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L’ère des biocybs par Jimmy Guieu

Fiche de L’ère des biocybs

Titre : L’ère des biocybs
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1960
Editeur : Plon

Première page de L’ère des biocybs

« Des joues mangées par une barbe de huit jours, son vieux chapeau crasseux mis de travers, le clochard s’était assis au pied d’une borne kilométrique de la Nationale 13 qui traverse la magnifique forêt de Saint-Germain. En bras de chemise, la besace posée entre ses jambes, il avait décidé de s’accorder une heure de repos. Cette première nuit de juillet était étouffante et le père Benoît se demandait si, tout compte fait, il n’aurait pas intérêt à faire un somme jusqu’à onze heures du soir. La distance était encore longue jusqu’à Paris et peut-être aurait-il la chance d’apitoyer un routier ?
En vieil habitué de la cloche, le père Benoît n’ignorait pas que les chauffeurs de camions sont parfois mieux disposés, à l’égard des autostoppeurs de son espèce, vers le milieu de la nuit, à l’heure où le sommeil commence à se manifester et où il est bon, alors, d’avoir à ses côtés un compagnon avec qui parler pour tromper la fatigue.
Le clochard sortit de sa besace un litre de vin, planta son canif dans une miche de pain et, en guise d’apéritif, porta à sa bouche le goulot de la bouteille. »

Extrait de : J. Guieu. « L’ère des Biocybs. »

L’arche du temps par Jimmy Guieu

Fiche de L’arche du temps

Titre : L’arche du temps
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1970
Editeur : Vaugirard

Première page de L’arche du temps

« Rob n’avait que vingt ans, mais il passait déjà pour l’un des meilleurs chasseurs de la tribu des hommes de la rivière. D’une robustesse peu commune, il s’était maintes fois mesuré avec les aînés de son village, au cours des luttes organisées à la nouvelle lune et, très souvent, les ovations du clan avaient marqué son triomphe ; aussi bien, son surnom de Rob le Fort était-il mérité.
Pour l’heure, Rob ne songeait guère à ses exploits passés. A l’affût dans les hautes herbes qui dominaient la source, assez loin du village, son javelot solidement en main, il épiait, silencieux, l’approche du gibier. Ses longs cheveux blonds rejetés en arrière, un genou à terre, son dos musculeux légèrement voûté par sa position d’attente, il commençait à sentir sur sa peau bronzée les premiers rayons du soleil. »

Extrait de : J. Guieu. « L’arche du temps. »

E.B.E. 1 & E. B. E. 2 par Jimmy Guieu

Fiche de E.B.E. 1 & E. B. E. 2

Titre : E.B.E. 1 & E. B. E. 2
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 2000
Editeur : Vauvenargues

Sommaire de E.B.E. 1 & E. B. E. 2

  • Extraterrestrial Biological Entity 1 – Alerte rouge
  • Extraterrestrial Biological Entity 2 – L’entité noire d’Andamooka

Première page de E. B. E. 1 – Alerte rouge

« Au volant de son break Wagoneer soigneusement entretenu — acquis d’ailleurs un an
plus tôt seulement —, Jos Buckley, la trentaine, les yeux protégés par ses Sunbeam, chemise Lacoste blanche et pantalon de gabardine bleu pétrole, fredonnait en conduisant. A ses côtés, Rhonda, son épouse à la chevelure auburn, en bermuda bariolé et tunique courte canari, consultait sur ses genoux la Rand McNally de l’Etat du Nouveau-Mexique.
A l’arrière, tête contre tête, penchées sur les épaules de leurs parents, Linda, six ans, et sa sœur Victoria, de deux ans son aînée, suivaient des yeux l’index de leur mère se promenant sur le tracé vert de l’Interstate 25.
— Pousse-toi, tu me tiens chaud !
— Laisse-moi, Vicky, je veux voir la carte ! protesta Linda. »

Extrait de : J. Guieu. « E.B.E – I & II. »

Demain l’apocalypse par Jimmy Guieu

Fiche de Demain l’apocalypse

Titre : Demain l’apocalypse
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1969
Editeur : Vaugirard

Première page de Demain l’apocalypse

« La Californie ?
Une atmosphère d’étuve ! Telle fut l’impression de Raymond Dorval en sortant du studio à air conditionné qu’il avait loué la veille au Verdugo Motel. Ce mois de juillet était torride à Los Angeles et le motel au pied des Verdugos Mountains, offrait à ses hôtes une agréable fraîcheur, à défaut de leur procurer l’air des cimes !
A une trentaine de kilomètres du cœur de l’immense cité californienne, ces montagnes — peu élevées, il faut bien le dire — avec leurs pentes plantées de pins, de mimosas, d’acacias et d’eucalyptus, constituaient pour le touriste un agréable lieu de promenade.
Mais pour les cent vingt congressistes venus de tous les coins du monde en ce district de Los Angeles, il n’était pas question de tourisme, mais bien plutôt de travail, ainsi que
l’annonçait la large banderole déployée à l’entrée des jardins du motel : International U.F.O’s Groups Convention « Convention Internationale des Groupes d’Etude des
Objets Volants Non Identifiés ». »

Extrait de : J. Guieu. « Demain l’apocalypse. »

Créatures des neiges par Jimmy Guieu

Fiche de Créatures des neiges

Titre : Créatures des neiges
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1957
Editeur : Plon

Première page de Créatures des neiges

« Le professeur Howard Laker, l’éminent géophysicien attaché au California Institute of Technology, s’agitait en tambourinant de ses doigts sur le bureau sans quitter des yeux la lettre dont il venait de prendre connaissance.
Laimon Brown, son collaborateur âgé d’une trentaine d’années seulement mais promis déjà à un brillant avenir ainsi que le laissaient augurer ses récents travaux sur le magnétisme terrestre conservait le silence. Confortablement installé dans un fauteuil de cuir fauve, il observait le géophysicien, de vingt ans son aîné mais qui était pour lui moins un maître qu’un ami. Cinq années d’étroite collaboration avaient en effet scellé entre eux une solide amitié.
En dépit de leur dissemblance, tant au moral qu’au physique, ces deux hommes s’entendaient à merveille. Le professeur Laker, petit, replet, le visage rougeaud, imberbe, offrait une physionomie poupine que démentait souvent un caractère volontiers bougon. »

Extrait de : J. Guieu. « Créatures des neiges. »

Convulsions solaires par Jimmy Guieu

Fiche de Convulsions solaires

Titre : Convulsions solaires
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1958
Editeur : Plon

Première page de Convulsions solaires

« Incrédule, Daniel Burke se frotta les paupières puis replaça vivement son œil droit à l’oculaire du télescope après avoir vérifié sur le petit écran de contrôle les données fournies par le spectroscope à vision directe.
Premier assistant du professeur Albert Cutter, le directeur de l’observatoire Lowell, à Flagstaff, Arizona, Burke, de par ses récents travaux portant sur le mécanisme des étoiles doubles, avait rapidement acquis une notoriété dans les milieux astronomiques. Les spécialistes s’accordaient à voir en lui le digne successeur de son maître.
Ce chercheur, qui n’avait pas encore atteint sa trente-quatrième année, aurait plus facilement passé pour un moniteur de culture physique — dont il avait la carrure — que pour un docte savant. Rompu à nombre de sports, naturiste, amateur de camping, mais ne dédaignant pas pour autant les mondanités, à l’exclusion de tout snobisme dont il avait horreur, il savait allier à la rigueur de la discipline scientifique un dynamisme et un esprit qui l’avaient fait d’emblée adopter par ses Collègues. »

Extrait de : J. Guieu. « Convulsions Solaires. »

Contacts Ovni Cergy-Pontoise par Jimmy Guieu

Fiche de Contacts Ovni Cergy-Pontoise

Titre : Contacts Ovni Cergy-Pontoise
Auteur : Jimmy Guieu Franck Fontaine Jean-Pierre Prévost Salomon Ndiaye
Date de parution : 1980
Editeur : Presses Pocket

Première page de Contacts Ovni Cergy-Pontoise

« Ce matin de la fin novembre 1979, à l’heure du petit déjeuner, j’écoutais comme à l’accoutumée les informations sur France-Inter, avec son lot habituel de joyeusetés : inflation, débat à l’Assemblée sur l’avortement, la Chine aux Jeux Olympiques, les otages de Téhéran, lorsque le téléphone sonna : Roger-Luc Mary, auteur de la Psycho-Mutation et l’Expérience extraterrestre et chercheur parapsychologue de l’I.M.S.A., se nomma.
— Que penses-tu de l’affaire de Cergy-Pontoise ?
Quelle affaire ? France-Inter n’en avait rien dit. Il est vrai que la radio (très officielle) française boude en général — du moins au début — ce type d’information ; il faut que
l’événement délibérément passé sous silence prenne de l’ampleur pour que, enfin, l’auditeur en entende parler sur les ondes.
Radio Monte-Carlo venait d’annoncer qu’un jeune homme nommé Franck Fontaine avait été enlevé, dans sa voiture, par une sphère lumineuse, sous les yeux de deux de ses amis. »

Extrait de : J. Guieu et autres. « Contacts OVNI Cergy-Pontoise. »

Black-out sur les soucoupes volantes par Jimmy Guieu

Fiche de Black-out sur les soucoupes volantes

Titre : Black-out sur les soucoupes volantes
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1956
Editeur : Vaugirard

Première page de Black-out sur les soucoupes volantes

« A la suite de cet exergue, on serait tenté de citer le vieux proverbe arabe : « Les chacals hurlent, mais la caravane passe. » Cependant il convient, avant de poursuivre ce juste réquisitoire, de développer l’exposé des faits commencé dans mon premier ouvrage : Les Soucoupes Volantes viennent d’un autre monde. L’esprit de chapelle, le chauvinisme et la suffisance… de l’insuffisance scientifique ont fait que depuis 1947 les « soucoupes volantes » sont la cause de virulentes controverses. Et cela dans le même esprit qui caractérisait les controverses opposant les « sages » à ce « fou » qu’était Galilée lorsqu’il prétendit que la terre tournait ! Les « sages » ont donc raison : la terre ne
tourne pas. Galilée était fou. Etant de son avis — j’avoue cette hérésie —, je le suis donc moi-même !

Les fous sont étonnants dans leurs moments lucides, écrivit Casimir Delavigne. En effet, nous allons le voir tout au long de ce livre, de cette étude basée sur d’innombrables témoignages émanant de personnes raillées, critiquées, offensées même, par les « sages ».  »

Extrait de : J. Guieu. « Black-out sur les soucoupes volantes. »

L’age noir de la Terre par Jimmy Guieu

Fiche de L’age noir de la Terre

Titre : L’age noir de la Terre (Tome 2 sur 2 – Opération Ozma)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1962
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’age noir de la Terre

« L’astronef géant réduisit considérablement sa vitesse à l’approche de la Terre dont le halo atmosphérique, ponctué de formations nuageuses, tamisait les contrastes de sa surface bistre et bleue. En son milieu, l’engin de forme pyramidale était ceinturé par un énorme cercle translucide qui, lors de la décélération, prit une coloration orangée.
D’une taille légèrement inférieure à celle des Terriens, trois Xluongs occupaient les sièges pivotants du poste de pilotage. Seul leur aspect corporel autorisait une comparaison avec la morphologie humaine. Leur tête était massive, avec un crâne plat sans le moindre cheveu ni duvet ; leur faciès mongoloïde déconcertait avec ce nez proéminent, busqué ; quant à leur peau, d’une blancheur d’albâtre, elle luisait avec des reflets livides sous la lumière crue des réflecteurs alvéolaires du plafond. De longues mains aux doigts spatulés contrastaient avec leurs membres, courts et épais, laissés à découvert par leur short noir et leur jaquette grise, sans manche. »

Extrait de : J. Guieu. « L’Âge noir de la terre – Opération Ozma. »

Opération Ozma par Jimmy Guieu

Fiche de Opération Ozma

Titre : Opération Ozma (Tome 1 sur 2 – Opération Ozma)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1962
Editeur : Plon

Première page de Opération Ozma

« L’immeuble de l’Evening Star Radio and TV Broadcasting Co, surplombait de ses dix-neuf étages le parc de Soapstone Valley, près du centre de Washington. Ce parallélogramme de béton, aux innombrables baies dessinant un canevas de lumières laiteuses, s’élevait à l’angle de Connecticut Avenue et de Yuma Street et comptait parmi les « grands » édifices de la capitale fédérale américaine. En effet, à l’inverse de New York, Chicago ou San Francisco, Washington ne possède pas de véritables géants. Aussi, par cette froide soirée hivernale, la ville enneigée offrait-elle quelque (vague) ressemblance avec une métropole européenne.
Au 19e et dernier étage du building, les studios de télévision de l’Evening Star, douillettement chauffés par des climatiseurs, soigneusement isolés de la bruyante circulation de Connecticut Avenue, pouvaient se comparer à un havre de paix dont le faible ronronnement des caméras électroniques troublait à peine la quiétude. »

Extrait de : J. Guieu. « Opération Ozma. »