la ville brillaient, mais aucune d’elles ne dissipait vraiment le brouillard.
Des policiers, fantômes encapuchonnés de cirés blancs, réglaient la circulation considérablement réduite, appauvrie, prudente. Les véhicules roulaient au pas. Les passants se hâtaient. Mais les Londoniens, en habitués, s’accommodaient avec flegme de cette purée de pois et vaquaient à leurs occupations.
En ce début de février, un froid très vif accompagnait ce fog persistant, généralisé sur l’ensemble du pays, et même sur l’Europe, selon la météo. Quand Joan Auburn sortit de chez elle, un long frisson la parcourut. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le péril des hommes. »
Le monde noir par Max-André Rayjean
Fiche de Le monde noir
Titre : Le monde noir
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le monde noir
« Ron Jyorg remit en route le magnéto pour la troisième fois consécutive. Il écouta avec attention la voix enregistrée quelque part dans un ministère.
« — Vous avez le feu vert. Néanmoins, sachez une chose. Non seulement vous prenez vos responsabilités mais en cas de litige nous ne pourrions absolument pas vous couvrir… »
Rageur, le médecin arrêta la bande. Son visage se crispa. Il avait des sourcils épais, des yeux profondément enfoncés dans les orbites. Sa barbe, bien que rasée, laissait une trace noire sur ses joues creuses.
Il était maigre, les pommettes saillantes. La cinquantaine largement passée. Il gardait volontiers une tenue négligée. Juste une blouse blanche jetée en hâte sur un costume de mauvaise coupe. Il abhorrait la cravate et n’en mettait pratiquement jamais. Il trouvait ridicule, inutile, ce petit nœud noué autour du cou et qui étranglait.
Des cheveux grisonnants, coupés par une raie de côté, modelaient son crâne et retombaient en mèches sur son front. Quand il souriait, il découvrait un dentier qui lui allait très mal. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Monde Noir. »
Le monde figé par Max-André Rayjean

Fiche de Le monde figé
Titre : Le monde figé
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le monde figé
« À New York, dans l’immense stadium souterrain de cent mille places, plein à craquer, le brouhaha augmente lorsque les quatre « vedettes » de la soirée montent sur le podium.
Les applaudissements crépitent. Mais quelques sifflets fusent aussi de la foule compacte car tout projet possède ses détracteurs, ses sceptiques, ses contestataires. Ils sont là uniquement pour semer le trouble, la confusion.
À vrai dire, ce soir-là, ils ne font pas le poids face à la grande masse des enthousiastes. Leurs protestations s’étouffent bien vite sous les acclamations frénétiques.
— Vive Edward Tood !
— Vive Véra ! Vive Bob Bévan !
— Vive Mikel !
Les supporters sont très nombreux et ils manifestent leur joie, leur confiance. Ils tapent des pieds, battent des mains, scandent les noms de leurs héros.
Le stadium devient une arène bruyante. Il paraît encore trop petit pour contenir ce public venu des quatre coins du globe. Des milliers de journalistes, américains et étrangers, de reporters de radio et de télévision se pressent au coude à coude. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Monde figé. »
Nu avec Picasso par Enki Bilal

Fiche de Nu avec Picasso
Titre : Nu avec Picasso
Auteur : Enki Bilal
Date de parution : 2020
Editeur : Stock
Première page de Nu avec Picasso
« La main que je ne vois pas et qui me saisit par le col, alors qu’il n’y a pas âme qui vive à cinquante mètres à la ronde, me propulse à travers le portail grand ouvert du musée PP.
Elle est accompagnée d’un souffle batracien, une odeur indicible et laide qui glisse chaudement de part et d’autre de ma nuque et se vrille dans mes deux narines exceptionnellement dégagées en cette période de rhume des foins.
Le choc de mon front contre le vase que tient à bout de long bras démesuré une dame sculptée dans le bronze a le mérite d’effacer dans la seconde l’odeur nauséabonde, et la douleur qui suit, le bon goût de me faire perdre connaissance en même temps que le portail se referme dans un claquement sourd. »
Extrait de : E. Bilal. « Nu avec Picasso. »
Le grand retour par Max-André Rayjean

Fiche de Le grand retour
Titre : Le grand retour
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le grand retour
« Un calendrier électronique indéréglable indique la date du 24 septembre 2103, 17 h 30. Toutes les secondes, un chiffre saute sempiternellement sur le cadran, en silence.
Le gardien-chef Sam Lane perçoit alors l’onde psycho-émettrice du poste central de surveillance automatique. Son cerveau enregistre une impulsion, comme un flux télépathique. Pour lui, l’appel se traduit par une sorte de petite décharge électrique au niveau des neurones.
Cela le réveille. Il sait que le poste de surveillance sollicite la coopération de l’homme.
Étendu dans un hamac de relaxation, il bâille, s’étire, grommelle une insulte à l’adresse de l’ordinateur. Il dormait et avait branché son inducteur mental. Celui-ci déversait dans sa tête un rêve euphorique.
Lane déconnecte le casque à électrodes, soupire, se lève et coiffe sa casquette noire à visière. Il rajuste son uniforme galonné. Une glace lui renvoie son image. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Grand retour. »
Le flambeau de l’univers par Max-André Rayjean

Fiche de Le flambeau de l’univers
Titre : Le flambeau de l’univers
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le flambeau de l’univers
« Le torride été andin s’abattait sur la cordillère. L’accablante chaleur chauffait à blanc les rochers, au fond des vallées brumeuses. Mais à mesure qu’on s’élevait, le ciel devenait d’un bleu céruléen. Les prestigieux sommets de six mille mètres, ciselés de glace, resplendissaient sur l’horizon limpide, transparent.
Au Titicaca, à 3 854 mètres d’altitude, l’air s’appauvrissait déjà en oxygène. L’immense lac de 6 900 kilomètres carrés, plus de dix fois la surface du Léman, étirait ses eaux froides sous un soleil de feu. Miroir cyclopéen, il reflétait avec une parfaite symétrie les cimes parées de neiges éternelles.
Les balsas des pêcheurs urus ou aymaras ressemblaient à de minuscules insectes. D’un côté, la Bolivie. De l’autre, le Pérou. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Flambeau De L Univers. »
Le dernier soleil par Max-André Rayjean

Fiche de Le dernier soleil
Titre : Le dernier soleil
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le dernier soleil
« Les deux At-Atchoumazocs n’éternuèrent pas !
D’ailleurs, on se demanderait bien comment ils pourraient éternuer car leur morphologie défiait le genre humanoïde. Ils ne possédaient pas de nez. Leur organe olfactif se présentait plutôt sous la forme d’un orifice cartilagineux, une sorte de vacuole. Vraiment des fausses narines !
Leurs noms s’avéraient imprononçables dans le langage terrestre. Alors, par simplicité, voire par humour, il valait mieux les appeler des At-Atchoumazocs. Parce que, à leur contact, on attraperait sûrement une rhinite allergique !
En tout cas, leur description minutieuse méritait le coup. Imaginez une masse ovale, molle, d’une blancheur neigeuse, d’aspect gélatineux. Quelque chose comme un gros bloc de saindoux. Un At-Atchoumazoc se dandinait constamment sur une sorte de ventouse rigide, bleuâtre, véritable rustine adhésive parfaitement circulaire. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le dernier soleil. »
Le cycle d’Orga par Max-André Rayjean

Fiche de Le cycle d’Orga
Titre : Le cycle d’Orga
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 2006
Editeur : Rivière blanche
Première page de Le cycle d’Orga
« Un premier frémissement agite la Structure.
Une pulsation !
Des giclées de points lumineux imprimèrent aussitôt la Cellule de Contrôle. Ainsi s’ébaucha l’amorce d’un langage codé.
— Phase d’éveil… Phase d’éveil… Tu es Orga… Tu es Orga… Appel… Appel général aux Vingt-quatre Éléments. Appel !
Le contact s’établit avec la Masse Centrale qui se mit à palpiter à son tour. La réponse se matérialisa par le truchement d’autres impulsions lumineuses, identiques aux précédentes.
— Orga ? Orga ? Je suis Orga ?
— Oui. La Structure Orga. Émergence réussie… Émergence réussie… La Vie… La Vie… Tu comprends ce qui t’arrive, Orga ?
— Oui. Je comprends. La Structure est devenue Animée… Mais toi, qui es-tu ?
— Ta Mémoire. Ta Programmation.
— Ma Programmation ? Ai-je donc absolument besoin de Toi ?
— Absolument. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Cycle d’Orga. »
Le cerveau de Silstar par Max-André Rayjean
Fiche de Le cerveau de Silstar
Titre : Le cerveau de Silstar
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le cerveau de Silstar
« Dans l’espace glacé aux proportions affolantes, au milieu de ce ramassis formidable d’étoiles et de soleils, dans le vide noir et sans éclat, la minuscule capsule elliptique, hérissée d’antennes, ressemblait à un grain de poussière en suspension.
Une capsule aux parois extrêmement résistantes, défiant la monstrueuse chaleur des foyers incandescents, le froid du zéro absolu, les acides rongeurs et la radio-activité nocive, sans parler des météorites. Bref. Une prison étroite, exiguë, juste assez large pour trois personnes, sans le moindre confort.
Qu’importait le confort dans une expédition scientifique, un véritable test biologique, même ! Ligotés, ficelés sur leurs couchettes, empilés comme des sardines dans leur boîte, les trois cobayes se contentaient de noter, d’observer et d’étudier passivement. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Cerveau De Silstar. »
Le cycle des trois par Andre Norton

Fiche de Le cycle des trois
Titre : Le cycle des trois (Tome 2 sur 2 – Witch world)
Auteur : Andre Norton
Date de parution : 2024
Traduction : P. Mallet, G. Magueijo
Edition : Mnémos
Sommaire de Le cycle des trois
- Trois contre Estcarp
- Le sorcier de Witch world
- La sorcière de Witch world
Première page de Trois contre Estcarp
« Je ne suis pas un orfèvre des mots : je ne sais pas forger un chant que les hommes vont hurler au moment de se jeter dans la bataille en le brandissant telle une épée, comme le font les bardes sur les navires de Sulcar quand ces redoutables guerriers déferlent dans les ports de leurs ennemis. Je ne sais pas non plus les utiliser avec la finesse que les artisans mettent à tailler des pierres lorsqu’ils veulent construire un mur d’enceinte solide capable de traverser les siècles, et dont l’industrie tout comme l’habileté susciteront l’émerveillement des générations suivantes. Pourtant, lorsqu’un individu assiste aux événements importants de son époque, ou qu’il est confronté à des épreuves que peu ont rêvé d’accomplir, en lui s’éveille le désir de consigner – même maladroitement – la part qu’il a prise à ces péripéties ; grâce à cela, ceux qui, à son décès, prendront place sur son haut trône, brandiront sa lame et entretiendront le feu de sa maison, parviendront à mieux appréhender ce que lui et ses compagnons ont entrepris, et pourront réaliser des exploits similaires le moment venu. »
Extrait de : A. Norton. « Witch World : Le cycle des Trois. »