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… Ceci est mon sang par Philippe Ward

Fiche de … Ceci est mon sang
Titre : … Ceci est mon sang (Tome 1 sur 6 – Radu Dracula)
Auteur : Philippe Ward
Date de parution : 2011
Editeur : Rivière blanche
Première page de … Ceci est mon sang
« Vous connaissez la Roumanie ? Ce pays vous inspire de nombreux clichés sans doute… Le joug soviétique pendant des dizaines d’années après la Seconde Guerre mondiale et maintenant une population qui découvre tout de l’Union Européenne que le pays vient de rejoindre économiquement et politiquement. Et puis les Roms de Bucarest qui répandent leur mendicité à travers le monde, sans oublier la fin tragique bien que logique des Ceaucescu qui fut hypermédiatisée sur toutes les télévisions ou radios du monde. Il est impossible de parler de la Roumanie sans avoir à aborder les thèmes sombres de son histoire millénaire. Et je ne vous ai pas – encore – parlé du célébrissime Comte Dracula, qui est sans doute le plus connu des Roumains à travers le monde. Un nom qui a traversé les océans, les mers, que l’on trouve dans toutes les médiathèques. Un nom qui est devenu au fil des années universel grâce aux livres et surtout au cinéma. Mais un nom qui a aussi été galvaudé par les divers auteurs ou réalisateurs. »
Extrait de : P. Ward. « Radu Dracula – …Ceci est mon sang. »
La fontaine de jouvence par Philippe Ward

Fiche de La fontaine de jouvence
Titre : La fontaine de jouvence
Auteur : Philippe Ward
Date de parution : 2004
Editeur : Rivière blanche
Première page de La fontaine de jouvence
« L’air vibrait sous l’action de la chaleur humide. Un air de reggae sortait des deux immenses haut-parleurs disposés de chaque côté du bar où somnolait le préposé au cocktail. Gilles de Grandin ferma la porte de son bungalow et emprunta l’allée ombragée. Déjà la chaleur collait sa chemise sur sa peau. Il s’était installé depuis deux jours, dans cet hôtel de la station balnéaire de Ochos Rios : « les Huit Rivières » sur la côte Nord de la Jamaïque, un paradis touristique qui contrastait avec la misère qui régnait dans les ghettos de Kingston.
Gilles jeta un coup d’œil rapide aux magnifiques cascades en paliers successifs qui jaillissaient d’une hauteur de 200 mètres pour éclabousser les touristes. Un peu plus loin, il longea l’océan sans lui jeter le moindre regard. Aujourd’hui les plages de sable blond n’intéressaient pas du tout Gilles, même si elles étaient tentantes pour un adepte du naturisme comme lui. A l’heure actuelle, d’autres préoccupations l’empêchaient d’apprécier ce paradis du farniente. »
Extrait de : P. Ward. « La fontaine de jouvence. »
Artahe le Dieu-Ours par Philippe Ward

Fiche de Artahe le dieu ours
Titre : Artahe le Dieu-Ours
Auteur : Philippe Ward
Date de parution : 2018
Editeur : Cairn
Première page de Artahe le dieu ours
« La douleur submergea Zoâra ; la souffrance apparut sur son visage recouvert de crasse. Ses mains ne quittaient pas son ventre, percevant la vie qui ne demandait qu’à sortir. Elle se sentait si seule dans cette grotte éclairée par cinq torches de térébinthe disposées en forme de cercle, attendant avec impatience ceux qui à l’extérieur – elle en était sûre – vengeaient sa tribu.
Un bruit lointain se transforma en grondement et résonna entre les parois décorées de peintures. Un sourire naquit sur ses lèvres, masquant un court instant la douleur.
Une vieille femme surgit à l’entrée de la galerie, suivie de près par un ours gigantesque. En arrivant dans la salle, l’animal poussa un nouveau grognement qui montra une rangée de dents aussi grosses qu’un doigt humain. La fourrure noire était rougie par le sang des hommes et des femmes de la tribu ennemie. Elle sut que son dieu ne les avait pas abandonnés et qu’il serait à ses côtés lorsque l’enfant sortirait de son ventre. »
Extrait de : Philippe Ward. « Artahe le Dieu-ours. »
Mascarades par Philippe Ward

Fiche de Mascarades
Titre : Mascarades
Auteur : Philippe Ward
Date de parution : 2009
Editeur : Aïtamatxi Editions
Première page de Mascarades
« UN VENT GLACIAL SE LEVA SUR LE GOLFE DE GASCOGNE et chassa vers l’intérieur des terres les lourds nuages blancs venus de l’Atlantique. Un faible rayon de soleil apparut, ranimant la vie dans la ville espagnole d’Irun, proche de la frontière française. En ce début d’après-midi de novembre 2008, les grosses vestes sortaient des placards.
Enrique Muneta, lui aussi, avait mis son uniforme d’hiver. Agent de l’Ertzaintza, la police autonome basque, il patrouillait l’œil aux aguets. L’Ertzaintza était devenue le symbole le plus frappant de l’indépendance administrative d’une partie du Pays Basque Sud. »
Extrait de : P. Ward. « Mascarades. »
Le chant de Montségur par Sylvie Miller et Philippe Ward

Fiche de Le chant de Montségur
Titre : Le chant de Montségur
Auteur : Sylvie Miller et Philippe Ward
Date de parution : 1998
Editeur : CyLibris
Première page de Le chant de Montségur
« Comme une mélopée triste et envoûtante, la musique montait de la guitare pour imprégner l’espace confiné du studio. Des harmoniques subtils, mélange de folk et de tradition occitane, avec un tempo lent, presque lourd.
Les doigts du musicien volaient sur les cordes. Trois accords mineurs enchaînés pour le refrain. Des arpèges sur la mélodie du couplet. Puis ce fut la fin de la partie instrumentale. Toute la détresse du chanteur jaillit alors de sa voix rocailleuse, qui interpréta une dernière fois le refrain avant de mourir dans un dernier souffle, en même temps que se taisaient les notes.
La bande magnétique continua de tourner sans qu’aucun son ne sorte des quatre enceintes placées dans chaque coin de la pièce. Peire Aicart resta immobile quelques secondes, la tête penchée en arrière, les yeux fermés. »
Extrait de : Sylvie Miller et Philippe Ward. « Le chant de Montségur. »
Dimension Latino par S. Miller

Fiche de Dimension Latino
Titre : Dimension Latino
Auteur : Sylvie Miller
Date de parution : 2007
Editeur : Rivière blanche
Sommaire de Dimension Latino
- Argentine
- Timbouctou par C. Gardini
- Nous et les nôtres par M. M. Otaño
- Chili
- Reflets par P. Castro
- Exerion par P. Castro
- Comme des poissons dans la nasse par R. Jurri
- Le clown de porcelaine par L. Saavedra
- Colombie
- Exercices filmiques par A. M. Vélez
- Mexique
- Le secret par R. L. Moreno
- Décombres par G. T. Muñoz
- Notre Jerry Garcia par G. T. Muñoz
- Cuba
- L’impératrice par V. Hernández
- Les interférences par Yoss
- Apolvenusia par Yoss
- Kaishaku par Yoss
Première page de Timbouctou
« Les voix parlaient.
Sam bavait dans un coin, s’essuyant avec le bras. Il avait un trou noir dans la tête. Le monde n’était qu’une ébauche. Les images du téléviseur allumé se reflétaient sur la manche mouillée de sa chemise.
Les voix résonnaient dans le trou de sa tête.
Timbouctou, chantaient-elles, et Sam retournait mentalement vers le quartier où rôdaient les vétérans de mille guerres psychiques.
Timbouctou, paradis des parias, avec ses drogués vomissant dans des rues humides, ses hémorragies de néons palpitant sur des murs sales, ses chapelets de bouteilles brisées sur les trottoirs défoncés, sa musique schizoïde néo-tango et le vacarme de ses jeux électroniques.
Le tonitruant, pensa Sam.
Quelqu’un lui avait expliqué ce mot, mais lorsqu’il essayait d’en retrouver la signification, il ressentait une pointe de douleur et préférait donc l’oublier. »
Extrait de : Sylvie Miller. « Dimension Latino. »
Satinka par S. Miller

Fiche de Satinka
Titre : Satinka
Auteur : Sylvie Miller
Date de parution : 2017
Editeur : Critic
Première page de Satinka
« Ce soir, plus de deux cents ans après qu’une ancienne colonie a gagné le droit de déterminer sa propre destinée, le renforcement de notre union progresse. Il progresse grâce à vous. Il progresse parce que vous avez réaffirmé l’esprit qui a triomphé de la guerre et de la dépression, l’esprit qui a permis à ce pays de quitter les tréfonds du désespoir pour rejoindre les sommets de l’espérance, la croyance dans le fait que si chacun d’entre nous poursuit son propre rêve, nous sommes la famille américaine, nous triomphons ou nous chutons ensemble, comme une seule nation, comme un seul peuple. Ce soir, avec cette élection, vous tous, le peuple américain, nous avez rappelé que si notre route a été dure, si le trajet a été long, nous nous sommes ressaisis, nous avons lutté pour remonter la pente et nous savons, au fond de nos cœurs, que pour les États-Unis d’Amérique, le meilleur est à venir. »
Extrait de : Sylvie Miller. « Satinka. »
Noir duo par Sylvie Miller et Philippe Ward

Fiche de Noir duo
Titre : Noir duo
Auteur : Sylvie Miller et Philippe Ward
Date de parution : 2019
Editeur : ActuSF
Sommaire de Noir duo
- Le mur
- Un choix réfléchi
- Martha
- Le survivant
- L’ombre
- Les chemins de l’esprit
- Un futur inimitable
- Les vignes du seigneur
- Ventres d’airain
- Le fils de l’eau
- Mau
- Prorata temporis
- Tout s’achète et tout se vend
- After midnight
- Lettre d’un futur amer
- Pas de pitié pour les pachas
Première page de Le mur
« Tu n’y arriveras pas !
La phrase la frappa de plein fouet, l’obligeant à fermer les yeux. Sa main droite se mit à trembler. Le stylo dessina des arabesques sur le relevé bancaire qu’elle essayait de pointer sans grand résultat depuis cinq minutes.
Tu n’y arriveras pas !
Cette phrase assénée trois ans auparavant par son ex-mari à la sortie du palais de justice après la prononciation du divorce ne la quittait pas. Trois années de galère, à tenir pour lui montrer qu’elle y arriverait. Et son obstination avait payé, au prix de nombreux sacrifices. Son compte était dans le rouge, sa maison et sa vie affective désespérément vides, l’ambiance déplorable sur son lieu de travail, mais elle tenait bon. Les difficultés, affectives ou matérielles, n’avaient pas encore réussi à la faire craquer. »
Extrait de : Sylvie Miller et Philippe Ward. « Noir Duo. »
Trahison en terres celtes par Sylvie Miller et Philippe Ward

Fiche de Trahison en terres celtes
Titre : Trahison en terres celtes (Tome 5 sur 5 – Lasser)
Auteur : Sylvie Miller et Philippe Ward
Date de parution : 2019
Editeur : Critic
Première page de Trahison en terres celtes
« J’étais tranquillement accoudé au bar du Sheramon devant un verre de mon whisky favori lorsque la porte du bar s’est ouverte. Je me suis raidi, l’oreille aux aguets, mais les pachas ont poursuivi leurs conversations. Ce n’était pas pour moi, apparemment.
Pourtant, quelques secondes plus tard, une voix que je connaissais bien a déclaré, dans mon dos :
— Lasser, j’ai besoin de toi.
Lorsque je me suis retourné, mon ami Gabian se tenait debout, la mine défaite. Il avait toujours son air de vieux pirate avec ses cheveux hirsutes, sa peau tannée et son visage barré d’une balafre sur la joue gauche. Gabian, c’était le marin qui m’avait transporté jusqu’en Égypte au moment où j’avais quitté la Gaule pour fuir une situation délicate. »
Extrait de : Sylvie Miller et Philippe Ward. « Trahisons en terres celtes – Lasser. »
