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Le livre des fantômes par J. Ray

Fiche de Le livre des fantômes
Titre : Le livre des fantômes
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1943
Editeur : Marabout
Sommaire de Le livre des fantômes
- Mon fantôme à moi (L’homme au foulard rouge)
- Maison à vendre
- La choucroute
- M. Wohlmut et Franz Benschneider
- La nuit de Pentonville
- L’histoire du Marshall Grove
- La vérité sur l’oncle Timotheus
- Ronde de nuit à Koenigstein
- Le cousin Passeroux
- Rues
- Après
- Saint-Judas-de-la-nuit
Première page de Mon fantôme à moi
« Non seulement ceci n’est pas un conte, mais c’est un document. Si des souvenirs n’y vibraient pas, si, à travers mers, champs et villes, je n’y faisais pas de merveilleux retours vers mon enfance et ma jeunesse, je le voudrais net et sec comme un rapport ou une règle de trois.
Trois grands écrivains – ils ont, hélas, rejoint depuis l’immense bataillon des morts – m’ont posé la même question en refermant un de mes livres de contes.
— Avez-vous, en toute sincérité, fait la rencontre d’un fantôme ?
En vérité : oui.
La première rencontre date de si loin qu’elle devrait, simple et banale comme elle fut, rester enfouie parmi les premières images de la perception humaine. »
Extrait de : Jean Ray. « Le Livre des Fantômes. »
Le grand nocture par J. Ray

Fiche de Le grand nocture
Titre : Le grand nocture
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1984
Editeur : Editions Labor
Sommaire de Le grand nocture
- Le grand nocturne
- Le grand nocturne
- Les sept châteaux du roi de la mer
- Le fantôme dans la cale
- La ruelle ténébreuse
- La scolopendre
- Quand le Christ marcha sur la mer
- Le psautier de Mayence
- Les cercles de l’épouvante
- Luminaire : Les cercles
- La main de Goetz von Berlichingen
- L’assiette de Moustiers
- Le cimetière de Marlyweck
- Le dernier voyageur
- L’homme qui osa
- Dürer, l’idiot
- L’auberge des spectres
- L’histoire du Wûlkh
- Le miroir noir
- Hors des cercles
Première page de Le grand nocturne
« Un carillon versa sa pluie de fer et de bronze parmi la grosse pluie d’ouest qui, depuis l’aube flagellait sans merci la ville et sa banlieue.
M. Théodule Notte pouvait suivre, du fond de la rue brumeuse, d’étoile naissante en étoile naissante, la marche d’un invisible allumeur de réverbères. Il remonta la double scie d’une lampe Carcel posée sur le coin du comptoir encombré de coupons d’étoffes ternes et de calicots livides.
La flamme ronde éclaira une boutique vieillotte, aux casiers de bois brun bourrés de grisailles.
Pour le mercier, cette heure de premières clartés vespérales était celle d’une halte traditionnelle dans le temps.
Il entrouvrit doucement la porte pour empêcher la sonnette de se faire trop bruyante et, planté sur le seuil, il huma avec plaisir l’air humide de la rue. »
Extrait de : Jean Ray. « Le grand nocturne: Les cercles de l’épouvante. »
Le carrousel des maléfices par J. Ray

Fiche de Le carrousel des maléfices
Titre : Le carrousel des maléfices
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1964
Editeur : Néo
Sommaire de Le carrousel des maléfices
- Mathématiques supérieures
- La tête de M. Ramberger
- Bonjour, Mr. Jones !
- Histoires drôles
- Têtes de lune
- Le banc et la porte
- Croquemitaine n’est plus…
- Puzzle
- L’envoyée du retour
- La sotie de l’araignée
- Le beau dimanche
- Le « Tessaract »
- La sorcière
- Les gens célèbre de Tudor street
- Trois petites vieilles sur un banc
- La conjuration du lundi
- Un tour de cochon
- Smith… comme tout le monde…
Première page de Mathématiques supérieures
« Sur le dernier rayon de sa bibliothèque, Purple avait épinglé un carré de bristol : « Erreurs et Sottises ». Aux côtés de vieux traités de philosophie et de sciences, soutenant la croyance en une terre circulaire et plate supportée par des colonnes, ou déclarant en faillite le plus lourd que l’air, il avait rangé les livres de géométrie, selon les conceptions de monsieur Legendre.
Il savait que les professeurs de mathématiques, tels qu’on les impose aux élèves, de l’école primaire à l’université, n’étaient que de prétentieux ignorants.
Il entendait toujours le gros Théronde tonner, du haut de sa chaire, que Dieu lui-même n’aurait pu ébranler, le postulatum d’Euclide, base d’airain de la géométrie plane. »
Extrait de : Jean Ray. « Le Carrousel des Maléfices. »
La neuvaine d’épouvante par J. Flanders

Fiche de La neuvaine d’épouvante
Titre : La neuvaine d’épouvante
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1946
Editeur : Néo
Sommaire de La neuvaine d’épouvante
- La neuvaine d’épouvante
- La statue assassinée
- Le carrefour de la lune rousse
- La jonque noire
- Le nègre de l’ascenseur
- L’aventure espagnole
Première page de La neuvaine d’épouvante
« Le docteur Blass ôta ses lunettes, ferma l’épais atlas qui lui avait servi à donner sa leçon et dit d’une voix glacée et polie :
— Mylord, de l’avis des doctes médecins de la faculté de Londres, nous suspendrons nos leçons pendant trois semaines. Vous êtes, paraît-il, fatigué et trop faible pour étudier l’histoire d’Angleterre, la géographie, le grec, le latin, l’allemand, la physique, l’astronomie et les autres branches, que je vous enseigne avec un succès que j’estime discutable.
Les doctes gens de Londres vous astreignent à un repos, qu’en mon for intérieur, je nomme des vacances superflues et déplorables. »
Extrait de : John Flanders. « La Neuvaine d’Epouvante. »
La nef des bourreaux par J. Flanders

Fiche de La nef des bourreaux
Titre : La nef des bourreaux
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1987
Traduction : P. & R. Depaux
Editeur : Néo
Sommaire de La nef des bourreaux
- La nef des bourreaux
- Le marais noir
- Le fantôme vert
- Le trésor de la crypte
Première page de La nef des bourreaux
« Wapping, un des faubourgs portuaires les plus pauvres de Londres, situé entre le Towerbridge et Limehouse, venait de subir un véritable déluge. Depuis des jours et des jours, une pluie torrentielle tombait sans arrêt, transformant rues et ruelles en rivières boueuses, fouettant les toits, débordant des gouttières, jaillissant des conduites d’eau fêlées, inondant les masures. Et, comme si cela ne suffisait pas, les ménagères, plus remuantes que jamais, jetaient force seaux et cuvettes d’eau sale dans les rues, par n’importe quelle ouverture. Aussi, toutes les portes et fenêtres ressemblaient-elles aux sabords des navires qui, par gros temps, évacuent l’eau des ponts en haute mer.
Où qu’ils vivent, les hommes se plaignent volontiers d’être traqués par la mauvaise fortune. Sauf à Wapping, où elle était quotidienne. »
Extrait de : John Flanders. « La nef des bourreaux. »
La malédiction de Machrood par J. Flanders

Fiche de La malédiction de Machrood
Titre : La malédiction de Machrood
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1946
Traduction : P. & R. Depaux, J. Finné
Editeur : Néo
Sommaire de La malédiction de Machrood
- La malédiction de Machrood
- Le comte Masconti
- Les célébrités de Tudor Street
- Le petit homme de la lune
- Schola Salernitana
- La nuit de Belleville
- Le poignard d’or
- La rose terrifiante
- Le crapaud
- L’herbe qui égare
- L’ange noir
- Les collines rouges
Première page de La malédiction de Machrood
« Ingerham est une charmante petite ville que traverse la Pantey, une modeste rivière parfois désignée comme canal sur certaines cartes hydrographiques de l’Angleterre. Un petit pont l’enjambe, un pont half-penny, ce qui veut dire que pour le franchir il faut payer un droit de péage d’un demi-penny à Oliver Trush, le pontonnier.
Le jour où commence cette histoire, Trush rêvassait mélancoliquement au bord de l’eau, ce qui lui arrivait souvent.
Il se faisait du souci, car les affaires étaient loin d’être brillantes. Deux shillings, pas un farthing de plus, voilà toute la recette qu’il pourrait remettre à la maison communale. Il voyait déjà en pensée la mine méprisante de Samuel Prior, le greffier communal. »
Extrait de : John Flanders. « La malédiction de Machrood. »
La griffe du diable par J. Flanders

Fiche de La griffe du diable
Titre : La griffe du diable
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1966
Traduction : M. Grayn
Editeur : AELP
Sommaire de La griffe du diable
- La malédiction du manoir
- L’automate
- Le miroir vénitien
- La dernière peste de Bergame
- Le mystère de l’île Creyratt
- Les contes de ma mère l’oye
- Brouillard et compagnie
- Le fils de Manué
- Le monstre des abîmes
- Une île dans le ciel
- Le diable de cire
- L’ange noir
- La griffe du diable
Première page de La malédiction du manoir
« Les vieux Londoniens qui veulent poliment vous envoyer au diable disent :
— Allez à Bermondsey !
Avec une partie de la population du Kent, du Surrey et du Middlesex, les petites gens de Bermondsey forment la classe béotienne de Londres. Une grande facilité à se résigner les caractérise.
— Nous ne sommes pas très malins, mais vous devez nous accepter comme ça, déclarent-ils avec un sourire tel qu’on ne peut que leur pardonner leur manque d’esprit.
Horace Hyslop était, lui aussi, un pauvre imbécile. Non seulement parce qu’il était né dans ce quartier, qu’il y habitait et pensait bien y décéder, mais surtout parce qu’il était resté un célibataire endurci. Et ce, malgré les blondes aux yeux bleus de Bermondsey, filles qui sans doute ne brillaient pas non plus par leur intelligence, mais qui étaient pourtant jolies. »
Extrait de : John Flanders. « La griffe du Diable. »
La gerbe noire par J. Ray

Fiche de La gerbe noire
Titre : La gerbe noire
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1947
Editeur : Néo
Sommaire de La gerbe noire
- Le veilleur de la mort par A. Bierce
- Le docteur Saul Ascher par H. Heine
- Le blanc et le noir par Erckmann-Chatrian
- Le rail sanglant par M. Renard
- Le chat rouge par F. Parn
- La chambre noire par Apfel et Laun
- Sur la lande de Tappington par T. Incolsby
- Documents d’épouvante par C. Crowe
- La ruelle ténébreuse par J. Ray
- 15.12.38. par T. Owen
- Iblis, ou la rencontre avec le mauvais ange par A. Sauton
- La vieille au fichu vert par G. Vigoureux
- Trois… pour faire un choix par A. Denouwe
Première page de La ruelle ténébreuse
« Sur un quai de Rotterdam, les whinch péchaient hors des cales d’un cargo des ballots pressés de vieux papiers ; le vent les hérissait de banderilles multicolores, quand, tout à coup, l’un d’eux éclata comme une futaille dans la flamme.
Les dockers, en hâtifs coups de pelle, endiguèrent l’avalanche frémissante, mais une grande partie en fut abandonnée à la joie des petits enfants juifs, qui glanent l’éternel automne des ports.
Il y avait là de belles gravures Pearsons, coupées en deux par ordre de douane ; des liasses vertes et roses d’actions et d’obligations, derniers frissons de retentissantes banqueroutes ; de pauvres livres dont les pages étaient restées jointes comme des mains désespérées, et ma canne fourrageait dans cet immense résidu de la pensée, où ne vivait plus ni honte ni espérance. »
Extrait de : Jean Ray. « La gerbe noire. »
La croisière des ombres par J. Ray

Fiche de La croisière des ombres
Titre : La croisière des ombres
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1932
Editeur : Néo
Première page de La croisière des ombres
« Ecoutez, derrière la puérile barrière de la vitre, noire comme du sang caillé, toute l’apothéose des bruits méchants de la tempête.
Elle est accourue de loin, du fond des mers haineuses.
Elle a dérobé aux rivages maudits, où pourrissent les phoques crevés de gale, les relents du mal noir et de la mort.
Elle a bué, honni, cinq cents agonies pour assiéger notre pauvre cabaret, où le whisky est aigre et le rhum épais.
C’est un enfant fort vilain qui dévaste un parc de roses, pour taquiner une coccinelle, et la voici qui flagelle notre bicoque avec ses nageoires de raie géante.
— Pourquoi, dit Holmer, faut-il mettre autour de chaque histoire terrible, une nuit noire et un orage affreux ? C’est de l’artifice. »
Extrait de : Jean Ray. « La croisière des ombres. »
La cité de l’indicible peur par J. Ray

Fiche de La cité de l’indicible peur
Titre : La cité de l’indicible peur
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1943
Editeur : Marabout
Première page de La cité de l’indicible peur
« Sidney Terence Triggs ne fut jamais un policier.
Son père, Thomas Triggs, qui fut de son vivant garde-chasse sur les domaines de Sir Broody, le destina, dans ses rêves de gloire paternels, à la noble carrière des armes.
À Aldershot, on conserva de Sidney Terence Triggs le souvenir d’un garçon serviable, très doux et soumis aux brimades comme pas un, en dépit de sa puissante carrure et de sa considérable vigueur physique. Il n’y conquit aucun grade et, à ce qu’il paraît, n’en sollicita jamais.
Il fit partie des Rochester Guards ; mais le colonel Arrow, une grosse bourrique conservée dans le whisky, ne l’aimait pas et lui rendit l’existence pénible.
La protection de Sir Broody lui valut, à la fin de son engagement volontaire, une place dans la police métropolitaine. »
Extrait de : Jean Ray. « La Cité de l’Indicible Peur. »