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Les ravisseurs de Ktan par Jimmy Guieu

Fiche de Les ravisseurs de Ktan

Titre : Les ravisseurs de Ktan (Tome 45 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 2000
Editeur : Vauvenargues

Première page de Les ravisseurs de Ktan

« La fin de l’après-midi tombait sur Sherwood Town, ville située sur Orlano, la quatrième planète du système Tchernar, connue également sous le nom de Ktan. En orbite autour du globe, le gros satellite à la clarté rosée s’empourprait dans la lumière rasante du soleil comme les joues d’une jeune fille vertueuse. Gorgées de chaleur, les terres semblaient la régurgiter, exhalant une brume scintillante qui brouillait les contours des bâtiments et la Jany River, le grand fleuve qui sinuait de l’estuaire jusqu’aux montagnes lointaines, était bien impuissant à rafraîchir l’atmosphère empoissée.
C’était l’heure où l’animation qui avait fait vibrer la ville pendant toute la journée décroissait enfin. Sherwood Town, la capitale trépidante de la colonie terrienne, s’apaisait peu à peu. La circulation des aérobulles se raréfiait. Vers l’ouest, dans la direction des quartiers chic, on apercevait une longue file de glisseurs ramenant leur propriétaire vers leur résidence. Au sud, les bus-dégravit se traînaient vers la banlieue pour y déverser les ouvriers travaillant sur les différents chantiers de construction. Depuis deux ans, en effet, la ville explosait de toutes parts. En dépit d’une surveillance accrue des permis de construire, voulue par les autorités ktaniennes et le gouverneur terrien en charge du territoire, afin de lutter contre une urbanisation sauvage, la cité proliférait, telle une étoile de mer atteinte de boulimie. »

Extrait de : J. Guieu. « Les ravisseurs de Ktan – Blade et Baker. »

Rosslyn : la crypte des templiers par Jimmy Guieu

Fiche de Rosslyn : la crypte des templiers

Titre : Rosslyn : la crypte des templiers (Tome 44 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1999
Editeur : Vauvenargues

Première page de Rosslyn : la crypte des templiers

« 5 septembre, 17 h 13, Rosslyn Chapel (11 kms au sud d’Édimbourg, Écosse).

— Shit !
Julian Bowman plongea derrière la rambarde de pierre de la galerie supérieure. Avec un rictus contrit, les lèvres pincées, le front plissé, le jeune professeur de philosophie retenait sa respiration. Jeune ? Pas tant que cela finalement, mais sa physionomie, son entrain et sa forme générale décomptaient aisément dix bonnes années à sa petite quarantaine. Face à lui, semblablement accroupi et plaqué contre le muret froid, son camarade John Ricard l’interrogeait des yeux. Un index sur les lèvres fut une réponse provisoire suffisante.
Cela faisait déjà près de trois quarts d’heure que les deux amis traînaient sur la galerie de l’orgue. Faisant mine de vaquer à différentes occupations érudites – le relevé des nombreuses statuettes et autres motifs architecturaux notamment –, ils attendaient que la chapelle de Rosslyn se vide de ses derniers visiteurs. Au cours des dernières semaines, Bowman et Ricard avaient honoré l’endroit de leur fréquentation régulière, mais discrète. Tout au moins le croyaient-ils ! Dans l’espoir de passer inaperçus, ils s’étaient présentés un jour affublés de fausses moustaches, un autre d’une barbe potiche, quand ce n’étaient pas des lunettes, une variété de chapeaux ou casquettes, un bleu d’ouvrier, et jusqu’à un costume de clergyman. Le pauvre Ricard s’était même retrouvé à deux doigts d’entendre en confession une brave mamie ! »

Extrait de : J. Guieu. « Rosslyn : la crypte des Templiers – Blade et Baker. »

Les mousquetaires de Terniog 2 par Jimmy Guieu

Fiche de Les mousquetaires de Terniog 2

Titre : Les mousquetaires de Terniog 2 (Tome 43 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1999
Editeur : Vaugirard

Première page de Les mousquetaires de Terniog 2

« Au loin une cloche résonna, lugubre. L’après-midi était lourd et poisseux. Venus de l’est, des nuages bas s’amoncelaient dans le ciel et les rayons du soleil pâle s’estompaient peu à peu, allongeant les ombres et donnant une apparence menaçante au paysage : une grande plaine, légèrement vallonnée par endroits et en partie couverte de hautes herbes ondulantes sous la brise vespérale. De part et d’autre d’un large chemin empierré, creusé de nombreuses ornières où cheminait une foule de pauvres hères bousculés par quelques cavaliers pressés, les terres étaient pourtant cultivées. Délimitée par une clôture de haies, chaque parcelle semblait gardée par une masure de boue séchée et au toit de chaume, sentinelle fidèle mais passablement fatiguée. Des paysans travaillaient dans les champs, arc-boutés à des charrues sommaires pendant que leur femme tirait sur les rênes d’animaux de labour en poussant d’étranges glapissements. Les bêtes ressemblaient d’assez près à des percherons terriens, hormis leur tête qui se rapprochait de celle des béliers, avec ses cornes enroulées sur elles-mêmes et leur mufle couvert d’un pelage blanc. »

Extrait de : J. Guieu. « Les mousquetaires de Terniog 2 – Blade et Baker. »

Sur l’aile du dragon par Jimmy Guieu

Fiche de Sur l’aile du dragon

Titre : Sur l’aile du dragon (Tome 42 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1999
Editeur : Vaugirard

Première page de Sur l’aile du dragon

« Xhyvor se tortillait depuis un bon moment sur son fauteuil. Assis devant un pupitre d’ordinateur dans le poste de pilotage du Maraudeur, il avait les yeux rivés sur l’écran où défilaient images et données concernant le système de Kloan, à la limite duquel venait de parvenir le massif astro-cargo ogival, fleuron de la flotte commerciale de la Baker & Blade Import-Export Corporation.
Comme tous les natifs de Joklun-N’Ghar, l’adolescent possédait une peau légèrement olivâtre, et ses yeux étirés vers les tempes s’illuminaient sous certains éclairages d’une étrange phosphorescence mauve. Cela faisait près d’un quart d’heure qu’il pianotait avec application sur les touches du clavier posé devant lui, laissant de temps à autre échapper un soupir de mécontentement ou de lassitude entre ses lèvres serrées. Sur l’écran situé devant lui, un astre jaune de la taille du soleil exhibait sur fond d’étoiles sa masse à la rotondité presque parfaite, que des filtres numériques permettaient de contempler durant de longues minutes sans ressentir la moindre gêne. Xhyvor se sentait surexcité à l’idée que ce système en apparence si banal se trouvait à quelques dizaines d’années-lumière à peine de Géa, le monde légendaire où Blade et Baker avaient découvert l’existence des Galactiques et l’influence qu’ils exerçaient avec plus ou moins de discrétion sur les peuples primitifs de la Voie lactée. »

Extrait de : J. Guieu. « Sur l’aile du Dragon – Blade et Baker. »

Les templiers des étoiles par Jimmy Guieu

Fiche de Les templiers des étoiles

Titre : Les templiers des étoiles (Tome 41 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 2000
Editeur : Vauvenargues

Première page de Les templiers des étoiles

« Le Maraudeur, fier astro-cargo aux armes de la Baker & Blade Import Export Co., réémergea à quelques milliards de milles d’un astre jaune qui rappelait étrangement le soleil de la Terre, la lointaine planète et port d’attache, que le puissant navire avait quittée depuis près d’un an maintenant. Sur la coque du vaisseau, lourde masse oblongue aux rondeurs chitineuses, courait un fin réseau d’étincelles bleu-vert, comme à chaque fois qu’il surgissait du subespace.
Véritable ville flottante à double pont, fleuron de la flotte commerciale de la compagnie, le Maraudeur n’en était pas moins une redoutable et gigantesque machine de guerre, conçue pour résister aux attaques d’autres navires de l’espace, capacité qui s’était maintes fois révélée fort utile depuis le temps qu’il bourlinguait à travers la Galaxie.
Un autre vaisseau galactique se matérialisa en même temps à côté de lui, engin d’une dimension beaucoup plus modeste voire carrément dérisoire en comparaison de son imposant voisin quoique d’apparence étonnante. Il ressemblait grossièrement à un papillon aux ailes rognées et dont deux longues tubulures ventrales en forme d’ogives auraient figuré les pattes. »

Extrait de : J. Guieu. « Les templiers des étoiles – Blade et Baker. »

Le miroir de Merlin par Andre Norton

Fiche de Le miroir de Merlin

Titre : Le miroir de Merlin
Auteur : Andre Norton
Date de parution : 1975
Traduction : F. Truchaud
Edition : Néo

Première page de Le miroir de Merlin

« Le phare appelait toujours depuis les entrailles de la forteresse aux parois rugueuses qu’était la caverne. Son message était plus faible maintenant. Chaque année de la planète avait demandé plus d’effort à ce mécanisme, bien que ses créateurs aient essayé de le rendre éternel. Ils pensaient avoir prévu toutes les éventualités. Et c’était le cas… mais ils avaient oublié la faiblesse inhérente à leur propre loi et la nature du monde d’où appelait le phare. Le temps avait été englouti, le temps était passé ; pourtant le phare remplissait toujours sa fonction. Au dehors de la caverne, des nations avaient surgi pour connaître la splendeur puis la décadence… les hommes avaient changé et changeaient encore. Tout ce que les constructeurs du phare avaient connu avait disparu au cours des années, détruit par l’action même de la nature. Les mers avaient déferlé sur les continents, puis s’étaient retirées, leurs vagues puissantes emportant avec elles des cités et des régions entières. Des montagnes avaient surgi ; les ruines de villes portuaires autrefois orgueilleuses avaient été soulevées et emportées vers les sommets de hautes montagnes. Des déserts remplacèrent insidieusement les champs verts. Une lune tomba du ciel et une autre la remplaça. »

Extrait de : A. Norton. « Le Miroir de Merlin. »

Le cycle de Simon Tregarth par Andre Norton

Fiche de Le cycle de Simon Tregarth

Titre : Le cycle de Simon Tregarth (Tome 1 sur 2 – Witch world)
Auteur : Andre Norton
Date de parution : 2023
Traduction : P. Mallet
Edition : Mnémos

Sommaire de Le cycle de Simon Tregarth

  • Le portail
  • L’emprise

Première page de Le portail

« La pluie barrait la rue crasseuse d’un rideau oblique. Le goût métallique de la suie décollée des murs par les trombes d’eau se déposait sur les lèvres de l’homme grand et mince qui marchait en scrutant les ruelles et les porches sur son chemin.

Simon Tregarth était sorti de la gare deux heures plus tôt. Ou était-ce trois ? Il n’avait plus besoin de se soucier du temps et n’avait pas de destination précise. Il ne se cachait plus, il n’était plus quelqu’un que l’on chasse, qui fuit ou qui se cache. Il marchait au su de tous, alerte, la tête haute, les épaules droites.

Les premiers jours, quand il ne lui restait que peu d’espoir, quand il avait utilisé toute sa ruse et toutes les méthodes qu’il connaissait pour brouiller, contrefaire et couvrir ses traces, quand sa vie était gouvernée par la tyrannie des heures et des minutes, il avait couru. Aujourd’hui, il marchait. Et il continuerait de marcher jusqu’à ce que la mort tapie sous un de ces porches ou dans une de ces ruelles se montre. Alors il périrait, mais pas sans lutter. Sa main droite, enfoncée dans la poche détrempée de son manteau, caressa son automatique : lisse et froide, l’arme se logeait dans sa paume comme le prolongement de son corps rompu à toutes les formes de combat. »

Extrait de : A. Norton. « Witch World : Le cycle de Simon Tregarth. »

L’étoile aux cent planètes par Jimmy Guieu

Fiche de L’étoile aux cent planètes

Titre : L’étoile aux cent planètes (Tome 40 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1998
Editeur : Vaugirard

Première page de L’étoile aux cent planètes

« Des îles innombrables constellant l’immense océan qui recouvrait les trois quarts de la planète Joklun-N’Ghar, celle de Huxley était incontestablement l’une des plus ensorcelantes. Après l’avoir visitée, Nérudikar Polopotomp, le célèbre versificateur surinien, avait déclaré en levant au ciel un œil pédonculé rêveur :
— Des poètes au romantisme échevelé se sont penchés sur la naissance de cette terre, telle est mon intime conviction. Ils l’ont contemplée, émus, et ils ont vu qu’elle était belle. Alors, ils ont décidé qu’elle servirait de réceptacle au répertoire des thèmes poétiques. Ils en ont fait un endroit magique, où chaque son, chaque forme, chaque lumière constitue une source d’inspiration. »
L’interview en question ayant fait le tour de la Confédération par la vertu de la space o’vision, nombreux furent les touristes qui cherchèrent à visiter cette île enchanteresse. Mais tous eurent droit à la même réponse : il s’agissait d’une propriété privée, appartenant à la Baker & Blade Import Export Co. »

Extrait de : J. Guieu. « L’étoile aux cent planètes – Blade et Baker. »

Conjuration sur Joklun-N’Ghar par Jimmy Guieu

Fiche de Conjuration sur Joklun-N’Ghar

Titre : Conjuration sur Joklun-N’Ghar (Tome 39 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1998
Editeur : Vaugirard

Première page de Conjuration sur Joklun-N’Ghar

« Essayant d’adopter un air détaché, Xhyvor leva les yeux vers la grosse pendule-calendrier mécanique une authentique œuvre d’art, réalisée par un maître-horloger reptilien de Sesquam-la-Slictueuse suspendue au milieu du hall principal de l’astroport de Nylghur, capitale de la planète Joklun-N’Ghar. En ce 8 janvier 2395, il était onze heures treize, tandis que minuit ne tarderait pas à sonner à Greenwich, sur la planète Terre, et qu’à Sefvor, sur Wondlak-la-Bienheureuse, les paisibles naturistes récemment libérés du joug des Octogones s’apprêtaient sans doute à prendre leur petit déjeuner après une demi-heure de jogging nus comme des vers dans le petit matin frais. Une fois de plus, le jeune N’Gharien aux cheveux fous trouva vraiment
fascinante la pluralité des mondes et des cultures. »

Extrait de : J. Guieu. « Conjuration sur Joklun-N’ghar – Blade et Baker. »

Les prisonniers de Bangor par Jimmy Guieu

Fiche de Les prisonniers de Bangor

Titre : Les prisonniers de Bangor (Tome 38 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1998
Editeur : Vaugirard

Première page de Les prisonniers de Bangor

« Peu de gens connaissaient l’âge exact du professeur Zébulon A. Krasbaueur, mais il était de notoriété publique qu’il avait de beaucoup, disaient certains dépassé le siècle. Bien que cela n’eût rien d’exceptionnel, en ce XXIVe siècle où la longévité humaine atteignait couramment cent trente ans, cet âge, qu’en d’autres temps on eût trouvé extraordinairement avancé, lui valait le respect général. Un respect néanmoins nuancé et souvent ironique, car le génial chercheur était tout aussi réputé pour le nombre incroyable de ses découvertes et inventions que pour l’excentricité de ses habits.
Pour l’heure, il portait un pantalon rayé rouge et jaune, un sweat-shirt noir avec l’inscription UNIVERSITY OF NYLGHUR, une queue-de-pie framboise écrasée à brandebourgs turquoise, une paire de sandales en plastique transparent et un chapeau melon cabossé, de couleur grise, dans le ruban duquel était piquée une plume vert fluo. »

Extrait de : J. Guieu. « Les prisonniers de Bangor – Blade et Baker. »