Étiquette : livre
Les portes de la création par P. J. Farmer

Fiche de Les portes de la création
Titre : Les portes de la création (Tome 2 sur 7 – Saga des Hommes Dieux)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1966
Traduction : G. Abadia
Editeur : Presses Pocket
Première page de Les portes de la création
« JADIS, il y avait de cela des milliers d’années, les Seigneurs avaient eu recours à l’électronique, l’hypnotisme et la psychopharmacologie pour s’affranchir des servitudes du sommeil. Jour et nuit, mois après mois, ils gardaient une forme physique absolue, un regard éternellement frais. Jusqu’au jour où leur psychisme s’était effondré. Hallucinations, fureurs démentielles, angoisses irraisonnées les avaient assaillis. Certains avaient à jamais sombré dans la folie. D’autres avaient dû être supprimés ou emprisonnés.
C’est alors que les Seigneurs s’étaient aperçu que même eux, les faiseurs d’univers, possesseurs d’une science qui leur conférait presque le statut de dieux, avaient besoin du rêve. Leur inconscient, faute de pouvoir communiquer pendant le sommeil avec leur conscient, s’était rebellé. Son arme était la folie.
C’est pourquoi maintenant tous les Seigneurs dormaient et faisaient des rêves. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Les portes de la création – Saga des Hommes Dieux. »
Le faiseur d’univers par P. J. Farmer

Fiche de Le faiseur d’univers
Titre : Le faiseur d’univers (Tome 1 sur 7 – Saga des Hommes Dieux)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1965
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Presses Pocket
Première page de Le faiseur d’univers
« PLAINTIF, l’appel fantomatique d’une trompe s’éleva de l’autre côté de la double porte. Sept notes faibles et lointaines, épanchement ectoplasmique d’un spectre d’argent, eût-on dit, si le son pouvait être la matière dont sont faites les ombres.
Robert Wolff savait qu’il était impossible qu’il y eût une trompe ou quelqu’un pour souffler dans une trompe derrière les portes coulissantes. Une minute auparavant, il avait jeté un coup d’œil à l’intérieur du cagibi et il n’y avait rien vu de particulier hormis un plancher de ciment, des murs de plâtre, des tringles et des patères, une étagère et une ampoule électrique.
Pourtant, l’appel de la trompe lui avait paru assourdi, comme s’il venait de par-delà la frontière même du monde. Comme il était seul, personne ne pouvait lui confirmer la réalité matérielle de cette fanfare dont il savait qu’elle ne pouvait être qu’imaginaire. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le Faiseur d’Univers – Saga des Hommes Dieux. »
Une porte sur ailleurs par Jan de Fast

Fiche de Une porte sur ailleurs
Titre : Une porte sur ailleurs
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de Une porte sur ailleurs
« Il s’écoula une bonne demi-heure avant qu’Amory reprenne péniblement conscience et se persuade qu’il appartenait toujours au monde des vivants ; la première fois où il avait tenté de soulever ses paupières une douleur si aiguë avait traversé son crâne qu’il était retombé dans un semi-coma jusqu’à ce que les ondes térébrantes s’apaisent peu à peu. Maintenant la souffrance était devenue supportable, l’étau se desserrait, il pouvait ouvrir les yeux et contempler d’un regard encore brouillé le cadre peu hospitalier au sein duquel il se retrouvait. Il était allongé sur le sol boueux au pied d’un chêne massif et, juste au-dessus de lui, une trouée dans la ramure secouée par un vent rageur laissait voir un pan de ciel obscurci par de lourds nuages noirs échevelés sous le fouet de la bourrasque, vision dantesque que les dernières lueurs du crépuscule rendaient encore plus lugubre. »
Extrait de : Jan de Fast. « Une porte sur ailleurs. »
Un pas de trop vers les étoiles par Jan de Fast

Fiche de Un pas de trop vers les étoiles
Titre : Un pas de trop vers les étoiles
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de Un pas de trop vers les étoiles
« Parmi les problèmes qu’Alona devait résoudre dès le début, il y avait en tête de liste celui de l’argent, ces indispensables billets multicolores ou disques de métal gravé sans lesquels il est impossible de vivre en ce bas monde et qui, pour l’instant, lui faisaient totalement défaut. Pourtant elle allait en avoir immédiatement besoin car si, jusque-là, elle avait pu se contenter de marcher à pied depuis la clairière déserte en suivant les sentiers forestiers et en retirant ses fines chaussures pour ne pas les abîmer dans la traversée des prés humides de la rosée de l’aube, la petite agglomération de villas et d’immeubles collectifs où elle pénétrait maintenant était encore bien loin de la capitale, à trente kilomètres au moins. La jeune femme savait qu’il y avait là une gare desservie par des trains de banlieue nombreux à cette heure où la majeure partie de la population affluait vers les bureaux et les ateliers de la ville pour s’y enfermer jusqu’au soir, mais elle savait aussi qu’il fallait payer pour prendre place dans ces wagons. »
Extrait de : Jan de Fast. « Un pas de trop vers les étoiles. »
Plus belle sera l’aurore par Jan de Fast

Fiche de Plus belle sera l’aurore
Titre : Plus belle sera l’aurore
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir
Première page de Plus belle sera l’aurore
« Stréhor était seul dans le poste central de navigation quand la première anomalie se manifesta. La nef venait à peine d’achever sa dernière réintégration dimensionnelle, les étoiles s’étaient à nouveau condensées dans l’écran ; il ne restait plus qu’à déterminer les coordonnées de position, l’ordinateur se chargerait du reste. C’est alors que le pilote constata avec une vive surprise que la planète où il devait atterrir s’était dessinée hors du collimateur central et beaucoup plus loin qu’elle ne l’aurait dû ; au lieu de se conformer à sa programmation et d’émerger à cinq rayons de distance, le vaisseau avait dépassé le but d’au moins vingt fois cette valeur. Il se trouvait même au-delà de l’orbite du troisième satellite naturel !… »
Extrait de : Jan de Fast. « Plus belle sera l’aurore. »
Pas de berceau pour les Ushas par Jan de Fast

Fiche de Pas de berceau pour les Ushas
Titre : Pas de berceau pour les Ushas
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir
Première page de Pas de berceau pour les Ushas
« Accoudé à la balustrade de la terrasse terminale, Dhyân contemplait le vertigineux panorama de la mégalopole au cœur de laquelle se dressait le luxueux hôtel Shramo. Il s’en fallait de beaucoup que ce soit la première fois qu’il se trouve dans une cité d’une pareille importance – quarante millions d’habitants – mais, comme toujours, le spectacle de cette fourmilière démentielle lui était physiquement et mentalement pénible, presque douloureux. Et bien que son visage demeurât impassible et même souriant, il devait faire un effort incessant pour fermer son esprit au déferlement qui l’assaillait de toute part. A elle seule, la vue était déjà bien suffisante de ces myriades d’êtres humains emplissant les avenues et de ces dizaines de milliers de véhicules aériens emportés dans leur carrousel insensé à tous les niveaux de la troposphère. »
Extrait de : Jan de Fast. « Pas De Berceau Pour Les Ushas. »
Par le temps qui court … par Jan de Fast

Fiche de Par le temps qui court …
Titre : Par le temps qui court …
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de Par le temps qui court …
« Dans n’importe quelle flotte spatiale de la Galaxie, la mission habituelle d’une hypernef légère de chasse et torpillage consiste à protéger les convois, couvrir les escadres de combat ou attaquer les objectifs isolés, mais rarement à s’aventurer loin en profondeur et seule dans le secteur ennemi – en « enfant perdu ». Si Ndilr avait programmé sa route pour émerger dans l’espace réel à moins de trois parsecs de Psi Eridani, ce n’était pas seulement parce que l’esprit de l’aventure primait chez lui celui de la discipline, mais surtout à cause de Mruzgh, ce blanc-bec de correspondant de guerre dont l’Etat-Major s’était débarrassé en le lui confiant. »
Extrait de : Jan de Fast. « Par le temps qui court… »
Les esclaves de Thô par Jan de Fast

Fiche de Les esclaves de Thô
Titre : Les esclaves de Thô
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les esclaves de Thô
« Toute société est cloisonnée en castes professionnelles, toute caste est compartimentée en niveaux hiérarchiques, tel est l’axiome fondamental de l’éthologie, aucune théorie idéaliste n’y changera jamais rien. Cependant il peut arriver que cet immuable ascendant – ou descendant, au choix – des privilèges vienne à être intersecté par l’imprévisible parabole du hasard et la loi cessera de s’appliquer ; celui qui sera sauvé ne sera pas obligatoirement celui qui est en haut de l’échelle. »
Extrait de : Jan de Fast. « Les Esclaves De Thô. »
Le salut de l’Empire Shekara par Jan de Fast

Fiche de Le salut de l’Empire Shekara
Titre : Le salut de l’Empire Shekara
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le salut de l’Empire Shekara
« Avec une épuisante lenteur, les paupières d’Andor se soulevèrent, d’indistinctes blancheurs flottantes atteignirent ses rétines, simples sensations visuelles dépourvues de signification mais qui, peu à peu, devenaient perceptions, construisaient en dehors de lui le monde extérieur, se précisaient. Des murs très clairs, un plafond, une fenêtre inondée d’un soleil trop vif dont la lumière était presque douloureuse au sortir de ce noir absolu. Un lit étroit et dur, sur lequel il était couché… Une brève souffrance lancinante surgit dans son crâne, s’apaisa presque aussitôt. Il leva lentement une main, palpa un épais pansement en casque puis, comme si cette découverte achevait de réveiller ses sens engourdis, la faible odeur de formol qui traînait dans l’air s’imposa, cristallisa le retour à la conscience. Un hôpital… »
Extrait de : Jan de Fast. « Le salut de l’empire Shekara. »
Le fils de l’étoile par Jan de Fast

Fiche de Le fils de l’étoile
Titre : Le fils de l’étoile
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le fils de l’étoile
« Depuis combien d’heures durait cette nuit atroce et qui semblait ne jamais devoir finir ? Danill avait perdu toute notion de temps ; il n’était plus qu’un automate mû par une seule volonté désespérée : fuir, toujours plus loin, toujours en avant, échapper à l’étreinte étouffante de la noire forêt qui l’enserrait de toute part. Courir en trébuchant sur les cailloux et les racines jusqu’à ce que ses jambes se dérobent sous lui, marcher plus posément pour calmer les battements forcenés de son cœur et adoucir la brûlure qui incendiait ses poumons surmenés ; courir de nouveau… »
Extrait de : Jan de Fast. « Le fils de l’étoile. »