Étiquette : livre

 

Le seigneur des vers par Brian Lumley

Fiche de Le seigneur des vers

Titre : Le seigneur des vers
Auteur : Brian Lumley
Date de parution : 1987
Traduction : J.-D. Brèque, J. Potot, J.-P. Galante
Editeur : Néo

Sommaire de Le seigneur des vers

  • Le seigneur des vers
  • Tante Hester
  • Né des vents
  • Les émaciés
  • Impossible de rentrer à la maison

Première page de Le seigneur des vers

« La guerre était finie, Noël 1945 appartenait au passé, les festivités du Nouvel An allaient toujours bon train et Titus Crow était au chômage. Ce jeune homme, fort attiré par le côté sombre et mystérieux de la vie, s’était très tôt initié aux matières occultes et ésotériques, et le travail qu’il avait accompli pour le Ministère de la Guerre l’avait entraîné dans deux directions apparemment fort différentes, mais également secrètes. Il avait à la fois fait office de conseiller auprès du Ministère pour ce qui concernait certains intérêts occultes du Führer et utilisé ses talents de numérologiste et de cryptographe pour percer les codes secrets de la machine de guerre nazie. Il avait rencontré un certain succès dans ces deux entreprises, mais cette page de sa vie était désormais tournée et ses talents étaient maintenant inemployés.

Il n’avait, pour le moment, aucune idée de la façon dont il allait utiliser ses dons. »

Extrait de : B. Lumley. « Le seigneur des vers. »

L’habitude d’aimer par Doris Lessing

Fiche de L’habitude d’aimer

Titre : L’habitude d’aimer
Auteur : Doris Lessing
Date de parution : 1963
Traduction : M. Véron
Editeur : Le livre de poche

Sommaire de L’habitude d’aimer

  • L’habitude d’aimer
  • La femme
  • Le tunnel
  • Le plaisir
  • Le jour où Staline est mort
  • Le vin
  • Lui
  • L’autre femme
  • L’oeil de Dieu au paradis
  • Une de moins sur la liste
  • Une femme sur un toit
  • Comment j’ai fini par perdre mon coeur
  • Un homme et deux femmes
  • Une chambre
  • Deux potiers
  • Entre deux hommes
  • La chambre 19

Première page de L’habitude d’aimer

« En 1947, George écrivit une nouvelle fois à Myra pour lui suggérer de revenir l’épouser. Maintenant que la guerre était bien finie. Elle répondit d’Australie, où elle était partie en 1943 avec ses deux enfants, parce qu’elle y avait de la famille, qu’à son avis leurs destins avaient suivi des cours différents ; elle n’était plus certaine de vouloir épouser George. Il ne se laissa pas abattre. Il lui envoya l’argent du voyage par avion en lui demandant de venir le voir. Ne pouvant quitter plus longtemps ses enfants, elle vint pour deux semaines. Elle lui expliqua qu’elle aimait l’Australie ; le climat lui plaisait ; le climat anglais n’avait plus d’attrait pour elle ; elle considérait que l’Angleterre avait vraisemblablement fait son temps ; et puis elle s’était habituée à se rappeler Londres avec nostalgie. Et sans doute aussi George Talbot.

Pour George, ce furent deux semaines très douloureuses. Il était convaincu que pour Myra aussi. Ils s’étaient connus en 1938, avaient vécu cinq ans ensemble, et avaient échangé pendant quatre ans des lettres d’amants séparés par le destin. Myra était sans aucun doute le grand amour de sa vie. »

Extrait de : D. Lessing. « L’Habitude d’aimer. »

Une enquête par Stanislas Lem

Fiche de Une enquête

Titre : Une enquête
Auteur : Stanislas Lem
Date de parution : 1959
Traduction : C. Zaremba
Editeur : Actes Sud

Première page de Une enquête

« Le vieil ascenseur aux vitres gravées de motifs floraux montait lentement, faisant entendre à chaque palier le cliquetis régulier du contact électrique. Il s’immobilisa. Quatre hommes s’engagèrent dans le couloir ; les lumières étaient allumées alors qu’il faisait encore jour.
Une porte capitonnée de cuir s’ouvrit.
— Je vous en prie, messieurs, dit l’homme qui se tenait dans l’embrasure.
Gregory entra le dernier, juste après le docteur. Il faisait presque aussi sombre qu’à l’extérieur. Par la fenêtre, on distinguait les branches nues d’un arbre dans le brouillard.
L’inspecteur-chef retourna à son imposant bureau noir muni d’une balustrade sculptée. Il avait devant lui deux téléphones et un interphone. Sur le plateau verni se trouvaient sa pipe, ses lunettes et une peau de chamois, rien d’autre. »

Extrait de : S. Lem. « Une enquête. »

Le dernier astronef par Murray Leinster

Fiche de Le dernier astronef

Titre : Le dernier astronef
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1949
Traduction : H. Nizan
Editeur : Le rayon fantastique

Première page de Le dernier astronef

« Le Starshine se dressait sur un chevalet, dans la galerie des véhicules du Conservatoire des arts et métiers primitifs d’Alphin III, et Kim Rendell se tenait auprès. Avec une expression de morne amusement, totalement dénuée de gaieté, il regardait un écriteau fixé au-dessous du vaisseau spatial.
Il n’était pas rasé, il avait les joues creuses, il était en loques. Kim était un paria, car il avait tenté de saper les fondements mêmes de la civilisation… Il était là debout près de la carcasse effilée, longue de cent pieds, et tout en lui révélait l’homme « bloqué ».
Il relut l’écriteau placé derrière les cordes qui entouraient la pièce de musée :
 
Citoyens, remerciez Kim Rendell d’avoir bien voulu partager avec vous le plaisir de contempler l’un de ses souvenirs de famille.
Ceci est un astronef, semblable à ceux qui, durant dix mille ans, furent les seuls moyens de communication entre les planètes et les systèmes solaires. Même après l’invention des vire-matière, les astronefs furent encore utilisés par les explorateurs pendant de nombreuses années.
 »

Extrait de : M. Leinster. « Le dernier astronef.  »

La guerre uchronique par Fritz Leiber

Fiche de La guerre uchronique

Titre : La guerre uchronique
Auteur : Fritz Leiber
Date de parution : 2020
Traduction : T. Rey
Editeur : Mnémos

Sommaire de La guerre uchronique

  • Quand soufflent les vents uchroniques
  • L’hyper-temps
  • Mouvements du cavalier
  • Nul besoin de grande magie
  • Le matin de la damnation
  • Essayez de changer le passé
  • Le vieux soldat
  • Pavane pour des filles-fantômes
  • Corridor noir
  • Dernier zeppelin pour cet univers
  • Les mythes que mon arrière-petite-fille m’a contés
  • Les tranchées de Mars
  • L’araignée mentale
  • Le nombre de la bête
  • Libérez le monstre en vous !
  • Minuit dans le monde-mirroir

Première page de Quand souffent les vents uchroniques

« J’ÉTAIS À MI-CHEMIN1 entre Arcadia et Utopia, à bord d’un long patrouilleur archéologique, à la recherche de ruches de coléopts, de cités lépidoptéroïdes sur pilotis et de villas en ruine des Grands Anciens.

Sur Mars, on s’en est tenu aux noms fantaisistes dont les rêves des vieux astronomes avaient doté les cartes. On a un Elysium et aussi un Ophir.

J’estimais que je me trouvais quelque part près de la mer Acide, qui, par une coïncidence extraordinaire, se transforme vraiment en un marécage peu profond et empoisonné, riche en ions d’hydrogène, quand la calotte glaciaire du nord vient à fondre.

Mais je n’en voyais aucun signe en dessous de moi, et il n’y avait non plus aucun trait archéologique. Rien que la plaine infinie d’un rose terne, la plaine de poussière de felsite2 et d’oxyde de fer que je voyais filer régulièrement à l’est sous mon voleteur, avec çà et là un canyon peu profond ou une colline de faible hauteur. »

Extrait de : F. Leiber. « La guerre uchronique. »

Une si belle planète par B. R. Bruss

Fiche de Une si belle planète

Titre : Une si belle planète
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Une si belle planète

« Une foule énorme battait les murs du couloir, pourtant très large, qui aboutissait à l’entrée de la salle de conférences.

Lyda Crail se sentait à la fois exaltée et craintive. Elle se serrait contre Harl, son mari, comme si elle avait eu peur de le perdre dans ce flot serré. Elle touchait de temps à autre, du bout des doigts, le petit insigne de carton épinglé à sa veste, et sur lequel on lisait ce simple mot : HURFA, encadré d’un cercle. Parfois, elle se dressait sur la pointe des pieds – elle n’était pas très grande – pour regarder autour d’elle.

— Où peuvent bien être nos amis ? demanda-t-elle à Harl.

— Comment veux-tu qu’on les retrouve dans une cohue pareille ?

— Oh ! fit-elle, pourquoi dis-tu « cohue » ? Tous ces gens-là sont nos futurs concitoyens.

Il eut un petit rire qui détendit ses traits un peu crispés. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Une si belle planète…. »

Une mouche nommée Drésa par B. R. Bruss

Fiche de Une mouche nommée Drésa

Titre : Une mouche nommée Drésa
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir

Première page de Une mouche nommée Drésa

« Peter Leroy dormait profondément. Mais il était depuis longtemps entraîné à réagir, même pendant son sommeil, au moindre bruit insolite.

Il se dressa sur son séant, ouvrit les yeux, fit la lumière dans sa cabine. En un clin d’œil il s’était éveillé et se sentait parfaitement lucide.

Le doute n’était pas possible. La sonnette d’alarme grésillait au-dessus de sa tête, cette sonnette qui ne pouvait être actionnée que par le commandant de l’astronef en personne. Et Peter Leroy savait parfaitement que le commandant Hichi-Yhn ne pouvait se résoudre à presser sur le bouton qu’en cas d’extrême urgence, c’est-à-dire d’extrême péril.

Le premier soin de Peter Leroy, et cela ne lui demanda que quelques secondes, fut de s’assurer qu’il était parfaitement calme, parfaitement maître de ses pensées et de ses réflexes. Il avait été dresse de longue date à ne jamais perdre son sang-froid, quelle que fût la situation. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Une mouche nommée Drèsa. »

Terreur en plein soleil par B. R. Bruss

Fiche de Terreur en plein soleil

Titre : Terreur en plein soleil
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1958
Editeur : Fleuve noir

Première page de Terreur en plein soleil

« 15 avril.
Que pourrais-je demander d’autre à la vie ?

Jusqu’ici elle m’a plutôt comblé. Je suis en bonne santé. Je passe pour ne pas être trop mal de ma personne. Quand je me regarde dans une glace – et sans y mettre aucune vanité – je me trouve plutôt sympathique. En tout cas, je plais à Catherine, et pour moi c’est l’essentiel.

Mes affaires – je devrais dire nos affaires, car je ne saurais dissocier de moi-même ce brave Germain Sinval, ni surtout ce cher Robert Delambre – marchent aussi bien que possible, sans que jamais l’ombre d’un désaccord sérieux surgisse entre nous. Le secret de notre bonne entente repose sur l’honnêteté. Aucun de nous n’essaie de tirer la couverture à soi. Pas plus que nous ne tentons de gruger nos clients.

J’ai toujours pensé – je devrais dire nous avons toujours pensé – que l’honnêteté était sinon le plus rapide, du moins le plus sûr moyen de réussir. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’on peut, en affaires, se dispenser d’avoir une bonne conscience. Pour moi cela compte. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Terreur en plein soleil. »

Substance « Arka » par B. R. Bruss

Fiche de Substance « Arka »

Titre : Substance « Arka »
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1956
Editeur : Fleuve noir

Première page de Substance « Arka »

« Jimmy Tohar marchait à grandes foulées dans les bruyères. C’était un homme de haute taille, aux larges épaules, aux hanches minces. Son visage, assez long, aux traits nets et fermes, à la peau légèrement basanée, respirait la santé et la joie de vivre. Ses narines humaient avec délices l’air un peu frais du matin. Le vent avait mis du désordre dans son ample chevelure d’un blond très clair. Bien qu’il eût un assez grave souci en tête, il préférait ne pas y songer pour le moment.

Parfois il s’arrêtait, regardait autour de lui, remplissait ses yeux bleus des beautés du paysage. Le silence n’était troublé que par les chants des oiseaux et parfois par une rumeur aiguë et déchirante dans les hauteurs du ciel – mais si haut qu’on la percevait à peine.

Jimmy Tohar tenait entre ses mains une arme terriblement démodée : un fusil. Il est vrai que c’était un fusil de chasse. Et Jimmy était sorti pour chasser les coqs de bruyère. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Substance « Arka ». »

Quand l’uranium vint à manquer par B. R. Bruss

Fiche de Quand l’uranium vint à manquer

Titre : Quand l’uranium vint à manquer
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Quand l’uranium vint à manquer

« Cette journée-là fut une journée épouvantable, et elle débuta par une catastrophe.

Holmi Clifton se sentait écrasé sous le poids de ses responsabilités.

Il avait mis son ultime espoir dans les travaux scientifiques auxquels se livrait son ami Polters. Et Polters venait d’être l’une des victimes de la terrible explosion accidentelle qui avait détruit la quasi-totalité des installations du Centre de Recherches Atomiques dont il était le directeur. Il y avait eu quinze morts. Le vieux savant lui-même avait été si gravement blessé qu’on ne savait pas encore si on pourrait le sauver. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Quand l’uranium vint à manquer. »