Étiquette : livre

 

Les mangeurs d’argile par Pierre Pelot

Fiche de Les mangeurs d’argile

Titre : Les mangeurs d’argile (Tome 1 sur 6 – Les hommes sans futur)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1981
Editeur : Presses Pocket

Première page de Les mangeurs d’argile

« Il était vertébré, mammifère et placentaire. Son ancêtre lointain, là-bas, tout là-bas, plus de cent millions d’années avant, était un petit animal aux yeux globuleux qui avait appris à distinguer les couleurs de la jungle. À ce qu’on dit.

Il était singe.

Le temps coula sur une terre métamorphosée, avec de très brutales transformations qui s’opéraient en quelques dizaines de millions d’années seulement.

Ils étaient singes encore, les singes. Mais il avait changé, lui. Il n’avait pas encore de mots pour le dire. Son nouveau nom, « homo », serait trouvé longtemps après : avec des qualificatifs. On le dirait tour à tour « habilis », « erectus », et puis « sapiens ».

Il devint l’homme, mais les singes continuaient d’être singes. La cassure ne fut pas nette, ni la bifurcation évidente. Il y avait le temps. »

Extrait de : P. Pelot. « Les mangeurs d’argile – Les hommes sans futur. »

Ultimes aventures en territoires fourbes par Pierre Pelot

Fiche de Ultimes aventures en territoires fourbes

Titre : Ultimes aventures en territoires fourbes (Tome 5 sur 5 – Konnar le barbant)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1991
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ultimes aventures en territoires fourbes

« Chapitre pour lequel l’intro, qui pourtant volait haut, a été zappée, et définitivement perdue en dépit de toutes nos recherches. Sorry.

Avec sa gueule de métèque, de juif errant, de pâtre grec, et ses cheveux aux quatre vents, Yvil le Viran prenait le frais devant sa tente et se souvenait qu’on l’appelait volontiers « Yvan le Viril » quand il était petit, pour faire drôle. Ça lui faisait plaisir. Non pas que d’aucuns le surnommassent de la sorte jadis, mais de s’en souvenir, lui, aujourd’hui.

Car se rappeler quelque chose, pour Yvil, quelque chose en règle générale, sans parler de l’enfance, c’était l’exploit, osons dire le miracle. Chapitre surnoms, il en portait un autre, et c’était « Tête Chercheuse ». »

Extrait de : P. Pelot. « Ultimes aventures en territoires fourbes – Konnar le barbant. »

Gilbert le barbant, le retour par Pierre Pelot

Fiche de Gilbert le barbant, le retour

Titre : Gilbert le barbant, le retour (Tome 4 sur 5 – Konnar le barbant)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1991
Editeur : Bragelonne

Première page de Gilbert le barbant, le retour

« Une journée dans la vie de Jollis le Gardien.

«Y a des jours comme ça », était précisément en train de se dire J.L.G., tandis que les premières résonances de la migraine percutaient lourdement les parois de son crâne – et tout se compliqua, en cascade, comme si l’événement ne devait jamais avoir de fin. Le truc fou. Un vrai maléfice.

Le cours des choses passa en surmultiplié. Évidemment, la migraine de J.L.G. aussi. Mais pourquoi cette migraine ? – te demanderas-tu, Lecteur avide de savoir. Et qui est J.L.G. ? ajouteras-tu dans la foulée de ton interrogation.

Questions qu’il n’est sans doute pas inutile de poser dès à présent, ce qui ne va pas manquer d’éclaircir la situation. Surtout si lesdites questions se trouvent être suivies de réponses. Ce qui va être le cas. »

Extrait de : P. Pelot. « Gilbert le Barbant, le retour – Konnar le barbant
Pierre Pelot
Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.

Rollmops dream par Pierre Pelot

Fiche de Rollmops dream

Titre : Rollmops dream (Tome 3 sur 5 – Konnar le barbant)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1991
Editeur : Bragelonne

Première page de Rollmops dream

« Après une longue et fructueuse réflexion sous un parasol rose à rayures vertes, le Narrateur estime qu’un résumé des chapitres précédents – voire des épisodes…, quasiment des volumes – s’impose.

Toujours soucieux de se situer à la pointe de la technique afin de satisfaire le lecteur, le Narrateur, encore lui, propose dans la foulée deux formes de résumés : une version courte et une version longue, selon un procédé en vigueur dans les salles de cinéma et qui donne plutôt de bons résultats.

RÉSUMÉ (version courte)

Gilbert Lafolette, alias « le Barbant », ou encore « Le Barbant », ainsi que ses potes n’étaient pas, comme dit la litote, dans la merde. »

Extrait de : P. Pelot. « Rollmops Dream – Konnar le barbant. »

Sur la piste des Rollmops par Pierre Pelot

Fiche de Sur la piste des Rollmops

Titre : Sur la piste des Rollmops (Tome 2 sur 5 – Konnar le barbant)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1991
Editeur : Fleuve noir

Première page de Sur la piste des Rollmops

« Où l’on retrouve Gilbert le Barbant (Lafolette pour l’état civil), monté en grade et devenu fils pratiquement adoptif et spirituel du Grand Konnar. Et si on le retrouve, c’est que sa présence est la moindre des choses au départ de ses nouvelles aventures.

D’accord, nous retrouvons Gilbert, mais juste le temps pour lui de nous dire un mot : — ’alut.

Parce que nous tombons plutôt mal, à un mauvais moment, en pleine rage de dents. À moins qu’il ne s’agisse d’une migraine. Bref, une de ces saletés qui vous rendent tout à fait indisponible à tout et à tous, n’importe quoi et n’importe qui, du dernier tremblement de terre en vadrouille sur les cimes de l’échelle de Richter à Madonna la mythique. C’est pas peu dire. Alors, nous mêmes comme vous autres, en comparaison… »

Extrait de : P. Pelot. « Sur la piste des Rollmops – Konnar le barbant. »

Le fils du grand Konnar par Pierre Pelot

Fiche de Le fils du grand Konnar

Titre : Le fils du grand Konnar (Tome 1 sur 5 – Konnar le barbant)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1990
Editeur : Bragelonne

Première page de Le fils du grand Konnar

« Nul ne sait, parmi les mortels – qui sont tout de même légion à s’agiter et à faire du bruit entre l’instant où ils tombent au monde et cet autre instant où ils le quittent – où se situe véritablement le pays des Héros.

Nul.

Et même, à bien y réfléchir, parmi les Héros. Car il s’en trouve nombre qui, partis en mission Dieux savent où, en vacances, ou n’importe quoi, ne sont même plus foutus de retrouver leur chemin et de rentrer chez eux – un peu sonnés, sans doute par leurs péripéties sur les continents, plus ou moins déphasés, incapables d’actionner un distributeur de billets qui leur permettrait de sauter dans le premier train pour le voyage de retour. (C’est ainsi que parfois l’on croise, hâves, balbutiants, mal hardés, ces pauvres hères qui vous demandent un euro, se prétendant capables avec ça d’entreprendre le Grand Voyage – et nous les repoussons de notre mépris, feignons de les ignorer, et nous avons bien tort : souventement le fieffé que nous piétinons de notre mépris n’est pas moins qu’un valeureux mais malchanceux Héros, égaré dans les pièges du quotidien sur la terre des mortels.) »

Extrait de : P. Pelot. « Le Fils du Grand Konnar – Konnar le barbant. »

L’homme des monts déchirés par Pierre Pelot

Fiche de L’homme des monts déchirés

Titre : L’homme des monts déchirés (Tome 19 sur 22 – Dylan Stark)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1969
Editeur : Marabout

Première page de L’homme des monts déchirés

« L’instant d’avant, les yeux à demi clos dans la forte réverbération du soleil, il fixait par-delà les talus pauvrement herbus cette lointaine chaîne de montagnes déchirées, incroyable dentelle violacée, pâle, au bout du ciel tremblant. La barre chaotique n’était distante que de quelques miles, mais la torride pesanteur de l’air doublait pour l’œil cette distance.

À Feadaws Creek, on lui avait dit : « De tous les ranches du coin, c’est chez Caomett qu’on embauche le plus facilement. Son ranch est à quatre miles d’ici, plein sud-ouest ». On lui avait précisé : « Y a une piste, tu verras… ».

Il y avait effectivement une piste : simple trace qui cheminait à travers les pâtures, déroulait ses lacets au pied de soudains escarpements raides. Il avait suivi la trace.  »

Extrait de : P. Pelot. « Dylan Stark – L’homme des monts déchirés.  »

Le tombeau de Satan par Pierre Pelot

Fiche de Le tombeau de satan

Titre : Le tombeau de satan (Tome 17 sur 22 – Dylan Stark)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1969
Editeur : Bragelonne

Première page de Le tombeau de satan

« Le visage dur, le métis remontait lentement la rue de Sannactoochee. En ce milieu d’après-midi, le soleil d’août poussait devant l’homme une ombre pleine et vibrante sur le sol inégal. La chaleur avait tué les bruits de la ville.

L’air tremblait sur la dune séparant, au nord, Sannactoochee des marais, et sur les pinèdes qui se déroulaient sans ordre, et sur le sable. Au-delà de la Withlacoochee paresseuse, un brouillard terne et sec unissait le ciel et la terre dans une sorte de néant incertain.

Le métis marchait d’un pas égal, vêtu de pantalons blue-jeans neufs et chaussé de bottes assez fatiguées, sans que son regard clair étréci par la trop vive réverbération accorde la moindre attention aux maisons blanches s’écoulant doucement à ses côtés. »

Extrait de : P. Pelot. « Dylan Stark – Le Tombeau de Satan. »

Un jour, un ouragan… par Pierre Pelot

Fiche de Un jour, un ouragan…

Titre : Un jour, un ouragan… (Tome 16 sur 22 – Dylan Stark)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1968
Editeur : Bragelonne

Première page de Un jour, un ouragan…

« C’est le 27 juillet 1866. Le soir.

Un vendredi soir pas comme les autres.

La nuit pèse déjà lourde, bien qu’à peine entamée. La Nouvelle-Orléans ne dit rien. Pas encore. Elle se contente de rouler des murmures graves, sourds, aux intonations mystérieuses et terriblement chargées pour qui sait écouter et voir. Des murmures qui se traînent et gonflent au long des rues, torrentueux, de pavé en pavé, fulgurant parfois comme des traînées de poudre enflammée dans ces endroits que l’ombre propice change en chaudrons du Diable. Des mulâtres, des nègres, des métis… Le murmure enfle et bouillonne. »

Extrait de : P. Pelot. « Dylan Stark – Un jour, un ouragan…. »

Plus loin que les docks par Pierre Pelot

Fiche de Plus loin que les docks

Titre : Plus loin que les docks (Tome 15 sur 22 – Dylan Stark)
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1968
Editeur : Bragelonne

Première page de Plus loin que les docks

« Ça tient à si peu. Il suffit parfois d’un simple excès de boisson pour que tout se mette en branle. C’était précisément le cas.

Assis tous deux au bord du quai, les jambes pendantes au-dessus de l’eau boueuse où flottait une couche d’immondices, ils regardaient tomber et s’alanguir la brume du soir venu. À peine brume, sur la mer plane, mais les éclaireurs de la nuit complice se chargeaient d’y ajouter le poids nécessaire et d’en faire une alliée des barrières naturelles de l’Île Dauphin et de cette grande barre de terre en ligne presque droite qui achève le geste doucement creusé de la côte à cet endroit du Golfe, du Cap Sam Blas en est à l’île Horn en ouest. »

Extrait de : P. Pelot. « Dylan Stark – Plus loin que les docks. »