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L’objet maléfique par B. R. Bruss

Fiche de L’objet maléfique

Titre : L’objet maléfique
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’objet maléfique

« Je n’ai eu à m’occuper que tardivement de cette affaire.
À m’en occuper pour mon malheur…
Elle durait déjà depuis près d’un an, mais personne, pas même ceux qui avaient déjà enquêté à son sujet, n’avait le moindre soupçon de sa nature véritable. Un mot revenait souvent dans leurs rapports : « superstitions ». Je l’ai moi-même utilisé au début, non pas dans des rapports – je ne suis pas policier – mais dans les notes que je prenais pour mon usage personnel. Je suis ethnologue.
Le hasard a des cheminements étranges. Si je n’avais pas été le témoin d’un terrible accident de voiture qui s’avéra par la suite être un meurtre, je ne serais jamais allé à Lurnoux. »

Extrait de : B. R. Bruss. « L’objet maléfique. »

L’étrange planète Orga par B. R. Bruss

Fiche de L’étrange planète Orga

Titre : L’étrange planète Orga
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’étrange planète Orga

« Où je me présente et où je parle de ma planète natale, ainsi que de mon « idée fixe », en suite de quoi il apparaîtra que le destin d’un homme n’est pas toujours conforme à ce qu’il pouvait prévoir.
Je m’appelle Bur Olec Svertolmïn. J’ai vingt-neuf ans. Je suis né sur la planète Fig, dans la constellation du Cygne, le 8 du mois de Thor, en l’an 7.712 de l’ère galactique, c’est-à-dire le jour même de la fête de la « Grande Union », qui célèbre l’entrée, il y a un demi-siècle, de la millième planète dans notre Confédération des Races Humaines et Humanoïdes.
Pas plus que je ne suis un homme important, la planète Fig, sur laquelle j’ai passé mon enfance et mon adolescence, n’est une planète importante, et rien ne me prédisposait particulièrement – sauf peut-être mon « idée fixe » – à vivre ce que j’ai vécu. »

Extrait de : B. R. Bruss. « L’Étrange planète Orga. »

L’espionne galactique par B. R. Bruss

Fiche de L’espionne galactique

Titre : L’espionne galactique
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’espionne galactique

« J’ai fait mes débuts à l’O.G.R.E.P. – et en quelque sorte mon apprentissage sur le tas – dans un singulier décor. Un décor situé dans la constellation de la Licorne.

Autour d’un énorme soleil, Bila, gravite une énorme planète, Dastings. Autour de cette énorme planète gravite un énorme satellite, Luru. Ce dernier a lui-même un satellite plus petit, Artoum. Et autour de cet Artoum se promène un autre corps céleste, parfaitement sphérique lui aussi, et minuscule. Il porte le nom de Biro. Mais on l’appelle plus couramment « Le Cabaret de la Licorne », et aussi, parfois, le « Cabaret des Songes ». Ces dénominations m’avaient paru très bizarres avant que je n’y aille moi-même en personne.

C’est là que j’ai rencontré pour la première fois l’étonnante Myrna. »

Extrait de : B. R. Bruss. « L’espionne galactique. »

L’espace noir par B. R. Bruss

Fiche de L’espace noir

Titre : L’espace noir
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’espace noir

« Je viens d’envoyer mon rapport au gouvernement galactique, mais je ne me sens pas totalement satisfait des conclusions que j’ai énoncées.

Je suis depuis quatre mois sur la planète Urfa où je viens de me livrer, avec un petit groupe de collaborateurs, à un travail délicat et minutieux.

Nous savions depuis quelques années à l’O.R.E.P.I. que des faits insolites avaient été enregistrés par de nombreux témoins sur plusieurs planètes de la zone n° VII ou dans l’espace situé aux abords de ces planètes, mais nous n’avions pu nous livrer – étant donné le très grand éloignement de ces planètes – qu’à des enquêtes fragmentaires qui n’avaient pas donné de résultats notables. »

Extrait de : B. R. Bruss. « L’espace noir. »

L’énigme des Phtas par B. R. Bruss

Fiche de L’énigme des Phtas

Titre : L’énigme des Phtas
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’énigme des Phtas

« L’immense salle s’emplit rapidement. Jamais encore on n’avait vu autant de monde, pour une « conférence d’information », dans le gigantesque hall du palais des sciences, des techniques et des cultures, à Noslamir, la capitale terrestre qui était aussi la capitale administrative de la confédération interplanétaire.

Par les vastes portes grandes ouvertes s’engouffraient, en se bousculant pour arriver les premiers aux meilleures places, des centaines de reporters, des deux sexes, de cameramen avec leurs attirails compliqués, de cinéastes, de publicistes, de savants, de techniciens, d’écrivains, de professeurs, venus non seulement de tous les points de la planète Terre, mais de presque toutes celles qui composaient la confédération.

Quand tous les fauteuils, tous les gradins, tous les strapontins furent occupés, et même les marches qui permettaient d’accéder aux gradins, en d’autres termes quand la salle fut pleine à craquer – et il y avait là huit à dix mille personnes – on entendit une sonnerie brève. Un grand silence se fit aussitôt. »

Extrait de : B. R. Bruss. « L’énigme des Phtas. »

L’astéroïde noir par B. R. Bruss

Fiche de L’astéroïde noir

Titre : L’astéroïde noir
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’astéroïde noir

« Il y a des choses qu’il vaut mieux que l’espèce humaine – pour sa tranquillité – ne sache pas.

C’est pourquoi on m’a mis sous clef. J’y resterai jusqu’au moment où j’aurai terminé ce récit. Ensuite on me rendra ma liberté, mais après m’avoir fait subir un lavage de cerveau.

J’approuve cette mesure qui a été prise par le conseil suprême. C’est une mesure de sagesse.

Je ne suis d’ailleurs pas enfermé seul. Nous sommes cinquante-deux dans mon cas. Cinquante-deux qui savons. Les cinquante-deux témoins. Il faut y ajouter les dix membres du conseil suprême. Eux ne sont pas, sauf un, des témoins directs, mais ils savent. C’est pourquoi ils se sont soumis eux aussi à cette claustration volontaire jusqu’à ce que nous en ayons terminé. »

Extrait de : B. R. Bruss. « L’astéroïde noir. »

L’apparition des surhommes par B. R. Bruss

Fiche de L’apparition des surhommes

Titre : L’apparition des surhommes
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1953
Editeur : Editions Rencontre

Première page de L’apparition des surhommes

« L’étrange phénomène se manifesta pour la première fois, comme on le sait, le 9 mai 1987, dans le canton de Neuchâtel, en Suisse.

Brusquement, ce canton fut isolé du reste du monde. Et isolé de la façon la plus surprenante et la plus dramatique.

À quatre heures de l’après-midi, le laitier Seillonaz, qui rentrait de sa tournée, et regagnait le village de Vaucelles, dans une carriole où brinquebalaient des bidons vides, et que tirait une grosse jument placide, vit tout à coup la bête s’immobiliser au milieu de la route, et se mettre à trembler. Comme il n’y avait rien de visible qui pût l’effrayer, il la crut malade et sauta de son siège. Il lui passa la main sur les flancs, lui parla, la rassura. La jument se calma un peu. Il allait remonter dans sa voiture lorsqu’il vit venir en sens inverse son voisin Hartlieb, qui conduisait un tombereau. »

Extrait de : B. R. Bruss. « L’apparition des Surhommes. »

L’anneau des Djarfs par B. R. Bruss

Fiche de L’anneau des Djarfs

Titre : L’anneau des Djarfs
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1961
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’anneau des Djarfs

« Les stewards frappaient aux portes des cabines et traversaient les salles de l’astronef en criant :

— Préparez-vous au choc. Dans cinq minutes nous quittons l’hyper-espace pour entrer dans l’espace normal du système solaire. Préparez-vous… Dans cinq minutes… À quinze heures quatre exactement du temps standard interstellaire.

Les six cents passagers du Bellérophon se préparèrent, les uns, ceux qui étaient habitués à la chose, sans interrompre les occupations auxquelles ils se livraient, et les autres – ceux qui naviguaient pour la première fois dans l’hyper-espace – avec une petite appréhension.

Dans la salle de jeu où se trouvaient de nombreuses personnes, Jenny Hornet, une jolie blonde, était assise à une petite table en compagnie de Richard Helon, un jeune homme châtain, aux yeux rêveurs, à la mine soucieuse. »

Extrait de : B. R. Bruss. « L’anneau des Djarfs. »

Et la planète sauta… par B. R. Bruss

Fiche de Et la planète sauta…

Titre : Et la planète sauta…
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1946
Editeur : Robert Laffont

Première page de Et la planète sauta…

« Le 10 novembre 1925, deux jeunes hommes rentraient de la chasse, quelque part en Sologne, à l’heure où le crépuscule commence à pouvoir s’appeler la nuit, lorsqu’ils entendirent dans le ciel un bruit singulier.
Il faisait un temps froid et sec. L’atmosphère était limpide. Le silence quasi total. A trois ou quatre reprises, les chasseurs avaient vu promptement glisser et s’évanouir des étoiles filantes. L’un d’eux s’était même écrié : « Dépêchons-nous de faire un vœu! » Mais ces apparitions célestes sont si promptes et fugaces que personne n’a jamais eu l’esprit assez vif pour former une pensée dans l’instant qu’elles se manifestent. D’où vient, sans doute, que nos vœux les plus chers ne sont presque jamais exaucés.
Puis il y avait eu ce bruit. Un bruit si insolite dans la paix du soir, si aigu et si sourd à la fois, si grondant et si menaçant, et qui s’était enflé avec une rapidité si folle, au point d’emplir tout l’espace, que les deux jeunes hommes, mus par un réflexe des années assez récentes encore qu’ils avaient passées à la guerre, s’étaient jetés à plat ventre au milieu du chemin. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Et la planète sauta. »

Brang par B. R. Bruss

Fiche de Brang

Titre : Brang
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir

Première page de Brang

« Ils fuyaient, de toute la vitesse de leurs jambes.Trois heures plus tôt, ils se déplaçaient encore à quarante mille kilomètres à la seconde. Il est vrai qu’ils naviguaient alors dans l’espace. Mais, depuis une heure, ils allaient à pied, à la surface d’une planète dont le sol était, de surcroît, un peu mou. Et, bien qu’ils fussent tous les quatre d’excellents coureurs, cela faisait une grosse différence.

Le bruit du galop, derrière eux, s’intensifiait. Leur frayeur allait croissant, elle aussi.

Sept minutes plus tôt, Quellog avait été le premier à remarquer quelque chose de bizarre dans le ciel.

— Drôle de nuage !

Ils avaient tous  levé la tête. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Brang. »